LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

LA SCIENTOLOGIE, VUE DU DEDANS -"QUILL" MAGAZINE: LE MAGAZINE DES ARTICLES DE LA SOCIETE DES JOURNALISTES PROFESSIONNELS

(U.S.A)
ARTICLE QUE JE ME PERMETS DE RECOMMANDER VIVEMENT A TOUS LES JOURNALISTES UTILISANT MON SITE
Nov-Déc 1993 (c) QUILL 1993 

      "Ils" disent que la première étape de remontée est de se faire admettre: voici donc: J'ai manié les Relations Publiques (PR) et les médias pour le compte de L. Ron Hubbard et de son empire scientologique durant 20 ans.
        Ce n'est pas par hasard que je n'écris pas de " l'EGLISE " de scientologie, leur marque commerciale déposée. Le monde scientologue ne s'arrrète pas à l'enceinte de "l'église". (voir page 40) Il s'agit d'un labyrinthe de coquilles d'entités légales comparable à un Palais des Glaces comme on en voit dans les fètes foraines, entités conçues pour égarer tout non-initié. Ajoutez-y les arcanes d'un langage et des "PRs" (Agents de Relations Publiques) entraînés à dévier l'attention lors d'enquètes et contrôles, et vous comprendrez alors pourquoi si peu de ces non-initiés ont réussi à percer l'hydre scientologique, ou à écrire à son sujet. J'espère que cet article rendra la chose plus aisée.
         
      De 1969 à 1989, j'ai travaillé à presque tous les échelons  de l'organisation, commençant par une petite "mission" sans grande influence, continuant au niveau national, puis international, en maniant les médias étrangers et en oeuvrant en tant qu'agent littéraire personnel de L. Ron Hubbard. J'y ai manié des journalistes des meilleures écoles ou du New York Times; je suis apparu dans des émissions radios et des actualités télévisées nationales en tant que porte-parole de l'église, ainsi que dans des magazines, des livres et même dans un film documentaire. J'étais membre de l'Office du Gardien [services secrets renommés OSA désormais, ndt] de 'lorganisation pseudo-navale nommée "Sea Org" [Org. Maritime, ndt] ainsi que de la très glamour "Authors Services Inc.", l'agence littéraire hubbardienne basée à Hollywood.
       
        Lorsque le FBI a effectué son raid  dans les bureaux de l'Office du Gardien [services secrets] de Los Angeles et de Washington en 1977, j'étais porte-parole national : j'ai donné les réponses sur cet évènement et ce qui a suivi.

        Lorsque le quartier général international secret - près de Hemet, Californie - d'Hubbard a été dévoilé en 1980, j'ai reconverti l'image de la base dans la nuit même. J'ai fait faire une tournée à la TV "ABC" de Los-Angeles, lui montrant les "Productions de l'Age d'Or" (Golden Era Productions) - image que la base a conservé de nos jours (voir: Comment Leurrer la Presse, P41).
         

      Lorsqu' Hubbard est mort en 1986, on m'appela dans son ranch secret de Californie ou je parvins bien avant les autorités afin d'aider à mettre au point une stratégie de contrôle des médias et pour calmer les adeptes
       
        Lors de mon apprentissage, j'ai étudié et possédé les directives secrètes d'Hubbard et d'autres personnes sur la façon de manier les journalistes, de s'arranger avec la Police et les services officiels, sur la façon de créer des groupes de façade, et sur les méthodes detinées à discréditer une personne ou un groupe en me servant des doctrines de "Gibier de Potence" inventées par Hubbard (Loi du Fair-Game ou Loi du Gibier de Potence, ndt).
         
      En outre, j'ai entraîné d'autres scientologues aux "PRs"à manier les médias en utilisant le matériau d'Hubbard. Ceci comprend la façon de répondre à une question sans y répondre, les méthodes de diversion, la manière de dire une "vérité acceptable", de gagner du temps, comment assumer divers états émotionnels afin de contrôler autrui, comment "contrôler l'attaquant", comment prendre le contrôle d'une conversation, comment introvertir une personne et comment "faire passer le message" - surtout à notre époque de violences sonores - comment aider les avocats scientologues à écrire des documents légaux inflammatoires dont  les PRs pourront ensuite utiliser sans risque les termes abusifs, et comment paraître religion.
       
