le texte est très long et relativement répétitif en ce sens qu'il énumère une longue liste de procès sans fondement intentés par la scientologie? En résumé, Joseph A Yanny a été éliminé comme avocat de la secte car il refusait les méthodes qu'elle utilisait. Elle s'en est dès lors prise à lui, et, au moyen de ses sbires présents chez M. Yanny, elle a obtenu des déclarations fausses. M. Yanny répond ici point par point à ces déclarations mensongères. Il est intéressant aussi du fait qu'il décrit très bien les méthodes de "Fair Game" employées encore en 1988, alors qu'elles sont censées avoir été annulées vingt ans auparavant. Il présente aussi l'intérêt d'être une sorte de résumé de divers procès importants perdus par la scientologie jusqu'à 1988..

En brun, les passages les plus intéressants. En bleu, quelques observations ou explications du traducteur.


Une sorte de résumé/preuve de ce texte se trouve dans la section de "Times Los Angelès" de 1990, qui décrit rapidement quelques aspects et quelques preuves de la déclaration de Maître Yanny. Voir ici.


Je soussigné, JOSEPH A. YANNY, connaître personnellement ce qui suit et je déclare:

1. Je suis avocat admis au barreau en Cour Suprème des Etats-Unis, en Cours suprèmes de Californie et d'Illlinois, et dans nombre d'autres tribunaux et agences fédérales. il y a dix ans que j'ai été admis à pratiquer. Je suis seul détenteur de parts de l'entité connue sous le nom de Joseph A Yanny, société professionnelle inscrite sous le titre Herzig et Yanny.

2. J'ai de temps à autre représenté les plaignants de l'affaire en cours (dénommés collectivement ensuite sous le vocable "la secte"), durant plusieurs années. Ma société et plusieurs de mes associés sont ici défendants. La secte demande l'équité, mais ses mains sont sales.

3. L'une des croyances fondamentales de la secte se lit dans la règle de "Fair Game" [gibier de potence] qui dit qu'un "ENNEMI" de la scientologie: peut être privé de ses biens ou blessé par tout scientologue sans que la scientologie n'intervienne disciplinairement . On peut lui mentir, tricher contre lui, ou le détruire.

La pièce jointe A est une copie exacte de ce document.

4. Le corollaire de cette doctrine du Fair Game est la "pratique religieuse" établie dans les "Ecritures" connues sous le nom de "Feuille de Contrôle niveau 0" (dont la pièce jointe 1 est une copie), explique page 55:

Le but de la poursuite en justice est de harceler et décourager plutôt que gagner, la loi peut facilement servir à harceler, et si l'on harcèle suffisamment quelqu'un qui se trouve de toute façon en marge, en sachant bien qu'il n'est pas autorisé [à critiquer la secte etc, ndt], cela suffira en général à provoquer sa ruine professionnelle. "Si possible, évidemment, ruinez-le complètement."

C'est le but de la poursuite intentée contre moi, ma société et mes associés. La secte est si anxieuse d'abuser de la poursuite qu'elle prétend avoir besoin de "expedited discovery", une dispense spéciale des Règles applicables à la Discovery qui est destinée à permettre à un défendant d'avoir assez de temps pour discuter avec son conseil.

5. La doctrine du Fair Game a été discutée de multiples fois dans divers litiges y compris celui qui s'intitule Etats-Unis contre Hubbard, ses prédécesseurs et sa descendance, 474 F. 2d 64 (D.C. .D.C. 1979), cf:e.g.m 572 F. 2d 321, 591 F. 2d 533, 650 F. 2d 293, 668 F. 2d 1238, 436 F. Supp 689, 529 F. Supp. 945. Lors de cette affaire, des cadres supérieurs de la secte furent poursuivis pour crimes, comprenant vol de documents du gouvernement américain, obstruction à la justice, et autres activités de "Fair Game" à l'encontre du gouvernement US, reconnu comme "ennemi" de la secte. Voir les pièces 25 et 27 jointes, entre autres Mémorandum de condamnation et stipulation des preuves. [voir ici: http://www.antisectes.net/us-vs-go.htm, traduit en partie]

6. En 1984, le Jude Breckenridge , de cette honorable Cour, écrivit dans une Opinion que l'infâme doctrine du Fair Game était encore en pleine vigueur, empèchant tout soulagement du défendant de cette affaire, Gerry Armstrong, qui avait pris des documents à la secte. Une copie certifiée de l'affaire Hubbard contre Armstrong est soumise en pj. B.

Le juge Breckenridge annonce dans cette opinion, page 8:

En 1970, un service de police français mena une enquète sur la scientologie et conclut "cette secte, au prétexte de 'libérer les humains', n'est rien d'autre qu'une vaste entreprise destinée à soutirer un maximum d'argent de ses adeptes en utilisant des théories pseudo-scientifiques, des "auditions" et des "séances" poussées à l'extrème (détecteur de mensonges, dans leur phraséologie) pour détacher les adeptes de leur famille et exercer un genre de chantage envers les personnes qui ne désirent plus continuer dans la secte."

On peut pour le moins tirer des conclusions similaires des preuves présentées à ce tribunal en 1984. En plus de violer les droits civils de ses propres membres, l'organisation, appliquant sa doctrine du Fair Game, a attaqué et harcelé au cours des ans les gens externes à l'église qu'elle percevait comme "ennemis". L'organisation est manifestement schizophrène et paranoïaque, ce qui semble reflèter son fondateur, LRH. Une notice judiciaire était demandée.


