LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

AFFIDAVIT STACY BROOKS YOUNG N° 1


 
 

(Identité message news anglais originel : de : CTM@CORNELLC.cit.cornel.edu

Sate : 13 Octobre 1994 17 :37 :34 - 0400 ; Reply to CTM@CORNELLC.cit cornell.edu - expéditeur : lrh-l@cornell.edu - Commentaire :LRH-L -)

Copyright © 1994 par Stacy Young - redistribution accordée pour les usages non commerciaux.

Traduction ©1997 par Roger GONNET,

droits de distribution accordés pour les usages non commerciaux.

[notes du traducteur entre parenthèses droites]

Déclaration de Stacy Brooks Young
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Je soussignée, Stacy Brooks Young, déclare ce qui suit :

  1. J'ai plus de dix-huit ans
  2. J'ai été retenue comme expert consultant et témoin expert par le Conseil du Dr Uwe Geertz dans le procès Church of Scientology International contre Steven Fishman et Uwe Geertz, #CV-6426 HLH (Tx) actuellement en cours, pour l'instruction des actions entreprises au Tribunal Central de District du District central de Californie. Ce que je dis ici vient de mon savoir personnel, et, si on m'appelle comme témoin, je pourrai témoigner de manière compétente à ce sujet.
  3. Cette déclaration est soumise afin d 'assister l'action du défendant, le Dr Uwe Geertz, pour obtenir les frais de justice et d'avocat et les sanctions découlant de l'abandon de cette action le 22 Février 1994 [par la CSI, c'est à dire par l'Eglise de Scientologie, Internationale], avec les dommages [que le tribunal voudra accorder au défendant].
  4. Du fait de mes presque quinze années passées en Scientologie, je suis qualifiée pour discuter les règlements, procédures et pratiques de la Scientologie, y compris la question relevant de l'affirmation de la CSI disant qu'elle a été contrainte d'abandonner le cas du fait de " harcèlement " de la part de l'avocat du Dr Geertz, y compris aussi la haine de la scientologie envers la psychologie, la pratique de harcèlement de la scientologie envers ses critiques, ou le traîtement reçu par Steven Fishman à l'organisation scientologique, et le fait que Miscavige et ses adjoints-lieutenants sont les agents dirigeants de la CSI. Mon passé important au sein des échelons supérieurs de gestion de la CSI me qualifie en tant qu'expert.
  5. J'ai été membre de l'église de scientologie pendant près de quinze ans, de Janvier 1975 à Juillet 1989. D' octobre 75 jusqu'à mon départ de l'église, j'étais dans la " Sea Org ", le groupe de scientologues les plus dévoués à l'organisation tout entière. J'ai passé le plus clair de mon temps dans une section très confidentielle de l'église de scientologie connue jusqu'en 1982 sous le nom de " Office du Gardien " et renommée depuis " Office des Affaires Spéciales " (OSA). Cette section de la scientologie s'occuppe de toutes les relations publiques externes, de toutes les affaires relevant des litiges civils et criminels, de toutes les relations avec les agences gouvernementales, comme l'IRS (Fisc américain), et de tous les critiques de la scientologie.
  6. Durant cette période, j'ai acquis une connaissance très étendue des méthodes de conseil scientologues connues sous le nom d'audition (ou auditing), des méthodes de formation des staffs (membres du personnel) et du public scientologue, des méthodes utilisées pour manier les non-scientologues (connus sous le nom de " publics extérieurs ", des méthodes de maniement des anciens membres scientologues et/ou des critiques de la secte, connus sous le nom d'ennemis ou de suppressifs, et des procédures administratives ou de gestion de l'organisation.
  7. Ma rencontre avec la scientologie a eu lieu à la Mission d'Atlanta, en Georgie, où j'ai assisté à une série de conférences d'introduction sur le mental. J'ai reçu quelques auditions de base et pris des cours d'introduction.
  8. J'ai rejoint la Sea Org (Organisation maritime, connue aussi sous les initiales " SO ") à l'organisation avancée de Los Angeles, (AOLA) en Octobre 1975. Pour devenir membre de la SO, on doit signer un contrat d'un milliard d'années afin de prouver sa dévotion à la scientologie et à son but de " clarification de la planète "[le fondateur de la sciento, Hubbard, prétend qu'il existe un état supérieur d'existence, qu'il nomme 'clair', et de là découle le fait de 'clarifier la planète', donc, de lui faire atteindre cet 'état supérieur'] ; vous en trouverez une explication plus loin.
  9. Tous les membres du staff engagés dans la gestion de la scientologie doivent être membres de la sea org. Ils vivent en communauté et sont aux ordres absolus et 24 h sur 24 des lignes de commandements de la Sea Org. On me payait 24 $ par semaine, quand on me payait.
  10. La Sea Org dispose de l'autorité totale sur la scientologie et sur toutes les organisations qui lui sont liées, qu'elles soient à but lucratif ou non lucratif. Elle entrecoupe et croise toutes les frontières de ces affaires distinctes, et peut reprendre sans avertissement les rènes de n'importe quel groupe scientologue. Tout scientologue refusant de se soumettre à l'autorité de la Sea Org est déclaré " personne suppressive " et expulsé de la scientologie.
  11. Tous les scientologues considèrent que la scientologie est la seule méthode pour " libérer " l'humanité. Pour un scientologue, cela signifie devenir " extérieur " au corps physique (" l'extériorisation "), et , de fait, extérieur à tout l'univers physique. Hubbard a en réalité créé une nouvelle catégorie d'humains, pour ceux qui passent au travers de tous les niveaux de l'audition scientologue; ils " transcendent " l'état d'Homo Sapiens et deviennent ce qu'il désignait par " Homo Novis " (semblable au Surhomme Nietschien). Les scientologues pensent qu'une fois cet état atteint, ils seront libres de voyager parmi les galaxies et de libérer d'autres êtres du piège de l'univers physique.
  12. La voie qui sort de l'univers physique s'appelle " le Pont vers la Liberté Totale ". Tout scientologue se trouve sur l'une des étapes de cette voie, et l'on s'attend à ce qu'il continue à grimper les étapes du " Pont ". L'idée, c'est que toute personne sur terre doit sortir de l'univers physique. Les seuls qui ne sont pas compris dans ce projet sont les " suppressifs ", c'est à dire ceux qui ont critiqué la scientologie.
  13. Le Pont est constitué d'une série de procédés et de 'commandements' d'audition spécifiques. La personne qui pose les questions ou donne ces 'commandements d'audition' s'appelle  un " auditeur " ; la personne qui y répond et obéit à ces commandements est nommée un " pré-clair ", car la première étape importante du Pont s'appelle " état de Clair ", et que les " préclairs " ne l'ont pas encore atteinte . Après cela, on passe aux niveaux confidentiels supérieurs connus sous le titre de " niveaux OT ", des initiales de " Thétan Opérant " (théta ou thétan, l'esprit, est le mot utilisé par Hubbard pour définir la personne elle-même, à part de son corps).
  14. Au niveau OT III, il est permis d'accéder aux notes manuscrites d'Hubbard, qui décrivent un désastre immense survenu il y a 75 millions d'années dans ce secteur de l'univers. Le chef de la Confédération galactique, Xenu, a résolu le problème de surpopulation massive et ramassant des milliards et des milliards de gens et en les transportant congelés sur terre, nommée " Teegeeack " à l'époque. On les a placés dans des volcans et on leur a fait sauter des bombes H. Ils ont alors subi des séries d'images ciblées électroniquement, c'est à dire " implantées " dans le mental (on les appelle donc des implants). Une fois l'implant achevé, ces thétans (désincarnés), ont été tranportés à Las Palmas ou Hawaii où ils ont été " agglomérés " en " clusters " (litttérallement ; des conglomérats). Pièce jointe 1, copie des matériaux d'OT III.
  15. Selon Hubbard, l'implant d'OTIII est calculé pour tuer toute personne s'y attaquant avant d'avoir reçu les procédés des niveaux antérieurs en scientologie. Inutile de préciser que la révélation du fait que les gens trimballeraient sur leur corps des milliers ou des milliards de ces êtres désincarnés est d'importance ! Ces " êtres désincarnés ", nommés ici des " Body Thétans - donc Thétans de Corps - ou 'BTs' ", doivent être audités au moyen d'une série de procédés complexes et précis afin de les réveiller et de les faire partir d'eux-mêmes, de leur faire quitter le corps de la personne. L'idée d'arrière-plan, c'est qu'une fois ces êtres débarrassés, on serait capable d'extérioriser , de sortir de son corps comme on veut. Ces BTs peuvent causer des maladies et même la folie si on les perturbe, aussi est-il important de les faire partir assez vite et de le faire complètement. (Voir pièce 2, Ce que l'Eglise de Scientologie ne veut pas que vous sachiez , par Jeff Jacobsen et Robert P.J. Day, ainsi que " le Trip vers la Liberté Totale ", de Jon Atack, pour davantage d'informations sur les pratiques scientologues).
  16. J'étais membre du staff à l'organisation avancée de Los Angeles, d' Octobre 75 à Décembre 78. AOLA est une des quelques organisations au monde où les gens peuvent prendre les services confidentiels de niveau supérieur de scientologie. J'ai audité des centaines d'heures durant des préclairs du public ou du staff afin de les préparer à leurs niveaux supérieurs, les niveaux OT. Ils arrivaient alors au " solo ", c'est à dire au moment où ils auditeraient eux-mêmes leurs 'BTs'. J'ai aussi fait quantité de " vérifications de sécurité " sur des membres du personnel ; il s'agit de méthodes cherchant à faire confesser des crimes aux personnes, en particulier des crimes contre la scientologie.
  17. En 1977, j'eus un nouveau poste : superviseur des internes à AOLA. Je supervisais alors les auditeurs en formation, connus sous le nom d'internes, afin qu'ils obtiennent leur qualification professionnelle d'auditeurs. Pour y parvenir, il me fallait comprendre précisément les routines d'audition, des plus simples aux plus complexes - les " Classes " 6 à 8 - qui sont des niveaux d'expert avancé, et je devais savoir si ces internes se conduisaient en auditeurs convenables.
  18. J'ai ainsi acquis à l'AOLA un niveau d'expertise technique avancé de " terminal technique ", c'est à dire quelqu'un qui a la compétence en matière d'entraînement et d'audition scientologues.
  19. Fin 1977, on m'a transférée à l'US-GO, c'est à dire au Bureau du Gardien pour les Etats-Unis, à Los Angeles ; ceci a duré de Janvier 78 à Janvier 82. Le GO s'occupait des Relations Publiques, des services secrets et des affaires légales de la scientologie.
  20. Du fait de ma formation technique, j'ai eu le poste d'Officier d'Organisation du Bureau des Relations Publiques, et ensuite, de tout le Bureau du Gardien. En tant que OO (Officier d'organisation) mes fonctions impliquaient de manier toutes les affaires de personnel et d'organisation, comme la correction des staffs faisant des erreurs, de s'occuper de ceux qui tombaient malades ou qui subissaient des perturbations, de recruter des nouveaux sur le staff, de promouvoir ou démettre des staffs en cas de nécessité. J'étais responsable de l'établissement et de l'administration correcte du personnel du GO pour les Etats-Unis. Etant donné que le GO supervise certains aspects de l'administration d'autres organisations de Scientologie, j'ai beaucoup appris sur les structures de la sciento et la façon dont ces autres organisations interagissent, ou agissent vis à vis du monde extérieur à la secte.
  21. Début 82, on m'a nommée à une unité connue sous le nom de " Projet Special ", comme assistant des Relations Publiques sous les ordres de mon mari, Robert Vaughn Young. J'ai pris connaissance des archives des matériaux d'Hubbard, y compris sa collection de papiers, documents, agendas, notes, qu'il conservait depuis sa jeunesse.
  22. Plusieurs mois après, le projet spécial devint " Author Service, Inc " (société de services à l'auteur), initiales " ASI ", une société commerciale dont le but ostensible était de servir d'agence littéraire d'Hubbard. On m'a repris les relations publiques pour me nommer Officier d'organisation d' ASI en Avril 1982. Je travaillais directement pour David Miscavige, qui était Président du Conseil d'administration d'ASI (COB ASI) ; je devais faire exécuter ses ordres par le staff d'ASI.
  23. David Miscavige, connu sous ses initiales " DM ", est le chef de la scientologie depuis 1981. Sa loyauté envers Hubbard était absolue, et il est fantastiquement dépourvu de sentiments pour maintenir son pouvoir. Il a passé du trône d'ASI à celui de " RTC " (centre de technologie religieuse) en 1987, car il semblait plus défendable de commander la scientologie depuis une association non-lucrative que depuis une société commerciale. Il s'est alors nommé lui-même Président du Conseil d' Administration de RTC (COB RTC) , son titre actuel.
  24. Bien qu'ASI fût déclarée société commerciale, non religieuse, alors que David Miscavige était COB ASI, c'est lui qui faisait fonctionner l'ensemble des réseaux de la scientologie. ASI disposait du contrôle total sur la gestion de toutes les orgs et missions scientologues, toutes les activités de l'Office des Affaires Spéciales (OSA), des transferts de fonds entre les comptes de l'église et ceux de LRH, et de tout aspect de l'existence de tout scientologue, qu'il soit du staff ou du public. Pour les raisons déjà citées, ces pouvoirs ont été transférés sur RTC en 1987.
  25. En raison de mon expérience à ASI, je suis familiarisée avec les activités quotidiennes et avec les procédures des plus hauts niveaux de gestion de la sciento.
  26. J'ai appris à la source l'établissement de la structure légale (associations, sociétés etc) en ayant travaillé avec ceux qui la créaient. Le but de cette activité était la fabrication d'un réseau impénétrable de corporations, défendable en justice, afin que ni l'IRS ni toute autre agence légitime du gouvernement ne puisse percer à jour le voile de cet imbroglio de sociétés et associations, laissant ainsi toute latitude aux chefs scientologues d'opérer les transferts de fonds entre les organisations, sans se préoccuper de la loi.
  27. Je suis également familière du niveau absolu d'autorité qu'appliquent les niveaux de commandement les plus élevés de la scientologie envers tout aspect de la scientologie ou de toute organisation liée, qu'elle soit " séculière "(civile) ou ecclésiastique, et avec la brutalité dont ils font preuve au moindre signe de déloyauté ou de désaffection.
  28. En Septembre 1982, on m'a assigné au " RPF " à Los Angeles, la version scientologue des camps de concentration. On m'y a expédiée parce que je critiquais ouvertement les traîtements violents et dégradants que David Miscavige appliquait aux staffs. J'y suis restée huit mois.
  29. En corollaire de cette expérience, je suis bien au courant du contrôle absolu que les dirigeants scientologues exercent sur le comportement et les processus de pensée de tous les membres de la Sea Org. Il n'y a qu'une seule et unique manière de se comporter pour un staff sea org , et toute déviation est instantanément punie sévèrement. A leur tour, tous les membres de la direction de la sea org obtiennent le même modèle de comportement et de pensée chez tous les scientologues sur lesquels ils ont autorité, sans se préoccuper de savoir s'il s' agit de 'civils' ou d'ecclésiastiques ou de n'importe quel bras séculaire de la secte. Ces distinctions n'ont aucun sens à l'intérieur ; elles ne servent qu'à faciliter la dissémination de la sciento et à abattre les " ennemis " de la sciento, comme l'IRS.
  30. Depuis Mai 83, quand on m'a permis de quitter le RPF, jusqu'à Juillet 84, on m'a mise Superviseur de Cours à ITO Los Angeles, organisation de formation scientologue internationale. J' y ai formé des centaines de cardres novices de la secte en provenance du monde entier, dans le domaine des règles de gestion de L. Ron Hubbard, le "  Cours d'Organisation pour Cadres ", (OEC).Je suis donc très familiarisée avec la politique administrative scientologique, et je sais qu' Hubbard l'a formulée pour établir et organiser les réseau mondial de ses organisations scientologues.
  31. J'ai été retransférée en Août 1984 à la division Relations Publiques du GO, alors renommée " OSA " - office des affaires spéciales. Mes fonctions essentielles étaient d'écrire et éditer le " Magazine Freedom ", publication scientologue destinée à servir de véhicule aux attaques portées envers des individus et des groupes que la secte percevait menaçants. J'ai également écrit des articles pour d'autres publications scientologues.
  32. Du fait de ce vécu d'écrivain pour ces publications, je suis familiarisée avec la pratique de modification de l'histoire en fonction du public à manipuler. Je réécrivais souvent la même affaire pour chaque publication, en changeant tout à fait la présentation écrite et l'aspect général de l'histoire afin de manipuler tel ou tel public.
  33. Comme écrivain pour OSA, j'avais aussi la charge d'écrire des " droits de réponse " à des critiques de la scientologie publiées par divers journaux du pays. Je devais également écrire des réponses critiques des livres s'en prenant à Hubbard et à la scientologie. J'ai donc acquis là ma familiarisation avec les règles et pratiques de la scientologie face aux groupes ou aux individus qui la critiquent . Je sais personnellement que la pratique de ce qui s'est un temps appelé " Loi du Fair Game " (en français, la traduction la plus approchante serait Loi du Gibier de Potence, ndt) est toujours utilisée, bien que le terme " Fair Game / Gibier de Potence " ne soit plus utilisé. Ces tactiques sont expliquées dans nombre de Lettres de Règlements importantes que le staff d'OSA étudie et applique.
  34. Mon mari et moi avons quitté la scientologie en Juillet 1989, nous avons habité San Diego de 89 à Août 91, puis Newport Beach, et Corona del Mar, Californie, qui fait partie de Newport Beach.

