Ce document (3 pièces) a été publié dans un torchon diffamatoire expédié par la scientologie aux sénateurs allemands et à des journalistes français.


La seconde partie provient d'un article du Sunday Times et de l'Africa Confidential, qui ne connaissent pas encore le reste de l'histoire du rachat de la dette Nigériane. Voir ici.


ROBERT MINTON


Robert Minton est un individu dangereux considéré comme une menace par les autorités américaines. Il est en effet violent et instable, il a été interné dans une cellule capitonnée et suit actuellement un traitement psychiatrique.

1. Banquier multimillionnaire à la retraite, il a fait une partie de sa fortune en gérant la dette de certains pays du tiers monde. Dans un article très récent du " Sunday Times " en date du 2 avril 2000, il est mis en cause dans ce qui pourrait être l'un des plus grand scandale financier de l'histoire, seulement dépassé en ampleur par la faillite en 1991 de la Banque de Crédit et de Commerce. Dans un rapport de la banque centrale du Nigeria, il a déjà été établi que sur près de 12,4 milliards de dollars, payées (sic) par le gouvernement du Nigeria entre 1988 et 1993, 6 milliards ont échappé à tout contrôle. Cité comme l'un des protagonistes qui serait à la base de cette affaire de rachat de dette illégale, Minton a été interrogé sur ce dossier par la publication
Africa Confidential. Il a répondu avoir fait de l'argent dans cette affaire mais pas autant qu'il est dit : " Nous avons fait des dizaines de millions de dollars, pas des centaines de millions et certainement pas des milliards ". (voir annexe 1. Article du Sunday Times, 2 avril 2000, " Fashanu révèle une gigantesque fraude bancaire ", Article de Africa Confidential, 30 mars 2000)

2. Par ailleurs, Minton à plusieurs reprises, a menacé et commis des actes de violence contre
des scientologues.

. Alors que deux scientologues manifestaient pacifiquement devant chez lui, il a fait usage de son arme à feu. Ces faits ont été enregistrés au Département de Police de Sandown.

. Récemment, alors qu'il s'était rendu aux abords de l'Eglise de Scientologie de Boston, il en est venu à frapper à la tête un des paroissiens à l'aide d'un bâton. Suite à quoi la victime a du être hospitalisée. Minton fut arrêté par la police pour coups et blessures avec arme dangereuse. (voir annexe 2. PV d'arrestation de Robert Minton)

. Il a également menacé des scientologues avec une hache et jeté des pierres sur leur voiture. Le 30 octobre 1999, il a été l'auteur de coups et blessures à l'encontre d'un scientologue, en le frappant au visage au moyen d'un panneau. (voir annexe 3. Dépôt de plainte)

. Robert Minton a créé une page Web se représentant en " Samouraï avec un sabre ensanglanté " Le Samouraï tient une épée trempée dans la peinture rouge. (voir annexe 4.
Page Internet)

. A maintes reprises Minton a financé, à hauteur de plusieurs milliers de dollars , des personnes qui enfreignaient les lois sur la protection des marques déposées, au détriment de l'Eglise de Scientologie.

. La valeur de la démarche de Robert Minton ne peut être mieux comprise qu' au travers des menaces de morts proférées à l'encontre des scientologues:

" Je voudrais aviser tout scientologue qui se montrerait à Sandown, New Hampshire au 137 rue de Fremont (...) que j 'ai l'intention de pratiquer du tir intensif ce mardi avec des armes de différent qualibre. " (annexe 5, déclaration sur internet du 24/08/1998).


Quant à sa compagne d'aujourd'hui Stacy Brooks, alors qu'elle tenait tendrement la main de son mari lors d'une émission de télévision américaine, elle entretenait dans le même temps une liaison cachée avec Robert Minton. Dans un programme télévisé diffusé sur NBC, la chaîne américaine, cette liaison extra-conjugale fut révélée au grand jour. La couple Minton a été détruit par cette affaire (annexe 6, Dateline)

Stacy Brooks a elle-même reconnu que ses déclarations publiques contre la Scientologie étaient fausses, mais elle a refusé de cesser à moins que l'Eglise ne lui achète son silence. (Annexe 7).

Ces déclarations incluent un témoignage devant les tribunaux, pour lequel elle avait été payée. Elle a depuis lors cessé de témoigner devant les tribunaux américains parce qu'il a été prouvé lors d'un contre-interrogatoire qu'elle avait menti au cours de ses dépositions. Lors de l'un de ses témoignages devant la Cour Suprême de Californie, le juge David Eagleson a observé son manque total de connaissance de l'organisation de l'Eglise et des questions fiscales relatives à celle-ci. Il fit remarquer qu'elle ne connaissait pas la différence entre
"un directeur régional et un contremaitre". Elle admit alors qu'elle n'était pas "experte en la matière" (annexe 8). Cela ne l'empêche pas de diffuser des allégations dénuées de tout fondement à la presse.

