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sectes - sathia sai-baba: un mort . Brûlé vif ou pas??

[Source : http://www.indian-skeptic.de/html/is_v01/1-1-5.htm] - 27
novembre 2000. Par Narendra Nayak (Traduit de l'anglais)
[Texte intégral]

Le 20 février 1987, le corps d'un jeune homme a été découvert en bordure
d'un terrain d'Alike, petit village situé non loin de Mangalore, dans
l'État de Karnataka. La foule s'étant rassemblée, le corps a pu être
identifié comme étant celui de Lokayya Pujari, un jeune étudiant de
première année PUC au Collège junior dirigé par le trust de Satya Sai
Lokashikshana. Ce village est justement au centre des activités de Satya
Sai Baba. Il 's'agit d'un complexe éducatif - le "Satya Sai
Lokashikshana trust" - doté d'une école primaire, d'un lycée et d'un
collège pour junior. Ce trust possède les terrains et les bâtiments,
tandis que le gouvernement s'occupe des dépenses institutionnelles, eu
égard au statut qualifié "d'institution d'utilité publique" qur ledit
trust s'est arrogé. C'est donc avec la bénédiction de l'état et les
subsides gouvernementaux que cet organisme continue à perpétrer ses
lavages de cerveaux visant à faire inculquer à ses étudiants la
prétendue "bonté suprême" de Satya Sai Baba comme un fait soi-disant
indubitable.

Les examens ultérieurs ont permis de confirmer l'identité le corps du
jeune homme par le biais des vêtements qu'il portait et aussi à cause du
fait qu'il avait disparu depuis deux jours. Le corps était partiellement
carbonisé; il était couché sur le dos avec, au-dessous du corps, la
poignée d'un seau auprès duquel on put remarquer que la moitié des
vêtements avaient été brûlés. Autour de son cou pendait une chaîne dotée
d'un pendentif à l'image de Satya Sai Baba. Pour l'anecdote, on regrette
que les multiples prétendus pouvoirs divins de Sai Baba se soient
révélés à ce point incapables de sauver ce disciple d'une mort si
tragiquement prématurée.

Les autorités du trust se sont immédiatement concertées pour attribuer
cet événement à un simple suicide, n'hésitant pas à manipuler sans
vergogne l'un des hauts fonctionnaires mandatés pour l'enquête qui -
soit dit en passant - était également un fervent partisan de Baba (il
avait de surcroît été autrefois un des ses élèves)...

De nombreuses personnes se sont légitimement demandées comment cet
incident avait pu passer inaperçu, vu que les compagnons du jeune homme
dormaient tout près du drame. Aucune réponse ne fut fournie à cette
question. En fait, le corps a été retrouvé à seulement quelques mètres
de la maison de campagne où il résidait, laquelle maison était occupée
par au moins une demi-douzaine d'autres étudiants. Il est surprenant
qu'aucun des résidents concerné n'ait entendu le moindre bruit.

Une autre question lancinante affleure légitimement l'esprit :

- Quand, pourquoi et comment un étudiant, à l'image de Lokayya - lequel
était aussi président d'un mouvement scout - serait-il amené à se
suicider ?

De surcroît, sur le plan financier, sa famille était plutôt bien lotie.
Il portait environ Rs.300 sur lui.

Plusieurs tentatives ont été effectuées pour tenter d'entrer en contact
avec le père de la victime, puis procéder à l'incinération du corps.
Cependant, face à l'insistance des autochtones, le corps n'a pas été
incinéré, mais enterré. Il est par ailleurs étrange que seule la partie
faciale du corps et le visage aient été brûlés. Il n'y avait absolument
aucun signe ou trace de lutte sur le terrain, lesquels auraient été
décelables s'il avait vraiment essayé de se suicider, en s'aspergeant de
pétrole. L'aspect parcellaire de l'enquête, l'énigme et l'injustice
sournoise qui entouraitent cette affaire ont provoqué une levée de
bouclier des citoyens locaux.

Ce n'était d'ailleurs pas le premier cas où le trust se tirait ainsi
d'affaire par l'usage de quelques astucieux sophismes. Quelques années
en arrière déjà, la direction avait soudainement pris la décision de
cesser d'admettre des filles dans son école. Acte d'autant plus
regrettable que, dans ce secteur, on privait ainsi les filles de la
région de l'unique occasion de s'instruire. Le prétexte fallacieusement
invoqué par Satya Sai Baba aurait été que la cohabitation garçons et
filles dans la même classe nuirait à la concentration du groupe. Mal lui
en prit ! La riposte, énergique, consista en une vaste campagne de
protestation des habitants d'alentour appuyés par plusieurs mouvement
progressistes parallèles, lesquels ont finalement contraint l'école à
ouvrir une classe supplémentaire - séparée - pour les représentants du
sexe féminin. Il convient de noter au passage que bien que les
subventions écolières émanassent des collectivités locales, on n'avait
même pas pris la peine de s'enquériri de l'avis de ces dernières, avant
d'opérer la discrimination préalable susmentionée, que seul un
soulèvement populaire a finalement pu récuser.

