LE SECTICIDE
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Cannes et les sectes? 

Film: PROFIT

english: The Profit

1/ POTINS A PROPOS DE CANNES et du film anti-sectaire "PROFIT"

La productrice du Film "PROFIT" présenté à Cannes cette année, Patricia
Greenway, et le metteur en scène , Peter Alexander (ex-vice président
d'Universal Studios) viennent pour la seconde fois de se faire voler les
bandes annonces sur cassettes vidéo, bandes qui leur avaient été expédiées
des Etats-Unis.

Le film reflète l'histoire d'une secte criminelle et de son gourou. Il a
déjà fait l'objet d'actions illégales et de pressions de la part d'une secte
criminelle dénommée scientologie.

Lors du premier envoi, les 20 cassettes ont disparu durant le transport. Nul
critique de la secte criminelle ne peut imaginer que c'est par hasard.

La seconde fois, c'est à dire hier soir, les intéressés avaient changé de
transporteur, et les cassettes sont parvenues jusqu'à l'hotel où résident
nos amis.

Un quart d'heure avant qu'ils viennent les récupérer à la réception de
l'hotel, un individu ressemblant vraiment beaucoup à Monsieur Alexander, et
parlant particulièrement bien anglais semble-t'il, s'est présenté à la
réception de l'hotel comme étant "Peter Alexander", et il a emporté les
cassettes.

A qui profite le crime?

Ceci dit, il est évident que cette crétinerie n'aura que des effets très
limités (sauf pour les criminels coupables du vol, qui peuvent écoper de
quelques mois ou années en prison), car ça ne coûte pas bien cher de faire
des copies de cassettes vidéo et des les faire parvenir aux destinataires.

Par contre, la publicité supplémentaire autour de ce vol permettra
d'augmenter l'impact de la présentation du "PROFIT" à Cannes.


From Le Figaro:

To day we got an excellent article in "Le Figaro" on "THE PROFIT", from
Peter Alexander and Patricia Greenway, in the international Cannes
Festival du film.
It's on page 31, titled : "WITNESSING: The Profit, picture of an ancient
patron of Universal." [full center of the page]
>
By Sophie Latil:

For security reasons, the contoversial film of Peter Alexander "The
Profit"
has been given on personal invitation only. Well, it's not without
reasons.
"I've been a member of the chur of scientology for twenty years, he
says."...//...*

This picture is exposed by the cult which is attempting since the start to
compromise its shooting.

The picture, done in USA, is a fction showing the life of "L. Conrad Powers"
, founder of a cult. "It shows how this man came, thru satanism study, to
create the "church of scientific spiritualism", explains the film director.
He explains as well the effects of hypnosis allowing the mind control of
members to the one and only aim of profit.."

Peter Alexander was the vice president of Universal studios during 192 and
1991, and he allegates having entered the scientlogy church because his
second wife asked him; he has three children of her. "I was on top of the
hierarchy. In twenty years, I've spent there more than one million dollars,
" he said. Till 1998, the date where he decided to cut his links with the
system. "I had understood that the money given was used only to sue those
who wanted to disclose the truth".

Since; Peter Alexander shall no longer see his children: "every contact with
me has been formally forbidden to them, like for members having cut their
links with the cult, who are no longer allowed to see their family [remained
in scientology].

The director guarantees that for strange reasons, the church of scientology
has done everything to inhibit the "The Profit" shooting. "It accuses us to
have made a hate and propaganda film. During all the shooting, it followed
the production's members till their homes so as to obtain, trough
intimidation and under threats, some informations about "The Profit".

Peter Alexander and Patricia Greenway, the producer, have not even looked
after a distributor in USA: "The pressure is so strong that if one of them
had accepted, scientology would have immediately bought backi the rights, to
any sum." Therefore, encouraged by the interministerial Mission to comba
t cults and its german equivalent, they have choosen to present this long
length film in Cannes.

Contacts have been taken, favouring the project. "The story is just
beginning, says Peter Alexander. Nobody could better count the secrets of a
cult. We know we'll be sued for the remaining of our lives. But "The Profit"
can save the life of someone. Even if our life has been destroyed, it shall
have been useful."