C'est la CSI qui harrasse

  1. Comme je l'ai déjà décrit, j'ai passé près de 13 ans aux niveaux supérieurs de gestion de la scientologie. Mon expérience comprend un temps substantiel dans le " GO ", et son successeur, l'office des affaires spéciales (OSA), ainsi qu'à ASI (Société de Services à l'auteur).
  2. La branche GO/OSA de la sciento doit faire marcher les affaires externes de la secte proprement dite, c'est à dire les relations publiques, les litiges, la recherche d'éléments secrets contre les critiques, le harcèlement et les campagnes d'intimidation des critiques, etc. La branche GO/OSA est également responsable de maintenir la façade " d'intégrité des corporations , donc, des sociétés et associations constituant l'église " afin de profiter des Tribunaux, de l'IRS (fisc américain) et d'autres agences du gouvernement.
  3. ASI est une société commerciale ayant son siège à Hollywood, Californie. ASI gère toutes les affaires littéraires de L. Ron Hubbard. ASI date de 1982. A ce jour, ASI n'accepte que des membres sûrs de la Sea Org, une organisation non lucrative non déclarée en soi, qui, sous la houlette de DM - David Miscavige - fait fonctionner la scientologie.
  4. Lorsque ASI a été créée, elle dirigeait de fait tout l'empire scientologue. Miscavige s'est attribué le titre corporatif de " président du conseil d'administration d'ASI " (COB ASI).
  5. En 1987, Miscavige a déménagé sa base d'opérations depuis Los Angeles vers le complexe fortifié proche de Hemet (Californie). Au même moment, il s'est attribué le nouveau titre de " Président du Conseil d'administration du Religious Technology Center " (COB RTC). En réalité, le pouvoir de Miscavige est tel qu'ils peut s'attribuer le titre qu'il veut au sein de la corporation qu'il chosit.
  6. Je sais, de mon expérience à GO/OSA et à ASI, que la structure corporative légale de la scientologie ne sert qu'à obtenir des avantages légaux et fiscaux. Lorsqu'il vivait encore, Hubbard se servait de la structure corporative complexe comme écran contre les accusations criminelles et les poursuites. L'intégrité de ce système n'a certainement jamais intéressé quiconque en dehors de GO/OSA, ou des échelons supérieurs sciento comme RTC ou ASI. La structure n'intéresse pas du tout la secte elle-même. La plupart des scientologues ne pensent absolument pas à la scientologie en termes de sociétés, associations etc. Plutôt que de penser en termes de " le plaignant Eglise de Scientologie, Internationale " ou tout autre terme associatif ou sociétaire, les scientologues pensent en termes de " toutes organisations où l'on applique la technologie d'Hubbard ". Ces organisations appliquant la technologie d'Hubbard comprennent les églises locales comme celle de San Francisco, celle de Miami, les missions locales, comme celles de Fort Lauderdale, etc ; ou les organisations de gestion (par exemple, RTC, OSA, CMO Int), les organisations d'amélioration personnelle appliquant la tech d' Hubbard, comme WISE, Narconon, Sterling Management etc., les groupes de façade comme le Comité de Défense des Droits de l'Homme, etc., et les organisations autonomes externes s'occupant de la gestion financière ou administrative exemples : la Sea Org, L'office de Banque de Flag, etc .
  7. En résumé, même les scientologues convaincus ne penseraient pas à " CSI " en lisant quelque chose au sujet de " la scientologie " ou des " scientologues ", ce dont il est question dans l'article du Time Magazine de Mai 1991 ayant déclenché ce procès. De plus, même un scientologue ne penserait pas " CSI " s'il lisait quelque chose à propos de " l'église " dans les matériaux de l'église ayant trait à la scientologie. Il est certain qu'il ne viendrait à l'idée de personne, hors de l'église, de penser " Scientologie " ou " scientologue " ou " l'église " en lisant " CSI ", pour l'évidente raison qu'il est improbable que qui que ce soit hors de l'église ait jamais pu apprendre une différence entre CSI et la scientologie en général, considérée comme un tout. Puisque CSI fut de fait créée fin 1981 et lorsque j'étais dans les strates supérieurs de la scientologie, j'ai découvert que seul un petit nombre de scientologues appartenant à OSA, ou à la gestion - ASI ou RTC - faisait régulièrement référence à CSI. Ces gens sont justement ceux qui doivent maintenir la façade de séparation des affaires pour le monde extérieur à la secte, toujours pour les raisons fiscales et juridiques.
  8. Que la CSI prétende que la partie de l'article de Time Magazine mentionnant MM Fishman et Geertz concernerait la CSI est une affirmation particulièrement vicieuse. D'après mes études, ma formation et mon expérience, les mots " scientologie ", " scientologue " et " l'église ", cités de cette manière dans le Time Magazine, ne peuvent raisonnablement se référer qu'à la scientologie en général, génériquement, et sans référence particulière à l'une quelconque des centaines de " corporations " scientologues établies au cours des années dans des buts divers. La vaste majorité de ces entités légales n'apparaissent même pas sur l'organigramme de la scientologie. Le fait qu'elles existent n'a aucune influence sur la vie quotidienne de la scientologie ou des scientologues. Les frontières existant entre ces entités légales sont ignorées.
  9. Lorsque j'étais membre du GO, d'ASI ou d'OSA, on savait très bien que les structures des entités légales n'avaient d'autre buts que de profiter à la scientologie en servant d'interface entre elle et le monde " wog " [Wog : terme très péjoratif et même injurieux par lequel on nomme les gens hors scientologie]. Tous les scientologues, et en particulier les membres de la Sea Org, considèrent le SO comme un groupe d'élite, d'êtres supérieurs, dont le job est de faire rentrer toute la planète en scientologie. Néanmoins, le membres de la sea org, entre eux, parlent des scientologues qui ne sont pas très engagés comme de " wogs ".
  10. Pour s'arranger des ces " wogs " et les empècher d'entraver la progression de la scientologie, il était nécessaire de faire apparaître que le scientologie opérait selon les mêmes lois que le reste de la société. Une bonne partie de la tâche d'OSA consiste à maintenir cette apparence, grâce aux relations publiques et aux actions légales. Les scientologues trouvent amusant que les wogs croient en cette apparence. L'arrogance des dirigeants scientologues et le dédain dans lequel ils tiennent les tribunaux ou toute autre agence officielle  gobant cette mascarade sont époustouflants.
  11. Ce dédain m'est apparu au cours des conversations que j'ai eu avec d'autres staffs sciento, lors de commentaires effectués par Miscavige, Norman Starkey, Lyman Spurlock, Steve Marlowe et d'autres cadres, au cours de réunions du staff , dans les instructions qu'on me donnait quant à la façon de positionner certaines agences ou individus, pour écrire mes articles dans les publications de propagande de la secte, y compris dans Freedom Magazine.
  12. J' étais à Freedom Magazine, dans le département des Relations Publiques d' OSA -US, pendant le procès Wollersheim contre Church of Scientology of California (CSC), en 1985.
  13. On soir, on m'informe, ainsi que d'autres staffs du bureau de" Freedom ", que nos bureaux seraient transférés ailleurs dans la rue, hors du gros complexe de bâtiments de la sciento (ancien hopital général des Cèdres, Sunset Bld. et Berendo St., à Hollywood, Calfornie) ; on nous demanda de passer au second étage du bâtiment B sur Catalina Street. On nous a dit que le Freedom Office et le bureau de la Trésorerie des USA devaient déménager du complexe sciento, car Lawrence Wollersheim risquait de gagner son procès contre CSC, et qu'il fallait donc ôter toute valeur à CSC avant de faire casser la décision.Tout ce qui resterait de CSC serait une coquille consistant en bureaux de Freedom et bureaux de la Trésorerie. Quand Wollersheim tenterait de se faire régler, il ne trouverait rien à CSC.
  14. Nous avons déménagé jusqu'au bâtiment rue Catalina, avec la Trésorerie. La Chef de la Trésorerie, Rhea Smith, m'a dit que tous les biens de la CSC avaient été transférés hors des comptes de la CSC. Pendant le procès Wollersheim, le mot d'ordre d'OSA US était " Pas un liard ", c'est à dire que la scientologie ne devrait jamais régler un sou à Lawrence Wollersheim. On l'a expliqué au staff pendant la réunion de CSC, et les staffs ont applaudi, car même si Wollersheim gagnait, il ne pourrait pas mettre la main sur la moindre chose.
  15. Ce vidage de la CSC pour planquer ses biens vis à vis d'une personne ayant gagné, suivi des applaudissements des staffs lors de cette réunion est un exemple du mépris qu'affiche la direction scientologue vis à vis du système juridique américain. La structure légale est créée et recréée selon les besoins du moment, comme l'illustre cet exemple.
  16. L'idée soutenue par la secte, selon laquelle les remarques attribuées à Fishman et Geertz dans le Time Magazine ont trait à CSI plutôt qu'à la scientologie en général est absurde. La structure légale n'est qu'un outil de la scientologie pour sécuriser ses relations avec le monde " wog ". Que la Cour veuille bien ne pas se laisser impressionner par les tours de passe-passe tentés. Les termes Scientologie, Scientologue et " l'église " visent l'ensemble de la scientologie, l'empire scientologue, et non la CSI, et même un scientologue penserait " scientologie en général " en lisant l'article, pour ne rien dire de ce qui viendrait à l'esprit du grand public.


C'est la CSI qui harcèle, pas les déféndants

  1. La CSI a affirmé que le cas devait être abandonné afin de protéger plusieurs stars scientologues à qui l'on avait demandé des dépositions ne dépassant pas deux heures. La CSI affirme que ces stars étaient uniquement réclamées pour harcèlement et abus. La CSI a affirmé sa crainte que ces stars soient exposées aux données des niveaux confidentiels supérieurs si elle autorisait leurs dépositions. La CSI a affirmé en outre qu'elle " a constaté qu'on s'en prenait à ses croyances et écrits religieux ; qu'elle avait été contrainte à produire ou à offrir les dépositions des supérieurs écclésistiques les plus élevés afin de pouvoir les avilir, et qu'elle avait subi une campagne transparente visant à la rabaisser ". La CSI a cité cela comme excuse pour demander l'abandon du procès tout entier.
  2. Ces prétentions sont très très loin de la réalité. Les dirigeants de la CSI et autres scientologues qui ont déposé ici n'ont été interrogés que sur l'usage ou le mauvais usage de la " technologie " d'Hubbard à des fins civiles. Le fait que la même 'tech' soit également utilisée dans des buts soi-disant religieux ne fait pas de cette recherche un rabaissement du système de croyances de la scientologie ou de ses membres les plus éminents.
  3. Même moi, qui ai passé des années à assister l'église de scientologie à créer cette rhétorique complètement hypocrite, je suis effarée de cette dernière fantaisie concoctée par CSI.
  4. Les avocats du Dr Geertz n'ont jamais exprimé en ma présence la moindre intention d'amener sur le tapis des débats les niveaux supérieurs secrets lors de la déposition des stars scientologues. J'ai conseillé en fait aux avocats du Dr Geertz de faire deposer les stars à propos de l'absence de frontières entre les entités légales scientologues. Miscavige, COB RTC, insiste que l'on traîte les stars sciento avec des gants blancs et supervise personnellement leur avancement en scientologie , en envoyant à RTC, à CMO Int ou à GOLD les spécialistes qui seront aux petits soins avec leurs besoins : il ne s'inquiète pas alors des problèmes structurels.
  5. Ce qui m'époustoufle par ailleurs, c'est l'incroyable arrogance dont fait preuve la CSI en accusant le Dr Geertz et son avocat d'avoir le mode de comportement exact dont la CSI se rend régulièrement coupable. Ce ne sont pas MM. Geertz et Fishman qui ont mené toute cette campagne de harcèlement, d'attaques et de rabaissement ; c'est CSI qui l'a fait. En effet, CSI n'a d'autre choix, sinon cette pratique. Les dirigeants de CSI sont liés par la doctrine scientologue. La direction de CSI serait hérétique et non-orthodoxe d'agir autrement. Le fondateur Hubbard, dont les édits (dits " écritures sacrées ") sur ce sujet doivent être mis en œuvre sans la moindre réserve ni le moindre doute, donne des instructions spécifiques pour harrasser et détruire quiconque est perçu comme ennemi de la scientologie. Il existe un très grand nombre de données d'Hubbard que les scientos doivent suivre et qui parlent de ce sujet. Ce qui suit n'en est qu'un partie, une partie des " écritures sacrées " qui oblige la CSI à harrasser les critiques.
  6. Hubbard a écrit : " Le Scientologue - Un manuel de dissémination du Matériel " dans lequel il commmunique ses instructions pour parvenir à une scientologie orthodoxe : " Le but du procès n'est pas tant de gagner que de décourager. On peut très facilement se servir de la loi pour harceler ; un harcèlement envers quelqu'un qui se trouve de toute façon sur le fil du rasoir et qui sait bien qu'il n'a pas le droit [d'attaquer le secte, sous-entendu] suffira généralement à provoquer son déclin professionnel. Evidemment, ruinez-le complètement si vous le pouvez. "
  7. Hubbard poussait aussi les scientologues à user de détectives privés pour enquèter sur ceux qui critiquaient la scientologie. Il ajouta, dans un langage particulièrement dans le fil de ce procès : " nous devrions être particulièrement alertes afin de porter plainte pour diffamation à la moindre possibilité, ce qui découragera la presse de parler de la scientologie ".
  8. En 1959, Hubbard publia " le manuel de justice pour scientologues " (pièce jointe n°4) ; ce document instruit les scientologues comme suit " Les gens attaquent la scientologie ; je ne l'oublie jamais ; rendez la pareille.... quand nous voulons que quelqu'un soit hanté, nous enquètons, nous le faisons très bruyamment. Habituellement, l'investigation diminue les ennuis, même si nous ne trouvons rien de pertinent. Souvenez-vous que par la seule investigation, nous pouvons infléchir les poussées, écraser les chats sauvages et les organisations 'dianétiques et scientologues' qui ne sont pas éthiques ... " " Sur 21 personnes attaquant la scientologie, on en a découvert 18 par investigation qui étaient communistes ou criminelles, généralement les deux à la fois. L'odeur de la police ou des détectives privés les a fait fuir, fermer leurs boutiques, ou se confesser. Engagez (des détectives) et tant pis pour ce que ça coûtera, s'il le faut. "
  9. Comme l'auteur Jon Atack l'a écrit dans son livre très documenté, " A piece of Blue sky " (un morceau de ciel bleu) : Dianétique, Scientologie et L. Ron Hubbard à nu " : " On a créé un état d'esprit qui fait que les staffs devinrent des  'agents qu'on peut déployer', comme le sociologue Roy Wallis a nommé les séïdes d'Hubbard dans son excellente étude sur la scientologie. Après tout, Hubbard n'a jamais donné la moindre indication qu'on pourrait s'en prendre à lui ou à la scientologie pour de bonnes raisons. La tactique consistant à " faire des enquètes bruyantes " commence dans le manuel et en est arrivée à signifier harcèlement et diffamation. Hubbard ne se souciait certainement pas que la diffamation sont largement exagérée, ni même, qu'elle soit de pure invention. Si vous balancez assez de boue, une partie se collera. Le manuel de justice suggère la chantage pur et simple. " (la partie du livre de Jon Atack constitue la pièce jointe n° 5).
  10. En 1960, Hubbard écrivit une autre lettre de règlements, le " Département des Affaires de Gouvernement " (pièce jointe n°6), qui énonce entre autre :
  11. " Seules les attaques résolvent les menaces. Face aux dangers venant des tribunaux ou des gouvernements, on ne peut commettre que deux erreurs : (a) ne rien faire et (b) se défendre.
  12. Ce qu'il faut faire face à toute menace c'est
  13. (1) décider si nous voulons jouer le jeu ou non,
  14. (2) si c'est non, faire dérailler le jeu offert avec une feinte ou une attaque contre le point le plus vulnérable qu'on pourra trouver chez l'ennemi,
  15. (3) faire assez de bruit ou de menaces pour faire fuir l'ennemi,
  16. (4) ne plus chercher à lui soutirer d'argent ;
  17. (5) faire que toute attaque nous fasse aussi vendre de la scientologie et
  18. (6) gagner. " - " le but de ce département est d'amener le gouvernement et les philosophies ou groupes hostiles à obéir complètement aux buts de la scientologie. Ceci s'obtient grâce à une forte aptitude à contrôler, et en son absence, grâce à une aptitude de bas échelon à submerger. Introvertissez ces agences. Contrôlez ces agences. La scientologie est l'unique jeu sur terre où tout le monde gagne. Il n'y a pas de péché à mettre de l'ordre. "
  19. En d'autres termes, seules les activités bénéficiant à l'expansion de la scientologie ou cherchant à attaquer ou blesser les " ennemis " de la scientologie , les pyschiâtres, psychologues ou les critiques, sont bonnes selon les normes scientologues.
  20. Dans un autre texte, " Attaques contre la scientologie - lettre de règlements supplémentaire" (pièce jointe n°7) Hubbard dit aux scientologues de (1) : " Localisez qui nous attaque. (2) commencez à enquèter immédiatement sur eux en cherchant les CRIMES ou pire encore, en nous servant de nos propres professionnels, non des agences extérieures . (3) Renforcez nos réactions en disant que nous apprécierons les investigations à leur sujet. (4) commencez à nourrir la presse des preuves de leurs crimes, d'affaires de sang et de sexe à leur sujet. "
  21. Chacun de ces documents écrits par Hubbard fait encore partie de la doctrine scientologue de nos jours. En fait, ces documents et bien d'autres, sont le cœur et l'âme même des activités de l'OSA (Office des affaires spéciales), anciennement " GO ", l' Office du Gardien.
  22. En Scientologie, ces instructions doivent être suivies à la lettre, sans écart. Ces documents ainsi que d'autres portant des instructions similaires de harcèlement ont été utilisés dans ce procès et dans tous les procès de la scientologie.
  23. Les scientologues accusent les défendants, MM Fishman et Geertz, de tactiques de harcèlement. C'est pourtant les scientologues qui obéissent à leur écrits les plus fondamentaux pour harrasser sans discontinuer les " ennemis " de la scientologie, y compris les juges, les défendants, leurs avocats et les experts ex-scientologues retenus lors de ce procès.
  24. L'Honorable Juge Ronald E. Swearinger est devenu l'une des cibles du harcèlement scientologue alors qu'il présidait le procès Larry Wollersheim contre Church of Scientology of California, #C332027. Dans le document (pièce n° 8), Linda est Linda Hamel, qui avait la responsabilité de la " Mission trouver les crimes " (code MFTC I/C) chez OSA, (que Marty Rathbun (Marty) , Inspecteur Général de l'Ethique de RTC, supervisait alors.)
  25. Mon mari Robert Vaughn Young et moi-même avons été harcelés et intimidés sans arrêt depuis que nous sommes experts dans ce procès. Les staffs sciento ont volé nos poubelles. Ils nous ont calomniés auprès d'associés antérieurs. Ils nous ont appelés la nuit. Le dirigeant d'OSA Kurt Weiland a expédié une lettre de menaces à mon mari. Nous avons été filés et surveillés à plusieurs reprises ; nous ignorons combien de suiveurs habiles nous n'avons pas pu repérer. Une fois, nous avons été suivis à plus de 160 km de chez nous par un agent scientologue. Mon mari l'a remarqué et a arrèté la voiture : l'agent s'est arrèté aussi. Mon mari est sorti et lui a carrément demandé s'il était un agent scientologue : il a admis qu'il était l'un des gardes du complexe haute sécurité de Hemet, Californie, et qu'il suivait les ordres de la scientologie.
  26. Ces actions sont moulées dans la doctrine scientologue. Les scientologues n'ont que le choix de suivre ces règles. La CSI accuse les défendants de pratiquer les activités criminelles qu'elle fait elle-même.
  27. L. Ron Hubbard a inventé un nom qualifiant ceux qui accusent les autres de leurs propres crimes : le " Mental Criminel ". Ironiquement, Hubbard s'est lui-même décrit, et a dépeint son alter ego, l'Organisation Maritime, en écrivant " LE CRIMINEL NE VOIT LES AUTRES QUE COMME IL SE VOIT LUI-MEME ".
  28. La pensée d'arrière-plan qui gît derrière la tentative d'abandon de la CSI d'abandonner le procès s'explique mieux en citant Hubbard lui-même :  " Apparemment, ils ont réagi comme ceci :'si j'accuse celui-ci de voler, les autres penseront que ce n'est pas moi qui ai dévalisé la banque et ne me soupçonneront pas' . En clamant à voix haute la condamnation d'un crime, le criminel à l'esprit tordu suppose maintenant que les gens le croiront au-dessus des braquages de banques, et ne le soupçonneront pas. " (Pièce 9, copie du " mental criminel ")

