LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

Le tribunal entend que la scientologie est "une secte nuisible"; il est aussi question de lavage de cerveau et de langage de haine envers ceux qui s'en vont

Court listens someone who characterizes scientology as an evil cult . One hears also that it is using fair game and brainwashing

 
East Grinstead Observer
13 juin1968

La scientologie qualifiée de "secte nocive" devant le tribunal
Debbie Winsor


Un ex-scientologue qui avait quitté le mouvement dégoûté l'a décrit "secte nuisible" devant le tribunal d'East Grinstead.

Maurice William Johnson de South Shields County Durham a expliqué au tribunal que depuis qu'il avait quitté le mouvement en juin 66, il avait été persécuté par l'orgnaisation scientologique et avait reçu plus de cent lettres abusives des scientologues.

Un de ceux qui lui avaient écrit alors qu'il était membre de ce mouvement a dit à la Cour qu'il se sentait comme sous contrainte subconsciente en le faisant.

M. Johnson a plaidé non coupable face à une demande faite par Herbie Parkhouse, de la part de l'église de scientologie, selonn laquelle il leur aurait volé un blazer et deux pantalons, propriété de l'église. [note du traducteur: il s'agit d'uniformes pseudo-militaires de la Sea Org, l'organisation de commandement "religieux" de la secte]

La plainte a été démise après deux heures d'auditions.

Mr. N.A. Medawar, poursuivant, expliqua que M. Johnson avait été employé à St Hill d'Août 65 à juin 66 et qu'on lui avait remis ces vétements qu'il devait rendre s'il partait. Il avait omis de le faire et refusé ensuite de plier.

Mr. Parkhouse, d'East grinstead, officier de prosélytisme de St Hill Manor expliqua que le département d'éthique lui avait demandé d'exiger la remise des biens.

Il avait démis M. Johnson de ses fonctions en juin 66 lorsqu'il avait découvert que celui-ci ôtait les lettres de réclamation des fichiers personnels.

On montra une copie du journal scientologique The Auditor à M. Parkhouse. Ce journal contenait une liste des personnes "suppressives pour la scientologie". On y trouvait le nom de M. Johnson, déclaré de surcroît comme étant "fair game" (gibier de potence", ndt)

Lorsqu'on demanda à M. Parkhouse ce que signifiait "fair game", il répondit "cela signifie que je ne suis pas obligé de porter assistance à cette personne en tant que scientologue ou en tant qu'être humain".

La scientologue Monica Qualino, d'East Grinstead, expliqua avoir connu M. Johnson et l'avoir vu avec le blazer à St Hill.

On lui montra l'article disant que Johnson était déclaré "ennemi de l'humanité, des planètes et de toute la vie"

Elle nia que les gens ainsi catalogués fussent persécutés.


Nombre de scientologues attestèrent ensuite que M. Johnson avait bien eu les vétements et qu'il ne les avait pas rendus en partant.

Avant que M. Tavroges ouvre le dossier, il signala au magistrat le fait qu'un homme filmait les débats dans le tribunal.

Le Président Antony Evans donna l'ordre de ne pas prendre de photos dans l'enceinte du tribunal.

M. Johnson écrivit alors son adresse réelle pour les juges; on lui avait permis de ne pas le dévoiler publiquement.

FICHIERS CONSERVES

Il expliqua que son job consistait à s'occuper des dossiers. Il avait commencé à travailler à St Hill en pensant que c'était une organisation ordinaire. Début 1966, il reçut une lettre de M. Hubbard expliquant que tout les employés hommes devraient porter l'uniforme.

Ayant reçu l'uniforme, il constata qu'il ne lui allait pas et l'avait rendu. Il ne l'avait jamais porté.

"Ayant constaté ce qui se passait là, il s'en était dégoûté et avait démissionné. Le 24 juin 66, il avait été expulsé des locaux sous escorte et on ne lui avait pas parlé de l'uniforme, ni demandé de le rendre.

Il expliqua ensuite à la cour avoir reçu des lettres de scientologues disant qu'ils "avaient été déconnectés" de lui.


On tendit au président un tas de ces lettres; il dit "C'est un tas impensable; nombre d'entre elles sont exprimées de façon violente et paraissent contenir un thème de haine"

M. Johnson indiqua qu'il était habituel que les gens quittant le mouvement reçoivent des lettres de ce genre. Pour revenir au mouvement, un membre l'ayant quitté devait en effet écrire de telles lettres "déconnectant" de ceux qui avaient quitté la scientologie.

Il a dit que cela se produisait quand un étrudiant était traité.

C'est alors que M. Evans fit observer que cela paraissait être un genre de lavage de cerveau.

"CONSPIRATION DE MENSONGES"


Monsieur Johnson ajouta qu'il considérait Parkhouse comme nocif et préparé à mentir sous serment.

"C'est là une conspiration pour me faire inculper de crimes", dit-il.

Mr. David Cunningham, de Launceston Gardens, Perryvale, Middlesex, indiqua qu'il était ancien scientologue ayant été déconnecté du mouvement.

Il indiqua avoirt connu M. Johnson depuis des années et ne jamais l'avoir vu avec un blazer scientologique.

Il considère que le terme de fair-game veut dire que les autres membres du groupe scientologue peuvent s'opposer à la personne qui est déclarée fair-game. Il avait écrit une telle lettre à M. Johnson comme condition préalable pour rejoindre le mouvement dont il n'était plus membre alors.

