LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

Rapport d'expertise publié lors du procès Jean-Luc Barbier contre 4 scientologues.

Sujet: hyper-vitaminose due au "purif" de la secte

Autre article sur les vitamines


Docteur C.T. (nom ôté)

Dr en médecine –
Dr es sciences biologiques
Ancien assistant des Hopitaux de Paris
Psychiatre spécialiste F M.H.
Ancien Professeur a la Faculté de Médecine Michigan State University
Ancien chargé de cours, Université de Genève

Genève, le 28 mai 1997

Monsieur le Juge d'instruction C. WENGER
Palais de Justice
1 , place du Bourg-de-Four
1204 Genève

Concerne : PP No Pl9568l91


Monsieur le Juge,


Veuillez trouver ci-joint l'expertise pharmacologique demandée au Prof. M. S.

J'ai ajouté quelques commentaires qui m'ont paru utiles sur les dates des traitements" et en complément à la réponse donnée lors de l'audience du mardi 29 avril 1997.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Juge, mes salutations distinguées.

 

Annexes Rapport du Prof SCHORDERET et honoraires Commentaires complémentaires et honoraires du Dr T.

 

Analyse des effets de l’acide nicotinique (Niacine) administré à hautes doses pendant le rundown de purification selon L. Ron Hubbard

 

. L' acide nicotinique en tant que vitamine

L' acide nicotinique est rattachée à la famille des vitamines hydrosolubles (comme les vitamines B et C). Elle est naturellement présente dans l'alimentation (foie, viande, volailles, poissons, céréales, pain, noix et légumes) ou générée à partir du tryptophane, un acide aminé fourni parles protéines animales. Sa consommation est essentielle dans la prévention d'une maladie de carence (la pellagre), identifiée dans divers pays au début du siècle.

Le traitement de cette maladie est effectué avec succès grâce à des suppléments nutritionnels en acide nicotinique ou en tryptophane (son précurseur).

Elle est pratiquement inexistante dans les pays européens et américains du Nord, où la nutrition est en principe équilibrée et/ou enrichie en diverses vitamines hydro ou liposolubles.

Le besoin journalier en acide nicotinique, selon les directives américaines (Dietary Allowances Committee - the National Research Council) est de 6.6mg/1000 kcal.

Pour les personnes âgées qui consomment moins de calories, le besoin en acide nicotinique ne doit pas se situer en-dessous de 13 mg/jour ou 78 mg de tryptophane (1 mg acide nicotinique = 60mg tryptophane).

Fonctions physiologiques-.

Comme toutes les autres vitamines du groupe B, l'acide nicotinique et son dénvé actif, le nicotinamide, participent à de multiples réactions du métabolisme intermédiaire, sous la forme du NAD (nicotinamide adenine dinucléotide) ou du NADP (nicotinamide dinucléotidephosphate). En qualité de coenzymes à disposition d'une très grande variété de protéines catalysant les réactions d' oxydo-réduction essentielles pour la respiration tissulaire, le NAD et le NADP jouent un rôle métabolique vital.

Des carences réelles en acide nicotinique/nicotinamide sont par conséquent responsables de cette maladie typique (pellagre).

3. L'acide nicotinique en tant qu'agent pharmacologique (médicament)

En tant qu'agent pharmacologique, 1 , acide nicotinique a été et est encore utilisé pour quelquesindications. Dans ce but, l'action (( vitaminique )) de l'acide nicotinique n'est pas pris encompte (seul le nicotinamide sous la forme de NAD et NADP joue ce rôle), d'autant plus queles doses administrées sont 100 à 500 fois supérieures (2 à 6 g/jour) à l'équivalent vitamine (cfsupra)

Actuellement, seules deux indications sont encore prises en considération.

1 ) le traitement de certains troubles circulatoires périphériques et/ou cérébraux, à une posologie journalière de < 1 g/jour en trois prises. Cette indication (discutable) découle historiquementdu fait que l' acide nicotinique est un puissant vasodilatateur On rejette actuellement l' idée que cette vasodilatation (périphérique et/ou cérébrale) puisse participer au bénéfice thérapeutique escompté et que l' acide nicotinique commercialisé dans ce but (Complamin Retard) puisse être de quelque utilité pour le traitement des insuffisances cérébrales de la personne âgée, voire des démences vasculaires;

2) le traitement des hyperlipidémies. A ce titre, l' acide nicotinique entre encore en lice, comme alternative d' autres médicaments actuellement considérés commeles plus performants (inhibiteurs de HMG CoA réductase). L'acide nicotinique peut effectivement influencer favorablement les taux de triglycérides (baisse de 20 à 3O %) et de cholestérol (baisse de l5 %). Ce bénéfice n'est apparent que dans des posologies élevées, à savoir 2 à 6 g/jour répartis en 3 prises. Elles vont engendrer toute une série d'effets indésirables, surtout au début du traitement, ce qui nécessite un suivi thérapeutique rigoureux et dans certains cas la suppression du médicament. Dans le cadre du Rundown de purification, les risques impliqués sont en principe qualitativement et quantitativement comparables, puisque les doses administrées vont jusqu'à 5g/jour. A noter que même pour l'indication documentée (traitement des hyperlipidémies), l'acide nicotinique n'est plus commercialisé en Suisse et dans les pays environnants.