        Voilà donc en résumé les quelques facettes que rencontrera un journaliste lorsqu'il discute avec un membre des PRs scientologiques entraîné et dévoué à sa tâche. Le journaliste veut un scoop, le type des PRs veut tuer le scoop dans l'oeuf, ou, au minimum, en assumer le contrôle. Bien que ceci ne soit pas inhabituel, la scientologie va bien plus loin que la plupart. Le scientologue se prépare à tout assaut du journaliste, assaut qu'il détournera, en se servant entre autres de menaces de poursuites, de détectives privés : pas étonnant dès lors que la Presse soit devenue très timide dans les articles qu'elle fait sur l'empire Hubbard. (Voir: Effrayer pour faire taire, Quill, Novembre Décembre 1991).
         
      Puisque les scientologues savent comment opère "l'état dans l'Etat", il n'est pas trop tard pour que les journalistes aient une chance d'apprendre certaines des attitudes, des règles et des trucs connus des seuls scientologues.
       
        1. LE FANATIQUE LOCAL

        Avant d'entreprendre tout scientologue des PRs ou cadre sciento, un journaliste doit se rendre compte qu'il aura affaire à un fanatique - à un type qui veut sauver la planète. C'est exactement là ce que croient faire les scientologues.

       
        En outre, à moins que vous ne soyez prèts à écrire un article qu'ils auraient eux-mêmes pondu, ils vous considéreront comme un ennemi, comme un agent de l'AMA (association médicale américaine), comme une des gueules de la psychiatrie, ou comme quelqu'un s'apprètant à "vendre la race humaine du moment que son éditeur le lui demande" - pour citer Hubbard, lors de sa Lettre de règlements du 14 Août 1963. Il s'agit d'un document clé de la secte; demandez à un PR de vous en donner un exemplaire. S'il refuse, vous pourrez la trouver dans les gros volumes verts accessibles dans toutes les librairies scientologiques.
         
      2. GARDEZ-VOUS VOS NOTES?

      Sachez qu'après votre entretien - et après chaque rencontre ou appel téléphonique - le PR écrira un compte-rendu serré de l'entretien. Ce rapport sera généralement expédié par courrier électronique au supérieur du PR, en suivant la ligne de commandement, et une copie ira vraisemblablement dans la zône des services secrets (OSA). Prenez donc vos propres notes sur tout ce qui est abordé.

        3. L'IMAGE, C'EST TOUT

        Réalisez bien que lorsque vous parlez avec un PR ou un officiel de l'église de Scientologie, l'image religieuse n'est pas qu'une simple défense vitale pour les Relations Publiques, mais qu'elle est tout aussi cruciale quant aux exemptions d'impôts et face aux tribunaux. Le PR doit donc démontrer que la scientologie est "une philosophie religieuse appliquée". Le PR aura des tonnes de documents prouvant que la "scientologie est une religion de bonne foi" - mais il n'aura bien entendu aucun document prouvant le contraire - décisions des tribunaux, et il se peut dailleurs qu'il en ignore tout.
         

      4. LE JEU DE LA COQUILLE

      Lorsqu'il prouvent la "bonne foi", les gens de PRs établissent une distinction entre les diverses entités scientologiques. Une organisation de Los Angeles vantera l'acceptation de la scientologie à St Louis ou à Londres. Mais, si nécessaire, un jeu complexe labyrinthique d'entités légales - un vrai palais des glaces - fera surface. Brusquement, aucune organisation scientologique n'aura de relations avec les autres; les officiels de l'une agiront comme s'ils ignoraient tout des officiels d'une autre organisation. La cause ? le fisc et les tribunaux.

      Essayez donc de découvrir avec quelle entité légale vous parlez et en quoi elle est liée au matériel qu'on vous montre. Vérifiez si le PR ou l'officiel sciento accepterait de vous démontrer les liens entre ces coquilles.

