Det Parool:

Octobre 2003:  MUTINERIE et PROCES à Scientologie Hollande - Pays-Bas

 Octobre 2003:  MUTINERIE et PROCES à Scientologie Hollande - Pays-Bas

Original en néerlandais:

http://www.parool.nl/artikelen/NIE/1067059505656.html


Original de la traduction anglaise :
http://www.religionnewsblog.com/4828-Mutiny_at_Dutch_Scientology_organization.html

Het Parool(Netherlands), Oct. 25, 2003
http://www.parool.nl
By SLADJANA LABOVIC en BART MIDDELBURG

(traduction de la traduction en anglais, notée comme incomplète)

Selon le journal hollandais Det Parool, le QG hollandais de la scientologie fait face à un exode en masse. Des documents internes démontrent que la direction générale parle de "Mutinerie" {ce que la secte qualifie de crime capital, parmi une liste de quelques 22 autres actes similaires). Des scientologues étrangers ont été expédiés sur place pour faire face à la crise.

Il existe au minimum deux groupes de déserteurs. Depuis longtemps, on avait les "indépendants", des scientologues ayant découvert que la vie hors du groupe est "bien meilleure, plus sympa et moins chère"; ceux-ci ont laissé tomber les "droits d'auteurs" protégeant les "marques commerciales" - c'est à dire qu'ils ne pensent pas que l'église officielle de scientologie ait un droit sur l'héritage du gourou fondateur..

Un autre groupe de déserteurs se compose de scientologues ayant quitté l'oganisation suite à un scandale d'escroquerie menée par des scientologues contre leurs cosectaires ou contre des non scientologues. Selon des victimes de ces escroqueries, une bonne part de l'argent récolté a abouti dans les comptes de la scientologie.

Ces deux groupes s'organisent activement hors de l'influence de la secte. Un avocat des victimes de l'escroquerie prépare une plainte. Les indépendants se sont mis en groupe au sein d'un nouveau mouvement, bien plus libéral. Leur site web s'appelle ronsorg.nl, c'est à dire "Nouvelle organisation et réseau de Ron pour une technologie standard".

Cela découle d'une lente évolution, explique Caspar de Rijk, qui fut l'un des fondateurs du mouvement dans les années 70, et fut directeur de Scientologie Hollande. "La scientologie est vraiment une secte. On y adore Hubbard, on n'a jamais le droit de faire quoi que ce soit d'interdit par la secte, et on a seulement le droit de payer jusqu'à crever de froid. Mais par moments, des gens découvrent qu'on pourrait faire certaines choses différemment. Et maintenant, il y en a de plus en plus qui s'en aperçoivent."

D'après De Rijk, le gros problème a toujours été que "la scientologuie manipule la communication entre ses membres", elle impose un célèbre système interne de sanctions appelé "l'éthique". On n'est plus autorisé à parler çà ceux qui critiquent la scientologie -- on n'a plus le droit de quoi que ce soit. C'est ainsi qu'on ne découvre pas qu'on peut être "scientologue" hors de la scientologie. Internet et le Nouvel Age ont changé ces choses. Ce qu'Hubbard a inventé est alors ramené à des proportions normales."

A Amsterdam, la scientologie dépend en particulier de ses pratiques de recrutement en bas de la ville. Ils demandent aux gens s'ils veulent passer "un test gratuit de personnalité". Ceux qui acceptent sont expédiés à l'organisation scientologue, où ils répondent à 200 questions; on les installe sur une "e-meter" scientologue. Invariablement, on leur annonce alors qu'ils ont besoin de prendre de la "thérapie" - scientologue évidemment.

Nombre de scientologues ont des "entreprises de conseil" offrant aussi ce test aux sociétés. "Tout cela n'a trait qu'à l'argent, rien qu'à l'argent", affirme l'ancien scientologue dirigeant Caspar De Rijk.

Une réunion récente destinée aux "apostats" a attiré une cinquantaine de personnes. "Tous devaient faire quelque chose comme observer si, hors de la scientologie, on pouvait faire la même chose, mais sans être tout le temps mena'cé d'intimidations et d'endoctrinement. Après, il y eut une sorte d'explosion chez les scientologues: c'est fantastique que vous sachiez faire ça! Et voilà ce qui se passe maintenant."

De Rijk a commencé à douter il y a des années, après avoir été maintenu en otage par les gros bras de la secte à Copenhague, où la scientologie entretient un grand département. "A l'époque, j'étais dans l'organisation maritime, la Sea Org, un département d'élite scientologue genre militaire. Si on était un tant soit peu en désaccord, qu'on critiquait quoi que ce soit, qu'on se mettait en rogne, on nous questionnait sur l'électromètre, histoire de voir si les intentions étaient bonnes ou mauvaises. Comme je n'avais pas de mauvaise intention contre la secte à l'époque, j'ai refusé.

Selon l'éthique de la scientolopgie, c'est un autre crime capital. Les adeptes ne sont pas supposés exprimer leurs idées ni avoir d'opinion personnelle. De Rijk a donc été expédié au RPF, le "Projet Force de Réhabilitation", un camp interne de "rééducation" façon scientologique.

Là aussi, j'ai refusé, explique De Rijk. Ils m'ont enfermé avec deux gardes dans une pièce. Evidemment, ils me considéraient dangereux: j'étais un scientologue des niveaux supérieurs (un OT). On m'a alors jeté dehors et j'ai commencé à me demander: qu'est-ce que je cherche? Que cherchent les autres gens qui sont là -- parfois en payant mille dollars à l'heure...?"

Pour Scientologie Hollande, (dont l'organisation est supposée perdre de l'argent depuis des années), le départ de plusieurs douzaines de membres actifs doit représenter une énorme perte financière. Non seulement elle perd ce chiffre d'affaires, mais la "Ronsorg" fournit aux "apostats" des instructions sur la manière de demander des remboursements des donations et autres sommes versées pour des cours à l'organisation internationale de scientologie d'East Grinstead, au Royaume-Uni.

La scientologie réagit toujours très vivement à ce type de demandes, explique la Ronsorg. "Vous pouvez vous attendre à ce qu'il fassent tout pour vous faire changer d'avis, en appuyant carrément sur vos points sensibles." Pendant leur séjour sur le "Pont" scientologue, les membres de la secte sont audités. C'est un procédé les amenant à discuter de choses très personnelles, des choses qui sont alors notées dans leurs dossiers individuels. Il suffit à la secte de leur rappeler qu'ils ont, par exemple, commis des adultères, pris de la drogue... etc. La scientologie n'a aucun scrupule à entamer de vastes campagnes diffamatoires en se servant des dossiers personnels.

Les apostats escroqués par des sociétés scientologues hollandaises ou étrangères ont entrepris des démarchés judiciaires. Ils étudient avec leur avocat leurs options de remboursement et de demandes de dommages et intérêts. "Nous allons bientôt faire une association-fondation, et nous faire connaître du public, a dit un porte-parole.

Les chefs scientologues ont réagi à la mutinerie en appliquant le protocole habituel de la secte. Les apostats sont alors "déclarés suppressifs" - un genre de condamnation à mort interne. Selon la scientologie, un suppressif "peut être poursuivi en justice, on peut le tromper, lui mentir, ou le détruire". Ils sont ainsi qualifiés quand ils ont communiqué par exemple avec un groupe "suppressif".
Autre "crime capital" dans la secte: utiliser des matériaux non-officiels de la secte et les donner à un scientologue pour qu'il vienne dans ce groupe non-officiel.



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