Reed Slatkin, Earthlink, Scientologie and c°: une sacrée escroquerie par un "super-scientologue"

Résumé? ici...


PS: On s'amusera à constater que dès que l'affaire en question a été connue du public (et non pas quinze jours avant, lorsqu'elle fut probablement connue des scientologues eux-mêmes), la secte a fait disparaître toute mention du nom de Slatkin sur ses sites.



Original anglais du Los Angeles Times:


http://www.latimes.com/news/front/20010514/t000040531.html


(résumé de l'article).

Monday, May 14, 2001

A la pèche aux solutions dans le puzzle Slatkin

By LIZ PULLIAM WESTON, Times Staff
Writer

Le gourou en investissements Reed E. Slatkin a fété son anniversaire en compagnie de stars comme Kevin Costner et Arnold Schwarzenegger en 1999, ainsi qu'avec quelques 150 invités.

C'était incroyable, explique Doug Neuman, co-investisseur avec Slatkin. Les stars ne connaissaient pas Slatkin, mais la vidéo qui fut projetée montrait les liens tissés par Slatkin pour ses investissements.

Hélas, la joie est de courte durée. Les Hollywoodiens, entrepreneurs Internet et autres confiants qui ont passé des centaines de millions de dollars à Slatkin essaient désormais de savoir où a passé leur argent. La Commission des Sécuriés et Echanges enquète pour escroquerie aux placements. Slatkin doit aussi faire face à des poursuites lancées par des investisseurs et a déposé sa demande de faillite voici quinze jours. Le FBI a fait une saisie vendredi, mais n'a pu pour l'instant découvrir qu'une fraction de l'argent que contrôlait Slatkin. Les plaintes des investisseurs démontrent qu'il pourrait y avoir plus de 4 milliards de F dans l'affaire (600 millions de dollars).

Les enquèteurs pensent qu'il pourrait s'agir d'un des plus importants "schèmes Ponzi" jamais rencontrés (= repaiement d'intérêts ou de dividendes grâce à l'argent des nouveaux investisseurs).

Slatkin ne nous a pas rappelé suite aux demandes d'éclaircissement. Ses amis de longue date espèrent encore que Slatkin, bon père de famille, activiste civique, et chef spirituel, peut n'avoir fait aucun mal.

Neuman dit "Ce n'est pas le Reed que je connais"...

Ces amis rappellent qu'il n'a pas commencé comme gourou en investissements, mais que sa première passion fut la scientologie. Son intérêt daterait du décès de son père alors qu'il avait 14 ans. Il a passé par scientologie St Hill en Angleterre.

Il a obtenu un diplôme avec félicitations de l'université du Michigan en 1974, étudié les langues asiatiques à Berkeley, s'est engagé comme membre du staff du centre des célébrités et est devenu ministre de l'église.

Les semaines de travail qui n'en finissaient plus et le non-salaire eurent raison de sa décision; en 1983, il commença à apprendre les lois du marché par leçons d'un autre scientologue. Il emménagea dans une maison de quelques pièces avec sa famille - il a deux garçons, et se servit du garage transformé comme bureau pour ses investissements. En 85, il travaillait pour un petit groupe de scientologues "amplifiant leurs efforts pour l'église" dit-il.

On disait aux investisseurs que leurs sous étaient redirigés vers d'autres investisseurs achetant des actions. Comme les relevés gonflaient régulièrement, ces investisseurs expliquent qu'ils donnèrent de plus en plus de fonds à Slatkin, et encouragèrent leur famille et relations à faire de même.

"Il ne promettait rien qui ait l'air impossible," - juste assez pour qu'on n'ait pas envie de retirer l'argent, explique Michael Stoller, avocat pour un investisseur.


Il achète une seconde maison à Santa Barbara

En 93, la famille déménage dans une propriété de la zône du Hope Ranch à Santa Barbara - on y trouve un lac des cygnes, un golf, des chènes. Mais il conserva sa maison de Goleta comme bureau.

Les investissements de Slatkin ne disparurent pas tous. Il dit s'être essayé à plusieurs reprises aux investissements à haut risque. Il acheta par exemple 20 % des actions d'une affaire " Havenwood Ventures Inc", qui devait bâtir un parc à thèmes (lequel ne vit jamais le jour).

Mais ces investissements à risques marchèrent mieux en 1994, quand il fut contacté par un scientologue, Kevin O'Donnell, qui lui fit investir auprès d'un autre jeune scientologue nommé Sky Dayton, 22 ans, qui désirait monter une affaire autour d'internet. Slatkin investit 75000 dollars. Or, Earthlink Network allait devenir le troisième fournisseur d'accès national.

Les actions de Slatkin valaient 122 millions de dollars en février 2000. Et lui fournissaient un accès à d'autres grands investisseurs. Ce qui lui donna une image stellaire d'une grand investisseur doublé d'un dirigeant de société qui réussissait.

Quatre dirigeants de Earthlink lui donnèrent de l'argent à investir, dont Dayton, Charles Garry Betty, ainsi que divers bénévoles s'occupant d'organismes sociaux par ailleurs.

Slatkin atteignit alors Hollywood - grâce à ses liens scientologues, ainsi que l'investissement O'Donnell en 99, une société de production cinématographioque dirigée par Armyan Bernstein.

