ENTREPRISES ET SCIENTOLOGIE: la société Parangon n'est plus du tout liée à la secte

[Chez Parangon, le PDG n'était pas un parangon de vertu]

IMPORTANT: LA SOCIETE PARANGON N'A PLUS LE MOINDRE LIEN AVEC L'ASSOCIATION SCIENTOLOGIE DEPUIS CET EPISODE.

(source : Le Parisien, 24 juin 2000, par Yves Pouchard)

[Texte intégral]

Une journée riche en rebondissements hier pour les 65 salariés de
Parangon SA à Edern
.

Depuis jeudi, ils sont en grève pour exiger le départ de leur PDG,
Pierre Auffret, convaincu d'avoir versé en 1999 un million de francs du
budget de l'entreprise à l'Eglise de Scientologie et porté la société au
bord du dépôt de bilan.

Evincé de la direction en mars, Pierre Auffret, actionnaire à 70 %,
avait repris les rênes le 14 juin après avoir bouché le trou à l'aide,
entre autres, de deux chèques de l'Eglise de Scientologie, en
remboursement de « stages » prépayés.

Les salariés n'ont pas admis le retour d'un homme en lequel ils n'ont
plus confiance. D'autant que sa première mesure a été d'écarter le
directeur qui avait sauvé l'entreprise pendant sa mise à l'écart !

Hier matin, le PDG a demandé au personnel de choisir entre son maintien
à la tête de la société, assisté d'un directeur non scientologue et avec
une part de capital ramenée à 49 %, ou bien la vente pure et simple de
l'entreprise, avec risque pour l'emploi. Les salariés ont préféré voter
sur la confiance ou non en leur patron et une large majorité a demandé
son départ immédiat.

Une « pompe à finance »


A midi, Pierre Auffret accepte le scrutin et dit démissionner. A 15
heures, il décide de ne plus signer le protocole de fin de grève et
annonce l'arrivée d'un repreneur sur lequel il renvoie le règlement de
la crise. En fin de journée, le patron d'une entreprise de décoration à
Quimper se présente en effet. « Il semble que ce soit une carte que joue
Pierre Auffret pour tenter de sortir la tête haute et, au pire, bien
négocier ses actions, explique Guy Coignard, de la CFDT Cornouaille. Les
deux hommes ont dit vouloir travailler tout le week-end sur une issue au
conflit. »

Les salariés attendront donc eux aussi pour connaître leur avenir.

Hier soir, ils ont levé le blocage de l'entreprise et se sont donné
rendez-vous dès 8 h 30 lundi pour reprendre contact avec leur PDG. « Il
serait étonnant que ses amis de la Scientologie laissent échapper si
facilement une telle pompe à finance », soupirait en s'éloignant un des
ouvriers.

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