La secte criminelle scientologie en procès une fois de plus en France: elle risque la dissolution






L'Eglise de Scientologie produit ses témoins devant le tribunal


PARIS (Reuters) - Plusieurs professeurs d'université cités par l'Eglise de Scientologie d'Ile-de-France ont témoigné en sa faveur devant le tribunal correctionnel de Paris, où le groupement est jugé en qualité de personne morale pour "tentative d'escroquerie".


Le Finlandais Juha Pentikaïnen, l'Américain Dick Antony et l'Espagnol Dionisio Llamazares ont soutenu devant les juges que la Scientologie était bien une religion, sans toutefois se prononcer sur l'affaire qui est jugée depuis jeudi.


"De notre point de vue, c'est une religion car elle possède une philosophie, des rituels de culte et un code d'éthique morale", a dit Juha Pentikaïnen à Reuters hors audience.


L'Assemblée nationale française considère au contraire le groupement comme une secte et une entreprise d'escroquerie, dont le but ultime serait de dépouiller ses adeptes.


La Scientologie d'Ile-de-France, l'une des cinq "Eglises" du mouvement en France, risque une dissolution dans ce dossier. Il lui est reproché d'avoir harcelé deux anciens adeptes et une troisième personne étrangère au mouvement entre 1998 entre 2000 avec des courriers assimilés par l'accusation à une tentative d'escroquerie.


Les trois personnes, qui ne sont pas venues à l'audience, se sont aussi plaintes d'avoir été fichées par la Scientologie après leur départ du mouvement.


Le procès doit s'achever dans l'après-midi avec le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des avocats de la Scientologie, Jean-René Farthouat et Patrick Maisonneuve. Le jugement sera ensuite mis en délibéré.

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