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Les impensables conspirations de la scientologie, façon roman d'espionnage  

 Les impensables conspirations façon roman d'espionnage de la scientologie


Los Angeles Herald Examiner
29 mai 1980
Bizarre conspiration de la secte pour piéger un officiel

Les membres de la scientologie avaient préparé un piège pour un officiel de haut rang du bureau de l'attorney General de Californie. L'opération impliquait une femme enceinte, une fausse bonne soeur et une affaire de pots-de-vin tout aussi inventée, d'après les documents en possession du Herald Examiner.

Les dossiers "Opération Snapper" font partie des quelques 100000 pages de documents saisis par le FBI à Los Angeles en 1977; la cible était Lawrence Tapper, député attorney général ayant la responsabilité de l'unité 'organisations charitables'.

Les documents laissent entrevoir une opération compliquée à trois niveaux, destinée à faire sauter Larry Tapper de son poste, afin " qu'il ne puisse plus commettre d'overts [péchés, en scientologie] contre l'église mondiale de scientologie fondée en 1954 par L. Ron Hubbard.

Récemment, l'église a subi d'autres ennuis pour avoir tenté de discréditer d'autres officiels à Clearwater, Floride. Mais c'étaient les premiers indices démontrant que l'organisation préparait des opérations secrètes contre les officiels d'ici.

Heber Jentzsch, porte-parole de l'église à Los Angelès, confirma l'existence du plan contre Tapper. "J'ai entendu parler de l'opération Snapper, dit-il; c'est grossier, je ne suis pas d'accord avec ce type d'activités. On a sûrement quelqu'un qui s'est senti frustré et qui a décidé de lancer son scénario. Ca n'aurait jamais dû arriver."

Jentzsch explique qu'il n'avait pas idée de qui avait projeté cette opération, et qu'il ignorait si des phases avaient été lancées. Tapper était devenu une cible après s'être occupé de plaintes de consommateurs en escroquerie contre l'église, vers 1975-80..

Tapper avait conseillé à ses supérieurs, disant "il y a longtemps que l'état aurait dû s'occuper d'enquèter sur l'église"; sa note interne du 12 mai 1976 se trouvait dans les dossiers de l'église.

On ne sait si certaines parties du plan ont été menées à bien. Tapper, toujours au même poste au bureau de l'attorney général, n'a pas souhaité commenter, car l'église a porté plainte pour 1 million de dollars à son encontre et d'autres officiels de l'église l'accusent "d'infiltration illégale" au sein du mouvement.

L'organisation minutieuse est décrite dans une longue note de service de l'église.

Etape 1: deux phases: "recruter une femme assez dure et manifestement enceinte, bonne actrice.... elle s'entraînera sur la question du Bureau de l'AG, afin de se débrouiller pour avoir la meilleure place dans le bureau d'Evelle Younger (ancien attorney général) afin d'accomplir le plan.

"La fille enceinte entrera dans le bureau de l'AG à Sacramento et dira quelque chose comme "J'ai dit à Larry que je ne ferai pas ça, mais il ne m'a pas laissé le choix. Ma carrière, je m'en fous! Mais regardez-moi! Je vais dire ça aux journaux, même si ça doit ruiner la réputation de ma famille! Pas question que j'aille avorter". Après cette scène et quelques pleurs, la fille devait s'en aller, en disant "Oh tant pis, je sais que personne ne m'aidera de toute manière..."

Seconde phase: "Recrutez un homme en qui l'on peut faire confiance. Doit pouvoir parler comme s'il est en colère et sembler avoir 45-50 ans au téléphone. "C'est le père de la fille enceinte. Il appelle les deux endroits qu'aura visités sa fille et leur hurle dessus au téléphone (ne pas appeler de chez nous) :"Ma fille est venue à vos bureaux hier, oui, celle qui est enceinte. J'ignore ce que vous lui avez dit, mais elle est terrifiée, elle parle de suicide, ce type, là, Larry Tapper..."C'est qui? Ma fille dit que c'est lui le père..."

"Et il menace de la faire enfermer si elle dit ça. Essayez-voir de protéger des enfoirés comme Tapper, je vous fais un autre Watergate!"

On devait accomplir l'étape deux cinq jours après la première. "Recrutez une fille en qui l'on peut faire confiance, et qui soit courageuse. Trouvez l'ordre de bonnes soeurs le plus connu dans le coin, et l'habit qu'il porte cette saison. Recrutez une personne capable de prendre des photos professionnelles en intérieur.