Quant à ses propos mensongers relatifs aux studios "GOLDEN ERA PRODUCTION" où elle séjourna quelques temps, il suffit de se reporter aux photographies ci-jointes qui montrent que les studios accueillent régulièrement différentes manifestations locales charitables, notamment celles de la police locale (annexe 9).



THE SUNDAY TIMES

FASHANU REVELE UNE GIGANTESQUE FRAUDE BANCAIRE



Nick Fielding
Le 2 avril 2000

JOHN FASHANU, ancien footballeur vedette britannique, affirme avoir percé le mystère d'une ftaude financière liée au rachat de la dette d'un montant de 3.7 milliards de Livres, fraude commise par des membres de la précédente élite dirigeante du Nigeria.

J. Fashanu, âgé de 37 ans, est aujourd'hui un homme d'affaire millionnaire et ambassadeur officiel du Nigeria pour le sport. Il possède d'importants intérêts économiques en Afrique de l'Ouest et mène depuis trois ans une enquête concernant ces fraudes.

Le Nigeria, état riche en pétrole, a été systématiquement pillé par le précédent régime, la famille du dictateur décédé, le Général Sani Abacha et l' ancien président, le Général Ibrahim Babangida.

Financiers et banquiers internationaux savaient que des milliards de Livres avaient disparu de la Banque Centrale du Nigeria à la fin des années 1980 et au début des années 1990. On soupçonnait des personnages influents d'avoir caché les fonds dans des comptes outre-mer.

Les mécanismes exacts de transfert de l'argent outre-mer restent obscurs. Toutefois, si les déclarations de Fashanu sont correctes, cette affaire est l'une des plus grandes fraudes bancaires de l'histoire - qui n'est dépassée que par l'effondrement de la Banque du Crédit et du Commerce en 1991.

Le sportif déclare " J'ai personnellement, avec une autre personne, financé cette enquête. Je considère ceci comme un devoir. La réputation du Nigeria a des répercussions négatives pour chacun de nous et il était temps de procéder à un nettoyage. En tant que Nigérien (il possède la double nationalité), je veux que ceci soit éclairci. "

L'intérêt de M. Fashanu n'est peut-être pas dû au seul orgueil national. Il ne cache pas ses ambitions politiques et il a été sollicité en tant que futur ministre des sports au Nigeria, où il passe six mois par an. Ses intérêts africains vont d' un centre duty-free à un rôle d' agent pour les joueurs de football nigériens, y compris Kanu de l'Arsenal.

A l'origine, la Football Association s'était opposée à la demande de licence d'agent de la FIFA de M. Fashanu du fait de son implication dans une affaire de match arrangé en 1998, pour laquelle il fut acquitté.

Fashanu a rencontré la semaine dernière le Haut Commissaire nigérien à Londres, le prince Bola Ajibola, et lui a remis un dossier qui a déjà entraîné le gel de cinq comptes bancaires d'un montant de 125 millions de Livres en Suisse et en Autriche. " On trouve beaucoup de grands noms parmi les bénéficiaires" a déclaré hier Fashanu.

La fraude s'articulait sur un schéma de rachat de la dette nigérienne, conduit par la Banque Centrale du Nigeria entre 1988 et 1993, a-t-il déclaré. Des centaines de millions de Livres ont été détournées vers des comptes étrangers.

Fashanu a indiqué qu'il s' était aperçu de la fraude pour la première fois il y a trois ans, alors qu'il faisait des vérifications générales au sujet de quelques partenaires potentiels d' affaires nigériens. " Beaucoup d'informations ont commencé à sortir " a-t-il dit. " J'ai même été appelé, de façon anonyme et l'on m'a offert 500.000 Livres pour que j'arrête mes enquêtes ".

Il a décidé de continuer, en engageant des enquêteurs qui ont peu à peu mis en place les pièces du puzzle. " Cela devenait de plus en plus gros "a déclaré M. Fashanu " jusqu' à ce que nous arrivions à une fraude d' au moins 6 milliards de dollars (3.75 milliards de Livres), impliquant 200 comptes bancaires séparés. J'ai toutes les données et informations sur les personnes qui ont volé cet argent. "

Un rapport de la Banque Centrale du Nigeria a déjà établi que 7.75 milliards de paiements avaient été effectués entre 1988 et 1993 par le gouvernement sans justificatifs.. Cette somme provenait de l'excédent dû à l'augmentation des prix du pétrole après la guerre du Golfe.

Une partie a été consacrée à la stabilisation de la monnaie et au rachat de la dette, mais ces plans ne se montent qu'à 1.5 milliard de Livres et on ne trouve pas de trace d'autres paiements pendant cette période.

La décision du Nigeria de racheter sa dette en 1988 fut tenue secrète car elle était techniquement illégale. Avec l' appui officiel du gouvernement deux Américains ayant d'etroites relations avec M. Babangida furent contactés pour mettre en place des sociétés-écrans et des entreprises offshore. Jeffrey Schmidt et Robert Minton ont utilisé une entreprise située à Londres, la Growth Management, pour racheter la dette avec des fonds venant du Nigeria, transférés via une banque autrichienne de premier plan, l'Osterreichische Landesbank.