La clientèle de Slatkin toucha des cabinets d'avocats, de comptablité, des fonds de pension et de tas d'investisseurs privés. Certains y mirent moins de 100 000 dollars, d'autres dépassant 10 millions.

Alice Wintz, paralysée qui a investi environ 1,5 million reçus des assurances après accident de voiture et les frais d'école de ses enfants, craint que l'argent ne revienne pas. "C'est tout ce que j'avais, explique Wintz, qui se déplace en voiturette. Elle était présente lors de la réunion des créditeurs qui s'est tenue la semaine passée.

En 99, Slatkin maniait au moins 230 millions pour plus de 500 investisseurs. Il avait expliqué qu'il ferait "la faveur" de s'occuper de leur argent à ses clients - mais demandait habituellement 10 % pour prix de cette faveur.


Les comptes de réassurances étaient liquidés


De janvier à décembre 2000, Slatkin et ses avocats ont garanti à l'enquèteur de la SEC que les comptes étaient liquidés et qu'ils rendaient l'argent aux investisseurs. Le 27 décembre 2000, il indiquait en avoir fini et répétait la même chose dans une lettre du 29 mars à la SEC. Ce n'est pas ce que les centaines d'investisseurs de Slatkin apprirent. Des centaines de millions de dollars sont encore dues.


Lors d'entretiens et de poursuites devant les tribunaux, les investisseurs indiquèrent aussi qu'ils commencèrent à avoir des problèmes pour sortir l'argent de leurs comptes au moment où les valeurs start-up s'effondrèrent - en mars 2000.

Slatkin reçut cependant de nouvelles sommes - 64 millions de $ de nouveaux dépôts entre septembre 99 et septembre 2000, et il chercha activement de nouveaux clients jusqu'en février de cette année. Le service des faillites US pense que plus de 600 millions pourraient être disparus.

Premières plaintes le 12 avril

Le SEC explique que Slatkin avait vraisemblablement monté un "schème Ponzi", opération où les nouveaux investisseurs paient les intérêts et le principal des anciens.

Les enquèteurs ne savent pas pour l'instant ce que Slatkin avait investi ni où est passé l'argent.

Le 12 avril, les investisseurs ont déposé une première plainte sur les trois, l'accusant d'escroquerie pour ne pas leur avoir rendu quelques 35 millions de dollars.

Slatkin a démissionné du conseil de Earthlink le 26 avril et demandé la protection de la loi sur les faillites, estimant les dettes à 100 millions de dollars et les disponibilités à 50 millions.

Vendredi, les agents du FBI et de l'IRS faisaient une descente aux bureaux de Slatkin à Goleta. Le SEC obtenait un ordre de gel des comptes par le tribunal, sur la base d'investissements frauduleux effectués depuis 1985.

Le SEC a trouvé moins de 30 millions de $ sur les comptes de Slatkin. Les comptes en Suisse que Slatkin prétendait contenir 585 millions de plus n'existent pas, semblerait-il.

On ignore combien de cet argent confié pourra être récupéré, explique Richard Wynne avocat de Slatkin.


[Note : Un autre article indique que certains créanciers ont reçu d'énormes sommes d'argent, 120 millions de dollars et 240 millions. Le Webmaster, Roger Gonnet, estime qu'il est probable que ce sont les scientologues et la secte elle-même qui ont été remboursés avec de gros intérêt, mais ce n'est là qu'une opinion qu'aucun fait ne permet pour l'instant d'affirmer avec certitude. Cela ferait en tout cas de la secte un complice possible dans l'escroquerie gigantesque.]

Par ailleurs de nombreux autres "scientologues avancés" ont été impliqués dans des escroqueries d'importance, la secte n'étant pas blanche. Voir par exemple:


Revenons sur la dernière escroquerie d'un très haut scientologue - Reed
Slatkin - qui se trouve désormais face à des centaines de plaignants et des
**milliards de F** de dettes. Slatkin était rappelons-le l'un des fondateurs
d'Earthlink, FAI américain de première grandeur.

Nous pouvons imaginer ici qu'un certain nombre des victimes scientologues
pillées par l'escroc pourraient plaider le lavage de cerveau les ayant
conduites à faire confiance à un "OT 8" - le "niveau de progression
spirituelle le plus élevé jamais atteint dans le monde"? selon la
description de la secte.

On peut aussi se demander ce que l'on va découvrir en matière de dévoiement
possible des circuits financiers par la scientologie, ou de blanchiement
d'argent via des sociétés ayant un ou plusieurs dirigeants scientologues
(dont la célèbrissime "Clearstream" suisso-luxembourgeoise). Rappelons que
Clearstream, 2e société mondiale de "stockage" de titres financiers, est
mise en cause dans des affaires de blanchiment financier et de comptes
secrets, et qu'on aurait constaté qu'elle possède au moins un dirigeant
scientologue - ce qui laisse aussi supposeer que la secte faisait partie des
clients à blanchiement : rappelons qu'en effet, la banque de la secte au
uxembourg avait refusé d'expliquer la provenance des sommes importantes
transitant sur le compte sciento, à la justice française. Bref, qu'ont-ils à
cacher. .