7. J'attirerais l'attention du tribunal sur la doctrine d'irrecevabilité collatérale, dont la Cour Suprème a donné un bon aperçu dans University of Illinois v. Blonder-Tongue Laboratories, 402 U.S. 313,28 L. Ed. 2d 788, 91 S. Ct. 1434 (1971). Je pourrais citer des autorités californiennes ou fédérales démontrant qu'à partir où l'existence du Fair Game est établie, il appartient à la scientologie d'établir "un changement de circonstance". Mais je n'ai pas actuellement mes notes de recherche à ce sujet, elles ont été enfermées dans la pièce du jury du tribunal.


8. Le tribunal pourrait aussi revoir le procès Allard v. Church of Scientology of California, 129 Cal. Rptr. 797 (2nd Dist. 1976) soumis en PJ n° 5, et le texte complet des Stipulations de preuve du cas USA contre Hubbard qui contient diverses "pratiques religieuses" de la secte, dont:

III. Conspiration pour intercepter des communications orales, cambrioler et voler, et les activités commises pour y parvenir

VI. Conspiration pour faire obstruction à la justice, à l'enquète, pour cacher un fugitif recherché, et faire de fausses déclarations devant le Grand Jury.


9. Je soumets ci-joint une collection de PJs consistant surtout en plaidoyers, preuves, pièces jointes et opinions légales de juges dans des procès, la seule exception étant la pièce 15, qui est un article de magazine, et la pièce 12, des plaintes déposées par la secte au Barreau du Massachussets.

Ces pièces sont là afin de démontrer que la secte exhibera un mépris national envers le processus judiciaire, en obéissant à des règles internes écrites, et qu'elle abusera volontairement et de plein gré du processus judiciaire afin d'attaquer ceux qu'elle perçoit comme ses "ennemis". Les victimes de ces attaques comprennent aussi bien les avocats, juges, témoins, et défendants.

10. Ce qui suit caractérise rapidement chaque pièce jointe, dont des copies conformes sont soumises.

Exhibit 1: But d'un procès. La pièce comprend deux éléments. Le premier est un article de magazine écrit par Hubbard, fondateur de la scientologie, et décrit comment se servir d'un procès pour harrasser des opposants (page 55). Le second est un document interne scientologique, pièce émanant du procès United States v. Mary Sue Hubbard_, Cr.No. 78-401 (D.Ct., D.C.), expliquant que le but des procédures consiste à obtenir des délais avec l'IRS.

Exhibit 2. "La liberté d'expression inclut la liberté de faire du tort". Ce document de Jane Kember [alors patronne des services secrets de la secte, ndt] comprend une description brutale de la manière dont utiliser des procès sans fondements pour pousser des éditeurs à se soumettre. Kember explique qu'étant donné qu'aux USA la personne qui perd son procès n'est pas forcée à payer les frais de l'opposant, se servir de procès frivoles est un moyen efficace pour imposer des charges financières insurmontables aux éditeurs, et par conséquent, de les empècher de sortir des documents contre la scientologie.

Exhibit 3-9 Divers procès perdus par la secte, dont certains déclarés sans fondement et lui ayant valu de devoir payer des pénalités.

Exhibit 10. Procès du Readers Digest . Le procès Reader Digest: la secte a tenté de couper court à la publication d'un article de la revue au Danemark. Le tribunal a décidé que la plainte était sans fondement et a condamné la secte à règler 2000 couronnes au Reader's Digest.

Exhibit 11. Plaintes contre les avocats Michael Flynn et Thomas Hoffman. Ils représentaient des plaignants ayant porté plainte contre la secte. La secte avait poursuivi les avocats et leurs employés. La pièce jointe comprend la couverture des deux plaintes et deux décisions du tribunal rejetant les deux plaintes.

Exhibit 12. Plaintes sans fondement pardevant la Barreau. La pièce comprend des couvertures des plaintes sans fondement faites au Barreau contre des avocats poursuivant la secte.

Exhibit 13. Procès Church of Scientology v. Cooper; dans cette opinion, le Juge fédéral Hauck décrit un incident au cours duquel un membre de la secte fut pris en train d'errer dans une zône mise sous sécurité de la Cour Fédérale de Los Angeles.

Exhibit 14. Motion pour obtenir une disqualification. S'explique d'elle-même.

Exhibit 15. Article de l'American Lawyer; il décrit nombre d'oparations cachées contre des juges siégeant dans des affaires contre la secte. [ndt: cet article est fourni - voir les autres articles de l'american lawyer]

Exhibit 16. Enquètes sur des Juges. Les trois parties de cette pièce décrivent des opérations de la secte afin d'enquèter sur le passé personnel et les familles de juges délibérant dans des procès impliquant la scientologie. Ces pièces sont des documents internes de la secte saisies lors de la descente effectuée en 77 par le FBI dans les QG de la secte, et font partie des pièces du procès Etats-Unis contre Mary Sue Hubbard, cf supra.

Exhibit 17. Témoignage sous serment à propos d'infiltration. Cet affidavit de Denis Quilligan décrit les efforts d'un avocat de la secte pour infiltrer l'office de l'avocat général d'état, l'infiltration réussie de son cabinet, qui représentait le Maire Gabe Casarès [maire de Clearwater, où la secte avait acheté un building en se déclarant sous un faux nom, ndt], que poursuivait alors la secte.

Exhibit 18. Stipulation de preuves non signée. Ce long document fut la base de l'accord pris entre les Dirigeants de l'église et la Cour Fédérale de Washington DC. Cela inclut divers crimes commis par les scientologues, dont l'obstruction à la justice. [ndt: Moxon est l'un des co-conspirateurs non inculpés]

Exhibit 19. Instructions sur la façon de mentir. Un document interne de la secte contenant des instructions sur la méthode pour mentir efficacement [ndt: voir cet exercice d'entrainement au mensonge dans un procès perdu par la secte en Angleterre sur http://www.antisectes.net/latey.htm]

Exhibit 20. Cet effarant document s'explique de lui-même. Il fut saisi lors du raid du FBI. La seconde partie démontre que les officiels de la secte savent d'avance les cambriolages en cours.