4. Effets indésirables et contre-indications de l'acide nicotinique

Les effets indésirables (dans les conditions posologiques indiquées sous 3. et Rundown de purification comprise), sont nombreux.

Le plus fréquent et le plus perceptible est une rougeur intense (flush) apparaissant sur le visage et les parties supérieures du corps, accompagnée de démangeaisons (prurit), événements qui surviennent immédiatement après l'ingestion du médicament ou beaucoup plus tard.

Ces effets ont néanmoins tendance à s'estomper au bout d'une à deux semaines de traitement pour une proportion importante des sujets, grâce à un phénomène de tolérance. D' autres inconvénients impliquent le système gastro-intestinal (douleurs abdominales, vomissements, diarrhées), dont on peut en principe atténuer la gravité et la fréquence en consommant l'acide nicotinique au cours du repas.

Cependant, l'acide nicotinique peut précipiter l'apparition d'un ulcère et il est contre-indiqué chez tous les sujets préalablement affectés de cette pathologie.

Des colorations ou pigmentations cutanées inesthétiques (mais réversibles) peuvent également s'installer au cours du traitement. Un autre problème majeur concerne la fonction hépatique, perturbée (dès que la dose dépasse 2 g/jour) dans beaucoup de cas. Il est authentifié par la détermination des transaminases (ASTet ALT), dont l'activité augmente et/ou l'apparition d'un ictère (jaunisse), voire d'une insuffisance hépatique. Dans le cas d'un traitement hypolipémiant, il nécessite des adaptations de dose et le contrôle répété des transaminases.

En réponse à l'acide nicotinique, on peut observer, particulièrement chez des sujets sensibles (diabète subclinique), une élévation du glucose plasmatique (à jeun) , ainsi qu'une intolérance au glucose. Dans ces cas, et surtout lorsqu'il y a des antécédents diabétiques familiaux, l'administration d'acide nicotinique constitue aussi une contre-indication. En plus, l'acide nicotinique peut élever la concentration de l'acide urique et précipiter des crises de goutte. Il est donc également contre-indiqué chez des sujets concemés par cette affection. D'autres effets indésirables signalés (oculaires, cardiaques) sont considérés comme rares.

5. Risques inhérents à l'acide nicotinique

(Niacine, administrée au cours du Rundown de purification

Les doses utilisées (100 mg à 5000 mg) sont considérées comme thérapeutiques, dans le contexte des troubles vasculaires périphériques et cérébraux, et surtout dans celui des traitements hypolipémiants.

A partir de 1 g par jour (et jusqu' à la posologie maximale de 5 g), il faut effectivement s'attendre à toutes sortes de manifestations cutanées (rougeur, pigmentation, démangeaisons), désagréables certes, mais qui ne mettent pas la vie en danger et qui ont tendance à s'estomper au cours du temps.

Par contre, les effets gastro-intestinaux pourraient conduire à un ulcère (dans les pires des cas), masqué initialement par de simples malaises gastriques et des diarrhées. Le sujet pourrait en être fort incommodé et devrait par conséquent rapidement renoncer à poursuivre le traitement.

Par contre, la toxicité hépatique est beaucoup plus sournoise, et sans les tests classiques de fonctionnement (transaminases), elle pourrait porter de graves préjudices à moyen ou long terme.

Enfin, cette démarche (purification, élimination des toxines, etc.) n'est pas rationnelle et n'est fondée sur aucune donnée véritablement scientifique.

A ces posologies élevées, seuls les effets pharmacologiques (cf. supra) de l'acide nicotinique entrent en considération, impliquant également tous les éléments bien connus de toxicité chronique et aiguë.

Fait à Genève, le 21 mai 1997.

Professeur M. S., Département de Pharmacologie, (nom ôté)

CMU, 1 2 1 1 Genève 4.


PIECE JOINTE NON CORRIGEE DE SCANNING, en anglais, extraite du journal des pharmaciens canadiens.

. . . .OXICIGlen R. Brown, fan K. Greenwood

The ingestion of vitamins in quantities larger than recommended for the maintenance of good health has been promoted as therapy for a wide variety of medical conditions.

The evidence supporting the benefit of such use islacking. The ingestion of large quantities of vitamins canresult in significant toxicities. The quantity O~ ~g~~~-t~ ~ndthe duration of ingestion required to Qut t~~-.Q~~risk for toxicity varies with the individual vitamins~~mptoms of vitamin toxicitv also varv- - ---~ F~co nsider~h}-ybetween the vitamins. This paper reviews the CO~~Onsymptoms of .megavttamin toxicity and the dosagesrequired to put the patient at risk. Knowledge of thesefactors should alert the pharmacist to those patients need-ing counseling regarding vitamin ingestion.