La doctrine scientologue exige la
destruction de la psychiatrie et des psychologues

  1. Nous avons un autre aspect de la scientologie qui relève tout à fait de ce procès : c'est que le Dr Geertz soit psychologue. Les scientologues apprennent que psychologues et psychiatres sont les racines du mal sur terre. Selon Hubbard, la psychologie et la psychiatrie se cachent derrière la conspiration générale destinée à détruire le scientologie, et, avec elle, tout espoir de salut pour l'homme. Donc, tous les psychiatres et psychologues sont considérés 'gibier de potence', y compris le Dr Geertz, en ce qui concerne la scientologie.
  2. Hubbard a enseigné que le monde doit à tout prix être protégé des psychiatres et psychologues. Hubbard a écrit une très grande quantité de textes " sacrés " et enregistré une quantité de conférences où il vilifie, se moque, attaque et blâme les professionnels de la santé mentale en les accusant de tous les maux de la terre.
  3. Le vitriol des attaques d'Hubbard a trois causes. Tout d'abord, à sa grande tristesse, les professions de santé mentale n'ont pas embrassé les théories d'Hubbard dans son livre " la Dianétique, Science Moderne de la Santé Mentale ", ni Hubbard, ni la Dianétique. Deuxièmement, plus offensant encore pour Hubbard, il y a le fait que ses découvertes souvent dangereuses lors de l'application, ont été jugées pure foutaise. Troisièmement, et peut-être ce qui importa le plus, Hubbard voyait la profession de santé mentale comme un concurrent bien enraciné pour l'argent qui, autrement, aurait peut-être coulé à flots en scientologie. [ndt: on pourrait ajouter un quatrièmement : Hubbard n'a pas réussi à obtenir de pension définitive par les psychiatres de l'armée auprès desquels ils se plaignait d'idées de suicide et de déséquilibre mental à la fin de la 2e guerre mondiale, au cours de laquelle il n'avait d'ailleurs pas brillé, note du traducteur].
  4. Les quelques extraits suivants illustrent assez la répugnance d'Hubbard et son dédain à l'encontre de ces professions, et demontrent bien que les scientologues ne reculeront devant rien avant de les avoir totalement rayées de la carte.
  5. En 1970, il écrivit :  " Le psychiatre au travail " (pièce jointe 10), où il attaque la psychiatrie comme suit : " La psychiatrie rend les gens fous. " " C'est à cause d'elle que les statistiques du crime montent énormément.... la psychiatrie a des maîtres. Son organisation principale, la Fédération Mondiale de la Santé Mentale, et ses membres, les Associations Nationales de Santé Mentale, 'l'association psychiatrique américaine', 'l'association psychologique américaine' et sont directement liées à la Russie. Il va sans dire que la sauvagerie et l'escroquerie qu'elles constituent doivent cesser et que les auditeurs doivent encourager l'Etat et le public, par toutes leurs relations, à remplacer l'abus psychiatrique par l'audition scientologue saine d'esprit. "
  6. Evidemment, les psychiatres et psychologues étaient mauvais parce que leurs services entraient en compétition avec l'audition sciento. En 1971, document d'Hubbard confidentiel (pièce jointe n°11) où il écrit : " La politique consiste à assigner tout cas de bouleversement scientologique à un passé ou une interférence avec la psychologie ou la psychiatrie ou la médecine. On nous les a envoyés après que la médecine ou la psychiatrie les ait détruits. Nous ne pouvons être blâmés des échecs de la médecine ou de la psychiatrie. Répétez ceci indéfiniment, faites que l'AMA (assoc. médicale amricaine) ou les associations nationales deviennent très prudentes quant à se servir de nos noms pour ces échecs médicaux ou psychiatriques. Les deux sujets sont coupables, on peut le prouver. Servez-vous en souvent. Faites savoir à l'ennemi qu'il s'agit d'un frein à leur imagination fétide : Chaque fois que vous nous attaquerez, nous dévoilerons un peu plus de vos échecs. "
  7. Dans un autre document du même jour, dont le titre est " Il est temps que nous commencions à qualifier la psychiatrie pour ce qu'elle est : le plus grand échec du 19e siècle ": " Tout traître notoire et tout criminel a passé dans les mains de psychiatres avant le crime. Burgess, Mc Lean, le meurtrier de la Tour du Texas, Manson et le reste étaient tous en premier lieu des échecs de la psychiatrie. Les victimes de la psychiatrie sont une gène ininterrompue dans la société. [il est à noter que Manson a reçu de l'audition scientologique, ndt]. Nous savons que les troubles sociaux, l'agitation, et la toxicomanie proviennent de la psychiatrie. Nous voulons faire savoir que la psychiatrie tue. En scientologie, nous sommes prèts à aider tout le monde et à aider les gouvernements à se débarrasser du crime psychiatrique. Il y a urgence. On nous demande trop souvent de réparer des personnes déjà mutilées bien au delà de la tolérance humaine, par les méthodes et la brutalité psychiatriques. Nous blâmons les échecs psychiatriques, responsables de l'état actuel de la société. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour aider, mais la psychiatrie du 19e siècle doit disparaître. Nous n'avons jamais eu d'échec en dehors de gens ayant d'abord été démolis par la psychiatrie. "
  8. En 1980, Hubbard a écrit " Criminels et Psychiatrie " (pièce jointe n°13) ; il y annonce : " Presque tout crime d'horreur récent a été commis par un criminel connu ayant passé entre les mains de psychiatres et des psychologues, souvent à plusieurs reprises....La manière la plus charitable de juger ce fait, ce serait de penser que psychologues et psychiatres sont simplement incompétents. Mais on peut en tirer des conséquences bien pires. Fin XIXe, ils apparaissent sur la scène militariste d'une Allemagne en cours de réarmement et conquérante. C'est alors que l'archi-criminel Bismarck mettait en place les fondements sanglants des premières et seconde guerre mondiales. Cela collait avec la philosophie militaire décrivant l'homme comme un animal sans âme - ni moralité l'empèchant de commettre les meurtres en série perpétrés lors des guerres. [il est à noter qu'Hubbard s'est vanté d'exploits guerriers immenses peu après la seconde guerre mondiale, ndt]. Jusque là, l'église avait eu quelque influence, bien qu'assez faible, restreignant la bestialité et les conduites cinglées, mais c'était incompatible avec les ambitions militaires. L'idée que l'homme ne soit qu'un animal sans âme et n'ayant pas droit à la décence ne pouvait que devenir populaire. La folie qui consiste à se sentir forcé à faire du tort aux autres aurait été alors très populaire auprès des chefs de gouvernements qui n'avaient rien d'autre en tête.... La psychologie et la psychiatrie ont été engendrées par un gouvernement militariste cinglé et ont trouvé un support avide de la part de gouvernements oppressifs et dominateurs....La crédibilité et le pouvoir de la psychiatrie diminuent. Elles ont atteint leur sommet vers 1960 ; à l'époque, leur parole valait loi et elles pouvaient blesser, abîmer et tuer leurs patients sans retenue. L'apparition d'une véritable technologie du mental, la Dianétique et la Scientologie, a joué un grand rôle de retenue. Il y eut une époque où ils n'étaient pas loin de pouvoir transformer tout bébé en futur robot manipulable par l'état, et toute société en un asile de fous, de crimes et d'immoralité. La terre tourne, les choses changent. Il peut venir un jour où les chiens enragés du monde n'auront plus la responsabilité des chiens enragés. Mais cela n'arrivera que si vous faites avancer la Dianétique et le Scientologie. "
  9. Dans un document de 1981 intitulé " Dianétique et Scientologie comparées aux Pratiques du Siècle Précédent " (pièce jointe 14), Hubbard écrivait :  " Toute comparaison entre les Dianétique et Scientologie avec les psychiatrie et psychologie est un non-sens. Ces deux derniers sujets, psychologie et psychiatrie, n'atteignent JAMAIS de bons résultats. Ils sont au contraire excessivement destructifs. Ils transforment les gens en loufoques, maniaques sexuels, et en légumes, quand ils ne les tuent pas carrément. On peut établir le caractère des gouvernements à leur tolérance et à l'usage de la psychologie et de la psychiatrie. Aucune civilisation de bonne renommée n'a de loi excusant la mutilation et l'assassinat de son peuple. Les gouvernements modernes ont non seulement donné carte blanche à la psychologie et à la psychiatrie, mais ils en encouragent l'utilisation....Vivons-nous vraiment dans un monde civilisé ?...J'ai bien peur que ce ne soit que lorsque la Dianétique et la Scientologie auront pu apporter la sagesse à l'homme qu'il viendra à bout des efforts qu'il exerce contre lui-même. "
  10. En 1982, Hubbard écrivit " le Mental Criminel et les Psychos " (Pièce jointe n°15) qui dit entre autre : " On a souvent remarqué (et écrit dans les journaux) que les 'criminels' trâités par les psychologues et les psychiatres sortaient et commettaient des crimes. ...on pourrait suspecter que ces 'praticiens' ont usé du couple  hypnose-drogues et douleur et d'autres méthodes (en guise de traitement) pour induire le criminel à sortir et à commettre d'autres crimes....et ils arrive qu'ils le fassent....Bon, observons de nouveau les psychs [c'est ainsi qu'Hubbards nomme les pyschiatres et psychologues] ; ce qu'ils nomment un traitement n'est que la suppression de l'aptitude à penser (par la biais de chocs, de drogues etc..). Ces psychs ne sont cependant pas assez honnètes, étant eux-mêmes presque tous des psychotiques dramatisant, pour publier le fait que tous leurs 'traitements' (en fait, des mutilations quand ce ne sont pas des meurtres) rendent les gens encore plus stupides. La réponse au crime, c'est de faire grimper l'intelligence, mais seule la scientologie sait le faire. "
  11. Dans un autre document de 1982, nommé 'la cause du crime' (pièce jointe 15), Hubbard écrivait : " ... donc, quelle est la cause du crime ? Le traitement, évidemment ! Les électrochocs, les modifications de comportement, le viol  de l'âme. Ce sont les causes du crime. Il n'y aurait pas du tout de criminels si tous les psychs n'avaient commencé par opprimer les êtres et les pousser à la vengeance contre la société.... Il n'y a qu'un seul remède au crime : se débarrasser des psychs ! Ce sont eux, la cause de tout ! ... On ne devrait pas laisser les psychs continuer leurs traitements qui ne sont qu'actes criminels, mutilations, meurtres. Ils ne sont pas au-dessus des lois. Il n'existe en fait aucune loi les protégeant, car quelle société normale admettrait le crime à l'encontre de ses citoyens, même commis par une 'science' ? On devrait les manier comme les autres criminels. Ce sont au mieux des psychotiques dramatisant et dangereux, mais encore plus dangereux vis à vis de la société en général que vis à vis des psychotiques qu'ils gardent dans leurs cabinets et leurs maisons de fous, grâce à leurs mensonges et à leur tricherie. Je me demande bien pourquoi le gouvernement les subventionne. Ce sont les derniers qu'il faudrait laisser libres de manipuler des enfants. "
  12. Dans un autre document de 1982 intitulé "La douleur et le sexe " (pièce jointe n°17), Hubbard annonce que les psychiatres et psychologues, collectivement surnommés 'psychs' sont à la base de tous les ennuis des derniers millénaires (il y révèle aussi son étrange point de vue sur la sexualité) : " Il y a deux éléments dans cet univers qui causent plus d'ennuis que tous les autres réunis. L'un est la DOULEUR. L'autre est le SEXE... en dépit des fausses données de Freud des pyschologues, des psychiatres et autres criminels, ces choses ne sont pas innées chez l'être. Ce ne sont que des longueurs d'onde artificielles. Elles possèdent d'exactes fréquences qu'on peut fabriquer. ...Des créatures destructives qui refusaient que l'être soit fort ou qu'il s'étende (vu qu'elles étaient terrifiées par les punitions à encourir pour leurs crimes) ont inventé la douleur et le sexe pour écraser les gens, les endormir, les affaiblir et rendre moins conscients... la douleur et le sexe sont des outils de dégradation INVENTES... combinées, douleur et sexe font les fous complets : Jack l'Eventreur (qui ne tuait que des prostituées) et tout cet ensemble étrange de tueurs, comme Hinckley, qui a tiré sur Reagan et les fous qu'on rencontre dans les films d'horreur qui passent la nuit. Grâce aux fausses données des pyschs, (qui sont présents sur la 'Piste du Temps ' depuis longtemps et qui sont l'unique cause de déclin de cet univers), la douleur comme le sexe pourraient très bien transformer bientôt le pays en une jungle criminelle. ...Allez dans n'importe quelle prison ou asile et voyez-y la population de plus en plus nombreuse, vous saurez ce que vous regardez là : essentiellement des toxicos de la douleur et du sexe, décadents, dégradés et devenus inaptes. Ils ont été menés sur cette voie au cours des âges par les psychs, et sont toujours aux mains des psychs ! Vont-ils bien, ou mieux ? Oh non, qu'ils soient dans les prisons ou les asiles, ils empirent. Et les psychs, dans ces endroits, se lavent leurs mains couvertes de sang et vendent leur produit au reste de la population ! Ce n'est pas le hasard. Et leurs marchandises sont simplement la DOULEUR et le SEXE. "
  13. Il existe des tas et des tas d'autres documents et bandes enregistrées établissant la doctrine scientologue vis à vis des mauvais psychologues et psychiatres. Pour les scientologues dans leur ensemble, le monde se porterait bien mieux si tous les psychiatres et psychologues disparaissaient, laissant la scientologie se couler dans le moule de la santé mentale et le reprendre. Les scientologues croient que ce serait la meilleure chose qui pourrait arriver à l'humanité.
  14. En outre, pour la masse des scientologues, toute personne se soumettant de son plein gré à des années d'hypnose, comme M. Fishman, est déjà embarquée si loin que rien ne pourrait l'aider. La scientologie orthodoxe croit qu'une personne aussi abîmée que lui par la psychologie ferait aussi bien de laisser tomber son corps, d'en reprendre un autre, et de tout recommencer.
  15. Par conséquent, ces deux personnes, le Dr Geertz et M. Fishman, sont si dégradées l'un, par choix professionnel, l'autre parce qu'il a recherché de l'aide chez un professionnel de la santé mentale, que chacun d'eux est infiniment coupable aux yeux de la scientologie. (Voir pièce 2 pour exemple du traitement subi par un psychiatre ayant critiqué publiquement le scientologie, de la part de la secte. )

