Paris Match: infiltrations des sectes en entreprises

http://www.parismatch.com

PARIS MATCH 17 FEVRIER 2000

AVERTISSEMENT!

J'ai reçu la visite de la gendarmerie ce 27 juillet 2001 et suis allé donner réponse aux questions qu'un chef m'a posées.

En effet, un individu nommé A., de la société EUROWIN CONSULTING, a porté plainte contre moi pour violations des droits religieux et des lois de la CNIL.

Je cite cet individu, qui dit aussi que signaler son appartenance à WISE ou à la sciento, ça le diffame et ça lui fait perdre des sous.

Il est dans un article de journal ou deux ainsi que dans une courte liste des affiliés WISE français, aux fichiers

http://www.antisectes.net/list-wise-fr.htm
et
http://home.worldnet/gonnet/paris-match.htm>

Or, mon site est déclaré (quoique peut-être incomplètement, ce que j'ignore pour l'instant) à la CNIL.

(après constat, j'ai en effet mis en examen àpar le Juge d'instruction pour n'avoir pas déclaré à temps mon site web)

On verra bien. Je vais réfléchir à la suite à donner à tout cela.


j'ajoute ceci à la place des noms des individus mécontents (Pons n'a pas insisté, Bergeaud est allé plus loin, certes, il a fallu qu'OSA le convainque, et enfin, ARZAC a porté plainte. C'est graduel...)

ENGLISH TRANSLATION BY GORDON NEUFELD:

UNE ENQUETE DE THOMAS LARDEUR

EXCLUSIF. ALORS QU'UN RAPPORT SUR LE DANGER DES SECTES EST REMIS A LIONEL JOSPIN, PARIS MATCH A OBTENU LA TRES SECRETE LISTE DES 34 ENTREPRISES FRANÇAISES LIEES A LA SCIENTOLOGIE DE RON HUBBARD. PARMI ELLES, DES SOCIETES DE CONSEIL QUI ONT POUR CLIENTS LES PLUS GRANDES FIRMES FRANCAISES. UN MOYEN DE S'ALIMENTER EN TRESORERIE ET DE REPERER DES ADHERENTS POTENTIELS.


INFILTRATION : MODE D'EMPLOI

C'est dans un café feutré non loin de la Maison de la radio à Paris que je rencontre pour la première fois François. La quarantaine, ce directeur d'une société de 200 salariés a l'assurance de ces hommes de son statut. Il n'en reste pas moins sur ses gardes. A l'évidence, l'homme a mal vécu d'avoir été piégé par la Scientologie. Il consent finalement à raconter son histoire, prenant bien soin de mesurer le sens de chacune de ses paroles.


C'est au début de l'année 1999 que j'ai reçu une plaquette commerciale d'un organisme de formation, Valgo France, précise-t-il. Son contenu correspondait à ce que je recherchais pour restructurer l'ensemble de la force commerciale de la société. J'ai donc pris rendez-vous avec Valgo. C'était un vendredi soir. Le discours de leur formateur, Jean Chevrot, m'a convaincu et je lui ai demandé de m'adresser une proposition écrite. Le lundi matin, je recevais un livre avec le compte-rendu de l'entretien. Impressionné par cette réactivité exceptionnelle et la présentation remarquable du document, j'ai choisi de les retenir pour assurer nos besoins en formation. C'est ainsi qu'ils ont formé à partir de février, les chefs de service sur une méthode de recrutement, puis les 120 commerciaux sur une méthode de vente et, enfin, l'encadrement commercial sur l'art de faire vendre. J'étais satisfait de leur prestation, même si j'étais surpris par certaines remarques de Chevrot qui ne collaient pas à son discours, comme son hostilité virulente à l'égard des psychologues.

En mai, Chevrot a proposé à certains d'entre nous de faire un bilan de compétences et, pour cela, nous a demandé de remplir un test de 200 questions. A sa lecture, la coprésidente de la société a réagi très violemment en refusant de répondre. Elle était choquée par certaines questions, qui relevaient totalement de la vie privée comme "Cela vous demanderait-il un réel effort que d'envisager l'idée du suicide?" ou "Useriez-vous de punitition corporelle sur un enfant de 10 ans s'il refusait de vous obéir?" . De même, notre cadre commercial m'a aussi fait part de ses réticences, tout en acceptant néanmoins le test. C'est alors que tout s'est précipité. Des intervenants extérieurs à la société nous ont appelés pour nous dire que l'un des documents commerciaux de Valgo faisait référence à Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie. Nous avons immédiatement mis un terme à nos relations. Jusqu'alors, à aucun moment, je n'avais été informé d'un quelconque lien avec la Scientologie. J'ai énormément culpabilisé par la suite, car c'est moi qui les ai introduits dans la sotiété."


