World Trade Center : bénévoles horrifiés par le comportement des vautours scientologues

 

Une dame que je connaissais a travaillé comme bénévole à Manhattan cinq jours après le désastre. Voici ses observations personnelles quant à la présence sans autorisation des scientologues au centre officiel de commandement, et comment elle s'est dabrouillée pour les faire expulser. Je ne donnerai pas son nom afin que la secte n'aille pas lui servir les harcèlements dont nous avons l'habitude.

Dr Dave Touretzky; professeur Rutgell université


"Je crois que vous apprécierez mon expérience personnelle récente, enfin, mon cauchemar, à propos des scientologues.

Etant donné que je suis membre d'une association charitable en faveur des enfants, association qui a coordoné ses actions avec la Croix Rouge face au désastre du 9 novembre, je me suis retrouvée à travailler à la santé mentale et aux soins sur les lieux, quelques jours après le désastre. Les incendies continuaient à brûler; et l'obtention de l'identité fédérale pour accéder à "l'entassement" et agir avec les secours, police, volontaires de services médicaux etc. était longue, même pour les gens de la Croix-Rouge. .../... Une des plus fortes émotions que j'ai éprouvées eut lieu en entrant au Centre de commandement, logé dans une école au pied de l'endroit.

Dans la salle principale, une douzaine de scientologues offraient leurs../.. "services" -- des soins mineurs genre poudre pour les pieds, pansements, massages, couchette. L'étalage stratégique de leur matériel publicitaire -livres, brochures- puait en plein coeur de la zône: c'était du marketing à son summum d'agressivité. Ils siégeaient là en jaune, couleur qui ne cadrait pas du tout avec les heures sinistres qu'on vivait. Un bénévole du domaine de la santé mentale et moi allâmes nous plaindre formellement au QG central. Il semble bien que personne n'avait autorisé leur présence et qu'en fait, le Maire de New-York, Giuliani, avait interdit que les groupements religieux soient visibles - n'était-ce pas la fanatisme religieux auquel on devait la folie des attaquants?

Nul ne savait comment ils avaient réussi à passer, et on les a mis dehors un peu plus tard le jour même. Il y avait de quoi être écoeuré à contempler leurs brochures pleines de soucoupes volantes et d'aliens, le tout enrobé façon BD. Quant à leur manière de faire passer leur vision de la réalité à un moment où chacun doutait de ce qu'il voyait...n'en parlons pas.

Je considère encore leur présence comme un "terrorisme intellectuel et spirituel" cherchant à tirer un opportuniste profit des gens - de ces policiers, des pompiers ayant perdu les leurs, des gens encore en état de choc d'avoir, par exemple, vu quinze de leurs collègues et amis courir vers le bâtiment et disparaître quelques secondes plus tard sous les milliers de tonnes de l'effondrement...(citation d'un officier de police avec qui j'ai discuté).

Cela ne veut pas dire que d'autres religions n'étaient pas représentées par des individus: j'ai rencontré un prètre suffisamment sensible pour ôter son vètement clérical avant de dispenser un réconfort psychologique et spirituel. Ils y allaient comme volontaires ordinaires, se tenant à le disposition de ceux qui voulaient parler. Pas de tracts, pas de bibles ou autres tentatives de conversion où que ce soit. Seuls les scientologues pompaient l'air dont nous avions besoin, et s'en servaient pour faire leur lamentable production.

L'affaire, c'était: scientologues d'abord, êtres humains ensuite.

C'est bien ainsi qu'ils pratiquent, non?

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autres documents sur les crapuleuses intentions scientologues sur Ground Zero:

wtc1 - wtc2

(attention toutefois: les scientos de base pouvaient être tout à fait sincère dans leur aide aux victimes. Il n'y a aucune chance que les patrons l'aient été. D'ailleurs, les patrons étaient occupés à pondre d'infâmes appels à plus d'ragent, encore plus d'argent. Et çà accuser les psychologues d'être les fautifs véritables de la folie des terroristes.)

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