Le vécu scientologique de Fishman l'a mené
à la crise de psychose

  1. J'ai lu " The Lonesome Squirrel " [ndt: l'écureuil solitaire, par allusion au mot " écureuil " qui définit chez Hubbard les gens qui font de la scientologie à leur façon], que Fishman a écrit, et revu son témoignage récent. J'ai vu une bande vidéo de Fishman en 1981 en cours d'hypnose par le Dr Geertz, et une autre de 89 avec Fishman en cours d'interview par son avocat Mark Nurik et le Dr Richard Ofshe, au domicile de Fishman en Floride. En fonction de ces matériaux et de mon expérience personnelle de la scientologie, je crois sans l'ombre d'un doute que Fishman a été mené à une crise psychotique (ce que la scientologie nomme " PTS type III ", un terme que j'expliquerai ensuite) par la scientologie , soit délibérément, soit par cupidité et négligence quant à son bien-être.
  2. Il est parfaitement interdit de délivrer un seul procédé scientologique à quiconque aurait un passé psychiatrique sérieux, ou un historique d' hypnose, comme c'est le cas pour Fishman. Voir pièce jointe n°19, copie d'une lettre de règlements d'Hubbard " Préclairs illégaux, acceptation : Règle crime capital ". J'ai été mise au courant par M. Berry que les scientologues savaient parfaitement que Fishman n'était pas éligible en raison de son passé thérapeutique chez le Dr Uwe Geertz ; on l'a pourtant poussé à acheter plus de 100 000 dollars de livres de scientologie, de matériaux écrits et d'électromètres, le poussant ainsi à croire qu'il était bienvenu au sein du cercle des scientologues.
  3. Il est extrèmement significatif qu'il ait été induit à acheter trois électromètres (électro-psychomètres) l'appareil qui sert lors des auditions scientologues, qu'on ne peut vendre à qui que ce soit sauf si la personne est inscrite en formation d'auditeur.
  4. Mais dans le monde scientologue, nous avons une chose nommée statistique, et Fishman fut victime candide du système. Tout membre du personnel d'une organisation scientologique possède une statistique mesurant sa propre production. Ces stats (mot sciento pour statistiques) sont transmises chaque jeudi au Management International de CSI et de RTC. La vie des staffs scientologues tourne virtuellement autour de la montée de ces stats de semaine en semaine. Bien des choses en dépendent en effet : si leurs 'stats' baissent, ils peuvent ne pas être payés cette semaine-là ; ils peuvent ne pas avoir le droit de passer de temps avec leur conjoint ou leurs enfants ; on peut leur interdire toute sortie, et puisqu'ils travaillent déjà 14 à 18 heures par jour ou davantage, une journée ou une demi-journée au dehors compte énormément, ne serait-ce que pour laver le linge. Si leurs stats continuent à baisser une certain temps, ils risquent d'être expédiés au " RPF ", le camp de concentration scientologue. Inutile de préciser que les staffs sont assez désespérés en de telles circonstances et qu'ils feront à peu près n'importe quoi pour faire grimper leurs stats.
  5. Aucun service scientologique ne subit plus de contraintes à augmenter sa production que les départements qui font rentrer l'argent dans l'organisation. Fishman paraît avoir été la victime inconsciente d'une obligation frénétique de résultats impliquant au moins neuf entités scientologiques différentes. Ces gens ont découvert que Fishman avait de l'argent et qu'il était désireux d'en donner à la sciento. Ils le lui ont pris, même s'ils savaient qu'il pourrait se faire du tort avec les matériaux qu'ils lui vendaient, au point de subir une crise psychotique.
  6. Comprendre comment ceci est possible exige d'expliquer brièvement la façon dont le processus scientologique fonctionne. En résumé, la théorie de base de l'audition consiste à faire face aux moments douloureux du passé, ce qui en libére l'énergie mentale qui y est enfermée. Hubbard a bien insisté sur le fait que les procédés devaient être parcourus à la lettre. Il existe de pénalités sévères pour quiconque s'éloigne des principes normalisés. Hubbard a bien expliqué que s'écarter des voies précises pouvait avoir de graves conséquences psychologiques et même physiques.
  7. Certaines situations peuvent causer des troubles dans l'audition d'une personne. La chose la plus sérieuse qui puisse empècher quelqu'un d'avancer sur le " Pont vers la Liberté Totale " (c'est ainsi que s'appelle la série de procédés exacts à suivre) est de devenir " source potentielle de Troubles , 'PTS' en abrégé " . Un PTS, c'est quelqu'un qui est " supprimé " d'une façon ou d'une autre par une personne ou une entité. [on pourrait dire que quelque chose ou quelqu'un lui 'pompe l'air']
  8. Il existe différents états PTS. Certains sont classés dans une lettre de règlements d'Hubbard connue sous le nom de " Règles concernant les soins physiques, la folie et les Sources de troubles " du 27 Octobre 1964, pièce jointe n°20. On y trouve dix types d'états PTS, chacun ayant trait à des gens ayant causé des ennuis considérables à la scientologie. Cela inclut les gens qui ont poursuivi en justice, les journalistes, les membres de familles hostiles à la scientologie etc. Ce sont les types de PTS " A à J ", si bien qu'on a surnommé ce règlement le " règlement A à J ". Lorsqu'une personne est classée dans l'un ou plusieurs de ces types d'état PTS, on l'empèche de faire de la formation ou de l'auditing scientologiques, car, historiquement, ces types de gens ont créé des ennuis aux organisations , soit par suite de plaintes devant les tribunaux, soit parce qu'ils l'ont critiquée dans la presse.
  9. Steven Fishman était classé PTS Type A, c'est à dire " des personnes intimement liées à d'autres personnes (par exemple par des liens maritaux ou familiaux) ayant un antagonisme connu au traitement spirituel ou mental ou à la scientologie. Il était aussi classé type C, " les personnes ayant déjà menacé d'embarrasser ou d'attaquer , ou qui ont publiquement attaqué la scientologie, ou fait partie d'une attaque, ainsi que toute leur famille, ne devraient jamais être acceptées en audition ". Fishman était classé Type C, car il avait payé une forte somme pour obtenir un jeu de cassettes d'Hubbard qu'on ne lui a jamais délivrées, et qu'il avait menacé de porter plainte contre CSI après avoir, des mois durant, tenté d'obtenir le remboursement de son argent. (En scientologie, on est censé ne jamais mettre un pied hors du " système scientologue de justice " : toute personne qui le fait, par exemple en portant plainte, est immédiatement disqualifiée pour les services sciento)