Rappelons aussi l'affaire suisse encore récemment devant les tribunaux:

Un ex-scientologue a escroqué 300 investisseurs de quelques 90 millions de
FF. Il ne veut cependant pas accepter la prison.

Zurich, Switzerland
March 3, 2001
Tages-Anzeiger
http://tages-anzeiger.ch
par Hugo Stamm

Fin des années 80 début 90, des scientologues ont provoqué des pertes
financières partiellement frauduleuses pour un montant de 400 millions. L'un
d'eux, [Kaspar Rhyner], ancien juge et cadre bancaire, a passé vendredi en
Cour Supérieure. Il a écopé de 2 ans et neuf mois de prison ferme.

Son co-défendant de 40 ans, qui était responsable de la programmation dans
l'affaire et écopa quant à lui de six mois en premier lieu, a clairement
expliqué d'emblée: "Si nous n'avions pas été scientologues, nous ne serions
certainement pas ici aujourd'hui, je peux vous le garantir." Cela en tête,
le co-défenseur invisible rôda dans le tribunal: c'est la Scientologie, qui
se retrouve au coeur des discussions ici.

Raison primordiale: l'argent cher joue un rôle pimordial dans
l'organisation.Les deux accusés avaient d'énormes dettes afin de payer
"léglise": 1,4 million et 1,8 million de cours et "services". De plus,
l'avocat avait acheté pour des millions de FF des peintures sans valeur
représentant le fondateur de la secte, Hubbard, et avait amassé des dettes
de 14 millions de FF.

Une "banque Rothschild" fondée...

Une fois que le principal défenseur tomba sur cette source financière
paresseuse et intarissable, il n'y eut plus rien pour l'arrèter. Il partit
en quète d'investisseurs pour le compte d'un homme d'affaires munichois. Les
annonces qu'ils passèrent parlaient de "L'association fédérale des banques
américaines" et promettait des intérêts de 9 à 10 %. Mais on ne trouvait
là-dessous que 2 bureaux portant le nom rassurant de "Banque Rothschild". De
91 à 94, l'intéressé prit l'argent, surtout en liquide, et l'emmena à
Münich. Il empocha ainsi 2,5 millions de commissions de l'allemand. Une fois
le pot-aux-roses découvert, le munichois disparut dans la nature et ne
reparut plus jamais.

Le co-défenseur quadragénaire a travaillé comme technicien informatique pour
le collègue scientologue. Le tribunal de district a estimé qu'il s'agissait
d'une complicité et d'une escroquerie commerciale et a exigé que les
scientologues compensent ensemble pour les torts chiffrés en millions. Ils
ont fait appel, trouvant la sentence trop élevée. Le défenseur principal a
demandé une réduction de sa peine à six mois avec sursis, son co-défenseur
demandant la relaxe.
Il a expliqué avoir fait entière confiance à son partenaire en affaires de
Münich. Il dit n'avoir jamais soupçonné que son partenaire ait pu escroquer
les fonds jusqu'à peu de temps avant l'effondrement.Son avocat a dit que
qu'il y avait un lien avec tous les cours que son client avait pris en
scientologie: il explique que son client a fortement été influencé
mentalement et qu'il a appris à refouler ses doutes. De plus, on dit que ces
cours ont profondément modifié sa structure de pensée.

Son co-défendant et l'avocat de ce dernier ont enfoncé un peu plus le clou.
Ils ont parlé d'incapacité à différencier, de systèmes totalitaires, de
procédures inquisitoriales et de lavage de cerveau. Les juges ont aussi posé
question après question sur la scientologie. Mais n'ont pour l'instant
écarté aucune part de l'accusation.
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Note du traducteur: Il est fort possible que le munichois auteur du
détournement essentiel ait préféré se cacher en scientologie aux USA, où la
direction mondiale l'aurait éventuellement collé au Goulag privé de la secte
en Californie et pourquoi pas, supprimé ou pourquoi pas, on lui aurait sapé
le moral et demandé de se suicider quelque part ailleurs - (voir
http://www.antisectes.net/rpf.htm>


http://news.newspress.com/toplocal/slatkins0621.htm


Les biens de Slatkin sont visés



Investissements: Le Hope Ranch pourrait servir à payer une nuée de créanciers.


6/21/01


Par MARK VAN DE KAMP
Du NEWS-PRESS

Le spécialiste en investissement Reed E. Slatkin, qui a été mis en faillite, pourrait vendre son bien immobilier le Hope Ranch et d'autres propriétés, ainsi que plus d'un million de dollars en oeuvre d'art et en pièces de collection, même son titre de membre du La Cumbre Country Club, si l'équipe du groupe de travail sur les faillites continue à fouiller et à saisir ses biens.


L'équipe en question, menée par R. Todd Neilson de Los Angeles, un fondé de pouvoir nommé par le tribunal, cherche activement à se faire une image exacte des affaires financières avant le 23 juillet et à établir la liste des biens, qui pourront être vendus pour rembourser les créanciers.


Les régulateurs fédéraux disent que Mr Slatkin a escroqué des centaines de personnes pour une valeur d'au moins 230 millions de dollars à l'aide de son affaire d'investissements non déclarée. Les avocats ont répertorié cette semaine les créanciers qui sont au nombre de 850, alors qu'on pensait auparavant qu'ils n'étaient que 500, et ils maintiennent que l'ensemble de la dette pourrait dépasser 600 millions de dollars.