Cette histoire n'est pas un cas isolé. D'autres entreprises françaises ont récemment décidé de ne plus travailler avec Valgo après avoir découvert ses accointances avec la Scientologie. Il est facile de comprendre comment elles ont pu être abusées : Valgo se présente en effet comme une entreprise de conseil en management comme les autres. Sauf qu'elle n'est pas tout à fait comme les autres.


Elle apparaît dans un document encore inédit que nous publions : "L'annuaire international des entreprises scientologues". Daté de 1999, ce guide interne à la secte recense 2427 entreprises scientologues présentes sur tous les continents et oeuvrant dans tous les secteurs d'activité : management, marketing, communication, hôtellerie, éducation, musique, services administratifs, informatique . La moitié d'entre elles sont implantées aux Etats-Unis, ce qui n'a rien de surprenant pour un mouvement né là-bas et y bénéficiant de larges soutiens politiques et avantages fiscaux, liés à sa reconnaissance par l'admnistration américaine comme une religion. En revanche, plus inattendu, on s'aperçoit à la lecture de ce guide que les entreprises scientologues sont aussi fortement implantées dans la plupart des pays européens. Et cela même dans des pays qui ont ouvertement dénoncé le caractère sectaire de la Scientologie, l'Allemagne par exemple.

Dans ce dernier pays, on en dénombre ainsi 169, alors même que certains Länder ont interdit aux scientologues allemands l'accès à la fonction publique. En France, toujours selon ce guide, on dénombre 34 entreprises scientologues, presque trois fois plus qu'en 1991. Et cela malgré plusieurs condamnations retentissantes contre des responsables français de la secte, à Lyon en 1995 et à Marseille en 1999, sans oublier les deux rapports parlementaires de 1995 et 1999, très critiques à l'égard de l'Eglise de scientologie.


Quand au nombre de sociétés qui ont été démarchées par ces entreprises scientologues, il est difficile à connaître. D'après le journal interne "Scientology News" de décembre 1995, le nombre de sociétés dans le monde à avoir utilisé la "technologie administrative de L. Ron Hubbard (tech L.R H.)" depuis sa création s'élevait à 55646 au 1er janvier 1996. En France, de nombreuses grandes entreprises ont travaillé avec des entreprises scientologues ces dernières années. Par exemple, la société de formation Business Dynamic avance dans son dossier de presse des références prestigieuses comme Rhône-Poulenc, Société générale, B.n.p, Elf, Accor, Lyonnaise des eaux, Peugeot... Et les références de Valgo France forcent tout autant le respect : France Télécom E.g.t, E.d.f.-G.d.f. services, B.m.w, Ford, Lancia, Naf Naf, Kookai, Sadec-Schneider, Orly restauration, groupe Rentokil...


Qu'est-ce qui se cache derrière le World institute of Scientology Enterprises, plus counu sous le sigle Wise, et qui regroupe les entreprises scientologues ? Créée en 1979, cette structure se présente comme "une orgainisation de membres dont l'objectif est de faire en sorte que la tech L.R.H. soit largement diffusée et que le niveau d'éthique et d'intégrité soit maintenu parmi les entreprises en insufflant les principes, codes et doctrines d'éthique de la religion de Scientologie dans le monde des affaires". Bref, Wise est la branche de la maison Scientologie chargée "d'assainir la scène économique" grâce à la "tech L.R.H.", "la seule [...] de la planète qui a fait ses preuves et qui fonctionne "!
La position de l'EgIise de scientologie elle-même est ambigüe par rapport à Wise. Pour Marc Bromberg, directeur des affaires interreligieuses pour l'Europe, Wise est une "association indépendante qui protège les copyrights de L.R.H." et il n'y a "aucune espèce de lien avec l'Eglise de scientologie". On est en droit d'en douter.