Exhibit 21. Davantage - auto-explicatif.

Exhibit 22. "Fuite Bulldozer" Ce document décrit une opération destinée à empècher le service [la distribution selon des formes étasuniennes, ndt] de pièces légales par des moyens frauduleux. Saisi par le FBI. [ce moyen a probablement été utilisé il y a quelques mois pour empècher que les autorités américaines, vaguement contraintes par leurs obligations légales vis-à-vis de l'Espagne, de présenter la demande des autorités judiciaires espagnoles pour présenter le président de la secte devant la justice: Heber Jentzsch est devenu, du coup, un fugitif d'une cour de justice européenne; la secte avait pourtant versé environ 1 million de dollars pour le faire libérer lorsqu'il avait été pris en 1989.]

Exhibit 23. Projet Quaker. Ce document décrit une opération destinée à faire obstruction à la justice en cachant des témoins. Egalement saisi par la FBI.

Exhibit 24. "Système d'alerte précoce". Un moyen d'empècher le processus légal par des méthodes frauduleuses et criminelles. Egalement saisi par le FBI.

Exhibit 25. Mémo scientologue. C'est une description lucide de l'envergure d'activités et abus criminels commis vis-à-vis du système judiciaire par les scientologues.

Exhibit 26. Liste de procès de la secte. Cette pièce n'est qu'une liste partielle des procès lancés par la secte, et elle a pour but de démontrer son extrème tendance procédurière.

Exhibit 27. Les stipulations signées nommées en PJ 18.

11. J'ai connaissance personnelle du fait qu'alors que la secte prétend, dans la plainte vérifiée, être religieuse, que cette secte prétend à la religiosité seulement à l'intérieur des juridictions où cela lui convient, par exemple, aux USA, où il existe une exemption d'impôt pour ce genre d'activité, et où il existe une Premier Amendement derrière lequel se retrancher lorsqu'on doit défendre des activités tordues ou criminelles. J'ai cependant connaissance personnelle du fait que dans des pays comme Israel, ou une bonne partie de l'Amérique Latine, cela ne colle pas d'être une organisation religieuse, (en raison d'une religion d'état et d'une interdiction simultanée qu'une organisation religieuse soit propriétaire, respectivement), "La Secte" se déclare une société philosophique. J'ai aussi connaissance eprsonnelle de documents qui peuvent prouver ces faits, lesquels sont en possession de Thomas Small, avocat, de la société d'avocats McDonald & Halstead, et de membres de la secte, tels Alan Cartright et une jeune femme prénommée "Kirsten" (cela se prononce sher-ston).

12. Le tribunal devrait aussi prendre conscience de verdicts dans deux procès récents, à savoir:

- contre CSC [Church of Scientology of California], Hubbard et cie, Portland, Oregon, décidé en 1985 (citation du procès dans la pièce du jury) (au cours duquel un jury accorda 39 millions de dollars à Mme Tichbourne en raison des pratiques "religieuses" de "Fair Game", exercées à son encontre); et le procès n° 2, Wollersheim contre CSI au tribunal supérieur de Los Angelès, devant l'honorable juge Ronald Swearinger, (au cours duquel le jury accorda 30 millions de dollars de dommages à M. Wollersheim en résultante des "pratiques religieuses" de "Fair Game" exercées à son encontre)


13. Depuis que des actions hostiles ont apparu entre la Secte et les Aznaran, il existe d'autres preuves de la continuation de l'usage de la
"Doctrine du Fair Game" dans le procès, à savoir:

1) Mme Karen McRae, l'une de mes soi-disant co-conspiratrices dans cette affaire, après avoir reçu la visite de divers avocats de la secte (dont deux appels de Earle Cooley, et une visite d'une avocate d'une firme washingtonienne représentant la Secte), fut violemment battue par deux assaillants inconnus à Dallas, Texas.

2) Rick Aznaran, alors qu'il était surveillé par des agents de la secte, subit un accident d'automobile avec délit de fuite survenu au Texas,

3) La semaine dernière, ma fiancée Mme Wilske subit un accident de voiture impliquant une voiture la cognant par devant, une autre par l'arrière, rendant son véhicule inutilisable et la blessant;

4) Le dimanche 26 juin 1998, vers 17 h, je fus moi-même arrèté par pas moins de quatre véhicules automobiles de police dans la ville de Bellaire, Etat d'Ohio. La police m'interpella par mon nom, disant être en possession d'informations comme quoi j'aurais des armes à feu et de la cocaïne (allégations identiques à celles faites contre moi par la secte dans ce procès). Je fus informé par la police que j'avais deux options: soit autoriser la fouille de mon véhicule ou être arrèté sur le champ. Inutile de dire que j'ai autorisé la fouille de ma voiture, ma fouille personnelle et celle de la personne qui m'accompagnait. On n'a rien trouvé. Le lendemain, lundi 27 juin, les occupants de deux automobiles d'un autre état, dotées de plaques d'immatriculation de Pennsylvanie, furent questionnées par des officiels locaux. Les occupants du véhicule dirent qu'ils me surveillaient depuis le samedi 25 juin 1988, avant la fouille policière, et dirent avoir été engagés par une société de Washington DC (représentant la secte), la firme Williams et Connolly. Un rapport complet de l'incident est désormais entre les mains du FBI.