      Si vous cherchez à déterminer les relations existant entre le RTC (Centre de Technologie Religieuse), le WISE (Institut Mondial des Entreprises Scientologues) et l'Eglise de la technologie Spirituelle, vous aurez l'impression de résoudre un Rubik Cube. Prenez ce raccourci: découvrez l'organisation qui n'a pas d'existence légale (la Sea Org, c'est à dire l'org. maritime). Présentée comme une "Organisation Confraternelle", la Sea Org est le cercle de commandement le plus haut placé en scientologie; c'était l'alter ego d'Hubbard, le nexus caché qui pénètre toutes les autres corporations et entités. Chose étonnante, celui-ci a échappé aux  recherches.

      Mais demandez à un membre de la SO (sea org) ce qu'il sait de la SO, c'est comme demander à un gars de la CIA ce qu'est la CIA. La différence, c'est que la CIA est tenue de répondre en raison de la Loi sur la Liberté d'Information.
       

        5. DITES: "QUOI"?

        On sait que les politiciens savent ne pas répondre en faisant semblant de le faire. Les PRs scientologues pratiquent cette méthode jusqu'à plus soif. Le PR s'entraînera à répondre à des questions simples sur la scientologie,  à la façon de répondre sans répondre, à gagner du temps, et à savoir attaquer. (le matériau original inclut de crier, de taper sur le bureau, de pointer le reporter du doigt, et de jurer).

        Vous verrez donc qu'une question simple comme "qu'est-ce que la scientologie" a déjà été amplement pratiquée et qu'une réponse vous attend, toute prète. Des questions plus probantes donneront "pas de réponse". Le reporter peut mesurer le degré d'importance d'une question lorsqu'on tente de n'y pas répondre: vous constaterez qu'une fois ceci compris, vous n'aurez pas de mal à le constater.

        Pour y faire face, sachez dabord que c'est primordial dans l'entraînement du PR. Ecoutez soigneusement ce qu'il ou elle vous répond: de préférence, enregistrez l'entretien. Si le PR essaie d'éviter la question en déviant vers un sujet qui n'y répond pas, continuez à répéter la question jusqu'à obtenir la réponse. Demandez-lui quels exercices il a fait avant de venir au rendez-vous, et demandez-lui qu'il vous montre les véritables textes de l'organisation sur le maniement des médias. - On peut en  trouver certains dans leurs librairies.
         

      6. UN QUOI ? MORT -

      Selon l'angle d'attaque de votre article, vous pouvez facilement vous trouver noyé sous des monceaux de documentations. Certains s'appellent "PAQUETS - ou dossiers - DE L'AGENT MORT" (Dead Agent Pack). Hubbard a piqué le terme dans "l'ART DE LA GUERRE" de Sun Tsu, qui décrit les divers types d'agents. L'Agent Mort, c'est celui qui se fait prendre en flagrant délit de mensonge.  Le pack d'agent mort, c'est celui qui est censé contrer un mensonge, en faisant voir qu'il ment et qu'il n'est donc pas crédible.  Il a généralement pour cible un document particulier tiré d'un article ou d'un livre. On s'en sert pour discréditer une personne ou un groupe qui pourrait critiquer la scientologie.
       

        Un pack de l'agent mort , cela inclut n'importe quoi : écrits d'Hubbard, articles de journaux,  témoignages sous serment obtenus par enquèteurs privés. Le but est de réfuter le document, la personne ou le groupe visés, à n'importe quel prix. Si l'article ne présente aucune donnée clairement erronée ni erreurs, mais qu'il dépeint la scientologie sous un angle défavorable, le pack d'agent mort devient une réplique généralisée, s'en prend en général à la source en l'attaquant grâce à un pamphlet, une annonce dans les journaux ou un article.

        Vérifiez si possible ce qui est dit ou la documentation. Contactez la personne attaquée, le groupe ou l'auteur de l'article. Notez ce qui n'est pas réfuté ou attaqué. En Scientologie, les omissions peuvent compter autant que ce qu'on admet.

        Vous pouvez demander à parler aux gens qui produisent le pack d'agent mort; on ne vous y autorisera probablement pas, car ils n'ont pas reçu l'entraînement pour manier les médias. En Sciento, seul les PRs entraînés sont supposés  parler à la Presse. Si l'on fait une exception, ce sera pour des gens qui ont été largement entraînés ou qui ont déjà discuté de la scientologie avec la Presse, mais ce sera souvent en présence d'un agent des PRs. Exemple récent: la revue "Première" de Septembre; on a refusé que le reporter puisse discuter avec les stars hollywoodiennes de la secte. Si vous ne pouvez pas parler à ceux que vous aimeriez voir, essayez de parler à des staffs de l'organisation, ou à des scientologues que vous trouverez. Vous en apprendrez bien davantage.
         