Un des propriétaires de la région, Sri Lanka Madiyal Narayana Bhat,
était un grand partisan de Satya Sai Baba. Quelques années auparavant,
il meurt dans un accident de voiture... sur la route qui le conduisait
précisément à Sai Baba qui devait le recevoir pour un entretien. La
dépouille de l'accidenté a été rapidement amenée auprès du gourou, dans
l'espoir que les pouvoirs "omnipotents" de celui-ci provoqueraient le
miracle d'une "résurrection". Ce fut peine perdue ! Rien n'y fit. Le
corps fut donc incinéré. Cet incident a suffisamment ébranlé Sai Baba
pour que sa visite à Alike soit annulée!

Quoique partisan de Baba, Narayana Bhat restait néanmoins tout à fait
raisonnable dans ses convictions. La bonne marche du trust était
d'ailleurs essentiellement liée au fruit de son oeuvre et de ses talents
de gestionnaire. C'est du reste à dater de sa mort que les ennuis de
toute sorte et les révoltes ont commencé. L'agitation des habitants du
lieu a d'ailleurs dû être élaguée par l'intervention de la police.

Finalement, il fallut une grève de la faim devant le commissariat de
police pour que les autorités acceptent de consigner le décès de Lokayya
Pujari comme relevant d'une "mort non naturelle".

Par ailleurs, une lettre anonyme adressée à la police a exposé les
circonstances qui auraient conduit Lokayya Poojari à sa fin.

Il existe plusieurs versions relatives aux événements qui auraient
entraîné la mort du jeune Lokayya Pujari.

La première est que Lokayya Poojari était un garçon calme, toujours dans
les "bons papiers" des dirigeants et particulièrement soucieux de seoir
à leurs attentes. Un jour où tous les enseignants étaient partis,
quelques étudiants auraient apporté de la viande et de l'alcool au
campus pour en consommer. Lokayya Poojari auraient alors dénoncé
l'affaire aux autorités du campus... ce qui aurait entraîné le renvoi
des étudiants concernés. Leur réplique cinglante aurait entraîné une
violente dispute suivie d'une empoignade au cours de laquelle Lokayya
aurait été sévèrement frappé et serait mort sur place. Le surveillant du
campus et d'autres protagonistes impliqués dans cette affaire auraient
alors déplacé le corps et l'auraient arrosé de pétrole pour y mettre le
feu, à dessein de dissimuler leur culpabilité, tout en déguisant leur
meurtre en suicide.

Toutefois, l'absence de note écrite ou de circonstance atténuante connue
rendirent peu crédible la thèse du suicide, bien que l'influence de
Satya Sai Baba ait vainement tout mis en oeuvre pour tenter d'accréditer
ce postulat.

D'autres allégations pertinentes maintiennent en revanche vivement le
fait que Sai Baba et plusieurs membres de son cercle électif abusent
massivement de leurs étudiants de sexe masculin pour pratiquer sur eux
des actes de nature homosexuelle. Lokayya les auraient surpris en
flagrant délit, ce qui aurait entraîné son assassinat, afin de se
débarrasser du témoin gênant qu'il était ainsi devenu.

En raison des pressions émanant de l'opinion publique, le gouvernement
d'état a été forcé de conduire une nouvelle enquête plus approfondie...
qui n'a malheureusement abouti à rien, car la force omniprésente du
gourou Sai Baba a une fois de plus réussi à réduire les tenants et
aboutissants de ce qui aurait dû constituer une enquête sérieuse et
fiable... en une vaste et ridicule supercherie.

Le trust a encore récemment fait état de son intolérance sous un autre
jour. Le doyen du Collège a dû prendre sa retraire en avril 1988. Sri
Dundappa L.Bangode, candidat à la succession, issu de la caste
supérieure, devait normalement être élu selon un système de liste mis en
place par le gouvernement. Des efforts drastiques ont été déployés par
la direction du trust afin de saper les efforts de ce candidat, car cela
eût constitué une menace insupportable au yeux du trust que le futur
chef de leur collège appartînt à la classe des intouchables.

La mort de Lokayya Poojari n'est pas la seule qui soit répertoriée dans
le campus de Sai Baba. Chaque année de nombreux meurtres ou délits
surviennent çà et là. Mais la plupart d'entre eux ne sont pas dénoncés,
vu que Sai Baba flirte en permanence - à coups de pot-de-vin - avec le
gouvernement et la police locale.


Compte tenu de ce qui précède, il est désormais grand temps de rouvrir
les dossiers afférents à plusieurs enquêtes ayant trait aux affaires non
résolues concernant la sphère élective du gourou, parmi lesquelles
figurent :

le trust Sri Lanka Satya Sai Loka Seva Shikshana, le meurtre perpétré à
Alike , le district de Dakshina Kannada, l'état de Karnataka, etc.,
ainsi que bien d'autres cas délictueux ayant trait aux institutions
éducatives dirigées par Satya Sai Baba.

Puissent la loi et la justice être enfin impartiales, identiques et
conformes pour chaque citoyen indien, sans que, désormais, le statut,
l'influence sociale, l'argent ou les compromissions oisives de toute
sorte ne puissent s'immiscer vicieusement dans la recherche scrupuleuse
de la vérité !

autres textes sur Sai Baba
http://www.multimania.com/tussier/saibaba.htm

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