La femme habillée en nonne se rend au bureau de l'attorney général et demande à une réceptionniste la procédure pour porter plainte contre quelqu'un du bureau de l'AG. Le photographe, arrivé à part, entend "ça".

Le plan consiste alors pour le photographe à dire "sacré nom d'un chien! quelle histoire!, pour que la réceptionniste l'entende. "Excusez-moi, ma soeur, je vous ai entendue malgré moi, est-ce que vous portez plainte?"

Le gars met la pression sur la religieuse, la force à avouer; il se sert de sa position pour attaquer tout ce qui n'est pas juif; "bon, c'est Lawrence Tapper.. oh, je n'aurais jamais du dire çà...". Le photographe la prend en photo, la soeur se voilant alors complètement le visage. Elle dirait "Non, pas de photos, je n'aurais pas dû venir... et elle s'en va, très bouleversée. Le photographe demande à la réceptionniste qui c'était, et s'en va à son tour.

Phase suivante: le lendemain, un gars supposé être journaliste arrive dans le même bureau. Il pose des questions comme "Est-ce vrai qu'une religieuse est venue ici hier, et qu'elle a accusé Younger de protéger Lawrence Tapper? Ou un truc comme ça? Est-ce que Younger protège Tapper? Qu'est-ce que c'est que cette histoire?"

On fait développer la photo prise et on l'envoie à divers journaux minoritaires. On appelle des journaux plus importants pour savoir si ça les intéresserait. Un titre du genre "Une mystérieuse bonne soeur vient se plaindre chez l'attorney général." ON FAIT PUBLIER L'ARTICLE. On y parle d'escroqueries dans la zône 'groupes de charité', et de Tapper.

Une semaine après, étape suivante. "Trouvez la banque de Tapper. Obtenez les noms et adresses du cadre du ministère de la santé mentale qui vient de se faire coffrer pour trafic de drogues.

"Recrutez un gars d'une trentaine d'années. On lui donne 5 billets de 20 dollars pour qu'il les dépose sur le compte de Tapper. Il faut qu'il ait des lunettes etc, qu'on ne le retrouve pas. Il revient avec le reçu.

C'est un autre agent de l'extérieur qui délivre le reçu -- le genre banquier très BCBG -- il le donne au bureau de Younger. La note accompagnant explique que "le dépôt est la preuve que Tapper reçoit des sommes de la part de drôles d'oiseaux.". Le banquier s'en va sans donner son nom.

"L'efficacité de ce qui précède vient du fait que Younger a eu des ennuis d'image à propos de banques et de banquiers. Cela devrait pousser à faire gaffe à ce délit..." Tapper, qui est encore responsable des affaires de charité à ce bureau, aurait été récemment informé de l'opération menée contre lui par Henrietta Crampton de Redondo Beach, directrice de la Fondation des Citoyens pour la Liberté, groupe surtout composé de parents dont les enfants sont membres de diverses sectes.

"Quand je lui en ai parlé par téléphone, Crampton a dit "il est resté calme un moment, puis a demandé si ça avait quelque chose à voir avec une fille enceinte. J'ai dit que oui et que j'avais ça par écrit. Il m'a répondu: Vous me gâchez le week-end, et m'a demandé d'envoyer une copie. Tapper a confirmé sa conversation avec Crampton à notre journal, mais refusé de commenter davantage l'Opération Snapper.


Tapper et l'ex-attorney général Evelle Younger, l'attorney de la ville Burt Pines, sont défenseurs dans une plainte scientologue pour prétendue 'infiltration illégale" d'officiels. La plainte n'est pas encore au tribunal.

"L'église s'en prend à nous car nous avions parlé à la Presse, explique Robert O'Brien, assistant attorney Général qui défend Tapper dans ce procès. Je ne vais pas rien ramasser un procès à un demi-million contre Tapper pour avoir parlé à la presse!"

Younger, qui dit n'avoir jamais pris vraiment au sérieux la plainte de l'église, ne sait rien de 'l'Opération Snapper.

"Je sais que ce groupe [les scientologues] nous vise, entre autres, dit Younger. Mais cette opération ne me dit rien. S'ils l'ont exécutée, ça n'est pas monté jusqu'à moi. Pour autant que je sache, la réputation de M. Tapper est sans taches."




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