      7. CHERCHEZ L'OR

      On trouve une chaîne de commandement précise en scientologie: chaque organisation en a une. On est censé trouver l'organigramme - version publique - sur le tableau d'affichage. On devrait y voir la position de votre PR, mais vous n'y trouverez pas sa chaîne de commandement.

        Les médias sont maniés en scientologie par l'OSA, OFFICE DES AFFAIRES SPECIALES. Le PR d'OSA aura un supérieur dans la chaîne de commandement. Si le PR est un membre local d'OSA, c'est à dire pour la ville ou la zône, son supérieur sera au niveau Continental; par exemple, le PR de New York aura son supérieur chez OSA Etats-Unis, à Los Angeles;  OSA International se trouve dailleurs aussi à Los Angeles. Au-delà, la chaîne de commandement saute chez RTC (centre de technologie religieuse). Dans certaines circonstances exceptionnelles, c'est un cadre de RTC qui interviendra pour manier un journaliste, en particulier lors d' une affaire cruciale pour eux - quelle qu'en soit la raison, car c'est RTC qui dirige toutes les opérations d'OSA et qui prend la responsabilité finale - bonne ou mauvaise - de tout média intéressé par la scientologie.
         
          Le Président du Conseil d'Administration du RTC est David Miscavige, patron de l'église de scientologie. Sa dernière intervention date d'Octobre dans le Magazine Première. C'est Miscavige qu'il faut interviewer pour toute histoire sur la scientologie. Il vit à la propriété de Golden Era Productions à Gilman Hot Springs. Le PR qui vous reçoit sait comment le joindre. Si tout le reste échoue, contactez Golden Era Productions: le personnel saura le joindre.
           
        CONCLUSION

        La scientologie vit en état de siège avec la psychiatrie, les médias, et tout ce qu'elle perçoit comme attaquant Hubbard ou la sciento. C'est ainsi depuis qu'Hubbard les a déclarés ennemis, depuis des décennies. En discutant suffisamment avec les PRs scientologues, vous commencerez à percevoir quelque chose d'assez régulier dans cette attitude. Traversez un bureau scientologue, et la prolifération des bustes et photos d'Hubbard vous titillera quelque fibre familière.
         

      Substituez le nom "Parti" au mot "organisation maritime" dans l'extrait qui suit et la parrallèle vous sautera aux yeux:

      "On s'attend, même de la part du plus humble des membres du parti, à ce qu'il soit compétent, voire même intelligent dans des limites étroites, mais il est  nécessaire également qu'il soit u n fanatique ignorant et crédule dont les attitudes courantes soient la crainte, la haine, l'adoration et le triomphe orgiaque.

      En d'autres termes, il est indispensable qu'il ait la mentalité convenant en état de guerre, et puisque la victoire déciscive n'est pas possible, il importe peu que la guerre aille bien ou mal. Il suffit que l'état de guerre existe.

      La participation intelligente que demande le Parti à ses membres - plus facilement atteinte quand l'atmosphère est à la guerre - est quasi universelle, mais plus on monte dans les rangs, plus elle est marquée. C'est précisément au coeur du Parti qu'hystérie et  haine de l'ennemi sont les plus fortes. Dans sa capacité d'administrateur du Parti, il est souvent nécessaire qu'un membre du Parti sache que telle ou telle nouvelle de la guerre n'est pas vraie, et il eput très bien se rendre compte que la guerre elle-même n'est que contrefaçon, voire qu'elle n'a pas lieu, ou qu'elle est engagée dans un tout autre but que l'anéantissement des ennemis déclarés; mais ce savoir est aisément neutralisé par la technique de double-pensée, car aucun membre au coeur du Parti ne doute un instant de sa croyance mystique en le fait que la guerre est réelle et qu'elle ira jusqu'à la victoire, Oceania devenant alors la Maîtresse Indiscutable du Monde."
      (George Orwell, 1984)
       

          Robert Vaughn Young est écrivain Freelance basé à Newport Beach, Californie.