Environ 75 des créanciers habitent le comté de Santa Barbara, d'après les informations déposées devant les tribunaux.


Prélude à une vente possible, le fondé de pouvoir a inspecté le Ranch Hope de Slatkin mercredi, afin d'évaluer l'état des bâtiments. Cette propriété qui se trouve au 4480 et 4484 Via Esperanza vaut 3,4 millions de dollars, mais ces propriétés se vendent facilement à un prix supérieur à ce qu'elles ont été estimées.


Une propriété de Mr Slatkin, dans Santa Ynez Valley d'environ 40 hectares, a été également inspectée.

L'équipe du fondé de pouvoir enquête également sur les procédures pour vendre la carte de membre de La Cumbre Country Club de Hope Ranch de Mr Slatkin, qui donne accès à un golf de 18 trous. Un officiel du club dit que ces cartes valent facilement 100 000 dollars.

L'équipe du fondé de pouvoir a appris que Mr Slatkin possédait de nombreuses pièces de collection, y compris des toiles de Albert Bierstadt et Thomas Hart Benton. Dans une lettre aux avocats de Mr Slatkin, le fondé de pouvoir demande que ces pièces et d'autres, soient immédiatement placées sous séquestre.


Mr slatkin a de lui-même déclaré faillite d'après le chapitre 11 en date du 1er mai, en expliquant que ses dettes dépassaient 100 millions de dollars. Les créanciers, avocats et fondé de pouvoir ont exprimé leur mécontentement quant au fait qu'il n'ait pas obéi aux exigences du tribunal, de fournir la liste complète de ses biens, de ses affaires financières lors des sept semaines qui ont suivi.


L'équipe du fondé de pouvoir essaie activement d'obtenir ces renseignements. De plus, c'est près de 320 cartons de documents concernant Mr Slatkin qui ont été fournis par les agents fédéraux et par l'agence de comptabilité.


Le chapitre 11 permet à un débiteur de rester en possession de ses biens temporairement, le temps qu'il essaie de s'organiser.

Cette semaine, Mr. Neilson a identifié une "liste importante de titres, d'hypothèques et autres notes de frais" qui ne se trouvaient pas dans les comptes et a demandé qu'elle lui soit transmise. Il a également ordonné à 39 sociétés de courtage et à des banques de geler tous les comptes de Slatkin et de lui faire passer tous les biens en liquide, comme en donnait l'ordre le tribunal.


Des centaines de créanciers sont invités le 30 juillet à Santa Barbara, peut-être à l'hotel ou dans le bureau du fondé de pouvoir, pour discuter du procés. Nombre des créanciers, dont certains ont investi plus d'un million de dollars, se demandent combien ils pourront récupérer, leurs avocats les ont avertis qu'il ne pouvait s'agir que de quelques pennies par dollar investi.


Mr Slatkin réside à Hope Ranch depuis huit ans et il est co-fondateur de EarthLink, un important fournisseur d'accès Internet. Il a abandonné son poste au conseil d'administration en avril.

Selon les documents du tribunal, les avocats et les régulateurs, Mr Slatkin, qui n'est pas déclaré en tant que conseiller financier, avait dit qu'il faisait fonctionner un club d'investissement pour ses amis et ses connaissances et que ce n'était pas commercial. Il a commencé ses activités en 1985, en recueillant de l'argent auprès d'amis, de partenaires en affaires et de membres de l'Eglise de Scientologie dont il fait partie.


Les investisseurs ont dit qu'il leur avait promis de gros gains -- parfois 60% l'an -- mais les enquêteurs fédéraux le soupçonnent d'avoir payé certains avec l'argent des investisseurs suivants, un type d'escroquerie connu sous le nom de Ponzi scheme.

* * *

Times staff writers Claudia Eller and Karen Kaplan contributed to this story.


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From: http://www.thestandard.com/article/0,1902,436,00.html



EarthLink Connects
By Michelle V. Rafter
May 28 1998 12:00 AM PDT

The Southern California Internet Service Provider has defied conventional wisdom just by surviving. Now Dayton and Betty are betting
the company on a $180 million deal with Sprint.


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Driving down a steep mountain road after a weekend on the slopes of Big Bear in Southern California, EarthLink Network (ELNK)
founder Sky Dayton and his promising COO candidate, Charles "Garry" Betty, had an unexpected chance to see how well they worked
together. A storm the previous night had covered the road with a slick layer of ice and snow, and the way ahead was obscured by a
swirling blanket of fog.
Although an avid snowboarder, Dayton hadn't brought chains for his BMW M5. He remembers thinking he wouldn't make it off the
mountain. But Betty took charge from the passenger seat and coached Dayton through every mile of icy, hairpin curves.

The 1996 ski trip was the then 24-year-old Dayton's idea of a final interview for Betty, a Georgia native 15 years his senior. Betty
got the job at the fledgling ISP and rose to CEO six months later.

Dayton and Betty may be nearly a generation apart, but their close working relationship lies at the heart of the company's success.
Dayton, an ambitious GenXer who never went to college, started EarthLink on little more than a dream, but it was the industry-wise
Betty who took Dayton's vision and ran with it.