5) Lors d'une réunion aux bureaux de Howard Weitzman, le 15 juin 88, je fus informé par M. Weitzman qu'il n'y avait pas besoin de déposer la présente plainte , que "cela pouvait être manié", si, et seulement si, on se débarrassait de la plainte Aznaran

6) Depuis que j'ai cessé de représenter la secte en novembre 1987 ou vers novembre 1987, mes bureaux ont été cambriolés à au moins trois occasions, une fois au moyen d'un pied de biche, et de nombreux documents liés à la secte manquent désormais. Ces effractions furent faites quelques mois après que M. Moxon, (un des co-conspirateurs non inculpés du procès Etats-Unis contre Hubbard) "soit venu repérer les lieux" sous prétexte de vouloir me louer des locaux.


Parlons maintenant des "joueurs", des parties.

14. Concernant mon ex-associé M. Vallier, officier de ma corporation et ancien employé, je déclare ce qui suit:

a) M. Vallier est parti de son emploi avec quelques jours de préavis seulement, en février

b) M. Vallier est un dealer de grosses quantités de cocaïne connu depuis des années

c) Je suis informé que M. Vallier fut agrafé pour la première fois par la police et inculpé pour drogue à 17 ans; je suis informé que grâce à l'aide de son père (avocat local), il a fait expurger son casier judiciaire. M. Vallier m'a signalé en 1986 être l'objet de chantage de la part de la secte. Il disait que la secte lui avait fait savoir qu'elle connaissait son inculpation alors qu'il était mineur, fait qui n'était pas connu publiquement jusque là.

d) J'ai personnellement observé M. Vallier en possession de grosses quantités de cocaïne qu'il avait l'intention de revendre; il a aussi affirmé qu'il vendait des drogues pour pouvoir se payer les siennes et augmenter ses revenus.

e) M. Vallier a déclaré avoir fourni de la cocaïne à d'autres ennemis connus de la secte alors qu'il était "in la school" [ndt: je présume qu'il s'agirait d'une "école à Los Angeles" et qu'il y a ici une faute de frappe - des lettres minuscules au lieu de majuscules]

f) M. Vallier a dit, avant de quitter mon cabinet, qu'il avait été un "agent" de le secte pour obtenir de l'information au sein des cabinets de Charles O'Reilly, par l'intermédiaire d'un ex-"copine", dont je me souviens qu'il l'appelait "Mary", disant qu'elle était l'une des secrétaires de l'avocat O'Reilly. M. Vallier indiqua avoir fourni de la cocaïne à Mary. Dans cet espionnage d'O'Reilly, M. Vallier m'indiqua qu'il prenait ses ordres de Warren Mc Shane.

g) Il existe à l'heure qu'il est un désaccord entre moi et M. Vallier quant au montant de ses émoluements. Il lui a fallu passer trois fois l'examen du barreau de Californie pour le réussir.

Ms Peti

a) Elle a travaillé pour moi depuis avril 1987 (au moment où les Aznaran ont pu s'échapper d'un local de prison secret de la secte, dans le désert, connu sous le nom de "Happy Valley", et jusque peu de temps avant le démarrage de ce procès. Elle était anxieuse sur le plan émotionnel, abusait beaucoup de drogues, et avait un très gros problème d'obésité. Elle fut la maîtresse de Thomas Vallier avec qui elle passa une nuit lors d'une visite que nous fîmes en Oregon à l'été 87.

b) Au cours de la semaine écoulée, je fus informé par un M. Waysman qu'elle avait été sa secrétaire et témoin clé dans une affaire disciplinaire ayant abouti au procès publié de Waysman contre le Barreau de l'Etat de Californie, 224 Cal Rptr 101 (Cal 1986), comprenant des allégations d'abus alcooliques et de drogues. M. Waysman m'a informé que Mme Peti n'avait travaillé que trois semaines pour lui avant de filer avec l'argent et de témoigner de choses dont elle ne pouvait avoir eu connaissance.

c) Je sais et crois que Mme Peti a été recrutée pour infiltrer mon organisation aux environs de l'emprisonnement illégal de Vicky Aznaran, début 1987, du fait de l'expérience spécifique qu'avait Mme Peti en tant que témoin dans le procés Waysman. (voir les pj 17 & 20)

d) Avant de quitter mon office, Mme Peti avait eu des tas d'ennuis d'argent, était en procès de divorce par son ex-mari (l'huissier s'y est référé dans le procès Waysman), et elle abusait de drogues et d'alcool (qu'elle obtenait de M. Vallier, qu'elle vit régulièrement après avoir quitté mon emploi)


16. En ce qui concerne Warren Mc Shane, je déclare avoir été informé qu'il était un agent de haut niveau dans le "G.O."[ndt: l'Office du Gardien, les services secrets antérieurs à l'OSA] - durant les évènements ayant eu pour effet le procès Etats-Unis contre Hubbard. Ses tendances à un comportement criminel et son dédain de la loi eurent pour effet son renvoi de poste et lui donnèrent semblerait-il des raisons de s'en prendre à moi. Je fus informé par M. Mc Shane qu'il faisait travailler des espions au sein du cercle proche d'un certain David Mayo [en fait, le bras droit technique d'Hubbard avant 82, ndt] et qu'il "extirpait" aussi des données dans les "dossiers de confessions" des membres de la secte, dossiers connus sous le nom de "dossiers de PC", cette pratique permettant d'obtenir des informations qui seraient utilisées ensuite pour chantage ou comme moyen de pression. J'ai personnellement observé cette pratique d'extirpation de données et j'y ai fait objection.

17. A propos de M. Moxon, je déclare que: avant d'avoir achevé ses études de droit, il fut l'un des nombreux co-conspirateurs non-inculpés lors du procès Etats-Unis contre Hubbard.