          Mise au point octobre 2000: Robert Vaughn Young a décidé, depuis fin 99, de ne plus poursuivre ses efforts de dénonciation des crimes de la scientologie, du fait qu'il est gravement malade. Il se consacre désormais à tenter de mieux informer les malades atteints du même mal (tumeur de la prostate).



          Références:

          divers articles que vous trouverez traduits ici, ainsi que d'innombrables autres .

            ENCADRES DE L'ARTICLE CI-DESSUS:

Page 39:  --- (déjà cité dans l'article)

Page 40: L'aspect séculier (civil) de la scientologie:

La scientologie a deux faces: le religieux et le séculier. Exemple: la Fondation du  "CHEMIN DU BONHEUR"; cette fondation fut formée pour distibuer le livret d'Hubbard du même nom, livret dont il dit qu'il s 'agit d'un "Code Moral Non Religieux". D'autres disent qu'il s'agit d'un moyen caché d'établir sa présence.

AUTHORS SERVICES INC.: cette société commerciale a été établie début des années 80 comme  "agence littéraire complète"; le problème, c'est qu'Hubbard en est l'unique auteur et que tout le personnel de ladite agence fait partie de l'Organisation Maritime.

BRIDGE PUBLICATIONS INC. : (BPI): BPI publie les livres et matériaux hubbardiens et les distribue aux "églises de scientologie", avec d'autres matériaux commerciaux. Elle a son siège dans le complexe scientologique hollywoodien.

CCHR (en France CDDH) : Comité de Défense des Droits de l'Homme; ce comité est coordonné par OSA-services secrets -; c'est probablement le plus ancien des frontons scientologues s'occupant de réformes sociales. Il n'annonce pas directement   son affiliation à la secte, mais elle n'est pas niée. Son but? "Exposer les crimes de la psychiatrie".

Sterling Management: Grosse entreprise commerciale de conseil de gestion installée à Glendale, Californie; sa clientèle essentielle semble provenir des chirurgiens dentistes. Elle dit se servir de la tech d'Hubbard dans le seul but "de faire se développer des entreprises"; d'autres disent qu'il s'agit d'un moyen caché de faire rentrer des fonds et des gens en scientologie. Il y a procès en cours quant à cette affiliation, au Tribunal Supérieur de Los Angeles.

Il ne s'agit là que de quelques exemples; il existe quantité d'autres groupes commerciaux disant qu'ils se servent des technologies de management d'Hubbard; ils sont en général membres de WISE (Institut Mondial des Entreprises Scientologues) et ont une licence du RTC pour pouvoir utiliser le nom et les matériaux d'Hubbard. WISE fait un annuaire de membres et  fait des publications comme "Qui? Quoi? Où" à Los Angeles; et  publicise les sociétés orientées sciento.

PAGE 41: COMMENT TROMPER LA PRESSE

En près de 20 années de maniement des médias, j'ai eu affaire à quantité de journalistes. L'une des occasions les plus coriaces eut lieu en 1980, lorsque l'entreprise de Presse de Riverside écrivit que Hubbard était caché dans un lieu presque désert nommé Gilman Hot Springs.

Depuis le raid du FBI sur la scientologie en 1977, Hubbard avait été la cible d'un nombre croissant de recherches pour poursuites et d'enquètes gouvernementales. Son domicile était l'un des secrets les mieux gardés de la secte. Si nécessaire, Hubard pouvait déménager : c'est ce qu'il fit.

Mais les Quartiers Généraux de la Scientologie à Gilman Hot Springs ne pouvaient pas se déménager aussi facilement. Hubbard disait ne plus gérer l'empiree sciento, mais il le gérait bel et bien. L'Empire Secret d'Hubbard avait son siège à Gilman Hot Springs, à 1h1/4 de Los Angeles. Il ne tenait guère à ce qu'avocats, juges, médias ou le Fisc l'apprennent.

On m'a envoyé manier la situation.