At a time when most consumer ISPs still counted customers in the thousands and analysts regularly issued dire warnings of telephone
companies and cable operators engulfing the industry, the two men transformed EarthLink from a small Southern California outfit to a
national powerhouse. In three years, EarthLink has amassed more than 500,000 subscribers, seen revenue more than triple to $79.2
million in 1997 and watched its stock price soar. Since the company's January 1997 initial public offering, EarthLink stock rose
from $13 to a high of $77 before slipping lately to $58.375, giving it a market capitalization of $610.9 million.

The secret of Dayton's and Betty's success has been equal parts intuition, luck, timing and moxie. Colleagues and analysts credit
Dayton with a keen ability to act early on trends: He leased bandwidth rather than build his own network infrastructure and dropped
prices to $19.95 a month for unlimited access before other ISPs saw the wisdom of flat rates.

Time and again, Dayton and Betty have also found ways to raise cash from public markets and private investors just when they needed
it most. This week, EarthLink expects to close a deal with Sprint that analysts calculate is worth about $180 million in cash,
credit lines and new subscribers. EarthLink is looking to raise another $174 million in a secondary stock offering set to take place
later this month. Fueled by the new funding, analysts believe EarthLink could become the nation's No. 2 consumer gateway to the Net
by 1999.

But questions remain about the future of the EarthLink Sprint (dossier) deal. EarthLink has yet to make a nickel, and won't for at
least another two years because of write-offs associated with the deal, according to analysts who follow the stock. Likewise, Sprint
could prove more of a hindrance than a help to EarthLink. A latecomer to the consumer dial up business, Sprint has seen its Internet
Passport service flounder while the company invested in other areas. And executives at both companies won't rule out the possibility
that Sprint could buy EarthLink after a three-year hands-off period spelled out in their deal.

If Dayton has his way, though, EarthLink will still be independent in the future - and he'll still be running it. "Somebody has to
be out way ahead saying we have a long way to go," he says. "It doesn't keep me up at night, but I do worry. Are we talking to
customers? Is our present technology palatable? Our bread and butter for many years to come will still be getting people connected."

The Internet was relatively unexplored territory when Dayton first caught wind of it in 1993. As a teenager, he had tinkered with
computers - his grandfather was an IBM fellow - and had worshiped motorcycles and fast cars. He hung out with a crowd in Los
Angeles' Los Feliz neighborhood that vowed to be millionaires by the time they were in their 20s.

A practicing Scientologist, Dayton graduated at age 16 from the Delphian Academy, a Scientology-affiliated boarding school in
Sheridan, Ore. But ambition moved him to choose entrepreneurship over college. His first venture was a money-losing coffeehouse
named Cafe Mocha, located on trendy Melrose Avenue in L.A. Dayton's next business was a graphic design shop, started with long-time
friend Adam Walker.

When another friend introduced him to the Internet, Dayton says he spent more than 60 frustrating hours attempting to establish a
TCP/IP connection. The experience sparked an idea for a business: An Internet access provider that would make it as easy as possible
for novices like himself to log on.

To fund the venture, Dayton talked to anyone who would listen, eventually hooking up with two Scientologists who would become his
first angel investors. He raised $100,000 by selling a 40 percent stake to Kevin O'Donnell - the father of a school friend and
founder of Government Technology Services Inc., a Chantilly, Va., computer reseller - and Reed Slatkin, a Santa Barbara, Calif.,
stock trader, financial manager and long-time friend of Walker's family.

Equally important, O'Donnell and Slatkin acted as Dayton's management and financial advisors, filling gaps in his limited
experience. Both O'Donnell and Slatkin remain on the board, and although EarthLink's subsequent private and public offerings have
diluted their stakes, they still hold 7.9 percent and 8.8 percent of the company's shares, respectively. The only shareholders whose
stakes are higher are Dayton, who owns approximately 10 percent of EarthLink shares, and billionaire financier George Soros, who has
acquired approximately 10 percent through several private placements.

In 1994 EarthLink introduced its first sign-on software kit, an all-in-one bundle with TCP/IP, e-mail, a Web browser and other
Internet software that was among the first of its kind. To help run the business, Dayton hired friends and drew on management
courses he'd taken at L.A.'s Hubbard College of Administration International, another Scientology-affiliated school.

Dayton acknowledges the role his Scientology training played in his career: He says it helped him learn new subjects quickly, think
for himself, manage people and structure a growing company.

"I've found that the approaches I started with were totally common sense," Dayton says. "Every good manager applies them anyway."

In EarthLink's early days, some employees objected to the company's Scientology techniques and the company drew suspicion after the
Church's controversial role in cases involving free speech on the Internet.

But EarthLink's Scientology influence waned as the company grew, according to people who worked there at the time. The change became
most apparent, they say, after Dayton hired Betty, a veteran corporate exec who had run networking-software company Digital
Communications Associates and had held management posts at modem-maker Hayes Microcomputer.

Acquaintances such as Linwood A. "Chip" Lacy, an EarthLink director and investor since 1995, credit Dayton with a maturity beyond
his years, comparing him to computer wunderkind Michael Dell, who started Dell Computer while an undergraduate. The best indicator
of Dayton's maturity was his decision to hire Betty when the company was still small, says Lacy, former co-chairman of computer
distributor Ingram Micro.