18. M. Cooley (qui, lors de ses deux dernières affaires pour le compte de l'église, perdit le procès à 39 mmillions de dollars en Oregon, et perdit celui à 30 millions à Los Angelès) a ordonné personnellement, en ma présence, la destruction de preuves liées à des litiges de la secte. Ces ordres furent donnés à Warren Mc Shane et à Mark "Marty" Rathbun.

19. J'ai été engagé par Mme. Aznaran en 1984 pour représenter la secte dans les litiges de secrets de commerce, marques de commerce et droits d'auteur.

20. Je suis informé et crois que quelque part au début de 12987, Mme Aznaran fut kidnappée et emmenée dans un camp du genre "Jonestown" [ndt: référence à la Secte Temple du Peuple, 930 morts à Jonestown, au Guyana], connu sous le nom de Happy Valley. Pour ce que j'en sais, elle disparut simplement. Ce n'est que des mois plus tard, que Vicky, qui est une amie personnelle, trouva le courage de renouer contact avec moi.

21. Avant de discuter avec elle, et antérieurement à son enlèvement, il s'est produit nombre de faits extrémement troublants quant à mon travail pour la secte, à savoir:

a) Vers avril ou mai 1987, on m'intima de venir à une réunion au 4e étage du QG de la secte à LA; il y avait plusieurs hauts dirigeants de la secte à cette occasion, dont Linda Hamel (Directrice des opérations secrètes de Renseignement), Mark Rathbun et une flopée d'autres. Le sujet était "la Conspiration Catholique et Charles O'Reilly". On expliqua durant cette réunion que les catholiques étaient les ennemis de la secte et que Charles O'Reilly était leur homme de pointe. (O'Reilly venait d'obtenir 30 millions de dollars de dommages contre la secte dans Wollersheim, et avait auparavant bagarré dans le procès Allard. M. O'Reilly (que j'ai personnellement poursuivi enjustice pour le compte de la secte, et obtenu une injonction à son encontre en tribunal fédéral), en dépit de ses tendances humaines, demeure l'un des rares avocats de ce pays à avoir encore le courage et l'habileté nécessaires pour faire face à la secte, la battre, et ne pas brader l'affaire.

Vu qu'on ne pouvait l'acheter, on expliqua à M. Rathbun que cela devait se manier par le chantage. Il y avait trois enquèteurs privés lors de la réunion; je ne me souviens pas de leurs noms. Marty Rathbun et les autres reçurent l'ordre "venant de M. Miscavige", successeur de Ron Hubbard à la tête de la secte) de voler les dossiers médicaux de M. O'Reilly au "Centre Betty Ford" et dans un autre endroit de Santa Barbara, afin de démontrer qu'il prenait de la cocaïne, de le discréditer, et peut-être le faire chanter pour diminuer le verdict de 30 millions de dollars désormais transmis en appel. J'ai objecté, cela étant illégal, et on a rapidement trouvé un autre plan pour "calmer mes nerfs". Quelques jours après, j'informais l'avocat en chef de la secte, John Peterson, que je désirais laisser tomber les affaires dans lesquelles je représentais la secte. Peu après, John Peterson mourait. J'abandonnais aussi vite que possible après cela.

b) J'ai également conscience de nombreuses "extractions" commises par la secte dans les dossiers de préclairs [ndt: les préclairs sont les patients et clients de la secte]. On m'a réellement donné des données de ces dossiers pour préparer des dépositions d'anciens membres. J'ai à nouveau objecté. Les matériaux confidentiels étaient placés dans des "paquets de préparation". Lorsque j'ai protesté contre cette pratique, M. McShane et M. Ryerson m'ont répondu que la pratique était normale dans la secte. J'ai de nouveau offert ma démission en tant que conseiller. Au cours des semaines qui suivirent, les packs de préparation furent ôtés de mes bureaux par une équipe de membres de la secte conduite par une Mme Joyce Van Dyke. Avant les effractions dans mes bureaux, j'avais des reçus pour ces paquets de péparation que j'avais rendus à l'équipe de la secte: depuis, je n'ai pu les retrouver.

c) Il y a également eu destruction massive de preuves, vols de documents à des individus privés, et des tentatives d'infiltration des Chambres des Juges Lilly et Swearinger.

d) Ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg. Nombre des documents de la Chambre de ce Jury démontrent des tentatives d'infiltration récentes de la secte, ou tentatives pour pénétrer des palais de justice, ou des sociétés sous contrat avec le gouvernement comme Honeywell à Phoenix, cela afin de découvrir quels projets classés ces sociétés obtenaient des "Rockfellers" et du "DOD" et "autres ennemis de l'Humanité".

e) J'ai également été informé qu'un groupe de vigiles était organisé par la secte, connu sous le nom de "hommes-minute" (minutemen), afin battre les dissidents, et qu'ils l'avaient vraiment fait. Je n'ai aucun original appartenant à la secte, je n'ai gardé que des copies, ce qui m'est autorisé. Les disquettes de la secte encryptées sur mon ordinateur lui ont été retournées avant les cambriolages de mon office.

f) Je suis conscient d'une machination destinée à faire obstruction à la justice, ou, au moins, à perpétrer une fraude devant les tribunaux, sous forme d'accords de compromis de nombreuses pièces des litiges de la secte, exigeant que les avocats ne prennent plus jamais d'affaires contre la secte dans le futur, qu'aucun des (avocats et des parties) ne témoigne contre la secte, et que toutes les preuves soient envoyées à la secte pour destruction.

g) J'ai de surcroît pris conscience du fait que des témoins tels que Bill Franks et d'autres ont signé des contracts destinés à se taire de ce qu'ils voient. En d'autres termes, on leur graisse la patte pour qu'ils se taisent.


