Services secrets scientologues (OSA): l'entraînement qu'ils reçoivent pour piéger des journalistes








Note du webmaster: le but principal de ces exercices effectués par les porte-parole de la secte est de piéger au mieux les journalistes, soit en leur répondant des mensonges, soit en ne leur répondant pas tout en ayant l'air de répondre, soit en les "introvertissant" afin de ne pas avoir à répondre, soit en les dégoutant/dissuadant de discuter scientologie ou d'attaquer la secte. Voir aussi la thèse de Master of Science de Joe Cisar, traduite ici, format pdf


BULLETIN TECHNIQUE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
DU 10 DECEMBRE 1969
PUBLIE COMME BTB LE 21 JUIN 1975
ANNULE
LE BULLETIN HCO DU 10 DECEMBRE 1969
MEME TITRE


COURS D'OFFICIER DES RELATIONS PUBLIQUES.

CONFIDENTIEL

ENTRAINEMENT POUR LES JOURNALISTES

1. Comment répondre à des questions qui ne sont pas chargées [c'est à dire des questions n'attaquant pas un point sensible,n ndt]

But : Entraîner l'étudiant en relations publiques à répondre aux questions avec confiance en soi et simplicité, comme le demandent en général les journalistes. Exemples: Qu'est-ce que la Scientologie (R) ? Que signifie Clair, OT? Comment marche un éléctromètre?

Méthode : L'Officier de Relations Publiques (PRO) et le journaliste sont face à face à une table. Le journaliste pose des questions et le PRO doit y répondre sans trop longue hésitation et de façon à communiquer facilement avec le journaliste. L'exercice est dirigé tout comme dans les TRs. (Routines d'entraînement)

L'exercice est réussi lorsque le PRO peut répondre aux questions de base qui sont généralement posées à propos de la Scientologie.


2. Pas de réponse

But: Entraîner un PRO à répondre par des "non-réponses" aux questions auxquelles il ne désire pas répondre.

Méthode: Commencer avec le journaliste qui pose les questions posées par le reporter Victor Chapple du Sun, le PRO utilisera les réponses qu'avait fournies Hubbard. Cette partie consiste à familiariser l'étudiant aux "non-réponses".

Puis utiliser différentes questions, auxquelles le PRO doit donner des "non-réponses". L'exercice consiste à faire croire qu'on a répondu à la question en donnant en termes simples, des éléments généraux, afin que le journaliste ne réalise pas qu'on a en fait pas répondu à sa question.

Le PRO devra être complètement "au point cause" dans la communication (devra être celui qui dirrige le débat, pas celui qui le subit) et achever la communication avec conviction pour amener le reporter à passer à la question suivante.


3. Evènements Non sequitur (qui n'ont pas de suite logique)

But: Rendre un PRO capable de faire passer son "message" à travers tout événement d'actualité. C'est également une préparation pour le jour où on demandera à nos PROs de commenter l'actualité.

Méthode: Une personne se trouve face à un journal et lit l'un des titres, (peut-être quelques lignes de l'article si nécessaire pour la bonne compréhension du texte). On demande au PRO ce qu'il en pense. Le PRO devra le commenter rapidement et s'en servir comme support pour faire passer son message.

L'exercice est terminé lorsque le PRO peut faire passer son message à partir de n'importe quel évènement, en douceur et avec véracité.


4. Maniement d'un journaliste suppressif de la télévision

But: Entraîner un PRO à faire passer son message en dépit de ce que fait le 'journaliste qui l'interviewe', dans le peu de temps qui lui est imparti à la télévision. Ceci dans le but que ... des millions de personnes, après avoir regardé l'émission, n'aient aucun doute sur ce que la Scientologie accepte ou refuse.

Méthode: Le PRO et le journaliste se font face, le journaliste pose les questions. Le PRO fait passer son message sous diverses formes et en réponse à autant de questions que possible. Si le journaliste est suppressif, le PRO doit l'introvertir, ainsi qu'il est expliqué dans les enseignements du cours de PRO, alors le PRO doit faire passer son message. L'entretien est réussi lorsque le PRO a réussi à faire passer son message à son propre avantage.

5. Maniement d'un SP (personne suppressive)

a) Par l'accablement (en le submergeant)

But: Entraîner un PRO à être capable d'établir une "présence éthique" sur un journaliste SP, si l'occasion se présente, par des actions telles que lui crier dessus, frapper sur la table, le montrer du doigt, proférer des injures. Continuer cela tout en gardant une position de "meneur de jeu", jusqu'à ce que le pauvre journaliste "s'effondre".

Méthode: Le journaliste et le PRO se font face à une table, le journaliste pose des questions suppressives.

Le PRO submerge le journaliste en répondant sans discernement en réponse à la question suppressive jusqu'à faire preuve de réalité, en restant maître de la situation, et en finissant par l'anéantir complètement. Le TR1 fait partie de cet exercice. Cela ne sert à rien de parler si les mots n'atteignent pas votre interlocuteur.


b) En dissimulant son hostilité cachée

But: Entraîner un PRO à manier un journaliste SP simplement par les mots sans utiliser la force comme dans le a). Le PRO utilise le mot comme une épée et le plonge dans le journaliste si bien que celui-ci s'introvertit et laisse tomber la question.

Méthode: Le journaliste et le PRO se font face à une table, le journaliste pose des questions suppressives.