back

  1. En outre, du fait de son passé en hypnose, Fishman ne pouvait en aucun cas être éligible pour les services.
  2. En dépit du fait qu'il ait été déclaré PTS Type A et C, qu'on ait su qu'il avait un important passé d'hypnose, la scientologie lui a vendu plus de 100000 dollars de matériaux, y compris une énorme collection de bandes enregistrées d'Hubbard (qui ne sont pas censées être écoutées avant d'avoir atteint un certain niveau d'entraînement scientologue), et des paquets de matériaux de cours que seuls des staffs ayant atteint certains postes peuvent utiliser, et, ce qui est la plus choquant, trois électromètres, dont l' un n'est destiné qu'aux personnes s'auditant elles-mêmes, [dans les niveaux supérieurs]. D'après l'entretien enregistré en vidéo, il est évident que Fishman s'en est servi de cette façon.
  3. Cela créa une situation explosive, qui pouvait de toute évidence mener Fishman à la folie. En Septembre 1993, donc récemment, la personne la plus qualifiée techniquement au monde (Ray Mithoff, Superviseur International Supérieur des Cas, a supervisé l'audition d'une personne ayant souffert d'une crise psychotique en résultat de ses expériences en scientologie. Pièce jointe 21 : copie du rapport scientologue de l'incident. Cette personne avait un passé psychiatrique et le mélange avec les techniques sciento a créé cet épisode psychotique. On savait donc parfaitement que Fishman risquait une crise de psychose en lui permettant d'être audité ou entraîné, ce qui n'a pas empèché de lui vendre des dizaines de milliers de dollars de matériaux y compris l'électromètre d'audition solo qui lui permettait de s'auditer. Par conséquent, par cupidité ou négligence, la scientologie a créé la situation qui provoquerait presque à coup sûr une crise de psychose chez Fishman, comme l'explique la suite.
  4. Les différents états PTS précités, A à J, ont trait aux risques que la personne ferait courir à la scientologie. Il existe aussi trois autres types PTS , connus sous les noms de PTS type I, type II et Type III, liés à l'état mental ou physique de la personne. Une personne manifestera un état PTS dans divers cas, allant du simple rhume à des maladies plus graves (une maladie est un indice d'état PTS), et allant même jusqu'à la folie. Tout état PTS résulte de relations avec une ou plusieurs personnes suppressives, la suppression étant définie comme " action ou intention néfaste qu'on ne peut combattre ". Pièce jointe n°22: copie du bulletin de Hubbard intitulé " Recherche et Découverte ", qui décrit ces types de PTS.
  5. Le PTS type 1 signifie que la personne suppressive supprime activement le PTS, dans le présent. Pour manier ceci, on discute avec la personne pour l'aider à trouver qui la supprime, si bien que la maladie (rhume etc...) est censée disparaître.
  6. Le PTS type 2 signifie que la personne a été liée antérieurement au suppressif, peut-être dans une vie passée - cela peut dater de 150 ans ou de 76 trillions d'années - on prend ce que pense la personne). Quelqu'un dans le présent remémore ce suppressif à la personne, ce qui la rend malade. Guérir les PTS type 2 demande pas mal d'audition : habituellement, on leur fait une " Procédure PTS ".
  7. Le PTS type 3, c'est le terme utilisé pour décrire les gens tout à fait psychotiques. Mon expérience dans ce domaine en scientologie, c'est que la personne perd contact avec la réalité, qu'elle commence à halluciner, ou à imaginer des conversations, des évènements, des gens, et des scénarii entiers. Même sortis de la crise, ils ne sont pas sûrs de savoir ce qui était réel ou non.
  8. Le sujet des cas PTS 3 est un des sinistres secrets de la scientologie. Nul n'est supposé en parler au dehors, et les cas qui deviennent PTS type 3 sont traîtés avec des mesures de sécurité extraordinaires. La raison saute aux yeux : les gens ne sont pas supposés devenir fous du fait de la scientologie, expliquer ceci serait un cauchemar public. Mais, plus important encore, le traitement des gens qui subissent une crise de psychose en scientologie est un viol clair et net des lois sur la santé mentale : si ce traitement venait à être connus des officiels, il y a peu de doutes que la scientologie aurait à subir une enquète publique pour ces pratiques.
  9. Un bon nombre de choses peut déclencher une crise de psychose, ou faire qu'elle " devienne PTS 3 ", comme ils disent chez eux. Dans son premier livre sur la santé, " Dianétique, science moderne de la santé mentale ", Hubbard usait du mot " circuits démons " pour parler des voix intérieures. Plus tard, il indiqua que ce qui se passe alors, c'est que tous les " Thétans de Corps " [les entités dont il parle dans OT III] de la personne sont bouleversés et lui parlent ensemble, quand elle devient PTS 3.
  10. Dans le cas Fishman, la cause précise qui l'a mené à la crise de psychose peut provenir de la négligence irresponsable et frauduleuse, ou d'une intention délibérée, décrite par Hubbard lors d'une des conférences que voici.
  11. Dans plusieurs conférences, Hubbard signale qu'on peut mener une personne à la folie en lui appliquant délibérément ce qu'il nomme la " Dianétique Noire ". Le terme recouvre une méthode dans laquelle on inverse délibérément les procédés de la Dianétique et de la scientologie pour la rendre folle.
  12. Dans une conférence du 17 Septembre 1951, intitulée " Quelques notes sur la Dianétique Noire ", Hubbard a dit : " Une personne peut se rendre folle sans problème avec la Dianétique. Ce que vous avez visé jusque là dans vos études de Dianétique, c'est l'amélioration de la personne. C'est la ligne importante. Mais ne pensez pas qu'il s'agisse de plus de la moitié de la chose : il y a autant de données sur la façon de rendre quelqu'un fou, de le faire sentir mal ou de le rendre malade ou de le tuer qu'il y en a de le faire se sentir mieux. " Une copie de la transcription de cette bande constitue la pièce jointe n°23.
  13. Il est possible qu'on ait utilisé ces techniques sur Fishman, d'abord pour le pousser à violer la loi pour le compte de la scientologie, puis pour tenter de le pousser au suicide, en laissant un mot absolvant l'église de toute responsabilité. N'y ayant pas réussi, les cadres de l'église ont très bien pu le pousser délibérament jusqu'à la crise de psychose.
  14. Hubbard a expliqué comment le faire dans le passage suivant de la même conférence : " Avec la Dianétique Noire, vous pourriez tailler sur mesure n'importe quel type de psychose. La personne pourrait ne rien manifester le premier jour, peut-être la première semaine, ou le mois suivant ; puis, peut-être deux mois plus tard, elle marche dans la rue, elle se sent un peu bizarre quand quelqu'un klaxonne près d'elle -par exemple- et bang, elle devient cinglée : ça y est , elle est est devenue folle ! "
  15. Dans la même conférence, Hubbard fournissait une idée pour faire incarcérer quelqu'un, comme ce fut le cas pour Fishman sans que personne sache jamais ce qu'on lui avait fait : " Nous voyons que personne ne peut libérer quelqu'un d'un engramme implanté [c'est à dire d'une commandement hypnotique implanté par force], sauf la personne elle-même. Elle est seule à pouvoir contrer ça. Elle est seule à pouvoir signer une déposition ; même si elle devient folle, personne ne peut le faire à sa place. Alors, elle pourrait dire : Bon, c'était Bill et je savais que c'était Bill et j'ai vu Bill, et Bill me l'a reproché depuis, et ainsi de suite, mais si on la prononce irresponsable, elle perd ses droits civils et ne peut signer la déposition. C'est un meurtre légal, en d'autres termes, c'est une punition légale et ainsi de suite. Du fait que la loi ne sait rien de cela, il n'existe pas de loi qui l'empèche. "
  16. Dans une autre bande " L'auditeur Complet, Partie I " du 28 Juin 1951, Hubbard disait : " n'importe qui d'entre nous pourrait prendre un être humain et, en s'armant de malignité préméditée, le rendre complètement fou - encore plus efficacement que la psychiatrie ne le fait. Qu'est-ce qu'il faut lui faire ? Vous inversez simplement tout ce que vous savez pouvoir l'aider : vous le bourrez de drogues, vous le frappez, vous prenez une bonne aiguille pour lui filer une somatique bien douloureuse mais sans traces.... quand il sort de l'expérience, il ne se souvient de rien et dit que rien ne lui est arrivé ; vous lui refilez tout le contenu en lui parlant des engrammes [expériences contenant douleur et inconscience censées être à la base des aberrations] des gens ou même, des ses engrammes à lui, vous le convainquez qu'il ignore en fait ce qu'est la réalité, et vous lui faites croire que vous êtes son ami. Une personne ne peut pas souffrir ces choses : elle devient folle. Vous pouvez faire ça, ce serait du bon boulot, ça peut se faire sur quelqu'un de sacrément équilibré !-copie de la transcription de cette conférence en pièce jointe 24.
  17. Dans une autre bande " Méthode de thérapie ", Hubbard annonçait : " Hors de la scientologie, vous pourriez formuler un genre de guerre très futé ; qui marche bien mieux que la bombe atomique. Une bombe A tue simplement les gens, mais vous pourriez faire une guerre de la pensée qui les mettrait tout à fait en esclavage. Vous pourriez vraiment en faire des esclaves. (Copie du transcrit de la bande, pièce jointe n°25)
  18. Toutes ces instructions que j'ai citées font partie des " écritures sacrées " de scientologie. Tout mot proféré par Hubbard est considéré doctrine sacrée, et les scientologues prennent tout à fait ces instructions au sens littéral. Il serait possible que les cadres scientologues prennent ces instructions d'Hubbard et s'en servent pour manipuler Fishman pour la poursuite de leurs desseins.
  19. Hubbard a lui-même ordonné l'usage du " Processus Inversé " (même chose que la Dianétique Noire) sur des gens qu'il croyait très dangereux pour la scientologie. Dans une publication de 1968, " il a déclaré " plusieurs personnes " Fair Game - Gibier de Potence " - c'est à dire qu'on pouvait leur mentir, tricher, les détruire - et a ordonné qu'on leur fasse des procédés inversés si jamais ils revenaient dans l'org [organisation sciento, ndt]. Il a en outre ordonné que " tout membre de la Sea Org qui entrerait en contact devrait utiliser le procédé R2-45 : il s'agit d'une référence au révolver calibre 45 ; Hubbard définissait R2-45 comme un procédé rapide pour faire sortir quelqu'un de son corps. (Voir pièce jointe n°26) Une copie de cette " déclaration " d' Hubbard constitue la pièce jointe n°27, voir l'élément 7. Il a éclairci ensuite le fait qu'il ne parlait pas sérieusement au sujet du suicide , dans une conférence donnée " Créer et Confronter " donnée le 3 Janvier 1960, conférence faisant partie d'une série sur " l'état d'esprit' ", particulièrement aux pages 93 et 94.
  20. Même si personne n'a cherché volontairement à rendre Fishman fou, lui avoir vendu ces matériaux susceptibles de le submerger d'informations incompréhensibles et lui avoir mis des électromètres entre les mains ne sont rien moins que négligence criminelle. Il n'y a guère de doute qu'il se soit servi de ses électromètres pour " s'auditer " lui-même, action tout à fait capable de le rendre fou.
  21. Dans la conférence " Quelques remarques sur la Dianétique Noire ", Hubbard exposait lui-même les dangers de l'auto-audition : " En Dianétique, vous jouez avec un matériau très explosif ; je dirais qu'une personne qui se sert de la Dianétique de certaines manières ferait aussi bien de jongler avec deux ou trois grenades dégoupillées. Pourquoi ne pas prendre de suite un flingue ? Ce serait plus facile et plus rapide. "
  22. Lorsque j'étais en scientologie, on m'a ordonné de garder une jeune femme d'une vingtaine d'années qui était devenue PTS type 3 après qu'on l'ait forcée à couper toute communication avec sa famille, du fait qu'ils étaient mécontents de son engagement en scientologie. Cet incident s'est produit à Hemet, en Californie, au QG fortifié de la scientologie.
  23. Un jour, cette fille m'a abordée en babillant des trucs incompréhensibles. Reconnaissant les symptômes de PTS Type 3, j'ai alerté immédiatement les gardes de la sécurité pour la mettre sous surveillance. Elle ne savait ni qui elle était, ni où elle se trouvait, et commençait à devenir violente. Une heure plus tard, c'était la crise complète. Elle a perdu tout sens de la réalité, à commencé à halluciner, à imaginer des conversations, des évènements, des gens, des scénarii.
  24. Hubbard a écrit une série de publications détaillant que faire si quelqu'un " devient PTS type 3 ". Ces données incluent la Procédure d'introspection, une série d'actions à entreprendre pour atteindre un résultat spécifique d'audition. Hubbard pensait que la Procédure d'Introspection était une percée majeure dans le maniement de la psychose, et que tous ceux qui sont dans les institutions pour malades mentaux pourraient être guéris en leur faisant ces étapes ; copie de la Procédure Pièce jointe n° 29.
  25. La première étape consiste à isoler la personne à l' écart de tous, sauf les gens qui la gardent. Ca s'appelle " la Garde d'Isolement ". On m'a demandé de garder cette fille, et j'ai étudié les publications pour savoir que faire. Nous ne devions pas prononcer un seul mot dans ses parages. Elle devait être dans le silence complet pour lui permettre de se calmer (pour permettre aux " Thétans de Corps " de se rendormir, bien qu'on ne le lui expliquât pas, puisqu'elle n'était pas à ce niveau d'audition). Cela dura plusieurs jours, car l'incident était grave. Aucun de ceux qui la gardaient n'avait le moindre entraînement quant aux psychotiques.
  26. Elle ignorait qui elle était ; à un moment, elle se croyait papillon, juste après, qu'elle était Diana, la fille d'Hubbard. Puis elle pensait être un chien, elle aboyait, elle grognait. Nous devions faire très attention en lagardant qu'elle n'essaie pas de se suicider, ou qu'elle ne commette pas de violence ou nous blesse, ou ne casse tout.
  27. On ne l'a jamais adressée à aucun praticien de la santé mentale, puisque les scientologues croient que tous les psychiatres sont complètement mauvais. Hubbard prèchait sans cesse la perversion des psychiatres, si bien que nul en scientologie ne penserait même à permettre à l'un d'eux d'examiner qui que ce soit, même en pleine crise de psychose. Plusieurs exemples des écrits d'Hubbard sur la psychiatrie forment la pièce jointe n°30. On n'a rien donné du tout à cette fille pour la calmer, si ce n'est un mélange de calcium et de magnésium supposé la calmer, la relaxer et la faire dormir. Cela n'eut presque aucun effet : cette fille pouvait à peine dormir et fut rapidement épuisée, ce qui ne fit qu'aggraver le problème.
  28. Au bout de plusieurs semaines de ce traitement ; la fille sortit de sa crise et fut immédiatement renvoyée dans sa famille pour éviter une situation négative pour les relations publiques, voire un procès.
  29. Un incident plus grave survint lorsqu'un staff en possession de données excessivement confidentielles sur les manoeuvres légales et les magouilles associations-sociétés de la sciento devint PTS type 3. Elle s'appelait Cate Morrow et avait travaillé dans un projet nommé MCSS (Arrangement des affaires légales d'incorporation) qui devait créer une structure légale destinée à protéger Hubbard des actions civiles ou criminelles [Ils sont venus jusqu'en France me faire changer le nom de ma société parce qu'il contenait les initiales de Hubbard, ndt]. Cat avait des informations sur les implications de Hubbard et sur la conspiration fomentée dans l'église pour le protéger : c'eût été un désastre qu'elle parle. Quand elle eût cette crise de psychose, il était donc excessivement important de cacher la situation.
  30. Cat fut emmenée au domicile d'un riche scientologue vers Los Angeles. La maison était entourée de bois, aucune autre maison en vue. Cat fut gardée là 24 heures sur 24 en " Garde d'Isolement ", puisque seuls les gardiens pouvaient avoir des contacts avec elle. Bien que l'on ne m'ait pas ordonné de la garder, j'ai su qu'elle avait eu des crises de grande violence, qu'elle avait essayé de se défenestrer au travers des vitres, qu'elle répétait sans cesse qu'elle voulait se tuer, et qu'elle navait aucune idée de qui elle était ni de ce qu'elle faisait là. Cela dura plusieurs mois.
  31. On m'a dit que Cat avait fini par sortir de sa psychose et qu'on l'avait auditée sur la Procédure d'Introspection. C'est une série de questions et procédés basés sur les croyances d'Hubbard et censés venir à bout de la psychose. Pour une personne OTV, comme Cat l'était, la Procédure est auditée sur les thétans de corps ayant perdu le contrôle et provoqué la crise. La théorie, c'est qu'une fois ces thétans libérés, la personne pourra reprendre le contrôle de son mental.
  32. On assignait généralement Maggie Butterworth, femme talentueuse de l'ancien cadre d'OSA David Butter, pour superviser tout scientologue de Los Angeles piquant un crise de psychose, et je crois qu'elle était responsable de Cat Morrow, en laison directe avec Sandi Wilhere, un des superviseurs de cas les plus entraînés de la scientologie (il paraît que Miscavige l'a balancée commis de cuisines récemment).
  33. Le cas de Cat Morrow était particulièrement sensible non seulement en raison des affaires légales de l'église, mais aussi parce qu'elle était l'épouse de Jim Morrow, l'un des personnages clé dans les tractations avec l'IRS (fisc américain). On ne pouvait laisser la psychose de Cat compromettre la position de Jim, si bien que sa situation exigeait la plus grande sécurité. Normalement, un staff devenu PTS 3 est expulsé du staff ou expédié au RPF une fois qu'il est sorti de la crise, mais du fait que Cat avait traité tous ces dossiers sensibles, on la remit ensuite sur une voie de garage où des gens pouvaient garder l'œil sur elle et s'assurer qu'elle restait loyale à la scientologie.
  34. Une femme nommée Dorothy Geary fut menée à la crise psychotique dans des circonstances très similaires au cas de Steven Fishman, car elle et son mari avaient été forcés à donner une très grosse somme à la scientologie pour des services qu'ils ne recevraient jamais. Son mari, Robert, dentiste dans l'Ohio, avait participé à une séminaire de Sterling Management System, dont il découvrit ensuite l'appartenance à la scientologie. Robert et Dorothy furent donc contraints à acheter de la formation sciento, après qu'un " Chapelain " (aumônier) ait orchestré une brèche entre eux, brèche susceptible de détruire le couple. Dorothy fut poussée à partir à San Francisco recevoir de l'audition, pendant que son mari rentrait au travail en Ohio.
  35. On la contraignit à acheter près de 100000 dollars de formation et de matériaux sciento. Elle fut si bouleversée par l'audition reçue et par la 'vente à la dure' qu'elle avait vécu aux mains du marchand de scientologie qu'elle devint psychotique à peu près un mois plus tard. Elle ne savait où elle était, elle avait perdu l'esprit. Son mari l'aida à rentrer chez elle, mais deux scientologues vinrent s'y installer pour tenter de ramener Dorothy à la raison. Le seul " traitement " qu'ils lui fournirent consistait simplement à emmener Dorothy faire de longues promenades.
  36. Ils réussirent finalement à convaincre Robert que Dorothy devait revenir sur San Francisco. A son arrivée, elle fut emmenée dans une " retraite en montagne " où personne ne savait ce qui se passait. On l'y garda deux semaines, son mari ignorant où elle était. Les scientologues essayaient de lui faire acheter davantage de services pendant ce temps.
  37. Dorothy avait été contrainte à acheter des cartons et des cartons de matériaux de scientologie, tout cela ayant été expédié chez eux après qu'elle ait payé par carte de crédit. Quand Robert les ouvrit et commença à lire certains des matériaux, il se rendit compte de ce que sa femme avait subi et appela un médecin pour le conseiller. Son docteur lui confirma un probable trauma psychotique aigü.
  38. Les avocats des Geary les aidèrent alors à à se dégager : ils avaient donné près de 180000 dollars à la scientologie. Comme le décrit Robert Geary : " Nous ne pouvions de toute évidence pas nous permettre de dépenser cette somme, et sans ces influences extrèmes, nous n'en serions certainement jamais arrivés là. J'ai lu des quantités énormes de documents sur le contrôle mental, et il ne fait aucun doute que nous avons subi un tel contrôle. " La copie de la déclaration de Robert Geary, DDS, du 5 Septembre 1993 sera la pièce jointe n° 31.
  39. Il existe pas mal de gens au sein de l'église de scientologie, en particulier à RTC et à CSI, qui connaissent très bien des tas d'autres cas de scientologues ayant souffert d'épisodes de folie, type PTS 3. Ces gens comprennent : Ray Mithoff, dont le titre était : Inspecteur Général pour la Technologie chez RTC, quand j'ai quitté en 89, bien qu'il soit désormais " C/S Supérieur International de CSI " ; Gelda Mithoff, auditeur extrèmement entraîné, qui a souvent eu directement affaire ou supervisé le " maniement "  de cas PTS type 3; Greg Wilhere, dont le titre était Inspecteur Général de la Technologie au RTC en 89, également auditeur très entraîné ; Sandi Wilhere, auditeur très entraîné et superviseur de cas à CSI, bien qu'on m'ait dit que Miscavige l'avait envoyé nettoyer les cuisines à Hemet ; et bien sûr, David Miscavige, qui supervise virtuellement tous les aspects de la scientologie, en particulier ceux qui pourraient porter atteinte à l'image publique de l'église, comme les crises de psychoses chez des scientologues.
  40. Les personnes ci-dessus seraient tout à fait à même de fournir les détails et manifestations concernant l'état PTS type 3 et seraient aptes à vérifier que Steven Fishman n'aurait jamais obtenu l'autorisation de faire des auditions sciento, si bien qu'on n'aurait jamais dû lui fournir d'électromètre, et encore moins d'électromètre solo. Ils peuvent aussi certes vérifier le fait que tous les gens ayant vendu ces matériaux à Fishman l'ont fait en dépit du fait que Fishman avait été déclaré interdit d'audition scientologue. La seule question qui reste à éclaircir est : Fishman a-t'il été mené à la crise de psychose délibérément, ou était-ce simplement par cupidité et négligence complète de son bien-être ? La véritable motivation de CSI pour demander l'abandon de poursuites, c'est qu'elle cherche à protéger ses dirigeants.
  41. La CSI prétend s'inquiéter de la déposition éventuelle de quelques célébrités scientologues. La CSI dit qu'elle ne veut pas que les avocats du Dr Geertz les harcèle. Si, en réalité, cela arrangeait la CSI que ces stars déposent, elles leur ordonnerait de le faire et n'hésiterait pas une seconde. Cette histoire d'inquiétude n'est que de la frime. Ce qui ennuie en fait la sciento, c'est que les tables aient tourné en sa défaveur lors du procès. Ils peuvent nous servir cette idée, mais ça ne prend pas. Ils font finalement face à leur propre jeu. Les avocats du Dr Geertz, Graham Berry et Gordon Calhoun, se sont formés par eux-mêmes, avec l'aide de plusieurs ex-scientologues, sur la façon dont la CSI opère en réalité, et ils ne laissent pas passer les habituelles tactiques de harcèlement et d'intimidation. C'est le cœur même de la raison de l'abandon de la scientologie.
  42. Les avocats du Dr Geertz ont écarté le voilage creux d'un rideau presque toujours respecté qui s'ouvre en révélant les véritables structures et l'autorité en scientologie, dans l'Organisation Maritime, et sur les gens qui la font marcher, c'est à dire Miscavige, dirigeant de l'empire au complet, et ses lieutenants clé, comprenant Norman Starkey, Greg Wilhere, Mark Yager, Marty Rathbun, et Ray Mithoff. Sous la direction de Miscavige, cette organisation a systématiquement violé les lois civiles et les droits humains de ses membres, se cachant à l'abri du thème religieux de la scientologie derrière le Premier Amendement. La CSI est soudain confrontée par un conseil assisté d'experts tout à fait au courant du fait que la tech est appliquée aussi bien civilement que religieusement. Et s'entrouvre donc le voile fourni par l'abus du Premier Amendement et montrant que tout acte scientologue serait religieux et donc, sans possibilité d'être examiné par le système judiciaire civil. La CSI ne permettrait pas le maintien de sa façade d'autorité, respectabilité et religiosité, si elle permettait que ce procès continue. C'est pourquoi elle a entamé cette action de classement de l'affaire à la veille du procès.
  43. Miscavige a passé une déclaration où il prétend ne pas être l'agent dirigeant de l'empire scientologue. Il chosit habilement les mots de son déni, en usant des coquilles légales qu'il a créées pour blinder sa position véritable devant les tribunaux. La vérité est quand même que c'est lui qui fait marcher le tout, en direct ou par l'intermédiaire de ses lieutenants-clé. Tout le monde le sait au niveau des échelons supérieurs de la direction scientologue. La position de Miscavige, c'est le Pouvoir (et celui de ses lieutenants), et c'est pour protéger cela que que la CSI a demandé ce classement de l'affaire. Cela vaut donc la peine de dire la vérité sur Miscavige et les séïdes qui font exécuter ses ordres. Miscavige est le dirigeant du plaignant, la CSI.
  44. Comme indiqué plus haut, j'ai été scientologue de 1975 à 1989. J'étais dans le GO et dans ASI (Sté de Services à l'auteur). J'étais dans la Sea Org (SO) durant toute cette période.
  45. Tous les postes que j'ai tenus de 1978 à 1989 m'ont permis d'observer en direct la ligne de commandement et l'organigramme de la scientologie. Il ne fait aucun doute que Miscavige tient toutes les rènes du pouvoir absolu sur la scientologie, qu'il traverse toutes les frontières de commandement et de l'organigramme, celles qu'Hubbard avait avant sa mort. De la même manière qu'Hubbard fut le dirigeant de la scientologie, Miscavige est le dirigeant de l'église mère actuelle, la CSI, grâce à sa position de Président du Conseil d'Administration du Centre de Technologie Religieuse (COB RTC).
  46. J'ai pris conscience de Miscavige en 1981, lorsqu'un coup frappa la scientologie. Il y avait eu jusque là deux bras pour l'église. L'Office du Gardien (GO) était sous la coupe de Mary Sue Hubbard, qui faisait tourner tout ce qui concerne la scientologie à l'extérieur, les relations publiques ; les relations avec les gouvernements, les procès, et tout ce qui pouvait entraver l'expansion de la scientologie. L'autre branche , l'organisation des Messagers du Commodore (COO) faisait tourner la scientologie par ordres directs d'Hubbard (qui s'était nommé Commodore). La réalité est opposée aux déclarations d'Hubbard prétendant avoir quitté tout poste de commandement depuis 1966. La CMO dirigeait toutes les opérations internes via un groupe de scientologues ne faisant pas partie d'une entité légale constituée en soi, connue sous le nom de Sea Org.
  47. En 1981, j'étais un des cadres supérieurs à l'Office du Gardien pour les Etats Unis (US GO). Un jour, on nous a dit que le GO était repris en mains par la CMO (Org . des messagers du Commodore). Depuis cet instant, Miscavige détient tout le pouvoir via une cercle restreint de lieutenants.