"J'étais sujet à un genre de contrainte subconsciente, sans quoi je ne l'aurais pas fait", a-t'il dit.

M. Evans, avant de démettre l'affaire, indiqua que la définition de fair-game donnée dans le dictionnaire disait qu'il s'agissait des "moyens de poursuites et attaques légitimes".


ENGLISH PART


East Grinstead Observer
June 13, 1968

Scientology is slammed in court as 'evil cult'

by Debbie Winsor

Scientology is slammed in court as 'evil cult', East Grinstead Observer, June
13, 1968

A former Scientologist who left the movement 'in disgust,' described it at East
Grinstead court on Monday as an 'evil cult.'

Maurice William Johnson of South Shields County Durham, told the court that
since he resigned from the movement in June 1966, he had been persecuted by the
Scientology organization and had received over 100 letters of abuse from
Scientologists.

A man who wrote one of the letters to Mr. Johnson while he was a member of the
Scientology movement himself told how he had written it while under a form of
subconscious duress following a period of processing at Saint Hill Manor, East
Grinstead.

Mr. Johnson pleaded not guilty to a summons brought by Mr. Herbert George
Parkhouse on behalf of the Church of Scientology of California, that he stole a
blazer and two pairs of trousers, the property of the Church of Scientology.

After a hearing lasting over four hours, the summons was dismissed.

Mr. N.A. Medawar, prosecuting, said Mr. Johnson had been employed at Saint Hill
Manor from August 1965 to June 1966 and had been issued with the blazer and
trousers as a uniform on the understanding that when he ceased this employment
he should return the clothing. He failed to do this and subsequently refused to
do so.

Mr. Parkhouse, of Hermitage Road, East Grinstead, a dissemination officer at
Saint Hill Manor, said he had been requested to issue the summons by the ethics
department.

In June 1966 he had dismissed Mr. Johnson from his position in the central
filing department when he had found him taking letters of complaint from
personal files.

Mr. Parkhouse was shown a copy of the Scientology newspaper 'The Auditor' by
Mr. Harold Tavroges, representing Mr. Johnson, which, it was pointed out,
contained a list of people described as 'suppressive to the Scientology
movement.' The list included the name of Mr. Johnson and also stated that Mr.
Johnson was 'fair game.'

Asked what in his opinion 'fair game' meant, Mr. Parkhouse said: 'It means I am
not obliged to give him any help or assistance or to do anything for him either
as a Scientologist or as a human being.'

Mrs. Monica Qualino, a Scientologist, of Coronation Road, East Grinstead, said
she had known Mr. Johnson and had seen him the navy blue blazer at Saint Hill.

She was shown a further article which claimed Mr. Johnson to be 'an enemy of
mankind, the planets and all life.'

She denied that such people were persecuted.

A number of Scientologists then gave evidence that Mr. Johnson had been issued
with the blazer and trousers and had left Saint Hill without returning them.

Before Mr. Tavroges opened his case, he brought to the magistrate's attention
that a man accompanying the Scientologists had been sitting in the precincts of
the court with a camera.

The chairman, Mr. Antony Evans, directed that on no account should any
photographs be taken in the precincts of the court.

Mr. Johnson then wrote down his exact address for the bench. He had been
permitted not to disclose it in court.
v MAINTAINING FILES

He said his job had been to maintain the files. He had started work at Saint
Hill thinking the organization was a normal one.
v Early in 1966 he received a letter from Mr. Ron Hubbard stating that all male
staff would be required to wear a uniform.

On receiving the blazer and trousers he found they did not fit and had returned
them. He had never worn them and had never seen them since.

'After seeing what was going on there, I became so disgusted with it that I had
to resign. On June 24, 1966, I was escorted from the premises and nothing was
mentioned about a uniform and I have never had any request to return it,' he
said.

Mr. Johnson then told the court of the letters he had received from
Scientologists stating that he had been 'disconnected' from them.

A bundle of these letters was handed to the chairman who said: 'This is an
incredible bunch of letters; much of it is written in violent language and they
appear to contain a theme of hate.'

Mr. Johnson said it was quite normal for people leaving the movement to receive
letters like this. It was a condition of re-entry into the movement that a
member must write a letter disconnecting himself from someone who has left
Scientology.

He said this would happen while a student was being processed.

At this point, Mr. Evans remarked that it sounded like a form of brain-washing.


'CONSPIRACY OF LIES'

Mr. Johnson added that he considered Mr. Parkhouse to be an evil man who would
be prepared to lie on oath.

'This is a conspiracy of lies to have me convicted on a criminal charge,' he
said.

Mr. David Cunningham, of Launceston Gardens, Perryvale, Middlesex, said he was
a former Scientologist who had been disconnected from the movement.

He said he had known Mr. Johnson for a number of years and had never seen him
wearing a Scientology blazer.

He considered the term 'fair game' to mean that a person can be worked against
by other members of the Scientology group. He had written a letter of
disconnection to Mr. Johnson as an obligatory condition of his re-joining the
movement, of which he was now no longer a member.

'I was under a form of sub-conscious duress, otherwise, I wouldn't have done
it,' he said.

Before dismissing the case Mr. Evans said the dictionary definition of fair
game, which was the one he accepted, meant 'a legitimate means of pursuit and
attack.'



Retour sous index correspondant à ce type de texte : presse générale