L'ingestion de vitamines en quantités supérieures a celles qui sont recommandées pour le maintien d'une bonnesanté est encouragée comme moyen thérapeutique de traiter une grande variété d’affections pathologiques. Malgré cela, il n 'existe pas de preuves qui puissent appuyer les prétendus bienfaits associés a un tel emploi. L'ingestion de vitamines en quantités importantes peut entraîner des toxicités majeures. la quantité prise et la durée d'ingestion nécessaires pour mettre le patient en dangerde toxicité varient selon le supplément vitaminique.

En outre, les symptômes de toxicité vitaminique varient de manière importante selon la vitamine utilisée. le présent exposé passe en revue les symptômes qui sont souvent associés a la toxicité mégavitaminique ainsi que les doses requises Qour mettre le patient en danger. le pharmacien qui connait ces facteurs devrait être en mesure d'identifier les patients qui ont besoin de conseils en ce qui concerne l'ingestion de vitamines.

CANAD/AN Pi-.lARMACEUTICAL }OURNAL

CI~n R. Brozu't. l'harmD. is ass~stant prO[~S-5Or at th~ [aculty 0[ phannacy. Un~tnrs~ty 0[Man~toba. and 15 associat~d u,it/l th~ pharmacyd~partmmt u[ 51 Bo"~[ac~ C~"~ral Huspital ~"W~nn~p~g. lan K Gr~~lt~L'UOd. RD" ~S cl~n~caldietitian with th~ d~partm~nt u[ ,i~rt~t~cs ut St Bon~[ac~ Cen~ral Husp~tul..This 15 u r~[~r~ed arttcl~ 1 The many proclaimed benetits ot vitamins bave prompted more peo- ple to take vitamin supplements. Vitamin deficiency is rare in individuals who maintain a balanced diet such as that recom- mended by Health and Welfare Canada, and even in those who consume a rather questionable diet.l Although many people take a vitamin supplement as insurance against a deficiency , others attempt to obtain therapeutic effects. The promoted benefits of vitamin use incl).fde the following : treatment and prevention of diseases not related to vitamin deficiency such as cancer, arthritis, or mental ill- ness; increased athletic prowess; and improved weU-being and inter- personal relationships. Scientific data proving any significant effect of vitamins on such conditions is lacking.2 This does little to deter large numbers of people from sup- plementing their diet with vitamins in quantities large enough to produce toxicities. Pharmacists must understand the ri5ks of excessive vitamin ingestion. Since most people taking large quantities of vitamins bave started this therapy on their own, the phar- macist may be the only health care worker aware of the vitamin use. The pharmacist should be able to recognize excessive vitamin intake and to discuss the dangers with the patient. ln 1983, Health and W elfare revised and published the recom- mended nutrient intakes (RNl) for Canadians (Table 1).' ~ g-~.~he quantity of a .~~!~i~~ tthg~~~~~g.~~~~.G.1~.~O~. ta~ ~g~~..~ h ~ e ~ alt.h ~.~ in th~ e ~g ~1, ~~e~ , r -~9~~f- ~e- ~ci~ie. d _ch ~arac- :- . teristics (e 9., sexj age, actlvltY r.--eveï, ~ajétary pattern). The RNI is neither the quantity appropriate for nutritionally depleted individuals, nOr the recommended intake for persons with disease states that ~EVUE I'HA~,~.IACEUT/(2UE CANAD/E

affect the absorption, use, or excre- tion of the nutrient.l The RNI exceeds the actual daily requirement for a given average individual. The difference allows for variation in nutrient require- ment among individuals of a specific group . The vitamin need not be consumed in quantities equaling the RNI every day, but daily intake should equal the RNIwhen averaged over several days.When takenlént the in quantities ~g~~~- to ~-l~.tb~_~_is~negUgib.te~nger of t~~t~~~~~l3Y_vitamin. - -f~om Vitamin toxicitjes resultingfoodstuffs alone are rare. Onlywhen the diet is supplementedwith potent pharmaceuticalproducts can toxic quantities beingested on a regular basis. A megadose of a vitamin basarbitrarily been defined as an amount greater than 10 times the RNI.2 Only when quantities of vitamins of this magnitude are con- sumed is there significant risk of toxicity . Vitamins vary greatly in the relationship between the RNI and the quantity of vitamin required to produce toxicities. For example, Vitamin C may require the ingestion of greater than 100-fold the RNI before toxicities develop. Thus, the definition of ameg~dose is arbitrary when descrihing vitamins in general. Ihe ,.~uantitx of vitamin ~~produce t~~~i~y ~~~~~the individual. The reasons for this~~g~~O n are unknown. Length of~~osure to megad~~~~~~S to ~n imeortant f~çtQ-!. -~~ tfied~-~~em~nt of toxicities. but agairî -d-{1r~tion varies greatlvthe necessary .among individuals. However, since the physiologic benefit of consum- ing such large doses versus the RNI is negligible, persons ingesting vita- mins in megadoses are exposing themselves unnecessarlly to poten- tially toxic agents. The following discussion identi- fies the toxicities of megavitamin ingestion and the amounts of each vitamin thought capable of produc- ing adverse effects (Table 11) . The information presented applies to adults only. The effects on chlldren of vitamins in supraphysiologic quantities in either the short or long term bas not been clearly estab- lished. A more comprehensive dis- cussion of the purported benefits and toxicities of vitamin megadoses appears elsewhere.2