Tout comme à Clearwater, Floride, la scientologie avait acheté la propriété de Gilamn Hot Springs sous un prète-nom et s'y était installée en secret. Dans l'annuaire, on trouvait son numéro sous l'intitulé "Club de Tranquillité des Montagnes Ecossaises". Il y avait trop peu de passants pour s'intéresser aux quelques personnes traversant entre les bâtiments.

Quand j'y suis arrivé, Hubbard avait disparu. Les staffs ainsi désertés de sa présence étaient terrifiés, puisque la sécurité avait été violée. Ils connaissaient son caractère et craignaient sa fureur.

J'ai fait un tour de la propriété, découvert une petite zône de prise de vue cinéma et une unité de production audio nommée "Golden Era" censée distribuer du matériel pour la scientologie. Hubbard les avaient fermées toutes deux, mais j'y ai trouvé ma solution. C'était bien ce qu'il nommait une "vérité acceptable". J'ai obtenu l'accord de la sciento de Los Angeles sur le plan.

En une nuit et une matinée, on a reconverti l'endroit; j'ai fait ôter le papier collé sur les fenètres, nettoyer tout, arranger les bureaux et autres pour cacher certaines activités et en faire voir d'autres; on a sorti les costumes, les films et les scripts au grand jour. On a envoyé des staffs internationaux ailleurs pour réduire le personnel.

Le jour suivant, le Club de Tranquillité des Montagnes Ecossaises était devenu Golden Era Studios. Pas un accroc durant la visite des médias. On a trouvé par hasard ...un studio de maquillage au travail juste au moment de la tournée des médias. Quand on m'a demandé "Et la Direction Internationale?", j'ai répondu qu'en effet, le studio gérait films et bandes enregistrées. Personne n'a remarqué que je n'avais pas répondu à la question et dirigé l'attention ailleurs.

Les nouvelles du soir étaient parfaites. L'article de Riverside Press était contré. Gilman n'était plus le QG de la scientologie. Ce n'était plus qu'un bâtiment s'occupant des films et bandes.

Une fois tout cela refroidi, le management international s'est tranquillement réinstallé. Depuis, Golden Era Productions a bien pris de l'essor; il y a même une visite guidée comprenant parfois même visite des VIPs sciento et des bâtiments cinéma et bandes. Nul ne pose de question sur l'autre raison d'être de la base, qui s'y est  réinstallée, ni sur d'autres services de gestion qui s'y sont ajoutés.

Mais ils sont là, juste derrière la colline, non loin du bassin où ne coulent plus les sources chaudes.

PAGE 41 -L'EXPERIENCE PARLE

Certains journalistes ont été impliqués dans des affaires du monde scientologue désirent donner leur point de vue sur la question:

Robert WELKOS, Los Angeles Times:
"Connâitre leur personnel des Relations Publiques aide beaucoup à ne pas se faire intimider. Quant à l'organisation, c'est un monstre en forme d'hydre. J'ai essayé de ne pas me laisser impressionner. J'ai décidé de ne pas m'intéresser à l'assemblage des diverses parties entre elles. Vous deviendriez cinglé si vous tentiez de prouver qu'il s'agit là de l'arme la plus importante de la scientologie. Préparez vous aussi à pas mal de contacts et de pressions."

John Richardson, Magazine PREMIERE:
"En réalité, vous faites votre turbin dès le début. Cherchez l'histoire. Agissez dès le départ comme si vous étiez poursuivi en justice en restant droit, honnète, en prenant des notes complètes et en les conservant. Quand vous parvenez à l'étape des entretiens, ils feront des tentatives pour vous ballader et combattre ce que vous dites et faites, et ils chercheront à trouver des failles leur permettant d'intenter un procès. Faites donc attention à ce que vous direz."

Curtis Kueger, St Petersburg Times:
"Sachez l'histoire; lire "la Dianétique" est une bonne chose pour avoir une idée de la théorie et de la terminologie. C'est bien aussi de lire des livres et des articles etc. sur Hubbard, pour connaître la controverse. Tout cela donne une base solide. Attendez-vous à des volte-face, à des retards nombreux lors de la communication des infos; il faut pas mal de patience; si vous en avez, vous les aurez."