  48. Miscavige a le pouvoir via un club de lieutenants de confiance de la sea org qui lui obéissent sans discuter. Jusqu'en Juillet 1989, quand je suis partie, ses assistants aux postes les plus élevés faisaient partie du RTC ; on y trouvait : Greg Wilhere, Inspecteur Général pour l'éthique (IG Ethics) ; Ray Mithoff, Inspecteur Général pour la Technologie (IG Tech) ; Marc Yager, Inspecteur Général pour l'administration (IG Admin). Un autre assistant, Norman Starkey, s'occupait des propriétés d'Hubbard (il en est fondé de pouvoir).
  49. D'après les témoignages provenant du procès et d'autres cas que je connais du fait de mon aide en tant qu'expert consultant, et d'après des conversations avec d'autres scientologues de haut rang ayant quitté après mon propre départ en 89, Miscavige a réorganisé l'organigramme et aboli les postes d'IG Admin, IG Tech et IG Ethics. Il a remis Ray Mithoff à son poste de C/S Supérieur International (Senior C/S Int) dans la CSI. Il a remis Marc Yager à son ancien poste d'Officier commandant de l'organisation Internationale des Messagers du Commodore (CO CMO Int) dans CSI. D'après les plus récentes déclarations de Marty Rathbun et Greg Wilhere, il semble que Miscavige les ait ôtés de leurs postes. Ils sont maintenant sur le bateau, le Freewinds, vraisemblablement assignés au " RPF ", le " projet force de rédemption ", version scientologique du camp de concentration. Pour une raison ou une autre, Miscavige voulait les exiler du pays car ce procès approchait de sa conclusion. C'est vraisemblablement parce que Rathbun et Wilhere ont commis des actes qui peuvent être des violations des lois civiles et criminelles, sur ordre de Miscavige. Bien des gens désignés par l'avocat du Dr Geertz pour témoigner lors du procès furent témoins de ces trangressions. Si les lieutenants de Miscavige devaient témoigner, ils auraient été contraints à faire face à des inculpations pour parjure. Ils connaissent aussi quantité de choses à propos d'actes violant les codes civil et pénal, dont Miscavige est directement responsable. Il est possible que les lieutenants de Miscavige, au cas où ils devraient faire face à des inculpations criminelles pour parjure suite à faux témoignages destinés à protéger leur chef, finiraient par abandonner ce Miscavige une fois placés sous serment et qu'il révèleraient ce qu'ils savent, surtout si on leur accorde l'immunité.
  50. Miscavige a d'autres assistants supérieurs à CSI , qu'il commande directement ou par l'intermédiaire des lignes de RTC. Ces aides comprennent le Comité Watchdog (littérallement, comité des chiens de garde), un groupe de membres de la sea org qui dirigent chaque branche de la scientologie, séculière ou pas. D'autres aides incluent Kurt Weiland, Officier Commandant de l'Office International des Affaires Spéciales (CO OSA INT), Guillaume Lesèvre, qui est le Directeur International de l'Exécutif (ED Int) et Heber Jentzsch, un homme de Relations Publiques sans pouvoir administratif réel, dont le titre est 'Président de l'église de scientologie, Internationale'. En réalité, Heber n'a aucun pouvoir ; sa tâche consiste à manier les médias et les groupes de Relations Publiques.
  51. Toute autorité de ces personnes vient tout droit de Miscavige. N'importe lequel d'entre eux peut être expédié dans les camps d'emprisonnement (RPF) si Miscavige le soupçonne de déloyauté. (C'est manifestement ce qui s'est produit pour Rathbun et Wilhere). Ils peuvent disparaître d'une nuit à l'autre. L'autorité de Miscavige sur la CSI, RTC et, par le biais de ces deux entités légales, sur le reste de la scientologie, est absolue.
  52. Depuis que Miscavige a pris le pouvoir sur l'Office du Gardien (GO) en 81, il possède virtuellement le pouvoir total sur l'organisation entière de scientologie, ce qui comprend toutes les branches de la direction de la scientologie et s'applique à tout individu scientologue de par le monde. Nul ne peut contester son autorité. Miscavige peut littérallement expulser n'importe qui de la scientologie d'un simple claquement de doigt. En fait, le magazine " Nouvelles de l'Expansion de la Sea Org " renferme un dessin montrant " Miscavige déclarant un ex-Patron de Mission Suppressif " (pièce jointe 32).
  53. Miscavige a directement tiré son pouvoir de Hubbard, ce qui explique pourquoi ce pouvoir est actuellement si total et absolu. Hubbard a commencé à se cacher en 1986 pour éviter l'IRS. Plusieurs agences gouvernementales des USA et d'autres pays , ainsi qu'un certain nombre d'anciens scientologues, poursuivaient Hubbard en justice. Miscavige a graduellement pris le pouvoir en servant d'yeux et d'oreilles à Hubbard jusqu'à ce qu'Hubbard lui permette de l'exercer entièrement en 1981. Miscavige fit d'abord tourner la scientologie depuis " ASI ", société de Services à l'Auteur.
  54. En 1981, Miscavige se nommait " Projet Opérations Spéciales " (SPO). Il établit son siège dans le bâtiment de CMO, en face du grand bâtiment bleu de scientologie à Hollywood. Il manageait toute la scientologie depuis cette base. Plusieurs personnes travaillaient avec lui dans l'unité Projet Spécial, dont Terry Gamboa, Norman Starkey, Lyman Spurlock , mon mari Robert Vaughn Young, moi-même et d'autres. Ces gens tenaient toutes les relations publiques, les affaires légales et de services secrets ayant auparavant appartenu aux lignes de commandement de l'Office du Gardien. La première cible était la " Mission Tout Clair ", ou unité MAC, de la division légale de l'office du gardien (GO). Le but de cette unité était de sortir Hubbard de tous les procès en cours qui le nommaient en tant que chef de l'église. Miscavige était personnellement chargé d'extraire Hubbard de l'écheveau des litiges pour qu'Hubbard puisse sortir de l'ombre.
  55. Du fait qu'il avait un lien direct de commandement par Hubbard, il  avait aussi autorité sur tout le personnel administratif interne de direction de la scientologie. Toutes les communications d'Hubbard venaient directement par Miscavige ; il n'y avait que deux personnes au-dessus de lui, c'étaient Pat et Annie Broeker. Leur statut venait de leur proximité avec Hubbard. Un ordre de Pat ou d'Annie avait autant d'influence qu'un ordre d'Hubbard, en raison de leur proximité avec lui.
  56. Mais Pat et Annie furent sequestrés au ranch californien de Preston. Miscavige était au centre de l'affaire et dirigeait de fait les activités scientologiques. Il s'est servi de sa position très visible dans l'organigramme de sciento pour faire fonctionner la scientologie dès qu'il est devenu SPO.
  57. En Mai 1982 ; Miscavige et le reste du staff de SPO ont déménagé vers un ensemble de bureaux de Sunset Bld. et ont adopté le manteau légal de ASI.
  58. Miscavige s'est lui-même nommé COB ASI. (PDCA d'ASI en quelque sorte). Le titre était destiné au public. Lui-même a continué à se désigner comme SPO dans sa correspondance avec le personnel de l'église. Miscavige a nommé Norman Starkey directeur des affaires légales ; Terry Gamboa Directeur de l'Exécutif à ASI. Lyman Spurlock est devenu Directeur des affaires d'Incorporation (entités légales). Miscavige a donné à Robert Vaughn Young le titre de Directeur des Affaires Publiques, à moi, celui d'Officier d'Organisation d'ASI : à ce titre, je devais m'assurer que le staff fasse convenablement son travail. Si un staff ratait quelque chose, je devais le corriger.
  59. A cette époque, de 1981 jusqu'à la mort d'Hubbard en 1986, j'ai observé que Miscavige remplaçait systématiquement Hubbard à la tête de la scientologie. Publiquement, ASI se clamait une brillante agence littéraire Hollywoodienne ne s'occupant que des oeuvres d'Hubbard. En arrière-plan, Miscavige faisait tourner toute l'organisation sciento depuis les bureaux d'ASI.
  60. En tant que membre du staff d'ASI, on m'informa - ainsi que tout le staff d'ASI, que faire des tonnes d'argent pour Hubbard était part intégrante du fonctionnement même de la scientologie. Les communications écrites d' Hubbard au staff d'ASI révélèrent qu'Hubbard ne ressentait que mépris pour sa création, l'église de scientologie. Il clarifia le fait qu'il était tout à fait légitime de sa part d'obtenir tout l'argent que le staff d'ASI et David Miscavige pourrait obtenir. (Il dictait sur cassette tous ses ordres, que Miscavige transcrivait ensuite par écrit pour les dispatcher. Ces cassettes et leurs transcriptions existent certainement encore à CSI, mais CSI le niera certainement). Hubbard avait insisté clairement sur le fait que la réussite de Miscavige dépendrait des sommes d'argent qu'il amènerait à Hubbard, venant de l'église ou d'autres sources.
  61. De ce fait, Miscavige s'arrangeait pour tirer le maximum possible des comptes de l'église. Fran Harris élabora un " étiquetage " connu en scientologie sous le nom de " signification ", qui servait à passer hebdomadairement des sommes énormes des comptes de l'organisation non lucrative de l'église à des comptes d'ASI. Ces étiquetages étaient destinés à cacher la nature réelle des transferts opérés aux yeux de l'IRS et d'autres agences gouvernementales.
  62. Nul staff n'a jamais remis en question le fait que cet argent soit transféré depuis une organisation non lucrative, comme on lui en donnait l'ordre. Chacun des staffs, et donc, chacune des organisations, était subalterne de Miscavige. S'il l'ordonnait, on devait le faire. Si quiconque des organisations subalternes ayant une responsabilité sur les comptes financiers refusait de suivre les ordres de Miscavige, il était instantanément exilé au RPF. Mes supérieurs et Miscavige m'ont dit que Miscavige agissait par députation d'Hubbard (fondé de pouvoir), et que tout ce que Miscavige disait devait être traîté comme s'il s'agissait d'un rodre de Hubbard.
  63. L'unique ralentissement de ces transferts provenait de l'obligation d'étiquetage, opération exigeant que les transferts aient un aspect légitime. Miscavige a donné cette responsabilité d'apparences légales à Lyman Spurlock. J'ai fréquemment dû aider Lyman à se calmer après qu'on lui ait ordonné de légitimer certaines des idées émises par Fran Harris pour faire du fric. Lyman m'a dit avoir eu quantité de désaccords avec Fran quant à la légalité d'au moins quelques unes de ces magouilles. D'après mon vécu, quand Lyman exprimait des doutes à Miscavige, Miscavige se rangeait toujours à l'opinion de Fran. Les instructions de Miscavige à Lyman consistaient toujours à " rendre ça légal ".
  64. Miscavige avait aussi assigné à Lyman la tâche de débrouiller les affaires d'entités légales scientologiques pour qu'elles soient défendables vis à vis de l'IRS et autres agences gouvernementales. C'est à cette période qu'on a séparé en plusieurs tronçons légaux l'énorme conglomérat connu sous le nom de Church of Scientology of California (CSC). Lyman a travaillé toute la coquille, y compris les relations entre les échelons.
  65. Lyman a combiné les contrats entre RTC et toutes les entités légales utilisant d'une manière ou d'une autre les marques commerciales et les droits d'auteur, c'est à dire les organisations de gestion, de service, les sociétés utilisant les livres d' Hubbard etc . Le but de ces contrats est d'avoir un moyen de collecter l'argent légalement dans ces entités, et de balancer tous ceux qui ne voudraient pas suivre les dictats hubbardiens de la ligne scientologique.
  66. Depuis la mort d'Hubbard, Miscavige a assumé le pouvoir et l'autorité de démonter toute affaire qui ne correspondrait pas à l'orthodoxie scientologue de la façon que lui-même décide.
  67. J'ai travaillé directement avec Miscavige pendant que j'étais dans ASI. J'ai été horrifiée de découvrir que la personne la plus importante ayant quotidiennement affaire au public et aux affaires scientologues était en fait un tyran mégalomane, vicieux et brutal. Je n'avais jamais travaillé avec Hubbard, mais j'ai appris par d'autres qu'il était du même genre. On m'a dit qu'Hubbard avait les mêmes crises démentes d'explosions caractérielles, que Miscavige affichait tous les jours.
  68. Le style de direction de Miscavige s'illustre dans les horreurs qu'il hurle aux staffs et la terreur qu'il leur inspire. Cela correspond exactement à ce qu'Hubbard dit de la " présence éthique " : Les Dirigeants apprennent à gérer en instillant peur et terreur chez leurs subordonnés. En tant que dirigeant du plus haut échelon, Miscavige se devait d'instiller la terreur chez chacun de ses acolytes pour être en accord parfait avec les techniques de management scientologue.
  69. Un jour, Miscavige m'a fourni une idée des raisons qui le poussaient à agir ainsi. Il savait que je n'approuvais pas ses hurlements déments. C'était au cours d'une réunion du staff, et, au milieu d'une phrase, il s'est soudain tourné vers moi très sérieusement et m'a dit " Tu penses que je gueule vraiment fort, mais tu ne sauras jamais ce que c'est que gueuler avant d'avoir entendu LRH (Hubbard). Je ne serai jamais capable de gueuler comme lui. Mais écoutes, Stacy, c'est la seule façon qu'on t'obéisse. " C'était la confirmation qu'il le faisait délibérément et par calcul selon les dictats de la tech d'Hubbard.
  70. J'ai réalisé que Miscavige se " faisait aussi Hubbard " qu'il pouvait., et qu'il se préparait à prendre la place d'Hubbard quand il mourrait.
  71. Quiconque est en désaccord avec Miscavige ou remet son autorité en cause de n'importe quelle façon est étiqueté traître désirant la mort de la scientologie. C'est ainsi que David Mayo a été viré avec la majorité de son staff. Bien d'autres ont été éjectés en 1981 et 82, remplacés par ceux qui ne discuteraient pas un seul mot doctrinaire de Miscavige.[ndt :moi-même, ma femme, et l'essentiel de mon équipe, avons été éjectés illégallement en France - même d'un point de vue Hubbardien - fin 82]. Ray Mithoff, qui a remplacé Mayo, est aujourd'hui l'un de ses généraux ; John Nelson, chef de CMO Int et directeur de toutes les organisations de scientologie, a également été éjecté par Miscavige et remplacé par son loyal adepte Marc Yager, un des ses généraux actuels.
  72. Hubbard vivait encore quand je suis entrée à ASI en 1982, et chaque membre du staff d' ASI devait faire chaque semaine un rapport à Hubbard sur les statuts de la semaine pour son secteur en scientologie. Personne ne dormait la nuit de jeudi à vendredi, parce qu' Hubbard avait décrété que les staffs ne pourraient sortir du travail qu'après approbation de leur rapport par Hubbard. Miscavige rejetait régulièrement les rapports en insistant qu'on les réécrive jusqu'à ce qu'ils soient parfaitement exprimés, afin de prouver que lui, Miscavige, avait complet contrôle sur tout. Personne n'avait le droit d'envoyer une communication à Hubbard qui ne serait pas passée chez lui (ce qui montre d'ailleurs qu'Hubbard ne sut rien de ce qui se passait entre 1981 et son décès). Cet horaire dément laissait le staff sur les rotules, complètement à plat, et tout à fait vulnérable aux manipulations brutales et coercitives de Miscavige.
  73. A l'époque, les bureaux d'ASI étaient au neuvième étage d'un bâtiment en bas d'Hollywood, mais les gens pouvaient l'entendre hurler un pâté de maison plus loin, dans la rue. C'était répugnant de voir comment il traîtait tous ceux qu'il croyait en désaccord, même léger. Son traitement du staff était horrifiant.
  74. Par exemple, Jim Issacson devait investir l'argent d'Hubbard ; il fallait qu'il fasse du bénéfice chaque semaine. Tout individu un tant soit peu au courant des affaires d'investissement sait que c'est pratiquement impossible, mais le job de Jim dépendait de ce profit hebdomadaire. Il ne pouvait évidemment pas y parvenir. Il ne mangeait ni ne dormait. Miscavige lui hurlait dessus du matin au soir. Jim en était prêt à craquer.
  75. Un jour, Miscavige découvrit qu'il avait perdu de l'argent par un mauvais investissement sur le marché de l'or. Il a appelé deux de ses lieutenants, Norman Starkey et Terry Gomboa. Miscavige et Starkey ont littérallement traîné Jim jusqu'à la salle de réunion.
  76. Mon bureau était juste en face : j'ai donc tout entendu. Durant les trois heures et demie qui ont suivi, Miscavige lui a gueulé des horreurs, des accusations absurdes, ineptes, paranoïaques, qu'il travaillait pour l'IRS, pour le FBI, quels autres agents ennemis travaillaient en sciento avec lui, jusqu'à la nausée. J'entendais Jim nier ces accusations, et la réaction de Miscavige était de gueuler encore plus fort.
  77. Finalement, Miscavige a bondi hors de la salle pour entrer dans mon bureau à grand fracas. Il m'a ordonné d'aller tirer l'information à Jim et de ne l'abandonner que quand il aurait tout confessé. Je n'avais jamais vu qui que ce soit se conduire comme Miscavige. (j'ai dit plus haut que j'avais été sur le RPF, et c'est là que d'autres m'ont dit que Miscavige ne faisait qu'imiter Hubbard).
  78. Miscavige était terrorisant. J' ai découvert que cet épisode était en fait chez lui une crise psychotique. Il paraissait n'avoir plus le moindre contrôle sur lui, il me hurlait en pleine figure des injures invraisemblables. D'autres gens qui passaient devant mon bureau détournaient le regard et pressaient le pas. Il a finalement quitté le bureau (Norman et Terry lui emboitant le pas) et a claqué la porte de son bureau.
  79. En entrant dans la salle de réunion, j'ai trouvé Jim affalé sur la table, le regard complètement égaré, incapable de contrôler ses tremblements. Plutôt qu'obéir à Miscavige et de continuer l'interrogation, j'ai fait de mon mieux pour le calmer, car il était vraiment terrifié, et je lui ai dit d'aller se reposer chez lui dormir un peu. On l'a expédié au RPF presque de suite.
  80. Une partie de la terreur de Jim provenait du fait que Miscavige avait déjà expédié Joyce, sa femme, au RPF, parce qu'elle refusait de continuer à traiter le staff brutalement. Je le savais, car c'est moi qui avait remplacé Joyce. Il m'a d'ailleurs exépdié peu après au RPF pour les mêmes mauvaises raisons.
  81. Personne ne pouvait objecter aux tactiques terrorisantes de Miscavige parce qu'il n'y avait pas moyen d'en discuter avec lui. Le RPF se remplissait de gens qui avaient essayé de lui tenir tête. Il s'entourait de gens acceptant de faire tout ce qu'il voulait. J'ai essayé plusieurs fois de protester : ça a donné de plus en plus d'ennuis. Finalement, il a piqué sa crise un soir, m'a balancée dans mon bureau, a fermé la porte à clé, et m'a gueulé dessus jusqu'à ce que je pense que j'allais devenir folle s'il n'arrètait pas. Je n'avais pas dormi depuis plusieurs jours et j'ai répondu. Les staffs critiques de Miscavige étaient expédiés au RPF.
  82. Le lendemain, je ne suis pas allée travailler, disant que j'étais malade. J'avais peur de dire à qui que ce soit ce qui s'était passé, de crainte que Miscavige ne me sépare de mon mari (une autre tactique courante qu'il utilise, comme le faisait Hubbard, afin de contrôler les gens). J'ai malheureusement confié à quelqu'un en qui je croyais pouvoir faire confiance que je pensais Miscavige brutal, tyrannique, violent. Cette personne a immédiatement fait son rapport à Miscavige. La nuit, à quatre heures du matin, gros coups à ma porte : c'était la police scientologue qui m'emmenait au RPF. Le pouvoir de Miscavige est à ce point absolu, la punition pour qui ne se soumet pas de suite à ce point immédiate.
  83. Miscavige m'accusa d'être un agent chargé de détruire la scientologie. Il prétendit que je travaillais pour Michael Flynn, un avocat qui gagnait à l'époque des procès contre la secte. Il ordonna qu'on me fasse subir la " vérification Gang-Bang ". Deux gros balaises, André Tabayoyon et Rick Aznaran [tous deux ont témoigné aussi contre la secte au même procès, ndt] m'ont enfermée dans un pièce et questionnée des heures durant. Pendant l'interrogatoire, ils me hurlaient dessus et m'insultaient. Ils m'accusaient de tous les crimes contre la scientologie. Ils me demandaient de confesser que j'étais un agent ennemi.
  84. Miscavige avait aussi ordonné que je fasse le " programme de course " dans mes obligations du RPF. Cela consiste à courir autour d'un piquet orange douze heures par jour. J'étais censée le faire jusqu'à me rendre compte de ce qui n'allait pas chez moi, auquel moment j'étais censée arrèter mes critiques à l'encontre de Miscavige.
  85. Après l'une des séances de gang-bang, j'étais très bouleversée, je n'ai pas assez fait attention où je mettais les pieds en courant autour du mât orange, je suis tombée dans un trou d'une trentaine de cms et me suis abîmé un disque sacro-illiaque, ça m'a immédiatement fait tomber sur le dos, je ne pouvais plus marcher. Un médecin m'a interdit de bouger, sous peine de risquer la paralysie tant que le disque ne serait pas remis. J'ai payé le médecin moi-même, car Miscavige avait ordonné que personne ne reçoive d'aide d'aucune sorte - je n'étais en fait plus payée depuis des mois sur le RPF.
  86. Malgré mon état médical, diagnostiqué par un médecin scientologue, Miscavige ordonna qu'on me renvoie en Floride pour m'éloigner le plus possible de mon mari. Miscavige a dit qu'il craignait que je retourne mon mari contre lui. Une Messagère du Commodore pénétra dans ma chambre un soir, et me fit faire immédiatement mes valises pour prendre l'avion du soir vers Clearwater. On me transférait au RPF de la Base à Terre de Flag (un des QGs), un autre complexe scientologue. J'ai protesté, elle a continué à insister que je me lève jusqu'à ce que j'obtienne qu'elle appelle le médecin au téléphone, qui lui a dit que l'église serait responsable si j'étais paralysée.
  87. Bien que Miscavige m'ait laissée à Los Angeles, je suis restée sous bonne garde, au septième étage du bâtiment, pour que je ne puisse pas m'échapper et communiquer avec mon mari. On ne nous a pas permis de nous voir trois mois d'affilée, même nos lettres étaient interceptées. Nous ignorions tous deux ce qui se passait et je croyais que si on m'expulsait, je ne le reverrais jamais. J'avais une peur épouvantable que Miscavige ne mente à mon mari et ne le retourne contre moi. J'ai finalement réussi à convaincre Miscavige que je n'étais pas une menace pour lui, et mon mari et moi avons de nouveau pu nous voir. Miscavige règle tout via la Sea Org. Il n'y a là aucun respect des entités légales.
  88. Tous les staffs ayant travaillé dans les parages de Miscavige peuvent raconter des horreurs du genre de celle-ci. Les seuls qui parleront seront cependant ceux qui sont partis, parce qu'aussi longtemps qu'ils sont dedans, il a droit de vie et de mort sur eux. Il peut séparer les couples, séparer les parents des enfants, les empècher de dormir, de manger quoi que ce soit d'autre que du riz et des haricots, les emprisonner des années durant dans des camps de concentration appelés " RPF ". Le pouvoir de Miscavige est absolu et se fiche des frontières des entités légales de la sciento. Comme Hubbard l'a fait avant lui, il le transmet par la Sea Org, qui est un corps sans existence légale, de scientologues puissamment dévoués.
  89. Miscavige se sert simplement des corporations-entités-légales comme Hubbard avant lui, pour manipuler les tribunaux ; l'IRS et autres agences du gouvernement. Les histoires légales ne sont là que pour tromper l'extérieur, le monde " wog ", ainsi que le nomment dédaigneusement les membres de la sea org. En scientologie, les seules frontières que crée Miscavige sont celles qui l'arrangent, comme Hubbard le fit avant lui. En fait, maintenant qu'Hubbard est mort, ce que dit Miscavige est même au-dessus de ce que disent les règles établies par Hubbard. Miscavige peut violer les règles et la loi quand il veut, et personne ne peut l'en empècher. La Réunion des Patrons de Missions en 1982 illustre bien le vide de la coquille des entités légales.
  90. Miscavige et ses lieutenants du RTC et de CSI peuvent entrer dans n'importe quelle org de scientologie et ordonner tout ce qui leur passe par la tête, ou la fermer comme ils veulent , au fouet. Il n'y a pas de meilleur exemple du vide de la coquille légale des entités -associations ou sociétés - que cette infâme réunion des chefs de mission en 1982. Une transcription de cette réunion est la pièce jointe n°33. Bien que les injures et autres commentaires moins élégants encore de ses lieutenants n'éaient pas été édités, plusieurs choses demeurent claires dans ce texte.
  91. Miscavige, qui a l'époque était officiellement COB ASI, était le chef de la scientologie et supérieur à tous ceux présents. Les autres conférenciers étaient Lyman Spurlock, directeur des affaires d' entités légales à ASI ; Norman Starkey, Directeur des Affaires Légales à ASI ; Ray Mithoff, C/S supérieur International à CSI ; Mark Yager , CO CMO Int à CSI ; Guillaume Lesèvre, ED international à CSI ; Steve Marlowe, alors Inspecteur général du RTC (renvoyé au RPF ensuite et remplacé par Vicky Aznaran), à son tour balancée et remplacée par Greg Wilhere, à son tour expulsé du poste et apparamment remplacé par Miscavige lui-même, qui tient aussi bien la position d'inspecteur général RTC que celle de COB RTC) ; Wendell Reynolds, Dictateur International des Finances à CSI (ensuite envoyé des années d'affilée au RPF).
  92. Miscavige, salarié et directeur d'ASI, et ses lieutenants, dont les emplois allaient de CSI à RTC et ASI, parlèrent directement à un groupe de gens qui détenaient des droits de franchising dans diverses Missions (les missions sont les organisations du plus bas niveau sur le totem scientologue) . Il n'y avait pourtant pas de leaders scientologues. Miscavige a expulsé plusieurs patrons de missions le jour même, parce qu'ils n'étaient pas satisfaits de ce qu'ils entendaient, car cela détruisait leur affaire d'un claquement de doigts. Sur ordre de Miscavige, les chefs de Mission durent signer des chèques énormes pour la campagne de promotion du livre originel, la Dianétique, sous menace qu'on enquète sur leurs crimes en scientologie s'ils refusaient. Des centaines de milliers de dollars ont été payés depuis les comptes de ces missions à CSI et au RTC. On leur a ordonné de payer d'autres chèques pour des " crimes " réels ou imaginaires, sous peine de perdre leur affaire s'ils refusaient.
  93. Des centaines de gens, dont bon nombre de patrons de missions, furent alors expulsés de la scientologie. Tous ceux qui critiquaient Miscavige ou refusaient de lui obéir, quel que soit le statut légal de leur organisation, furent sujets à expulsion. Miscavige eût tôt fait de clairifier le fait qu'il pouvait ordonner ce qu'il voulait à n'importe quel scientologue dans le monde. Voir pièce jointe N°32, copie de la publication sciento " Nouvelles de l'expansion " : " la Sea Org pénètre ! "dont les droits d'auteur appartiennent à CSI, et qui montre Miscavige expulsant un Patron de Mission de sciento. On y voit aussi une photo avec Marc Yager, Norman Starkey, Miscavige, Guillaume Lesèvre et Ray Mithoff, qui étaient à l'époque des staffs de ASI, et non de l'église. ; et d'autres staffs. Cela n'est qu'une preuve de plus qu'ils sont des agents dirigeants de la CSI, ce pourquoi le Dr Geertz veut leur déposition lors de ce procès.


