Conspiration d'assassinat et conspiration destinée à implanter de fausses preuves de crimes fédéraux

Extraits de la déposition de Garry L. Scarff

Conspiration d'assassinat et conspiration destinée à implanter de fausses preuves de crimes fédéraux

[C'est Garry L. Scarff qui est questionné, ndt]



"Q. Quelque chose d'autre a-t'il été lors de cette réunion?

A. Ah oui. On a discuté de tuer Ford Greene.


"Q. Alors, qu'a-t'il été dit à ce propos? "


A. Eugene
[Ingram, cf. plus bas, ndt] m'a dit "qu'on ne perdait rien en perdant une vieille tapette," et il a globalement expliqué que ce serait une opération bien plus facile pour moi puisque je n'avais pas réussi l'opération d'assassinat de Cynthia Kisser. Il a dit que Ford serait une cible plus facile, qu'il s'agissait d'une cible majeure, qui devait être éliminée. Et ils ont dit que Ford avait un passé de cocaïnomane et d'alcoolique, qu'on savait qu'il aimait conduire sa voiture à très grande vitesse, et je pouvais me souvenir qu'il allait à des 150-160 à l'heure sur l'autoroute en 1987, que ce serait facile de lui faire quitter la route et de le tuer. Eugene ajouta même un commentaire sur la possibilité de le faire dégringoler du Golden Gate Bridge, ce qui garantirait sa mort, et qui ferait qu'il n'y aurait guère d'enquète tout simplement parce que Ford Greene avait une réputation très embarrassante pour commencer. Mais ils considéraient Ford Greene comme une menace, simplement parce qu'il était en relation avec Gerry Armstrong.


"Q. "Est-ce qu'autre chose a été dit durant cette réunion, et si c'est le cas, par qui?"

A. M. Butterworth et M. Ingram ont discuté avec moi d'autres méthodes pour arriver à Ford greene. Si pas le tuer, M. Ingram m'a dit qu'il pourrait accéder à des choses gènantes, comme de la pornographie enfantine, dont la détention est une violation des lois fédérales, [ou de] drogues et de pénétrer le bureau de Ford Greene, d'y coller ces éléments, puis d'appeler la police et de faire arrèter Ford Greene en possession de pornographie enfantine.


"Q. M. Ingram a-t'il indiqué où il pensait pouvoir obtenir ces matériaux?

A. Oui. Il l'a dit. M. Ingram m'a dit que par le passé, il est un honorable... - effacez ça. C'est un honorable ancien du Département de la Police de Los Angeles, où on lui a accusé réception de quelque chose, et il avait toute sorte de contacts dans la communauté police-justice, et il pouvait donc facilement parvenir dans les locaux où les preuves sont détenues au département de Police de Los Angeles, et il pouvait avoir accès à de la cocaïne, des révolvers, et tout ce dont il pouvait avoir besoin lors de ses enquètes.


"Q. "Est-ce qu'autre chose a été dit à propos du plan d'assassinat de Ford Greene lors de cette réunion?

A. Rien dont je me souvienne pour l'instant.


"Q. Vous disiez que Tim Bowles,
Ken Moxon et Laurie Bartilson [du cabinet] Bowles et Moxon, étaient présents lors de la réunion. Ont-ils dit quoi que ce soit durant la réunion?"

A. Laurie est resté tout à fait silencieuse tout du long. Elle n'a rien dit du tout. Tim Bowles a dit que Ford Greene était une vraie menace en raison de sa relation avec Gerry Armstrong. J'ai demandé, comme j'avais connu Ford greene en 1987, pour avoir mené une opération contre lui, j'ai dit à Tim que le gars était toxicomane, alcoolique, très peu sûr, mentalement instable, et que ce n'était pas une menace, mais ils paraissaient croire que c'était une menace réelle à cause de sa relation avec Gerry Armstrong, et qu'il fallait le perdre..


"Q. Tim Bowles a dit çà?

A. Oui, Tim Bowles lui-même.


"Q. "Est-ce que M. Bowles a exprimé la moindre opposition à tuer Ford greene?

A. Pas la moindre.
Kendrick Moxon n'a pas non plus exprimé son opposition. En fait, quand Eugene a commenté "qu'on ne perdait rien en perdant cette vieille tapette" , tout le monde s'est esclaffé.

[.../... passages sautés]

"Q. Qu'a dit Gene Ingram quant çà ce qu'il faudrait faire une fois Ford Greene tué?

A. Il est simplement revenu à ce dont nous avions discuté en novembre, que si je ne voyais aucun autre moyen pour en sortir, il faudrait que je me suicide.


"Q. Et çà consistait donc à vous suicider, ainsi que vous nous l'aviez déjà raconté?

A. C'était me coller le révolver dans la bouche, bien appuyer sur les gencives, et me faire sauter la cervelle.


"Q. Avez-vous jamais entendu l'expression R245 en scientologie?

A. Non, Monsieur.

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[dans la même déposition:]


Q. Est-ce que [la church of scientology] est engagée exclusivement dans des efforts religieux, charitables, et humanitaires et destinés à la communauté? J'insiste ici sur le mot "seulement".

A. Désolé, je n'avais pas vu le mot "seulement". Cela change l'image. Non, c'est un mensonge délibéré.


Q. Sur quoi votre réponse récuse-t'elle le "seulement" engagée dans ces actions? Très brièvement.

A. Je répondrai à cela par une question: voudriez-vous me dire ce qu'il y a de charitable, humanitaire et orienté vers la communauté à ordonner l'assassinat de deux personnes perçues comme étant des ennemies de l'église?


Q. A quoi faites-vous allusion en la matière?

A. Ils m'ont ordonné de tuer Cynthia Kisser et Ford Greene. S'il vous plaît, expliquez-moi comment on peut estimer cela charitable, humanitaire et pro-communautaire? Cela n'a aucun sens pour moi; est-ce que çà en a pour vous?




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