22. Je ne me suis jamais engagé à défendre le couple Aznaran ni M. Corydon, et ne leur ai jamais transmis "d'information privilégiée". Nous avons une chose en commun: un ennemi commun criminel -- la secte -- à qui les gouvernements de ce pays [les USA, ndt] ont permis de battre physiquement ses citoyens, de trahir leur confiance, d'ignorer leurs droits civils, et de se servir du système judiciaire pour les détruire.

23. J'admets à propos avoir eu du mal à dormir en sachant ce que je savais, après avoir travaillé pour cette secte criminelle.

24. A partir du moment où j'ai demandé mon remplacement dans les procès de la secte et jusqu'à maintenant, la secte ne m'a plus payé pour les services rendus. Lorsque j'ai questionné Carol Martiniano, un membre de la secte, pour savoir qui aurait des faits concernant les honoraires en litige, et que j'ai dit que Vicky et d'autres seraient tenus au courant, une dispute s'en est suivie. Vicky m'appela peu après pour me dire qu'elle avait reçu des menaces téléphoniques de Earle Cooley au téléphone; il lui disait qu'elle ferait bien de ne pas se souvenir des faits tels que les énonçais, sans quoi, la secte l'attaquerait en justice. Vicky m'informa alors des faits concernant son emprisonnement et le refus de traitements médicaux subis à "Happy Valley". Je l'informais qu'il y avait un problème potentiel de "limitation de statuts", que je ne devrais probablement pas la représenter, mais que je l'aiderais à trouver un avocat. Je lui ai dit qu'elle avait au moins un endroit où aller: chez moi. Elle y vint avec son mari et M. McRae, ils prirent un avocat et déposèrent plainte. Je n'ai pas vu la plainte achevée à ce jour, et nul parmi mes employés n'en a bâti aucune partie.

23. J'avais décidé qu'il ne puisse exister de conflits d'intérêt à propos des Aznaran, mais, pour servir au mieux leurs intérêts, qu'il leur faudrait trouver un autre avocat. afin que l'affaire puisse être résolue sur le fond, et non sur faute de forme ou d'attribution.

26. Par suite de la visite de Vicky, j'ai rencontré M. Corydon, ami de Vicky. J'ai commencé à rassembler des preuves pour mon conflit avec la secte, vu que les nuées d'orage s'amoncelaient. J'avis lu l'ouvrage de M. Corydon, "L. Ron Hubbard, Messie ou Cinglé", avant de le rencontrer, et l'avais trouvé à la fois glaçant et intéressant; je le soumets en pièce jointe n° 28. Je le recommande à l'attention de la Cour.

27. La plupart des faits prétendus dans l'attesation de Mme Peti sont des mensonges outranciers. Il est vrai qu'elle a travaillé un peu moins d'un an dans la firme Herzig & Yanny. Quand elle est partie, elle a filé en plein milieu d'une journée de travail et n'est jamais revenue, contrairement à ce que dit sa déclaration qui prétend qu'elle revenait de temps à autre et que je lui tenais des déclarations critiques.

28. En plus de ce qui précède, il est également vrai que mon office a copié le travail accompli de la part des plaignants et le travail accompli par d'autres cabinets auxquels le nôtre répondait de la part des plaignants. Nous avons gardé ces copies. Il est également vrai que notre office a conservé les disquettes complètes qui contiennent le travail fait par Herzig & Yanny pour les plaignants, dont l'essentiel a déjà été déposé et par conséquent, est susceptible d'inspection publique. J'ai aussi reçu des communications de plaignants contenant des matériaux indiquant qu'ils étaient impliqués dans des activités criminelles. Je retiens aussi copie de ces documents afin d'établir que ces activités criminelles sont telles qu'elles constituent un renoncement au privilège client-avocat et qu'ils établissent aussi que ce procès et leur conduite envers moi - ils ont pris l'initiative de ce procès - font partie d'un plan et but communs engagé contre ceux qui quittent leur emploi ou quittent leur église. Il m'est nécessaire de conserver ces copies pour pouvoir me défendre convenablement dans l'action présente.

29. Je n'ai pas eu la possibilité d'obtenir un avis pleinement informé de mon avocat, ou d'un avocat quelconque, quant à ce que je devrais faire des copies que j'ai conservées, actuellement sous la garde du tribunal. Je crois que ces documents indiqueront que les plaignants ont participé à une conspiration poursuivie afin de faire obstruction à la justice et de perpétrer une fraude devant cette cour, et que pour cette raison et en raison des provisions du Code des Preuves de Californie, paragraphe 956, ce type d'information n'est sujet à aucun privilège d'aucune sorte.

30. Parlons ici de certains aspects particuliers de la déclaration de Dorothy Ann Peti; voici ce que j'en pense:

Je n'ai à aucun moment ordonné à Dorothy Ann Peti ni à aucun des employés d'Herzig et Yanny de gonfler le total d'heures facturées aux plaignants, ni à aucun autre client du cabinet. Quant à ce qui a trait à M. Vannier, je l'ai plusieurs fois informé qu'il était incompétent et avait perdu de vue les heures vraiment passées au travail, et que je ne pouvais facturer au client les heures que ses notes de temps passé indiquaient, si bien que je les ai réduites de façon drastique.


31. Il est complétement faux que j'aie facturé le temps de Lisa Wilske à un tarif différent de son tarif normal, qui allait de 40 dollars par moments, à 75 dollars de l'heure, et à 125 dollars de l'heure lorsqu'elle acheva ses études de droit et devint avocate.

32. Il n'est pas non plus exact que Lisa Wilske ou qui que ce soit d'autre ait jamais demandé à Mme Peti d'être présente à des réunions ayant lieu au domicile de Joseph A. Yanny et de donner une "impression" de conversation entre individus. La plupart du temps passé par Mme Peti à mon domicile le fut en fait dans un bar du coin nommé le Poopdeck, et, au moins l'un des jours concernés, elle nous appela pour qu'on la ramène tellement elle était saoule. Une fois, elle m'amena un tee-shirt avec la publicité du bar, je l'ai encore.