j,. j....VitaminA - - - ~ ~ ~.~" ..:~~~~~., !~~~~~;~~ Vitamin A is involved ~ ~ue growth, reproduction, !~ i tenance, and vision. ac8vity is expressed~'. m ~ . retinol equivalents (RE). One RE cor- responds in humans to the biologic activity of 1 $;.9 (3.33 IU) retinol, 6 $;.9 (10 lU) beta ca~otene, or 12 $;.9 carotenoid provitamins. The RNl of Vitamin A is 1,000 RE (3300 lU) in males and 800 RE (2,664 lU) in females.l . ,. ~:1..,~ -.{.~. Vitaniirl A toxicities may develop following acute overdose or with chronic ingestion of megadoses. The acute toxicities hom Vitamin A are seen following ingestion of 1,000,000 1U or more as a single dose.z Acute Vitamin A toxicity results in increased intracranial pressure with headache, papille- dema, nausea, vomiting, irritability, desquamation of the skin and mucous membranes, and elevation in liver enzymes.z.3 Treatment is not usually necessary if Vitamin A is discontinued.3 Since Vitamin A is stored in the liver, chronic ingestion of mega- doses may result in excessive quan- tities being retained in the body. This may result in systemic or hepatic toxicities. The quantity required to produce toxicity varies with the person, dura8on of intake, ~~:o~~:~ ~~~l~~~~~xi~~~~~ 50,000 1U daily for as little as three months, but is more commonl~ s-n--ee with dail~ ingestion of 50.000 ~~.p~4~ _QL~~_l[~, 4.5. h Since many nonprescription vita- min products contain 10,000 IU, only a small number of tablets taken daily could result in adverse effects.7 Symptoms of chronic Vitamin A toxicity mainly involve the nervous system, liver , bone, and skin.8 Headache, irritability, nausea, anorexia, and ataxia are often signs of central nervous system toxicity.8 Excessive quan8ties of Vitamin A in the liver may result in hepato- megaly, liver fibrosis, and portal hypertension with or without cir- rhosis.9 Symptoms of bone involvement include bone pain, thickening of long bones, increased hagility, and joint pain hampering mobility.8 Skio n.ta~ifest~tion.s include dryness, cheilitis, desqua- mation, brittle nails, pruritus, and alopecia.8 Fortunately, all signs and symptoms will resolve when Vitamin A is discontinued.8 Toxic quantities of Vitamin A are easily attainable with commercially avail- able products. Vitamin A is also found in significant quan8ties in the liver of some animals (polar bear, seal, and shark)."6 A diet high in these foods may lead to the development of Vitamin A toxicity . . . . . and phos- 1~~~-~ and thereby ,::. :-. . .. , role in bone of ~. . are ~ .~'. ~~-. m .. . ~al--r, -: . ~ .:.... .. ~.-~ ., .,.~~~,::.,~, The RNI of Vita~ , . 1. :: ,,:- -~.,"~. ~~~... .~, . . ..... , j toxicity after ingestion of than 5O,MO 1U daily for several years.% Many commercial . vitamirl supplements contain 2M to . 400 1U of Vitamin D. A large daily intake of tablets or capsules would be required to produce toxidty 7

