Quelques preuves de la paranoïa scientologue  

Il est très rare qu'après avoir quitté la scientologie (et même quand on s'y trouve), on parcoure d'affilée une vaste quantité des documents officiels de la secte depuis les débuts jusqu'à la mort d'Hubbard.

C'est ce que j'ai fait depuis des mois: j'ai parcouru des dizaines de milliers de pages des délires hubbardites

Des FOs (ordres de Flag), des OODs (ordres du jour), des "PLs" (lettres de règlements), des HCOBs (bulletins supposément techniques), des SO EDs (directives exécutives de la Sea Org), des LRH EDs (exécutive directives de Hubbard), etc etc.

Résultats sommaires de cette observation:

Hubbard était complètement paranoïaque - on le savait déjà, voici donc simplement quelques éléments supplémentaires.

Il ne pouvait strictement pas supporter que quicionque découvre un moyen de faire correctement n'importe quelle tâche. Il lui fallait s'en méler.

Il fallait impérativement qu'il s'approprie la méthode, qu'il croie l'améliorer en la décrivant dans le plus petit détail , ou qu'il soit le premier à écrire quelque chose sur ce qu'il pensait peut-être "jamais exploré".

En réalité, le nombre de ses emprunts et plagiats est énorme - même l'électromètre, ou les tests de personnalité, ou  les termes scientologie, dianétique, engramme etc ont été inventés par d'autres, mais il lui fallait faire avaler que c'est lui qui en était la "Source".

Hubbard avait-il vraiment de l'imagination? Pour des détails, peut-être, et pour aligner des mots, certainement. Mais sur le fond?

Ce gourou faisait croire qu'il améliorait ses propres méthodes, au moyen de "découvertes fantastiques" et autres exagérations pompeuses, alors qu'il ne s'agissait généralement que de resucées de ses anciens pompages... mais cela avait l'avantage de faire vendre la nouvelle version - toujours aux mêmes clients et à quelques nouveaux:   il allait jusqu'à faire republier de grandes proportions de ses oeuvres sous prétexte de les référencer" ou de soi-disant "fautes de frappe" qui n'existaient pas.

La découverte la plus extraordinaire que j'ai pu constater au cours de ces recherches, c'est que la secte avait exigé de ses anciens qu'ils fassent disparaître les premières versions de "l'encyclopédie" des volumes verts (parue en 1974) pour la remplacer par la version 1991. Un ensemble de plusieurs milliers de F, que les acheteurs devaient ainsi passer à la poubelle afin d'éviter que certains se réfèrent aux anciennes versions -gènantes!- des écrits hubbardiens.

Autre observation:

L. Ron Hubbard était complètement malade-paranoïaque à propos d'argent et de maniement des finances.

Non seulement la grande majorité de ses décisions et écrits avait comme cause profonde le profit, mais comme il était extraordinairement malhonnète dans ce domaine, il ne pouvait imaginer que quiconque à sa solde ne soit pas aussi pourri que lui.  Idem pour la trahison: trâitre comme il l'était, il ne pouvait imaginer que ses acolytes ne le trahissent pas.

Aussi lui fallait-il non seulement insister sur "faites plus de fric", mais il pondait des flopées de règles destinées à surveiller les entrées d'argent, puis surveiller les surveillants des ces rentrées, puis recouper les sources de renseignement sur les finances et inventer d'extraordinaires punitions et maniements punitifs pour toute personne qui recevait ne serait-ce que cent sous supposés appartenir à la secte...

La multiplication des "gang bang sec checks" (vérifications de sécurité sur électromètre avec des gros bras vous hurlant dessus, genre interrogatoires policiers musclés), la manie des vérifications des comptes par des missions lancées depuis les services secrets et les "dictateurs internationaux des finances" démontre à l'envi l'incroyable schizophrénie paranoïaque -- mais attention, ce type savait ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait: c'était un très dangereux psychopathe.

Ces évidences que l'on croise dans son oeuvre sont caractéristiques des paranoïaques, qui craignent tout le monde et tentent de compenser leur insondable terreur d'autrui  et de toute chose en submergeant tous ceux alentour d'ordres, contrôles, surcontrôles, vérifications et vérifications de vérifications absolument pusillanimes et ridicules, tout cette cavalerie monstrueuse ayant pour but final d'empècher les gens de penser et d'agit par eux-mêmes, afin de les dominer complètement et les réduire à l'esclavage.

Pauvre type.

Eléménts universitaires sur la psychopathie d'Hubbard, étude de deux psychiatres: voir ici

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