33. Je connaissais Vicky Aznaran car elle avait été présidente du Religious Technology Center [ndt: c'est le sommet de la hiérarchie scientologique, où règne désormais le dictateur Miscavige qui a conquis le pouvoir par une série de "coups d'état"], l'une parmi les plaignants de l'affaire, à l'époque où j'étais leur avocat. Après que Mme Aznaran ait quitté l'église, et après que j'aie achevé ma relation professionnelle avec les plaignants, j'ai eu nombre de conversations avec elle, et elle m'a confié qu'elle avait bel et bien été kidnappée et envoyée dans le désert, privée de soins médicaux, poussée à des marches forcées, et qu'elle avait été finalement en mesure de s'échapper. Elle a dit qu'elle venait désormais en discuter avec moi. Pendant l'un des week-ends chez moi, en supplément à nos plaisanteries sur le sujet, elle m'a demandé si je pourrais la représenter dans ses plaintes envers l'église; j'ai répondu que je réfléchirais.

34. A cette époque, j'avais entendu parler de M. Corydon, mais ne l'avais pas rencontré avant qu'il ne rende visite à Vicky à mon domicile de Hermosa Beach. Je savais qu'il avait écrit l'ouvrage L. Ron Hubbard, Messie ou Cinglé [non traduit en français, ndt] et que les plaignants étaient excessivement furieux qu'il l'ait écrit, mais je savais peu de choses sur son compte. M. Corydon ne m'a jamais dit qu'il n'avait pas de ressources pour engager un avocat. A aucun moment je n'ai discuté de cette absence de finances ni de la participation antérieure de Lisa Wilske chez les plaignants, ni je n'ai offert à qui que ce soit de mon office de représenter M. Corydon. A aucun moment je n'ai demandé à Lisa Wilske ou Richard Wynne ou qui que ce soit de mon cabinet d'effectuer des recherches quant à la plainte d'Aznaran. La seule recherche effectuée le fut par Lisa Wilske et Marie Grieco, au sujet des possibilités qu'aurait eu notre firme de représenter quelqu'un qui serait opposé aux plaignants. J'ai décidé, pour bien des raisons, qu'il serait inapproprié de représenter les Aznaran.

35. Ni moi ni qui que ce soit du cabinet Herzig & Yanny n'a à ma connaissance préparé aucune partie de la plainte actuelle ou projetée, et c'est un mensonge total (comme l'essentiel de la déclaration Peti) de dire que j'étais présent lors du dépôt de ladite plainte. Ce n'est pas vrai non plus que j'aurais partagé des matériaux confidentiels, ni aucun matériaux, avec la firme Cummins et White, afin de les aider à préparer la plainte Aznaran.

36. Il est vrai qu'une pile de documents fut amenée à mon domicile lors d'un des rendez-vous dont parle la déclaration Peti. Ces documents avaient trait aux effractions commises par des agents des plaignants durant les années 1977 ou 1978, ayant résulté en une plainte des Etats-Unis à l'encontre des plaignants, puis en la condamnation de neuf des principaux cadres de la secte, y compris l'épouse de L. Ron Hubbard; ils furent expédiés en maison d'arrèt fédérale.

37. J'ai pensé qu'ils [ces documents, ndt] avaient rapport avec mon procès contre la secte, vu les nombreuses effractions dans mes locaux. L'histoire imaginaire que raconte le pétitionnaire au paragraphe 21 des pages 6 et 7 de la déclaration de Mme Peti est non seulement fausse, mais destinée à créer une impression que Mme Peti sait être fausse. Les faits sont complètement opposés. Mme Peti sait très bien que la motion dont elle parle fut préparée par l'église dans ses propres bureaux et qu'elle m'a été amenée par Thomas Vallier au tribunal alors que je m'y trouvais pour une autre affaire. J'ai lu les documents et j'ai refusé de les signer. J'ai dit qu'ils étaient inexacts et qu'il ne fallait pas les "délivrer" ["les servir", sur le plan judiciaire, ndt]. Je l'ai dit à M. Vallier et il est reparti. Si j'avais su qu'ils avaient été finalement délivrés, j'aurais sans nul doute expédié une "notice de non-audition". J'ai appris pour la première fois que les documents avaient été délivrés lorsque j'ai reçu la motion pour sanctions. J'ai questionné Mme Peti, elle m'a répondu avoir reçu un appel de l'église et leur avoir dit que je lui avais conseillé de les délivrer. J'ai répondu que c'était absolument faux. L'église a insisté pour que je dépose une opposition à la mention pour sanctions, et je l'ai fait.

38. A aucun moment je n'ai informé ou entretenu Corydon ou qui que ce soit d'autre sur les éventuelles "faiblesses" du plaignant. J'ai été conseillé et j'ai appris certaines de ces faiblesses, mais ce que j'ai appris est l'une des raisons qui m'ont convaincu de ne pas représenter les Aznaran dans leur procès contre les plaignants.

39. Il est exact, après que Vicky Aznaran m'ait dit les raisons de son emprisonnement par les plaignants, que je lui ai aussi dit qu'elle pouvait être en face d'un problème de statut de limitation, et que si elle voulait entreprendre une plainte, je lui recommanderais certains avocats. Elle m'a alors dit qu'il existait des accords entre beaucoup d'avocats et témoins et l'église, - avocats et témoins ayant des intérêts opposés à l'église -, ces accords disaient qu'ils admettaient ne plus représenter qui que ce soit ayant un intérêt opposé à l'église, et les témoins admettaient ne plus témoigner contre qui que ce soit ayant une cause de plainte contre l'église.