much Vitamin E are infrequent. This suggests a large margin of safety with consumable quantities. Toxicity symptoms bave appeared following ingestion of g~eater than 3M 11J (about 200 mg) -d~r- extended ~prinds.u It appears that , most adults can tolerate daily intakes of up to 1,000 1U , however, without developing toxicities.2 1 ~ Symptoms of hypervitaminosis E " nonspecific and include fatigue, nausea, flatus, and dermatitis.2.M Vita- E bas also been reported to VitaminE prolong clotting time by inhibiting prothrombin production.13 Inter- estingly, there are reports of Vita- Vitamin E fuUills an important min E potentiating the effects of role as a cellular anti-oxidant. warfarin.15 Ingestion of 1,200 1U Although promoted for many ther- daily bas restllted in a doubling of apeutic effects, there is no evidence the prothrombin time on a previ- to support these claims.2.nle m ously stabilized warfarin regi- fotYil.~min F i~ 6 19 tn .10 mg-tz. men. 15 It appears that patients ILJ to 15 ~~~1.1 requiring anticoagulation with Most mtlltivitamin supplements warfarin should avoid supplemen- contain 10 1U to 25 1U of Vitamin E, tal Vitamin E. It bas been suggested but single entity products contain- that Vitamin E may cause elevated ing up to 800 1U are available.7 blood pressure, although this bas Adverse effects ~,ke~~~ too not been weU documented.u at dosages of 3 9 to 30 9 , although man~7people toler- these quantities. Daily ingestion of greater than 2 9 may also increase the risk of kid- ney stones.17 Sinéè-ascorbic acid is , metabolized to oxalic acid, the~ However, sfronger . single enti~] ingestion of large amounts of Vita- and must b~.~ min C restllts in increased urinary ~roducts are available~~considered when assës~g th~ ~~~ excretion of oxalic aad, which is fre-~Of hypervitaminosis D.7 S~~~~~~ quently found in kidney stones.17~~f -- Vitamin D toxi~ty..!~c1udë~ The development of oxalate kidney~àU~e~~ -. . ,! stones, however, does not appear vomiting, ; anorex1a,.~~. ~adach~~- weakness,- ~~~ ~ . Z' ~lY- ,~. ~ to depend solely on increased Vita--uria, '~d bone Vitamin C min C intake; other factors, such as~,. ~ain,~ .~~~~a~~~~~ sympt~~ are largely the mation and maintenance of connec- oxalate intake and water consump-!hypercacemia which can ca~ . ~~ ~ tive tissue, bone, blood compo- tion, are involved.17.18 l.arge doses'~ification of soft tissues .and ~ nents, and nervous tissue. Vitamin of Vitamin C should be avoided in produce renal impairment~ll Ther- C bas been widely promoted for the those with a history of kidney apy is not indicated unless h~er-' prevention or freatment of many stones or other risk factors for stone ~cemia is ~vere. Symptoms may,- conditions ranging from the com- development.17 however, remain for months after mon cold to cancer.2 The data sup- Large doses of Vitamin C can be discontinuation.u The vitamin is porting such therapy are, at best, tolerated without significant toxic- stored in the body and is slowly equivocal.2 The RNI is 45 19 to ity in the majority of people. Long-cleared with ~1flasma half-life of 60 19 per day for females and term megadoses of Vitamin C three nionths. Thus, it is impor- males respectively.' Most people should not be abruptly discon- tant to educate individuals who are can tolerate a daily intake of 10 to tinued: scurvey may result.2 The abusers, or potential abusers, of 100 times the RNI without toxicity intake of ascorbic acid should beV~tamin D. symptoms.16 Diarrhea and flatus gradually reduced.

, : in ofenergy production. TW~~amou~t of.,itamin needed is related to energyexpenditure and for adults the RNIis 0.4 19 per 1,MO kcal (0.48 19 per5,000 kJ) with the minimumrequirement of 0.8 19 daily.lThere appears to be a large marginof safety before toxicity develops,particularly when it is adnUnistered oraUy.2 Taking 10 9 daily for about three weeks bas resulted in toxic~ ~ects on the nervous system and~ , 19~ 'the ~ardiovascular system. Sym-. i ptoms of nervous system toxicity include headache, weakness, ner- voUsness, trembling, and irritabil- ity. 19 Cardiovascular toxicities included tachycardia, peripheral vasodilation, edema, and cardiac arrhythmia.2° Hypersensitivity: ~ reactions, including anaphyla~, . bave also been reported ~.~ ,'.. parenteral administration. There appears to be little from excess thiamine until daily intake approaches several grams. Most vitamin supplements contain 2 19 to 30 19 thiamine7 and therefore, would need to be con- sumed in very lar~e numbers to produce ill effects. Thiamine can be obtained as single entity products of 100 19 to 500 19 per tablet, which could easily be con- sumed in sufficient numbers to produce toxicities.7 as a c0-enzyme m tissue respiration and oxidation. ~e thiamine, riboflavin is used in expending energy . The RNl for riboflavin is 0.5 19 per 1,000 kcal (0.6 19 per 5,000 kJ) of diet ingested.l A minimum intake of 1 19 per day is recommended.' Riboflavin consumed in megadoses does not appear to have any toxic effects.2 Since riboflavin is water soluble, excess vitamin ingested is excreted in the urine. With large doses, riboflavin may cause an abnonnal yellow colour of urine which may alann the parient.ll Niacin ~4~ Niacin is the term used todescribe nicotinic acid, a compo-nent of co-enzymes involved in metaboUc processes. throughout thebody. The active fonn of the vita-min is nicotinamide, which is part of the co-enzyme nicotinamide ade- nine dinucleotide (NAP) and itsphosphate (NADP).' Niacin activity is measured in niacin equivalent (NE) which is equal to 1 19 of niacin. The RNl for niacin in adults is 7.2 NE per 1,000 kcal (8.6NE per 5,000 kJ) of diet, the mini- mum intake recommended is 14.4 NE per day.' The toxic effects of megadoses of niacin are more varied and severe than toxicities seen with nicotinamide. but nicotinamide,naaQrmnI~rratIUIl, and lasts for about 20 minutes.2 This effect 1 .5 ~ m ~ or - e frequently seen at doses of 3 9 or greater but may be ~roduced with as little as 100 mg. Pruritus and headache may also be associated with the histamine release as well as gastrointestinal complications, particularly pepric ulcer disease.2 It has been ~emonstrated that follow- ing daily doses of 3 9 to 7 5 9, 13% of dise~~e.Eeople developed ulcer Other common gastrointestinal effects include abdominal pain, nausea, and diarrhea.2'.n Intakes of abou~&.Ew~ are sufficient to result in hepatotoxicities as demonstrated by a rise in semm