Le PRO trouve ce qui serait un "bouton" (chose qui fâche, qui va mettre mal à l'aise l'interlocuteur, ou qui va le déstabiliser) en relation avec la question posée et "lance" ce bouton avec un bon TR 1, afin que ce mot atteigne la personne d'en face. Si le journaliste est introverti, le PRO a réussi. Si le journaliste persiste avec la même question, le PRO ne devra pas utiliser le même bouton, il est évident que celui-là ne marche pas. Il faut le laisser tomber et en utiliser un autre. Si le PRO n'arrive pas à imaginer une réponse factice, le journaliste doit lui dire "raté, tu n'as pas réussi à me manier. Commence" ou une remarque du même genre - mais il ne devra pas expliquer au PRO ce qu'il doit dire. Lorsqu'il n'y a plus de confusion, le PRO doit être capable de manier tout cela et d'obtenir un fameux gain.

L'exercice est achevé lorsque le PRO est capable de créer des réponses bidons à des questions ou des énoncés, réponses qui permettront de submerger le journaliste.


c) En essayant de gagner du temps

But: Entraîner un PRO à poursuivre la confrontation et à garder son sang-froid lorsqu'un journaliste lui fait part d'une nouvelle à caractère suppressif et dont il n'a jamais entendu parler.

Méthode: Le journaliste demande son avis au PRO au sujet d'une situation négative concernant un scientologue

Le PRO maintient sa présence éthique (sa garde) et duplique la façon dont le journaliste a attaqué la question à son avantage. Ensuite il se débrouille pour gagner du temps et pour faire en sorte que le journaliste attende quelques minutes, quelques heures (le temps qu'il faut) pendant qu'il vérifie les faits.

L'exercice est réussi lorsque le PRO sait qu'il ne pourra pas être mis hors d'état de répondre lorsqu'on l'expose à une situation inconnue.


d) Maniement du journaliste en face de vous (Karaté verbal)

But: Entraîner un PRO à manier un journaliste en face de lui avec discernement et dans le temps présent.

Méthode: Le journaliste et le PRO se font face à une table. On pose tout une série de questions au PRO, s'il s'agit vraiment de questions, il peut y répondre, si possible en y faisant passer en même temps son message. Si la question le met quelque peu au point effet (c'est à dire si elle le met en position d'instabilité ou d'infériorité), il doit se servir de la force qui est mise dans la question et la retourner décuplée contre le journaliste. Il effectue cela, soit en utilisant une remarque hors contexte, une question ou un commentaire, ou en le submergeant physiquement, en tous cas par l'action qui semble la plus en mesure d'établir sa présence éthique.

Il ne doit jamais se laisser amener au point effet, et ne pas tolérer cela même pour un instant, il doit immédiatement contre-attaquer.

L'exercice est réussi lorsque le PRO n'utilise plus de technique ou de méthode pour manier le journaliste - mais qu'il est tout-à-fait présent, confiant et qu'il manie.

Commentaire: Si votre étudiant a des difficultés sur ces TR, un des deux éléments suivants n'est pas en place: a) Les TR0 à IV de la Scientologie ne sont pas en place ou b) On a laissé passer un exercice précédent qui concerne les journalistes et cela n'a pas été aplani.

Historique: Les exercices ont été élaborés par l'Officier des Relations Publiques pour le monde entier, dans le but d'entraîner n'importe qui selon une progression, et afin de manier n'importe quelle situation qui pourrait se présenter face à un journaliste. Ils sont basés sur l'HCOP/L du 3.2.69, Image auprès du Public qui explique "Ne défendez pas la Scientologie, attaquez les mauvaises conditions et les mauvaises casquettes!"


Par Sheila Gaiman
PRAW

tiré des expériences professionnelles de
David Gaiman
Chef des Relations Publiques pour le Monde Entier




TR3 Int-

But : Enseigner à l'Etudiant des Renseignements [des services secrets scientologues, ndt] comment répondre à une question sans surprendre la cible. Lui enseigner à ne pas être déstabilisé par les soupçons et les accusations.

Position : Etudiant et moniteur se font face.

Commandements: Pas de jeu de commandement fixe. Utiliser "Commencez", "Raté" et "Ca y est" comme dans les autres TRs (routines d'entraînement en jargon scientologue).

Sur quoi mettre l'accent dans l'entraînement: L'exercice se compose de deux parties.

(a) Le moniteur assume une identité telle que Directeur d'une société dans l'industrie pharmaceutique, ou psychiatre, ou Cadre des relations publiques. Le moniteur formule une question à laquelle l'étudiant doit répondre comme "Quelle est mon adresse", "comment se nomme mon frère", "ai-je déjà été en relation avec la Food and Drug Administration". Le moniteur donne quelques minutes à l'étudiant pour imaginer une couverture qui collerait. Puis l'exercice commence, l'étudiant jouant le rôle de celui qui conduit l'entretien et qui doit obtenir une réponse à sa question. On dit "raté" lorsque l'étudiant va trop loin. Lorsqu'il ne laisse pas le moniteur parler de sa propre initiative (en effet, un officier de renseignements silencieux invite son interlocuteur à parler), on dit "raté" pour amener des soupçons chez le moniteur. Le moniteur devient plus difficile à atteindre.


(b) Le moniteur prend une identité. L'étudiant choisit une question comme ci-dessus. Les "ratés" sont donnés comme dans la première partie. Si le moniteur devine à quelle question l'étudiant veut parvenir (les moniteurs ne vont pas commencer à chercher la question mais si la question devient trop évidente) alors c'est un "raté". Le moniteur est plus difficile à atteindre dans cette partie de l'exercice et entonne des ratés dès que des soupçons sont crées. Lorsque l'étudiant sait faire cela, le moniteur lance des commentaires accusatifs comme "Pour qui est-ce que vous travaillez?", "Etes-vous scientologue?", "Vous êtes quoi, détective?". On donne des ratés pour l'incapacité à manier et pour la surprise que montre l'étudiant face à ce genre de chose.

Cet exercice est réussi lorsque l'étudiant peut effectuer sans effort la partie (b).

back

Retour sous index correspondant à ce type de texte :secrets

Retour Webpage