 
 

(les chefs)
Miscavige a personnellement ordonné et surveillé
la " Croisade de Portland "

  1. Je me trouvais à l'Office des Affaires Spéciales des Etats-Unis (OSA US) à Los Angeles en 1985 lorsqu'un jury a décidé d'accorder 39 millions de dommages et intérêts à Julie Christofferson suite à ce qu'elle avait subi en Scientologie. Nous nous attendions tous à gagner le procès. Après tout, Miscavige et ses assistants étaient à Portland pour manier directement la chose. Comment pouvions-nous perdre ? Nous avions du champagne, un somptueux buffet nous attendait, dès que la victoire serait annoncée.
  2. Au lieu de cela, c'est 39 millions de dollars que l'église devait payer. Dévastateur ! Silence mortel dans tous les Offices d'affaires spéciales des Etats-Unis. Une heure durant, nous ne sûmes que faire. C'était la défaite le plus humiliante que nous ayions jamais subie en Scientologie.
  3. Puis, soudain, le staff fut convoqué dans un des bureaux légaux. Miscavige et Norman Starkey, qui était alors Directeur Légal, ASI, étaient au téléphone, ampli branché. Cette décision était un outrage, dit Miscavige. Il nous dit qu'il ne permettrait jamais qu'elle tint. Tous les scientologues du monde étaient convoqués à venir à Portland immédiatement. Nous devions immédiatement les avertir, prévoir les moyens de transport, lever des fonds, faire tout ce qui était possible pour les amener sur place. C'était le début de ce qui serait connu comme la " Croisade de Portland ".
  4. Le staff d'OSA ne fit rien sinon manier les divers aspects de la Croisade de Portland, jusqu'à ce que le juge déclare un vice de procédure quelques mois plus tard. Toute l'opération fut supervisée par Miscavige et ses généraux. Des avions charters furent affrètés d'Europe vers Portland ; on demanda des dons pour une publication spéciale de l'église, 'FREEDOM' portant sur les " croisades de religion ", publication qu'on distribuait au porte à porte à Portland. Miscavige ordonna même aux étudiants de scientologie de quitter leurs cours (ça ne s'était jamais vu en sciento) pour aller à Portland.
  5. Le meilleur moment pour observer les lignes de commandement en scientologie, c'est vraiment durant les désastres. La perte de l'affaire Christofferson en 85, c'était le plus grand désastre que Miscavige ait jamais eu à manier, et tout semblant de liens légaux disparut à l'instant.

Miscavige avait entrecroisé toutes les lignes légales des entités sciento à la mort d'Hubbard.