La plupart des membres de Wise sont des scientologues notoires qui ne dédaignent pas travailler avec d'autres scientologues. Le gérant de Valgo France, Patrick Valtin est l'une des figures de proue de Wise en Europe. Il se distingue aussi pour avoir été, dans un passé récent, "Executive Director" du Collège Hubbard d'administration Internationale et patron de l'Association internationale des scientologues, c'est-à-dire ceux qui versent 40 000 dollars de dons par an, environ 240 000 francs. Il a également été le gérant, par le passé, de deux sociétés en France: U-Man France et Capacitas. Particularité de ces sociétés? Elles se signalaient en commercialisant le U-test, appelé ensuite le Pape-test, qui n'était en fait que le test de personnalité cher aux scientologues. De nombreuses entreprises françaises avaient d'ailleurs fait appel à leurs services notamment pour le recrutement de leurs cadres comme Yoplait, La Redoute, Epson, L'Oréal, G.m.f.-Vie, et même l'A.n.p.e.!


Patrick Valtin sait aussi s'entourer. Parmi les consultants-formateurs ayant travaillé ou travaillant aujourd'hui pour Valgo, on trouve Guy C, qui, pendant près de vingt ans, a proposé la tech L.R.H. aux entreprises dans le cadre d'une société dénommée Diace Conseil, aujourd'hui disparue. On trouve aussi Jean Chevrot ou encore André Tocqueville, porte-parole en 1997 d'Applied Scholastics, l'organisme qui gère les "découvertes de Ron Hubbard" pour "transformer nos écoles en des institutions d'une qualité d'enseignement sans précédent".


Figure aussi dans la liste Guy Bergeaud. Scientologue depuis 1982, il s'est associé avec deux autres scientologues, Philippe Sarrazin et Joël Berger, pour créer Business Dynamic en 1992. Et Eric Ianna qui travaillait dans les années 80 dans une autre société spécialiste de la tech L.R.H., Ciborg, avant de fonder la société Action Academy, dans laquelle sont passés de nombreux scientologues...


Le deuxième lien est financier. Pour exercer, le
s consultants doivent acheter une licence à Wise, en échange de laquelle ils s'engagent à reverser, sous forme de royalties, entre 6 et 9% de leur chiffre d'affaires. Cela signifie que les entreprises qui traitent avec ces consultants financent indirectement, par le biais de ces royalties, la maison Scientologie.


Reste un dernier point à évoquer, celui du prosélytisme. Sans affirmer que ces entreprises scientologues le pratiquent en permanence, ce risque n'est pourtant pas à écarter, comme en témoignent certains écrits internes. Ainsi cet extrait tiré du "guide du membre", qui précise que les membres de Wise "dirigent leurs clients vers les services de Scientologie, qui à leur tour changent leur vie de façon spectaculaire en sauvant leur mariage, en résolvant des situations personnelles non éthiques et en utilisant la technologie d'éthique de L.R.H. pour débrouiller des disputes insolubles entre hommes d'affaires."


Ces risques sont d'antant plus à prendre au sérieux qu'ils se sont déjà produits. C'est ainsi par exemple, que Guy C, alors qu'il dirigeait la société Diace Conseil, a été condamné en 1998 par la cour d'appel de Versailles à rembourser à une société la totalité des sommes qu'il avait perçues à la suite d'une formation à la vente. A cette occasion, la cour d'appel avait relevé que M. Cassan avait "effectué du prosélytisme pour l'Eglse de scientologie" pendant la session de formation et qu'il n'avait pas "exécuté sa mission avec loyauté et bonne foi".


Aujourd'hui, la liste des membres de Wise est tenue confidentielle. Pour Danièle Gounord porte-parole de l'Eglise de scientologie, cela se justifie "parce que, dès qu'elles sont connues, elles deviennent la cible de pressions et d'enquêtes policières". Vrai ou faux, peu importe. Ce qui est certain, en revanche, c'est que cette attitude a pour conséquence de tromper nombre d'entreprises avec tous les aléas que cela peut entraîner, notamment en terme d'image. Libre à chacun de travailler avec qui il souhaite, même avec les entreprises scientologues. Encore faut-il que cela soit en toute connaissance de cause et en toute transparence.


LA PRESENCE DES ENTREPRISES SCIENTOLOGUES PAYS PAR PAYS EN 1999

ETATS UNIS 1118. ITALIE 228. ALLAMAGNE 169. ROYAUME UNIS 134. HONGRIE 129. RUSSIE 125. AFRIQUE DU SUD 86. AUSTRALIE 74. MEXIQUE 73. SUISSE 56. FRANCE 34. PAYS BAS 19. AUTRICHE 18. DANEMARK 18. GRECE 16. ESPAGNE 14. SUEDE 14. TAIWAN 14. VENEZUELA 12. JAPON 11.