,alkaline phosphat~~e and aspartatetransaminase O~ liver origin.23-25The liver toxicities ma~ result insymptoms of jaundice. Such tox-icities will resolve if niacin intake isdiscontinued.2SNiacin may also produce der-matological toxicities including dryskin, rash, and hyperkeratosiswhen used in daily doses exceed-ing 3 9.23 Niacin may elevateserum uric acid levels which canprecipitate an attack of go~ty arthri-tis in susceptible persons. An ele-vation of blood glucose levels basalso been reported following niacindoses of 3 9 per day .v This effectcan be seen in both normal and dia-betic patients and. may produce~ymptoms in a smaU portion of per-sons.2' An alarming feature of nia-cin use is the increased incidence ofcardiac arrhythmias. In a largestudy of about 1, 000 patients, theincidence of cardiac arrhythmias inniacin users f3 ~ oer day) was twice~PyridoxinePyridoxine acts as a co-enzyme invarious metabolic fransformationsof amino acids. The amount ofpyridoxine required for maintainingphysiologic function depends onthe dietary intake of protein.' TheRNI for pyridoxine in adults is0.015 19 per gram of dietary pro-tein. Since the recommended dailyprotein intake in adults is about 409 tO 60 9, depending on age andsex, most adults require 0.6 19 ~O0.9 19 pyridoxine per day.lUntil recently, megadoses ofpytidoxine were thought to bewithout major toxicities. However,that of normals (2,60fo vs. 1,3%).2'The morbidity and mortality result-ing from the toxicity could nôt beassessed.Most multivitamin products con-tain niacin or nicotinamide in dosesof 10 19 to 70 mg.7 Niacin can alsobe found in single entity productsin doses of 200 19 to 500 mg, whichcould produce significant toxicity ifingested in even low numbers eachday.7 Therapeutically, nicotinicacid bas been shown effective forthe treatment of hyperlipidemia indoses ranging up to 6 9 per day.26These patients must be alertedabout the possible adverse effects ofniacin 50 that therapy can beassessed at the first sign or sym-ptom of toxicity. The daily niacinintake of any person consumingexcessive quantities of vitaminsmust be determined for niacin tOX-icity to be anticipated andprevented.a report of peripheral neuropathieswith megadoses of pyridoxinedemonstrates the danger of thispractice.27 Following the dailyingestion of 2 9 to 6 9 for periodsof 2 to 34 months, neurologicdamage resulted in ataxia, pares-thesias, and decreased sensation totouch, temperature, and ~ibra-tion.27 These symptoms regresswith discontinuation of pyridoxine,but sensation may not return tonormal for six months or more.27Headache, bloating, depression,and the above neurologic toxicitiesbave been reported in womeningesting 50 19 to 300 19 daily foran unspecified period for the freat-ment of premenstrual syndrome.28This suggests that the growingpopularity of pyridoxine therapyfor premenstrual syndrome ispotentially dangerous - The onlyother suggested toxicities includeisolated case reports of pyridoxine' 5possible involvement in precipitat-ing seizures and peptic ulcerdisease.2'Most multivitamin supplementproducts contain 1 19 to 25 19 ofpyridoxine and require daily inges-tion of large numbers to cause tox-icity.7 However, pyridoxine isavailable as single entity productsof 100 19 to 250 19 which couldeasily be consumed in sufficientnumbers to produce the toxicitiesdescribed.7 Those consumingpyridoxine in doses of 1 9 per dayor greater should be counseled onthe risks of such a practice.