Bill Horn, American Lawyer
"La meilleure tactique consiste à coller de près aux règles du journalisme. Repassez les sujets pour les commentaires. Prenez beaucoup de notes: je suggère d'enregistrer sur magnéto. Si vous avez des interviews, gardez bien en tête leur tactique de poursuites en justice et préparez-vous y. Faites toujours des recherches auparavant. J'ai contacté des tas de gens avant d'appeler l'église."

Bill Press, Commentateur TV et radio, Los Angeles:
Préparez-vous à être harrassé. Ils sont particulièrement protectionnistes et aggressifs envers quiconque écrit sur leur compte. J'étais un jour près de chez eux, mais sur un passage public, en train d'attendre, je n'avais pas encore abordé qui que ce soit de la scientologie, je suis revenu à la Télé, et dans le quart d'heure qui suivait, ils étaient au téléphone avec le Directeur du Journal Télévisé, exigeant le même temps d'antenne et demandant le contexte de l'émission. Ils sont très habiles, et très forts pour harrasser les médias. Je n'ai jamais rien vu de tel venant d'aucune autre source. Ils ont des affaires cachées. Ils en ont effrayé plus d'un. Ils y vont du meurtre. Mettez votre tenue blindée et allez-y.




http://home.snafu.de/tilman/prolinks/cockburn_is_a_bonehead.html
See this site.

Includes an enumeration of his pro-crime-cult articles which are related to the
fact that he got into a feud with Richard Behar who wrote the Thriving Cult of
Greed and Power article for Time magazine. I say he got into a feud--Behar
did not reciprocate so Cockburn was forced to have a feud on his lonesome
without Behar's participation in his childishness.

---

From: paulettec@aol.com (Paulettec)
Newsgroups: alt.religion.scientology
Subject: More on Cockburn versus Behar
Date: 8 Apr 1998 17:37:45 GMT

I asked Rich Behar (author of Time magazine anti-Scientology cover story) to
write up something for a.r.s. readers about the reasons Cockburn has been
attacking him and promoting Scientology. Here it is -- I think you'll find the
last paragraph especially interesting.

Paulette Cooper

Paulette, you can post this:

In the spring of 1992, I reported and wrote an expose of Terry Reed, who I
had concluded was a con man. Reed, you may recall, is the alleged "CIA"
operative who has linked President Clinton to contra training and drug running
at the Mena Airport in Arkansas. My in-depth investigation found that many of
Reed's former employers claimed he had stolen money from them (or attempted to
steal money). Reed then weaved some of these people into his Clinton tale,
which I concluded was just a fantasy.
Alex Cockburn had been Reed's biggest champion in the press and yet he never
bothered to fully investigate the guy. In my article, I decided to take a shot
at The Nation for being so "credulous." Unfortunately, I was in the Middle East
on a vacation when my story ran and an editor decided to attack Cockburn by
name. The name he chose was "Andrew," Alex's brother, and a fact-checker at
TIME didn't catch the blunder. Nor did I.
Cockburn gleefully pointed out the mistake, and he went on to attack me in
column after column -- defending Reed (to my utter amazement), while also
condemning my Scientology story. Cockburn was so passionate that a few
publications (among them, Media Week, as I recall) ran some articles on the
so-called Behar-Cockburn feud.
By the way, except for the Andrew-Alex mix-up, I argued at the time that my
Reed expose was accurate. Reed ultimately sued us for libel, and a federal
judge threw out the case after concluding that I had made a "thorough
examination" and that Reed "has been unable to come up with any evidence
suggesting that Behar did not in good faith believe that every fact stated in
his article was accurate, and that his characterization of plaintiff as a liar
was fully justified."
The judge, after reviewing my massive evidence (which included many tape-
recorded conversations), did not even permit Reed to depose me, which, as you
may know, is very rare in libel actions. That's how strong our story was.
Incidentally, we had a sworn affidavit in the case from a colleague at
TIME who claims that Reed told him (months before the suit was filed) that the
church had offered to pay for any lawsuit he wanted to bring against me and
TIME. Even if we assume that Reed was telling the truth about this alleged
offer, I have no proof whether he actually accepted such money. Freedom
Magazine published a positive story about Reed and his suit against TIME.
Interestingly, Reed's book ("Compromised: Clinton, Bush and the CIA") briefly
made the best-seller list in the LA Times, which I find simply remarkable given
his background.


         
         

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