40. Je n'ai jamais vu la plainte Aznaran complète. Je n'ai pas connaissance qu'elle soit jamais entrée dans le cabinet Herzig et Yanny. Je n'ai pas connaissance que cela aurait été du domaine du possible jusqu'à ce que mon avocat me lise cette partie de la déclaration Peti du 26 juin 1988, paragraphe 24. En aucun cas je n'ai aidé à préparer la plainte Aznaran contre l'église.

41. La déclaration de Vicky Aznaran à propos de la dispute sur des honoraires non réglés entre moi et les plaignants a eu lieu précédemment aux rencontres entre moi-même et les Aznaran. Cette déclaration a été prise dans mon office lors d'une des nombreuses effractions ayant eu lieu après l'achèvement de mes relations d'avocat de l'église. Lors d'une de ces effractions, accomplie grâce à un pied de biche, on a également pénétré dans mon propre bureau.

42. Le paragraphe 28 de la déclaration Peti est absolument faux, et Meme Peti doit en avoir conscience. Elle n'a rien à voir avec la facturation du cabinet. Si elle avait passé du temps dans ce domaine facturation, elle aurait constaté que toute la facturation concernant Lisa & Wilske, que ce soit pour l'église ou pour d'autres clients, était décomptée au tarif normal de Mme Wilske, et jamais au tarif plus élevé d'un autre des partenaires de Yanny.

43. Les affirmations du paragraphe 21 de la déclaration de Mme Peti sont fausses et vicieuses, et ne sont que mensonges délibérés pour m'avilir devant ce tribunal.

44. A l'heure qu'il est, je n'ai pas eu d'occasion suffisante pour réviser l'ample documentation déposée par la secte pour supporter sa demande.

45. Quant à la déclaration de M. Vallier, je peux seulement déclarer que le contenu du pargraphe 2 semble globalement correct, mais que celui des paragraphes 3 et 4 est indubitablement du parjure. Pour le paragrahe 5, je peux seulement dire qu'il y a eu une effraction dans mes bureaux, que j'ignore ce que d'autres ont dit ou déclaré comme quoi j'aurais mis en scène une non-effraction. La balance dont il est question pargraphe 5 de M. Vallier est un mensonge. Quant aux paragraphes 6 et 7 de la déclaration de M. Vallier, je peux seulement dire qu'aussi bien Peti que Vallier (qui sont désormais employés de la secte) sont des menteurs et que leur implications sont fausses. Quant au paragraphe 8, je me suis retiré en tant que conseil et j'ai fait le changement des documents d'avocat, lesquels ont été livrés à la secte pour dépôt au tribunal. Quant au contenu des paragraphes 9, 10, 11, 12 et 13, je peux seulement dire qu'il n'y a pas eu "conspiration" et je n'ai aucunement conscience des conversations entre M. Vallier et Messieurs Wynne et Grabowsky; cette conversation prétendue n'est qu'un extrait de son imagination tordue. Le contenu du pargraphe 14 est également faux.

46. Pour ce qui est de la déclaration de M. Warren McShane, je peux dire que:

a) Paragraphes 3, 4, 5, et 6: leur contenu est faux à ma connaissance. Je n'ai jamais rencontré M. McShane avant 1984.

b) Le contenu du pargraphe 7 apparaît globalement correct

c) Je ne me souviens pas d'affirmations faites dans les paragraphes 8 ou 9 de la déclaration McShane, et tous mes dossiers sont dans ce ctribunal;

d) Le contenu du paragraphe 10 paraît globalement correct, sauf pour les dates, et j'ai représenté la secte dans le litige spécifié paragraphe 11.

e) A propos des # 12 et 13, je peux seulement déclarer que Vicky Aznaran était et est mon amie (l'amitié est un concept que vous ne verrez pas abordé dans les écrits sectaires de L. Ron Hubbard). En 1985, j'ai reçu 150 000 dollars de provisions sur honoraires, non-remboursable. "Pour 1985" ne peut être appliqué à la facturation, comme s'il s'agissait d'une incitation à travailler à temps plein pour la secte en tant qu'avocat "coordinateur". J'ai soumis des factures régulièrement, et rien des provisions de 1985 n'a été compensé par facturation. Le reste des paragraphes 13 à 17 est faux, sauf le fait que j'ai souvent réduit mes factures, pour compenser la piètre qualité de travail de Vallier, qui rappelons-le, a dû repasser trois fois l'examen du barreau.

f) Pour les paragraphes 18 à 24, je peux seulement déclarer avoir correspondu avec M. Weitzman, mais la balance est soit fausse, trafiquée, ou bien elle ne se trouve ni dans mes relevés de banque ou dans mes comptes.

A aucun moment je n'ai conspiré avec quiconque pour dévoiler, ni n'ai jamais eu l'intention de faire connaître la moindre information privilégiée au sujet des plaignants de cette plainte, qui aurait été obtenue durant l'ancienne relation client-avocat entre les plaignants et les défenseurs. Durant ce procès-ci, je n'ai pas l'intention, ni après cela, d'aider, conseiller, ou participer à la représentation légale de Vicky Aznaran, Richard Aznaran, et Bent Corydon dans leurs procès contre les plaignants.


Je déclare, sous peine de parjure des lois de l'état de Californie, que tout ce qui précède ci-dessus est vrai et correct, sauf en ce qui touche les matières annoncées comme information; je crois néanmoins que ces informations sont vraies.


Exécuté à Los Angelès, Californie ce 13 juillet 1988

[Signature]

Joseph A. Yanny


divers Affidavits et déclarations en justice