24 heures

Mercredi 19 janvier 2000

SCIENTOLOGIE - JUGEMENT

TRIBUNE DE GENÈVE
MERCREDI 19 JANVIER 2000

VAUD-LA COTE 29

Présidente condamnée à Lausanne:
Dix jours de prison avec sursis pour avoir diffamé un Genevois.

-voir appel plus bas: condamnation confirmée-

"Tout cela me fait penser aux campagnes électorales américaines où ce ne sont pas les idées que l'on combat, mais les personnes. Cette politique a un nom Madame: le dénigrement." Le président du Tribunal de police de Lausanne, Pierre-Henri Winzap, ne s'est pas contenté de donner, hier, une rapide leçon de français à la présidente de l'Eglise de scientologie de la capitale vaudoise. Non. Il a de plus condamné Suzanne Montangero à dix jours de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre du Genevois François, Lavergnat, "l'ennemi public numéro 1 de la scientologie" selon son avocat Me Henzelin. "Ce jugement est inadmissible. Je vais faire recours", a-t-elle d'ores et déjà annoncé.
"Faites ce que je dis et pas ce que je fais." C'est sous ce titre que la présidente de l'Eglise de scientologie dc Lausanne a fait paraître un article dans la revue
Ethique et Liberté, l'organe de presse du mouvemcnt. C'était en avri11996. Son but: " Remettre l'église au milieu du village" dans le bras de fer l'opposant au Genevois François Lavergnat, fondateur du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI). "Suite à ses nombreuses attaques contre la scientologie, tant dans les journaux qu'à la télévision, Suzanne Montangero se devait de lui répondrc. Le but de l'article n'était pas de nuire à cette personne, mais de montrer qu'elle ferait mieux de balayer devant sa porte", a plaidé Me de Benoît, l'avocate de l'accusée. L'article en question révélait, entre autres, que François Lavergnat avait emprunté 15000 francs à son frère sans les lui restituer dans les délais, que le garden center qu'il exploitait avait fait faillite, et que son stand de tir avait été fermé pour vente illégale de munitions. "Rien qui puisse atteindre son honneur", a estimé Me de Benoît.

Tort moral

"Mon client est l'opposant officiel de la scientologie. L'ennemi public numéro 1. Nous n'assistons pas à une simple querelle de personnes, mais à une entreprise de destruction systématique à son endroit. Il serait judicieux de rappeler que ce n'est pas son procès que l'on instruit aujourd'hui, mais celui de la scientologie", a tenu à préciser de son côté Me Henzelin. Et le magistrat de laisser entendre, en citant notamment le fondateur de la scientologie Ron Hubbard, que "cette tactique serait une pratique courante pour éliminer les ennemis externes de la scientologie".
Dans son jugement, le président Winzap a estimé que l'article incriminé faisait passer le plaignant pour "indigne et méprisable" et que l'objectif était de le mettre hors d'état de nuire. "Vous avez confondu l'intérêt public et l'intérêt privé." En plus de la peine d'emprisonnement avec sursis, Suzanne Montangero écope d'une amende de 3000 francs et devra verser 1500 francs à la victime pour tort moral. Les frais de justice sont à sa charge.


Laurent Antonoff


Suisse: peine confirmée pour la présidente de la Scientologie

AP 27.3.2000

LAUSANNE (AP) -- La présidente de la Scientologie de Lausanne, condamnée
pour diffamation, a été déboutée lundi par le Tribunal cantonal vaudois.
Les juges ont confirmé la peine de dix jours d'emprisonnement avec
sursis infligée en janvier dernier pour des attaques contre le fondateur
du Groupement de protection de la famille et de l'individu (GPFI).

Les faits remontent à avril 1996. Dans la revue de Scientologie
''Ethique et Liberté'' tirée à 30.000 exemplaires en Suisse romande, la
présidente s'en était prise aux affaires personnelles du responsable
genevois du GPFI, perçu comme un ''pourfendeur'' du mouvement.

La Cour de cassation a rejeté son recours, estimant comme le Tribunal de
police de Lausanne qu'elle avait agi dans le but de mettre hors d'état
de nuire le plaignant en l'attaquant sur le plan privé et non sur des
idées. Le GPFI n'étant pas un organisme officiel, mais une association
peu connue du grand public, les juges ont considéré que ces attaques ne
pouvaient se justifier par un intérêt public.

Les magistrats ont rappelé que la démocratie comprenait le droit à la
riposte et que la liberté s'arrêtait là où commence celle d'autrui. Ils
ont jugé que la condamnation n'était pas excessive, car ces attaques
''hautement critiquables'' n'étaient pas anodines, qu'elles avaient été
largement diffusées et qu'elles émanaient d'une personne haut placée
dans son mouvement.

Outre la peine, la présidente se voit infliger une amende de 3.000
francs suisses et le paiement des frais. La Cour cantonale a toutefois
annulé l'indemnité pour tort moral de 1.500 francs suisses, renvoyant la
question à la justice civile.

De son côté, la présidente a d'ores et déjà annoncé qu'elle ferait
recours au Tribunal fédéral contre ce jugement. A ses yeux, celui-ci est
''une attaque directe contre le droit d'expression et la liberté de
presse'', affirme-t-elle dans un communiqué signé de l'église de
Scientologie de Lausanne.


other:

Once again, Jean-Luc Barbier, who has been a scientologist for almost ten
years, could now be once again in position to complain for defamation by the
scientology director of Lausanne (Switzerland).

Indeed, the newspaper could pass on its pages the last effort of Suzanne
Montangero (recently sentenced to 10 days suspended jail for similar
defamation against another critic, François Lavergnat), which says:

"Blackmail or sincere help?

The church of scientology launches heavy accusations against the founder of
an association pretending to help scientology's victims. It accuses him of
attempts to extort money from the church by publishing false informations ,
as shown by the menaces already proferred against the church.

Years along, J-L. Barbier harrassed the church , so as to obtain no less
than a seven digits figure amount in exchange of his silence. He would then
have ceased to profer his false informations and would have informed the
public positively on scientology.

He complained before justice, that complaint having ended into the federal
court without himself getting what he wanted.

Some years ago, J-L. Barbier , then in the Vaud's canton, had already
created a group against scientology. This activity having been bankrupt,
abandoned some unpaid debitors. Is is possible that he left the canton for
that motive?

The fact that M. Barbier is creating a similar group in the Jura, a canton
where no group or scientology activity exists, is quite strange. And could
demonstrate what are his motivations.

It is certain that the church of scientology will not let such actions
without reactions. It'll continue to disclose the hate campaigns of J-L
Barbier , who is trying to "sell" continuously his story. J-L. Barbier is
the illustration of the fact that behind his "struggle against cults", many
other interests are often acting, one of them being to get money."

************

Now the story: JL Barbier left scientology since years; both himself and his
wife complained, as he had been bankrupted by scientology when he refused to
put his small company under WISE management and franchising. He has lost his
ability to play professionnaly saxophon because he was desabilitated by a
side-effect in the larynx.

Before the Federal Court was able to terminate the ruling, scientology,
after years of Dead Agenting and other attacks against him, had paid a part
of the sums** they should have refunded to both him and his wife. But Flag
did not pay its part.

Therefore, Jean-Luc is now attacking under civil justice to get a rent or a
payment for his disability, and for the various damages he got from the
scientology handlings.

** The Court considered that he had gotten enough, ignoring part of the
folder, and not having the whole story, as far as I know, so, it
terminated the suit before a ruling.

The last efforts from scienos to defame him could very well send Montangero
the scieno puppet into jail, unsuspended this time.






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