193. La structure légale avait été complètement laissée de côté, à la mort d'Hubbard en 86. J'ai été convoquée à ASI et mise au courant de ce qui s'était passé, ainsi qu' une flopée d'autres staffs de l'OSA US, ou appartenant à la 'Western United States Church of Scientolgy' - CSWUS - d'OSA Int (CSI), de CMO Int (CSI) de Gold (CSI) et d'ailleurs, par Miscavige. Alors, bien qu'il n'eût aucune autorité légale sur ces organisations, il vint dans la pièce et donna à chacun ses instructions sur que faire durant la période de transition post-Hubbard.

  1. Quand Hubbard mourut, j'étais employée par une organisation appelée North Star. C'était une corporation externe à l'église que j'avais formée pour mettre Freedom Magazine, que j'éditais, hors du giron des diverses églises, pour raisons fiscales. J'avais créé une société basée sur les conseils de l'avocat de l'église spécialisé en fiscalité, Chris Cobb.
  2. Bien que North Star fut établie comme société subsidiaire de la CSI, elle était en réalité censée recevoir ses instructions directement d'OSA US (CSWUS). Nous recevions des instructions des cadres d'OSA, mais nous en recevions aussi d'ASI en direct, y compris de Miscavige. Il nous avait assigné de faire des recherches pour un projet de bibliographie d'Hubbard. Nous recevions donc à la fois des ordres d'OSA et de ASI.
  3. Miscavige m'ordonna d'écrire le papier pour la mort d'Hubbard. J'ai travaillé directement avec Starkey et Miscavige pour achever le papier, et Miscavige a donné son approbation finale. Puis, sous les ordres de Miscavige, j'ai travaillé pour Jonathan Epstein, financier de remise en banque faisant partie de CSI, afin d'arranger des transferts de centaines de milliers de dollars depuis divers comptes, dans plusieurs autres entités. Ces fonds payaient les annonces mortuaires, de pleines pages, dans divers journaux du pays.

Une fois les annonces placées, Miscavige m'ordonna de préparer un livret sur Hubbard, destiné à la promotion. Il demanda de nouveau à Jonno Epstein de tirer des fonds dans divers comptes de diverses associations afin de payer une distribution massive du livret. On en a envoyé des milliers d'exemplaires. Le coût de l'opération atteignit ( ? ?) millions et fut pris sur les réserves de plusieurs corporations de l'église, comme Miscavige l'avait commandé.

Actuellement, Miscavige a complètement consolidé son pouvoir
  1. Hubbard mort, Miscavige a immédiatement agi pour consolider son pouvoir. Début 1987, il a éjecté les deux seuls concurrents, Annie et Pat Broker. Il a déménagé sa base d'opérations de ASI à RTC : ce fut un coup sanglant. Miscavige a appliqué la politique " terre brûlée " à tous ceux ayant témoigné de la sympathie pour les Broker. Mon mari, qui avait travaillé avec Pat Broker, a été expédié au RPF avec Vicky Aznaran, Greg Ryerson, Jesse Prince, Spike Bush et bien d'autres. Il n'a permis de rester en poste qu'à ceux qui lui étaient restés complètement fidèles.
  2. Les seuls qui survivent actuellement sont ceux qui se prosternent sans réserve devant Miscavige. Il est vraiment devenu le successeur d'Hubbard. Il jure comme lui, hurle comme lui, pense comme lui, fait ses lois comme lui, et dirige d'une main d'acier brutale, avec un énorme mépris pour le monde extérieur, exactement comme Hubbard le fit avant lui.
  3. Comme Hubbard, Miscavige a créé des strates légales entre lui-même et les tribunaux, l' IRS, d'autres agences gouvernementales et le monde extérieur en général, et il leur joue les cartes et les atouts qu'il veut, quand ça l'arrange. Mais c'est vraiment lui qui détient le pouvoir, et du fait qu'il est COB RTC, RTC est la seule véritable entité scientologue ayant du pouvoir.
  4. Voir pièce jointe n° 34, Directive Exécutive de RTC n°450, datée du 6 Septembre 1991, adressée par Miscavige à tous les scientologues. Les 22 premières pages de ce document donnent un aperçu intéressant du monde vu par Miscavige, paranoia bizarre...
  5. Page 22 du document, Miscavige annonce une amnistie générale pour tous les scientologues, c'est à dire que tous ceux qui ont eu des ennuis dans la passé sont pardonnés et peuvent reprendre " le Pont vers la Liberté Totale ". Cette amnestie entrecoupe toutes les frontières des entités légales. Le document joint, le Bulletin n° 14 de l'Inspecteur Général du Réseau, vient d'un des lieutenants de Miscavige, l'ancien Inspecteur Général pour l'Ethique à RTC, Marty Rathbun. Ce document explique à tous les scientologues comment appliquer l'amnistie. Il entrecoupe aussi toutes les frontières d'entités légales.
  6. CSI n'est qu'une organisation de paille. La fonction des staffs de CSI est de faire exécuter les ordres de Miscavige. Si un membre de CSI refuse d'obéir aux ordres de Miscavige, il est viré de son poste et expédié au RPF. CSI n'a pas plus d'autorité indépendante que n'importe quelle entité ecclésiastique ou civile du réseau scientologue. Son autorité, et, de fait, son existence mêmes sont au mains de Miscavige. S'il avait décidé de réarranger la structure des entités légales, il pouvait se débarrasser de CSI et créer une autre affaire en remplacement. Cela montre l'étendue de son pouvoir au sein du réseau de scientologie, y compris CSI et RTC.
  7. Personne d'autre ne peut représenter la scientologie : toute autre personne ne fait que parler aux lieux et place de Miscavige. Il leur dit que dire et ne pas dire, et s'ils font une erreur, ils le sentent passer. S'ils font une grosse erreur, ils vont au RPF. Si jamais ils disaient ce qu'ils savent aux tribunaux, Miscavige les expulserait de la scientologie et les déclarerait " Fair-Game / Gibier de Potence " comme bien d'autres avant eux.
  8. En résumé, la seule personne qui puisse parler du fonctionnement interne de la scientologie, c'est Miscavige, puisqu'il est le seul qui ne serait pas puni pour l'avoir fait. Il n'a personne au dessus de lui pour le punir. Lui seul peut dire la vérité tout entière. Ses lieutenants la connaissent aussi, mais ne peuvent la dire que si Miscavige les y autorise. Les lieutenants de Miscavige sont aussi les agents dirigeants de CSI.
  9. En tant que COB RTC, Miscavige contrôle la Scientologie par l'intermédiaire de plusieurs lieutenants clé qui ont l'autorité totale pour faire exécuter ses ordres. Bien que leurs positions officielles puissent avoir été modifiées comme l'explique ce qui précède, ils détiennent toujours le même niveau de pouvoir. Si l'un d'eux a été écarté récemment, il peut encore témoigner du pouvoir dont il disposait avant d'être écarté, et peut aussi témoigner que c'est par la seule autorité de Miscavige qu'il a été écarté. Ces lieutenants comprennent Greg Wilhere, qui était Inspecteur Général du RTC ; Marty Rathbun, qui tenait le poste d'Inspecteur Général de l'Ethique à RTC ; Ray Mithoff ; qui tenait le poste d'Inspecteur Général de la Technologie au RTC et qui semble avoir été repassé Superviseur de Cas Supérieur International à CSI ; Mark Yager, qui oeuvrait en tant qu'Inspecteur Général pour l'Administration et a apparemment été déplacé à celui d'Officier Commandant l'Organisation Internationale des Messagers du Commodore, à CSI. Un autre des généraux est Norman Starkey, qui est le fondé de Pouvoir pour les propriétés d'Hubbard et Directeur Exécutif d'ASI. Il est aussi celui qu' utilise Miscavige pour déméler les ennuis. On doit obéir à Norman quand il agit pour le compte de Miscavige. Ray Mithoff est un agent dirigeant de CSI.
  10. Le C/S supérieur Int. Ray Mithoff est agent dirigeant de CSI ; il a des lignes de commandement depuis CSI vers toutes les organisations, missions et autres entités se servant des techniques d'audition et d'étude de la scientologie. Ses points de contact essentiels sont les superviseurs de cas supérieurs des diverses organisations. Dans CSI, il y a aussi CMO Int, Gold et OSA Int. Toutes les directives concernant la technologie doivent être autorisées par le C/S supérieur Int., qui reçoit l'approbation de Miscavige.

Marc Yager est un agent dirigeant de CSI.

  1. Le CO CMO Int Marc Yager est un agent dirigeant de CSI. Il est responsable de la direction administrative et possède des lignes de commandement sur toutes les églises, missions et autres organisation scientologiques, y compris OSA via WDC OSA (Mark Rinder). Ses points de contact primordiaux sont les directeurs éxécutifs de chaque organisation, appelés Officiers Commandants s'ils sont affectés à la Direction d' Unités Sea Org. Dans la CSI, il commande via WDC et ED Int. Toutes les directives concernant l'administration de la scientologie doivent être autorisées par CO CMO Int, qui doit requérir l'approbation de Miscavige.

Marty Rathbun était un agent dirigeant de CSI

  1. Lorsque Marty Rathbun était Inspecteur général pour l'éthique, il était agent dirigeant de CSI. Il supervisait toutes les affaires éthiques de scientologie. Il avait autorité, au sein de chaque organisation scientologique, sur toutes les actions entreprises par les officiers d'éthique [discipline]. Il dirigeait aussi l'Office des Affaires Spéciales, qui s'occuppe de toutes les affaires externes à la Scientologie, comme les relations publiques, les litiges, les actions secrètes de renseignement, et ainsi de suite. OSA possède une fonction de sécurité interne dans les organisations de scientologie, et l' IG/Ethique les dirigeait aussi. Il faisait tourner toutes les activités d'OSA via OSA Int. qui se trouve dans la CSI. Toutes les directives concernant des affaires d'éthique au sein des organisations de scientologie et toutes celles concernant toute activité d'OSA devaient être approuvées par I/G Ethique, qui en recevait à son tour approbation de Miscavige.

Norman Starkey est agent
dirigeant de CSI

  1. Norman Starkey, Fondé de pouvoir des biens d'Hubbard, est agent dirigeant de CSI. Starkey est l'un des plus importants adjoints de Miscavige depuis un bon nombre d'années. En 1981, Miscavige a donné à Starkey la responsabilité de l'Office du Gardien, c'est à dire de tous les litiges et procès scientologiques de par le monde, et surtout, tout litige menaçant Hubbard. En tant que " Projet spécial - Legal ", Starkey fut l'un des principaux dirigeants de l'Office du Gardien (ou Bureau du Gardien), qui devint ensuite OSA Int, donc, une partie de CSI.
  2. En 1982, Starkey devint Directeur des Affaires Légales chez " ASI - Sté de Service à l'auteur ", directement sous les ordres de Miscavige. Miscavige était alors COB ASI et dirigeait toute le scientologie depuis cette société commerciale, société qui n'était pas censée avoir le moindre lien avec l'Eglise de Scientologie. Elle n'avait pas de liens, mais ASI dirigea réellement toute l'église de 82 à 87, époque où Miscavige décida de passer à RTC et de devenir COB RTC. La raison est qu'il valait mieux diriger la scientologie depuis une association non lucrative que depuis une société commerciale (ASI) .
  3. Lorsque Miscavige passa à RTC, Starkey devint fondé de pouvoir des biens d'Hubbard. Il faisait tourner ASI et CSI pour Miscavige, sans autre poste que les initiales : " IFS ". Il continuait à envoyer des ordres dans l'église, mais par le biais d'une unité nommée liaison corporative, afin de diluer le lien entre les deux.
  4. En Mai 1985, Starkey fit une déclaration en justice, dans le cas " Founding Church of Scientology of Washington, D.C. contre Directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), par laquelle il tentait de cacher le rôle d'agent dirigeant d'Hubbard en Scientologie (pièce jointe n° 35). Comme partie de sa déclaration, il fournissait une version épurée de la façon dont ASI avait été montée, décrivant que lui-même et Terri Gamboa avaient un jour eu cette idée " comme ça ", contrairement au faits : Hubbard avait discuté de tous les détails d'opération de la société ASI. Starkey tentait aussi d'éloigner ASI du réseau des organisations scientologues, en disant qu'ASI ne s'occupait pas de diriger l'église de scientologie, bien que tous les aspects en fussent alors détaillés par le bureau de Miscavige à ASI.
  5. Mais, dans le paragraphe 7 de sa déclaration , Starkey admettait - c'est étonnant - que de temps à autre, il faisait appel à la Sea Org pour aider ASI à " propager la religion ".
  6. Ce que cela signifie dans les faits, et c'est toujours vrai, c'est que l'Officier Supérieur de la Sea Org - Miscavige - pouvait ordonner ce qu'il voulait à Starkey, y compris mais non limité aux affaires de direction de la CSI, ou via CSI, vers d'autres organisations de scientologie.
  7. En tant que chef d'ASI, Starkey exécutait des programmes et des projets imaginés par ses subalternes d'ASI, qui donnaient ainsi des directives écrites à du personnel de l'église afin de produire de l'argent pour ASI (et donc pour Hubbard). Tout cela se passait avec le consentement de Miscavige, ou même par ordre direct de sa part. Des rapports réguliers étaient faits par le staff d'ASI à Starkey, pour des projets qu'ils avaient émis, projets impliquant le personnel et les actions de CSI.
  8. Le président de CSI, Heber Jentzsch, recevait régulièrement des ordres de Miscavige et Starkey sur la façon de conduire son office, ou les actions de relations publiques, comme s'il s'agissait des siennes propres - ceci, pour cacher le lien avec Miscavige et Starkey.
  9. Les staffs de l'église savent également que dévoiler la relation entre Starkey et l'église, ou toute acception du fait qu'ASI était directement au commandement, servirait de raison pour les virer de leur poste et les transporter aussitôt au Projet Force de Réhabilitation (RPF). - Les gens qui y sont, sont gardés 24 h sur 24 pour éviter qu'ils ne s'enfuient.

Miscavige a ordonné que ce procès soit abandonné, pour se protéger

  1. Le Dr Geertz et M. Fishman auraient gagné ce procès s'il avait continué, du fait du mérite juridique. Au lieu de cela, les scientologues ont fabriqué un imbroglio élaboré pour éviter que la vérité ne sorte des batailles juridiques ainsi que des dépositions de Miscavige et de ses lieutenants principaux. Ils pensaient également pouvoir facilement gagner, et se servir du procès dans leur demande de dommages en justice pour 48 millions de dollars, contre Time Magazine.
  2. Mais ils ont finalement trouvé à qui parler. Les avocats du Dr Geertz, Graham Berry et Gordon Calhoun, se sont formés , avec l'assistance d'anciens scientologues dirigeants, à la façon dont fonctionne la scientologie. Ils ont découvert la nature véritable de la structure de l'organisation, le fait que la Sea Org fait fonctionner la scientologie, et que c'est Miscavige qui en est le patron. Ils ont percé le voile des entités légales, et les scientologues se sont rendu compte que si l'affaire passait en justice, leur image publique soigneusement élaborée volerait en mille morceaux, et qu'ils seraient alors dévoilés dans leurs conspirations criminelles. C'est pourquoi ils veulent que ce procès soit abandonné. Cela n'a aucun rapport avec leurs inquiétudes quant aux stars.
  3. Miscavige craint que son parjure et ses actions criminelles ne soient découvertes, et il a ordonné à ses avocats du procès de faire tout ce qu'il fallait pour s'en débarrasser avant qu'il ne soit contraint à témoigner soit par déposition, soit au procès. Nul en dehors de Miscavige n'a le droit d'ordonner aux avocats de la scientologie de déposer ce genre de demande. C'est lui qui a sans aucun doute orchestré l'abandon des poursuites de ce procès. Voir pièce jointe n° 36 " Rapport du Comité d'Investigation sur la Scientologie ", par Kevin Victor Anderson, Queen's Counsel, lieutenant Gouverneur de l'Etat de Victoria, Commonwealth, Australie. C'est un rapport extrèmement documenté sur les dangers de la Scientologie, qui inclut entre autre, page 134 et 135, " la façon dont une femme a été menée à la folie par les processus". Ce rapport a provoqué l'interdiction de la scientologie des années durant dans l'état de Victoria. Bien que le ban ait été levé depuis, le rapport demeure une excellent approche générale de la secte scientologique.

Je déclare que ce qui précède est vrai, sous peine de parjure selon les lois des Etats Unis d'Amérique et celles de l'Etat de Californie.

Signé : Stacy Brooks Young
 
 

Retour homepage
 
 

Posté via le groupe de news d' Usenet : alt.clearing.technology

Posté en français par le groupe de news :

alt.religion.scientology

Traduction Roger GONNET (c)1997 - droits de reproduction réservés pour usages non commerciaux

-- Retour début document----
retour homepage

back

Retour index général

Retour index