"We've all dealt with founders who can't make that transition, but he wanted this company to fulfill its destiny," Lacy says.

Dayton's admirers also credit him with the prescient decision not to invest in building his own Internet network. While other ISPs
were spending precious capital erecting modem banks and high-speed fiber-optic lines, Dayton figured EarthLink was better off buying
access from IP backbone wholesalers and spending its money snagging customers.

In 1995 EarthLink signed a wholesale bandwidth agreement with UUNET, instantly transforming itself into a national provider and
giving itself an endless supply of bandwidth. EarthLink immedately cut its monthly fee to $19.95 for unlimited access, the first ISP
in the country to offer a cheap, all-you-can-eat dial-up plan. Later EarthLink signed a similar wholesale access contract with
PSINet, bringing the number of dial-in numbers it offers to 1,100. As part of the Sprint deal, Sprint will become EarthLink's third
access provider, adding 200 access numbers.

By 1997 most consumer ISPs had gotten out of the once-novel Internet backbone business and leased capacity from major providers such
as UUNET (dossier) or MCI. With high-speed cable modem and digital subscriber line (DSL) technologies around the corner, it now
makes more sense than ever for consumer ISPs to be "network agnostic," says Forrester Research analyst Kate Delhagen.

In many ways, Dayton and Betty are opposites. Tall and lank, with close-cropped brown hair, Dayton, now 26, is guarded in
conversation and is well known as the company's resident worrier. "I worry about everything," he says. Betty, 41, is more jovial and
open.

For the past two years, Dayton has played Mr. Outside to Betty's Mr. Inside. Dayton represents EarthLink on the Internet conference
circuit while Betty handles the company's day-to-day operations. One week in April found Betty in his office while Dayton flew to
Washington, D.C., to lead the president and first lady through the EarthLink sponsored Webcast of the White House's annual Easter
Egg Roll.

"I'm the original user of our service," he says. "I go home at night and use it. I dial in via modem. I use ISDN. I worry about all
of the long-term stuff, the high-speed access and R&D stuff."

These days Dayton, whose stake in EarthLink is worth about $100 million, is enjoying the fruits of his labors. He bought himself a
silver 1997 Porsche Twin Turbo last fall and recently gave his mom a Toyota RAV4. In February Dayton and his wife, Arwen, a budding
screenwriter and novelist, paid $1.9 million for a 6,400-square-foot, 1920s-era mansion in Pasadena, Calif.

But financial success hasn't left much time for hanging out with his old buddies. "A lot of the guys he used to spend time with
wonder what happened to him," says Walker, Dayton's one-time business partner. "He's joined the big-business gang. That's one of the
sacrifices anyone has to make."

When Betty joined EarthLink in 1996, the company had 30,000 subscribers and was growing at a rate of 15 percent to 20 percent a
week. Despite Dayton's best efforts, the frantic pace made for virtually nonexistent financial controls, Betty says.

"They didn't know how much cash they had," he says. "They didn't know how much they needed, how much they owed."

Over the following six months, Betty installed the kinds of accounting and financial systems he'd used to manage larger, public
companies like Hayes Microcomputer. The corporate makeover helped EarthLink tap investors for the capital it desperately needed to
continue growing.

Betty logged 80 to 100 hours a week and claims he was hooked on the company's pace from the moment he stepped into the company's
first office. "I go in to meet Sky, and there's 200 people in this little bitty building, and the electricity is just incredible,"
Betty remembers. "There's nothing like being in the excitement of a start-up."

Before Betty's arrival, EarthLink had raised $4.4 million from existing and new investors to promote its national status after the
UUNET deal. But the company burned through the money in a five-month marketing blitz.

In subsequent private placements, EarthLink raised $22.7 million, including investments from Soros, before its $26 million public
offering in January 1997. In September the company raised another $15.4 million in a private placement, with $5 million coming from
Soros' investment arm, Soros Fund Management.

To continue its expansion, however, it needed more funding. Betty and Dayton spent the first half of 1997 talking to the Baby Bells
about marketing partnerships but came away empty handed. Then, in September 1997, EarthLink director Sidney "Sam" Azeez, asked his
friend Carl Peterson, president and general manager of the Kansas City Chiefs, to pass the word to Sprint Chairman William Esrey,
another Peterson buddy, that EarthLink was looking to do a deal.

Esrey liked the idea and set the wheels in motion for a meeting between top EarthLink and Sprint execs, which took place in Sprint's
Kansas City, Mo., headquarters on Halloween. Within a month, Esrey and top Sprint Internet managers were in Dayton's office
finalizing negotiations, and the deal was announced Feb. 11 of this year.

"They had the scale we were looking for and the strategy and direction right in sync with where Sprint wanted to go," says David
Owen, Sprint's Internet marketing director. " #91;Sprint] customers will be very happy because they'll get a better product than
what we provided and equal to one we thought it would take us 12 to 18 months to get to."

Sprint will pay $4.2 million for 10 percent of EarthLink stock, extend it a three-year, low-interest $100-million credit line and
become EarthLink's third access provider. Sprint will also hand off to EarthLink its 130,000 Sprint Internet Passport customers.
Sprint promises to deliver another 750,000 customers over the next five years through a joint marketing program.