11 Mai 2001 - CULTURES
De cinq à secte
Distance
De Hirokazu Kore-Eda
Japon, 2 h 12
Compétition
La compétition entre dans le vif du sujet. Précisons : dans le sujet vif
confronté à la mort. Comment rendre cela de la manière le plus juste
possible ? Comment opérer une dissection sensible de la distance qui
peut s'établir entre intimes, menant les uns vers secte, assassinats et
suicides rituels, quand les autres restent ancrés dans le quotidien de
la vie, marqués par une autre séparation, d'avec leur nouvel
environnement social et personnel, du fait de ce secret-là ? Telle est
la matière sur laquelle travaille Hirokazu Kore-Eda, auteur de Maboroshi
et After Life et membre de la plus talentueuse vague nouvelle de talents
venus du Japon sur la Croisette, en attendant, la semaine prochaine, son
alter ego Shinji Aoyama.
· la suite d'un vol de voiture, un groupe de quatre personnes se
retrouve en pleine forêt en compagnie d'un cinquième, privé de sa moto.
Ils vont trouver refuge dans un cabanon abandonné. Hormis le huis clos
forcé en pleine nature, nul hasard là-dedans. Leur présence est dictée
par un rite de souvenir. Voilà trois ans, chacun des premiers a perdu un
des siens dans le suicide rituel des membres d'une secte, à laquelle
appartenait le cinquième larron, parti à temps cette maisonnette plantée
au milieu de nulle part. Petit à petit, entre ces gens qui ne se
connaissent pas plus que ça, s'instaure un dialogue circulaire sur soi
et l'autre, disparu, frère, sour, épouse ou mari, tandis que
s'intercalent entre ces scènes au présent, des fragments de passé, de
plus en plus longs, convoquant les morts dans cet univers coupé de toute
la vie moderne, entre lac et forêt.
· l'opposé complet de Pau et son frère de Marc Recha également présenté
hier soir (voir ci-après la critique de Jean-Pierre Léonardini), le
réalisateur japonais a opéré des choix de mise en scène et de montage
rigoureux. Au tout début, la voix off d'une radio indique la date
anniversaire de l'attentat meurtrier, tandis que l'on découvre, dans
leur vie quotidienne, un jeune homme et son amie, une professeur, un
cadre, un jeune marchand de fleurs au chevet d'un père mourant à
l'hôpital, les quatre de la forêt. Si, comme Marc Recha, Kore-Eda
choisit la caméra portée, au moins sait-il en maîtriser les mouvements
et, de manière plus sérieuse, confronté à la même question - comment
montrer des vivants en proie au souvenir de morts - parvient à rendre
sensible l'absence au présent. Opérant par petites touches, chacun de
ces plans de présentation, passant de l'un à l'autre, n'est ni trop long
ni trop court. Le choix de la lumière comme des couleurs des décors
concourt, plus que de longs dialogues, à installer une ambiance de temps
suspendu, de flottement, propre à un deuil dont la nature particulière
concourt à les tenir à distance des vivants comme des morts, en cette
nuit de remémoration.
Pudeur est le mot qui vient à l'esprit pour rendre compte du style et de
l'esprit de pareil film. A l'opposé de la pauvreté naturaliste, "
Distance " travaille une matière des plus contemporaines au Japon, comme
ailleurs dans nos sociétés modernes, le besoin d'absolu d'individus
trouvant, dans la logique mortifère des SECTES, l'aboutissement logique
à leur absence à leur propre désir et donc au monde. Tout cela est
disséqué de manière brillante. Nul esprit de démonstration là-dedans,
mais un travail en profondeur sur l'intime. Kore-Eda ne verse pas non
plus dans le psychologisme, il préfère et y réussit encore haut la main,
donner à voir des êtres humains dans tout l'ordinaire et le sel de la
vie, toutes choses qui constituent la ligne de fracture. Le point
d'interrogation qui subsiste, in fine, quant à l'identité d'un de ces
quatre, suggère à sa manière que cette distance là est ténue et jamais
intangible.
De l'un de nos envoyés spéciaux
Michel Guilloux

 

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