Thomas Lardeur est l'auteur du livre "Les sectes dans l'entreprise", éditions d'Organisation, 1999.


(c) Paris Match et Thomas Lardeur, février 2000

We all know how Sun Myung Moon claims to be a "True Parent" and gives endless speeches claiming that he along can save modern society from the ills of divorce and family breakdown -- this in spite of the fact that his own family is in ruins, with divorces, adulterous affairs, and most recently the suicide of one of his own sons. Cult leaders often have this tendency to claim to be experts at the thing that they are in fact most incompetent at doing.

Similarly, L. Ron Hubbard, who knew nothing about business except that a good way to make money is to start a religion, always dreamed that he would be considered some kind of business genius, and even though he is now dead, his followers continue to carry on the myth that applying his teachings will somehow miraculously "cleanse" or salvage businesses, as witness this article which I translated from the most recent edition of
Paris Match:

****
MODUS OPERANDI: INFILTRATION

An Investigative Report by Thomas Lardeur

PARIS MATCH , February 17, 2000

[Translated from the French by Gordon Neufeld]

In a dim café not far from Radio House in Paris, I met Francois for the first time. A forty-something commercial director of a company that employs 200, he had the confidence of a man of his stature. Nevertheless, he was on his guard. It appeared that the man had taken hard the fact that he had recently been tricked by Scientology. He
finally consented to tell his story, taking care to consider every one of his words.

"It was around the start of 1999 that I received a commercial advertisement for a new organization, Valgo France," he explained. "It talked about ideas I was researching for a planned restructuring of my entire company. So I made an appointment with Valgo. It was a Friday evening. The talk given by their founder, Jean Chevrot, convinced me
and I asked him to make a written proposal. On Monday morning, I received the proposal along with a bill for the interview. Impressed by this quick response and the impressive presentation of the document, I decided to retain them to determine our initial needs. Thus, beginning in early February, the managers were trained in a method of recruitment,
plus 120 sales people were instructed in sales methods, and finally, the entire firm was trained in the art of sales. I was satisfied with their presentation, even though I was surprised by certain comments by Chevrot that didn't follow from his discussions, for example his virulent opposition to psychologists. In May, Chevrot proposed to some of us that we do a personality assessment, and asked us to fill out a test containing 20 questions. Upon reading this, the co-president of my company reacted very angrily, and refused to answer it. She was shocked by some of the questions that pertained solely to one's personal life, such as "Does it require a real effort on your part to envisage the idea o suicide?" or "Would you use corporal punishment on a 10-year-old child if he refused to obey you?" As well, our staff also made known to me their hesitations, although they consented to fill in the test. This, then, is how it all came out. Some outside informants called us to let us know that one of the commercial documents of Valgo makes reference to Ron Hubbard, the founder of Scientology. We immediately terminated ou relationship. Until then, at no time was I informed of any link with Scientology. I felt terribly guilty as a result, because it was me that brought them into the company."

This story is not an isolated case. Other French enterprises have recently decided not to work any longer with Valgo, after discovering their connection with Scientology. It is easy to understand why they fell so ill-used: Valgo presented itself in effect as a management consulting firm like all the others. Except that it was not in fact like the others.

Valgo appears in an unedited document which we obtained titled, "Annual International Report of Scientology Businesses." Dated from 1999, this internal guide for the cult numbered 2,427 Scientology-related businesses presently operating in all areas of business: management, marketing, communications, hospitality, education, music, administrative services, media . One half of them are domiciled in the United States, which is not surprising for a movement which began there and which receive considerable political support and financial advantages because of being recognized by the American authorities as a religion. But as well, more surprisingly, the document reveals that Scientology-related businesses are active in the majority of European countries. And this even in nations that have openly denounced the cult-like character of Scientology, for example, Germany. In this latter country, the document enumerates 160 businesses, even though certain states have forbidden German Scientologists from working in government positions. In France, again according to the guide, there are 34 Scientology-related
businesses, more than three times as many as in 1991. This in spite of many court's 1995 and in Marseille in 1999, not counting the two parliamentary reports in 1995 and 1999 which were very critical of the Church of Scientology.

As for the number of companies which have had dealings with Scientology businesses, this is difficult to determine. According to the internal magazine _Scientology News_ from December 1994, the number of businesses around the world to have used the "administrative technology of L. Ron Hubbard (L.R.H. Tech)" since its inception had grown to 55,646 by January 1, 1996. In France, numerous large enterprises have worked with Scientology-related businesses in the last few years. For example, the managing company Business Dynamic announces in its media package prestigious contacts like Rhone-Poulenc, Societe generale, B.n.p., Elf, Accor, Lyonnaise des eaux, Peugeot . And the contacts of Valgo France are equally impressive: France Telecom E.g.t., E.d.f.-G.d.f. services, B.m.w., Ford, Lancia, Naf Naf, Kookai, Sadec-Schneider, Orly restauration, and the Rentokil group.