In exchange, Sprint also picks up 4.2 million restricted, nonvoting shares (in addition to EarthLink common shares), giving it an
aggregate 30 percent stake in the ISP, as well as two seats on EarthLink's board, to be filled by Esrey and Patti Manuel, head of
the $14.8 billion company's consumer long-distance division.

Once the deal closes, Sprint's 2,000-person telemarketing staff will pitch "EarthLink-Sprint" Internet access to long distance
customers and prospects. Beginning in the fourth quarter, EarthLink-Sprint Internet access will be featured in Sprint TV
commercials, possibly including those starring celebrity pitchwoman Candice Bergen.

Analysts expect additional subscriber revenue from the deal to kick EarthLink's operations into the black by year-end. But because
EarthLink will write off an undisclosed amount of goodwill associated with assets exchanged in the pact, the company will continue
to show a net loss for another two years, analysts and company officials predict. In the quarter ended March 31, EarthLink lost $6.4
million on revenue of $29.2 million, compared with a $8.4 million loss on revenue of $15.7 million in the same period last year. In
1997 EarthLink lost $29.9 million on revenue of $79.2 million, compared with a $31.1 million loss on revenue of $32.5 million in
1996.

To keep up with its growing customer base, EarthLink has invested more than $23 million in a 10,000-square-foot data center at its
year-old Pasadena headquarters, which can handle the needs of up to 3 million subscribers. EarthLink's customer-support department
is in perpetual hiring mode, and the department accounts for 600 of the company's 1,000 employees.

Ultimately, the big winner in the deal could be Sprint, which had been a distant third behind competitors ATT (T) and MCI in the
consumer ISP business. As part of their agreement, Sprint could buy EarthLink outright at the end of 39 months, if the companies
agree on a price. Sprint officials refuse to speculate on the likelihood of such an acquisition.

"It's a great scenario for Sprint," says Forrester's Delhagen. "Two or three years from now if they realize owning Internet
customers is a valuable proposition - whether they make money or it's a feeder for their core [long-distance] business - that's a
lot of customers for Sprint."

But some question whether Sprint is up to the challenge. "I don't think [adding 150,000 subscribers per year] is a large threshold
to meet. From what they've done in #91;the last] 18 months, they have to be more serious," says Joe Bartlett, a Yankee Group
(dossier) analyst.

Expect to see EarthLink announce more marketing partnerships in the coming months. EarthLink recently unveiled a marketing pact with
the Discover Card unit of Morgan Stanley Dean Witter (MWD) to offer cobranded Internet access to 30 million Discover Card holders.
In an upcoming agreement with the Los Angeles Dodgers, EarthLink will offer "dodgerblue.com" vanity e-mail addresses to baseball
fans.

"This is so fun," Betty says of the Sprint deal. "They've put us on the map."


Les biens et le calendrier Slatkin...
Santa Barbara News-Press
3/31/02
http://news.newspress.com/topsports/033102timeline.htm

TIMELINE

* 22 janvier 49, naissaibnec de Reed Slatkin à Detroit, Michigan

* 1963: le père de M. Slatkin se suicide, celui-ci va vers la scientologie

* 1966: Etudes auprès de L. Ron Hubbard à l'école de St Hill à East Grinstead, Sussex, UK.

* 1973: Déménage sur Los Angeles avec son épouse mary jo et commence à travailler à plein temps pour l'église de scientologie

* 1975: Ordonné ministre de l'église, commence à entraîner d'autres scientologues.

* 1983: Après la naissance de son second fils, déménage à Goleta et commence son apprentissange d'investisseur auprès de son ami et "coréligionnaire" Bob Duggan.

* 1984: Commence à investir et signale certaines années avec des rendements de 100 %.

* 1987: Après avoir aidé des délinquants condamnés, Chris Mancuso, Ron Rakow, à investir l'argent malhonnète de l'escroquerie "Fermes de Culture", il reçoit une note de Mancuso, qui est en prison, "Un jour de plus au Club Fed [eral]" commence la lettre, qui poursuit: "je sais qu'on fera de grandes choses ensemble"!

* 1988 il confesse, dans une note à lui-même, avoir menti sur ce qu'il fait "au lieu de bosser sur la Bourse, j'ai bossé pour faire des fausses déclarations de résultats."

[nota du traducteur: la secte dont il fait partie prétend pouvoir faire cracher le morceau à des criminels etc. Or, elle n'aurait pas même réussi à découvrir l'énorme escroquerie de Slatkin en 12 ou 13 ans? C'est donc que la secte est aussi une escroquerie, car Slatkin était dans les parages des principales organisations mondiales scientologues]

* 1990: " Un associé en affaires, Patriick Gallagher, s'inquiète des affaires menées par Slatkin; et ses programmes d'ordinateur dissolvent toute implication avec lui. Il dit "je crains qu'une inspection des affaires de Slatkin ne révèlent des caractéristiques scabreuses impliquant des irrégularités en matière de règles voursières - et qu'après analyse, cela puisse mener à des poursuites de la part de diverses agences officielles".

* 1993: Il achète deux propriétés à Hope Ranch.