Other Vitarilins Folic acid in megadose quantities appears to be free of toxicity. The RNI for adults is 175 ~g to no ~g for females and males, respectively.l Reports29 of gastrointestinal distur- bances, insomnia, irritability, and malaise with daily doses of 15 19 bave no~ been verified by subse- quent studies.3O Following oral administration, cyanocabalamin (Vit. B~2) is free of toxicity, proba- bly as a result of saturable absorp- tion from the intestine.~ Following parenteral adminisfration, an acni- form rash may appear.2 This route of administration is unlikely to be used by those taking daily mega- doses of vitamins. Pantothenic add bas been reported to cause diarrhea and water retention at doses of 10 9 to 20 9 per day, the RNI being 5 19 to 7 19 per day.~'2~S Megadoses of vitamins Can be hazardous. In addition, the effect of megadoses of vitamins on other medications is largely unknown. Further study is needed to see what pharmacokinetic and pharmaco- dynaInic interactions result from the concurrent use of megadoses of vitaInins with other pharmacologic agents. Undoubtedly, interactions are ocmrring.3~ Quantities that are easily obtainable with available products may produce symptoms of toxicity in a relatively short period of time. Unfortunately, megadoses of vitamins bave been advocated for the prophylaxis or treatment of a wide range of condi8ons despite lit- tle scientific support. Pharmacists should discourage such therapy and should refer these people to physicians. Inges8ng quantities of vitamins greater than daily require- ments should always be ques- tioned. Only people on highly res- tricted diets (e.g., strict vegetarians) ,,~ ,., :,~ ,,!~~,. ~~r--.l "~I~~~t~,il.,<I! !-,- "~~~:r" . - ments (e.g., hemodialysis) require vitamin supplementation.32 The conspicuous position of pharmacists in the supply of vita- mins and health products provides an exceUent opportunity to educate the public on the proper indications and requirements for vitamins. The public is bombarded by a wide range of information from the lay press resulting in misconceptions about vitamins.2,33 Pharmacists should bave the knowledge to clar- ify these misunderstandings. a References 1. Committee for the Revision of the Dietary Standard for Canada, Recom- mended Nutrient Intakes for Cana- dians. Health and Welfare Canada, Ottawa, i983. 2. WooUiscroft lA. Megavitamins: Fact and Fancy DM 1983;29:i.56. 3. WasonS. ~itan1in A. CHnical Toxicol- ogy Review, Vol. 5. Boston, MA: Mas- sachusetts Po&on Control System, 1982. 4. Baxi SC, DaUey GE. Hypervitaminos& A: A Cause of Hypercalcemia. West J Med 1982;137:429-431. 5. Farris WA, Erdman JW. Protracted Hypervitaminos& A FoUowing Long- term Low-level Intake. IAMA 1982; 247:1317-1318. 6. Hatoff DE, Gertler SL et a1. Hyper. vitaminos& A Unmasked by Acute Viral Hepatitis. Gastroenterology i982;82: U4-128. 7. Krogh CE, ed. Compendium of Phar- maceuticals and Specialties. 20th Ed. Ottawa, Ontario: Canadian Pharmaceu. tical Association, 1985. 8. Olson lA. Adverse Effects of Large Do~s of Vjtamin A and Retinoids. Sem Oncol 1983;10(3):290-293. 9. RusseU RM, Boyer IL et a1. Hepatic Injury From: o1ronic Hypervitaminos& A Resulting in Port~ Hypertension and Asdtes. N Engl Medl974;291:435-44. 10. Davies M, Adams PH. The Continuing Risk of Vitamin D Intoxication. Lancet 1978;2:62i-623. li. Bauer lM, Freyberg RH. Vitamin D Intoxllication with Metastatic Calcifica- tion. IAMA 1946;i30:i208-1215. i2. Shetty KR. Ajlouni K et al. Protracted Vitamin D Intoxication. Arch lntern Med 1975;135:986-988. i3. Anonymous. Toxic Effect of Vitamin Overdosage. Med Lett Drugs Ther i984;26:73-74. 14. Bieri lG, Corash L et al. Medical Uses of Yi~3m. ~n E. ~1J Eng 1 Med i9SJ:3O8: 15. Anonymous. Vitamin K, VitarrUn E and the Coumarin Drugs. Nutr Rev 1982; 40:180-182. 16. Hoffer A. Ascorbic Add and Toxicity. N Eng 1 Med 1971;285:635-636. 17. SestUi MA. Possible Adverse Health Effects of Vitamin C and A~orbic Acid. Sem Oncol 1983; iO:299-3O4. i8. Ringsdorf WM, Cheraskin E. Nutri- tional Aspects of Urolithiasis. South Med 1 i98i;74:4i-43. 19. MUls C. Thiamine Overdose and Tox- idty. IAMA 194i;i16:210i. 20. DiPalma lR, Ritchie DM. Vitamin Tox- icity. Ann Rev Pharmacol Toxicol 1977;17:in-148. 21. Alhadeff L, Gualtieri T et al. Toxic Effects of W ater Soluble Vitamins. Nutr Rev 1984;42:n-40. 22. Mosher LR. Nicotinic Add Side Effects and Toxicity. A Review. Am 1 Psy- chiatry 1970;126:U90-1296. 23. Coronary Drug Project Research Group. Clofibrate and Niadn in Coro- nary Artery Disease. IAMA i975;231: 360-381. 24. Sugerman AA, aark CG. laundice Fol- lowing the Administration of Niacin. JAMA 1974;228:202. 25. Patterson DI, Dew EW et a1. Niacin Hepa~tis. South Med 1 1~;76:239-241. 26. Schaefer EI, Levy RI. Pathogenes& and Manage of Lipoprotein Disorders. N Eng 1 Med 1985;312:1300-1310. 27. SchaumburgH, Kaplan 1 et a1. Sensory Neuropathy from Pyridoxine Abuse. N Eng 1 Med 1983;309:445-448. 28. Dalton. K. Pyridoxine Overdose in Premenstrual Syndrome. Lancet 1985; 1:1168-1169. 29. HunterR, Barnes 1 et a1. To~ty of FoHc Acid Given in Pharmacoio~c Do~s to Healthy Volunteers. Lancet 1970;1: 61-63. 30. Sheehy TW . FoHc Add: Lack of Toxic- ity. Lancet 1973;1:37. 31. Guay DRP. Drug-nufrient Interactions. Can Pharm 1 1985;118(7):336-340. 32. Anonymous. Vitamin Supplements. Med Lett Drugs Ther 1985;V:66-68. 33. Bright-See E. "Doctor, Should 1 Take Vitamins7" Can Fam Physician 1983; 29:2359-2364. More pharmacists read the Canadian Pharmaceutical Journal than any other pharmacy wonder