What lies behind the World Institute of Scientology Enterprises, better known by its acronym WISE, and which groups together the various Scientology-related businesses? Founded in 1979, this body claims to be "a membership organization whose objective is to ensure that L.R.H. Tech is widely used and that levels of ethics and integrity are maintained among businesses by utilizing the ethical principles, codes and doctrines of the Scientology religion in the world of business." In short, WISE is the branch of Scientology changed with "cleansing the economic scene" thanks to "L.R.H. Tech", "the only system on the planet which has proven itself and which works!"

The position of the Church of Scientology itself is ambiguous towards WISE. For Marc Bromberg, Director of Inter-religious Affairs for Europe, WISE is an "independent association that protects the copyrights of L.R.H." and which has "no ties whatever with the Church of Scientology." One would certainly have a right to doubt this.

The majority of the members of WISE are prominent Scientologists who are not shy of working with other Scientologists. The head of Valgo France, Patrick Valtin, is one of the key figures in WISE in Europe. He has also distinguished himself for having been, in the recent past, "Executive Director" of the Hubbard College of International Administration and head of the International Association of Scientologists, which is to say the body which hands out $40,000 in grants every year (approximately 240,000 francs). He was also previously the head of two other French companies: U-Man France and Capacitas. The common link between these two companies? They were launched to commercialize the U-Test, later known as the Pape Test, which was simply the personality test that Scientologists are so fond of. Numerous French companies have called upon their services, notably for the recruitment of staff, such as Yoplait, La Redoute, Epson, L'Oreal, G.m.f.-Vie and even A.n.p.e.!

Patrick Valtin knows who to rub shoulders with. Among the founding consultants who worked with or are presently working with Valgo, one can find Guy C, who, for nearly 20 years, has promoted L.R.H. Tech to businesses under the rubric of Diace Conseil, now a defunct company. One finds also Jean Chevrot and even Andre Toqueville, spokesman in 1997 for Applied Scholastics, the society which promoted the "discoveries of Ron Hubbard" for "transforming schools into institutions with unprecedented teaching standards."

Also on the list if Guy Bergaud. A Scientologist since 1982, he associated with two other Scientologists, Phillippe Sarrazin and Joel Berger, to create Business Dynamic in 1992. And Eric Ianna, who worked during the 1980s for another company that specialized in L.R.H. Tech, Ciborg, before founding Action Academy, in which numerous Scientologists studied .

The second link is financial. In order to practice, consultants must buy a licence from WISE, in exchange for which the agree to remit, in the form of royalties, between 6% an 9% of their profits. Which means that companies that work with these consultant contribute indirectly, under the guise of royalties, to the house of Scientology.

One more point must be considered: the matter of proselytization. Although it cannot be proven that Scientology businesses engage in this practice constantly, the risk cannot be discounted, as evidenced by certain internal writings. For example, this passage taken from the "Member's Guide", specifies that members of WISE "direct their clients towards the services of Scientology, which in turn will change their way of life spectacularly by saving their marriage, resolving their personal ethical difficulties and by using the ethical technologies of L.R.H. to resolve insoluble disputes among businessmen."

The risks are more serious than they would appear. Thus, for example, Guy C, when he was director of Diace Conseil, was directed in 1998 by the Court of Appeal in Versailles to reimburse a company for the entire sum which he received for providing a sales seminar. On that occasion, the Court of Appeal found that Mr. Cassan had "carried out proselytization for the Church of Scientology" during the seminar and that he did not "carry out his duties with loyalty and in good faith."

Today, the members' list for WISE is kept confidential. For Daniele Gounord, spokesman for the Church of Scientology, this is justified "because, as soon as they became known, they would be the targets of pressure and police inquiries." True or false, it little matters. What is certain is that this attitude has the consequence of duping numerous enterprises with all the problems that could give rise to, notably in damage to public image. Everyone is free to work with whomever they wish, even Scientology businesses. But it should be done with the full knowledge of all parties and with complete transparency.

[Thomas Lardeur is the author of the book, "Les sectes dans
l'entreprise", editions d'Organization, 1999]

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