* 1994: Il rencontre Sky Dayton et Kevin O'Donnell, et décide d'investir 75000 dollars dans l'affaire qu'ils fondent, Earthlink. En trois ans, son investissement vaudra 200 millions de dollars.

* 1995: Il explique aux 383 investisseurs de son club que les 133 millions ont fait 77 millions de bénéfices et valent dontc 210 millions de dollars.

* 1997: La Commission Actions et Obligations (SEC) entame une enquète informelle sur Slatkin.

* 1998: Il annonce posséder 50 millions de dollars dans un compte en banque, mais il n'y en a que 3.

* 1999: Il dit à la SEC qu'il liquide son club et rend l'argent aux investisseurs.

* January and February 2000 repeats claim to SEC that he is in the
"process of liquidating accounts," and that "I am not accepting any new
accounts or any money from existing accounts." Il répètre en janvier et février 2000

* February 2000: Associate Chris Mancuso helps set up a telephone line
with a fake Swiss number that, "when you dial the number the line has been
conditioned to provide a truly genuine European ring (nice touch, huh?)"

* January 2000 to May 1, 2001: Mr. Slatkin takes in more than $100 million
from investors instead of closing accounts and returning money as he
promised the SEC.

* November 2000: Gets a $10 million unsecured personal loan from Sidney
Azeez.

* December 2000: Convinces John Poitras to invest an initial $5 million;
he later adds another $10 million to the pot.

* March 30: Mr. Slatkin produces a memo from a Swiss financial firm, NAA,
showing he has $380 million in investment account. Mr. Steadman and his
attorneys make a few phone calls and discover there is no such firm as NAA
in Switzerland.

* April 7, 2001: Sends letter to investors saying: "We are experiencing
delays in our ability to meet your request for withdrawl of funds... Rest
assured your funds are safe and the delay has nothing to do with the
current fluctuation in the market."

* April 13, 2001: Frustrated that he hasn't had his money returned, John
Poitras files suit and Mr. Slatkin's assets are frozen.

* April 20, 2001: Texas foundation manager Stuart Steadman files suit to
get his and his foundation's money $18 million returned. From the
quarterly statements generated by Mr. Slatkin, Mr. Steadman thought the
account had grown to $34 million.

* April 27, 2001: Denise Del Bianco, Mr. Slatkin associate and wife of Ron
Rakow, receives $1.9 million, court records show.

* April 30, 2001: In a meeting at the office of his Los Angeles attorney,
first informs his investors that there's a problem with the money.

* May 1, 2001: Files for bankruptcy.

* May 11, 2001: FBI and IRS raid and search Mr. Slatkin's homes and
offices.

* May 11, 2001: The SEC sues Mr. Slatkin for violating federal securities
laws.

* May 29, 2001: Mr. Slatkin agrees to a consent decree to stop any
investment activity.

* May 30, 2001 FBI searches the New Mexico offices of Mr. Slatkin's
bookkeeper Jean Janu.

* June 1, 2001 a early attempt at a plea bargain is stopped.

* June 24, 2001: FBI and IRS agents raid and search the home of Slatkin
associate Ron Rakow.

* July 30, 2001: The U.S. Bankruptcy Trustee tells 800 investors that
their money is mostly gone. He's assets total perhaps $30 million on debts
that exceed $250 million.

* August 8, 2001: The trustee begins to put Mr. Slatkin's homes and
property up for sale.

* December 14, 2001: The trustee says Slatkin's investment club was a scam
from the start.

* February 28, 2002: The last day for creditors to file claims against the
estate.

* March 25, 2002: More than 500 people and institutions have filed claims
against the estate totaling $817 million.

* March 26, 2002: Reed Slatkin agrees to sign a guilty plea, taking
responsibility for $254 million in losses and admitting to orchestrating
one of the largest Ponzi schemes in history over a 15 year period.

ASSETS

An accounting of Mr. Slatkin's assets listed a value of just $30 million
for the estate, including:

* Hundreds of bottles of wine including four bottles of Mountain
Rothschild valued at $300 each.

* One million shares of EarthLink stock, which has ranged in price from
$4.75 to $18.92 in the past year.

* Three country club memberships: El Caballero Country Club, The Alisal
and La Cumbre Country Club.

* Vehicles: A 2001 Porshe Turbo, 2000 Volvo C70, 2001 Toyota Prius, 1967
Chevrolet Corvette, 1969 Pontiac Firebird, 1998 Lectr golfcart, 1994 Volvo
960, 1995 Jeep Grand Cherokee.

* Properties: Hope Ranch homes at 4480 and 4484 Via Esperanza estimated to
be worth $6 million. Goleta home at 890 N. Kellogg Avenue estimated to be
worth $775,000. Solvang property 3125 Riley Road worth about $400,000.
Undeveloped property in Santa Ynez 1275 Roble Branco Road, Santa Ynez
Valley 100 acres estimated to be worth about $1.6 million. Newport Beach
property 6 Sea Greens, Newport Beach, worth about $1.14 million.
Undeveloped parcels in Ashland, Ore., on Strawberry Lane worth about $5.25
million. Interest in three malls in Tennessee, Florida and Louisiana,
worth about $14 million.









Copyright 2001 Los Angeles Times

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