[Des scientologues allemands ou français se fournissent en vitamines aux Pays-Bas. Les dosages sont considérées excessifs.]
Honte à ceux qui disent du mal des vitamines

Le Dr Mattias Rath vend des préparations controversées.

Il accuse ses opposants de crimes genre "génocide".

by Klaus Koch

Munich, Germany
3/8 2000
Süddeutsche Zeitung

Les stocks devraient être achevés depuis longtemps, mais l'internet aporte une nouvelle vie à cette invention des temps anciens. Dans les pages du Dr Mattias Rath, on trouvera une douzaine de journalistes, politiciens et capitaines d'industrie accusés de divers crimes sous des affiches "Recherché pour...". Les crimes? Génocide, meurtre et graves blessures. Les recherches électroniques laissent entrevoir l'autre visage de cet homme qu'on aperçoit souvent sur des affiches rouges dans nombre des grandes villes allemandes. On peut y lire: "Des millions de gens disent merci, Dr Rath." Il aurait "dévoilé les plans du cartel pharmaceutique, lequel voudrait effacer dans le monde entier les thérapies vitaminiques et autres procédés de soins naturels."

Ce que le médecin de 45 ans a surtout fait, c'est de rendre les choses trop évidentes pour qu'on les ignore. Plusieurs tribunaux et le Ministère de la Santé s'occupent d'un patron qui distribue sa douzaine de préparations survitaminées depuis Almelo aux Pays-Bas, à quelques kilomètres de la frontière allemande. Sa campagne d'auto-glorification par voie d'affichage est sans précédent en matière de publicité pour les vitamines dans notre pays. Rath croit avoir mérité des "merci" pour l'influence qu'il aurait eue lors d'une conférence d'une commission des Nations Unies qui s'est tenue à Berlin. Cette conférence date de Juin, et fut organisée par l'Institut Fédéral de Protection de la santé du Consommateur (BgVV, on a parlé des valeurs limite des vitamines vendues dans le comemrce libre. Si Rath n'avait pas été dans l'affaire, l'Allemagne aurait recommandé des valeurs relativement modérées. D'après l'Institut des Médicaments de Berlin, nombre des ses préparations contiennent de telles doses que l'agence les a classées parmi les "médicaments sur autorisation", si bien qu'il ne peut les vendre librement. Pour obtenir l'autorisation, Rath aurait du soumettre des études démontrant l'efficacité de ses préparations et l'absence de risques.

Du fait que Dr Vitamines ne l'a pas fait, le tribunal d'état de Berlin a émis un ordre restrictif temporaire lui interdisant de distribuer ces préparations. Trois autres tribunaux sont encore sur l'affaire. Rath passe outre ces décisions en vendant via Internet et par l'intermédiaire d'une réseau de consultation séparé.

Et il continue à mener sa bataille contre les règles allemandes sur le front légal. Rath prétend que les valeurs limites ne sont qu'une invention des groupes pharamaceutiques pour protéger leurs médicaments "inefficaces et même dangereux" dans l'unique but de faire du profit. "Nous nous considérons comme le Greenpeace de la Santé", disait son porte-parole. Il semble que cela ne soit pas tombé dans les oreilles de sourds des consommateurs allemands: Rath aurait 150000 clients en Allemagne.

Alors que les scientifiques auraient aimé recevoir quelque preuve que des produits naturels pourraient retarder les attaques cardiaques ou le cancer d'un an ou deux, Rath promet des résultats presque magiques de ses préparations: "sa percée médicale" "a déjà sauvé les vies de milliers de patients", dit-il: "les crises cardiaques seront pratiquement inconnues des générations futures".

Il n'existe pas d'études en donnant la preuve. Roth Grossklaus, directeur de BgVV poursuivi par Rath, croit donc que les promesses du docteur sont risquées: "Si des gens ayant des maladies de coeur croient pouvoir se passer de leur médication en se fondant sur les promesses de Rath, leur foi pourrait fort bien leur retomber dessus."

back

Retour index général

retour index textes officiels