D'autres sociétés mises en place en Amérique ont servi à camoufler l'origine des fonds. L'argent transitait ensuite par des banques situées à New York et à Bâle pour racheter les dettes.

D'importants bailleurs de fonds du Nigeria, y compris la Barclays Bank, pensaient n'avoir que peu de chance de voir les dettes remboursées, et furent heureux de tirer partie (sic) du montage. La Barclays Bank a vendu pour presque 190 millions de Livres de créances à la Banque autrichienne en 1991. Toutefois, une grande partie des fonds disponibles pour le plan de rachat fut détournée par d'autres vers des comptes bancaires suisses et autrichiens.

Minton a déclaré cette semaine à la lettre d'information Africa Confidential qu'il avait gagné de l'argent - mais pas les sommes qui étaient mentionnées. " Nous avons fait des dizaines de millions de dollars, pas des centaines de millions et certainement pas des milliards " a-t-il déclaré. Stefan Pinter de Growth Management indique " C'était l'un des rachats les plus efficaces que j'ai vus (sic) et il a été d'un grand bénéfice pour le Nigeria. "

Fashanu dit qu'on lui a à plusieurs reprises déconseillé de mener cette enquête et qu'il a reçu la semaine dernière deux appels téléphoniques anonymes de menaces. "Toutes les information (sic) sont gardées en lieu sûr et il sera impossible d'empêcher cette histoire d'éclater au grand jour."

Le gouvernement démocratiquement élu du Président Olusegu Obasanjo qui a remplacé la dictature militaire l'an dernier, s'est engagé à mettre fin à la fraude et à la corruption qui avaient donné aux affaires nigériennes une réputation désastreuse dans le monde entier. M.Obasanjo est lui-même l'ancien président d'un comité consultatif de Transparency International, une organisation indépendante de surveillance, située à Berlin.




AFRICA CONFIDENTIAL

31 mars 2000, Vol 41 N° 7

NIGERIA

Offshore, hors jeu

Au cours d'une enquête privée, une star du football dit avoir découvert une fraude financière sur la dette de plusieurs milliards de dollars et demande au gouvernement de réagir.

La détermination du gouvernement du Président Olusegan Obasanjo à examiner de près la gestion financière de ses prédécesseurs militaires va être testée par la vedette de football John Fashanu. Celui-ci a lancé une enquête privée sur un programme de rachat de la dette nigériane de 6 milliards de dollars US, prétendant qu'il était "infesté par la corruption". Le programme a été conduit par la Banque Centrale du Nigeria entre 1988 et 1993, alors que le Général Ibrahim Babangida était président.

En apparence, ce programme constituait une manière astucieuse de racheter en secret la dette commerciale du Nigeria avec des remises importantes. M. Babangida s'était engagé à réduire substantiellement la dette et il l'a fait. En 1992, le Nigeria avait accepté les termes d'un accord "Brady bond"-basiquement une façon légale de réduire la valeur nominale de dettes qui n'ont aucune chance d'être entièrement remboursées - ce qui réduisit la dette commerciale de 5.5 milliards de dollars environ. J. Fashanu, qui est egalement l'envoyé spécial du Fonds des Nations-Unies pour les Enfants à Londres, fut déclaré innocent en 1998, ainsi que le gardien de but du Zimbabwe, Bruce Grobelser, de l'accusation d'avoir arrangé des matches de la ligue britannique de football. M.Fashanu a déclaré à
Africa Confdenlial que ses enquêteurs (dont le rapport a été adressé cette semaine aux principaux officiels nigérians) avaient prouvé que le programme était un écran de fumée derrière lequel des centaines de millions de dollars avaient été détournés sur des comptes suisses et autrichiens. Il affirme que "des hommes sans visage" ont tenté d'arrêter ses enquêtes anti-corruption.

DILAPIDER LA MANNE DU GOLFE

Un rapport de l'économiste nigérian Plus Okogbo sur les opérations de la Banque Centrale du Nigéria, remis au gouvernement en 1995, estimait à environ 12.4 milliards de dollars les paiements gouvernementaux de 1988-1993 via la CBN qui n'avaient pas été inclus dans les audits ou comptabilisés de façon correcte. Cette somme faisait partie de la manne due à l'augmentation des prix du pétrole à la suite de la guerre du Golfe de 1990-1991. 4.4 milliards de dollars environ avaient été affectés à la stabilisation de la monnaie et au rachat de la dette, mais, selon ses opérateurs, le programme de 1988-1993 n'a coûté que 2.5 milliards de dollars, et il n'existe pas de traces d'autres opérations de rachat ou de stabilisation de la monnaie pendant cette période.

Des tentatives d'enquête et de recouvrement des fonds détournés durant la période de rachat 1988-1993 seraient délicates, impliquant des enquêtes détaillées sur d'importantes transactions à l'époque de M. Babangida. Répondant à la question de savoir si M.Babangida serait personnellement interrogé par le gouvernement, M. Obansanjo a répondu qu'il n'avait encore eu connaissance d'aucune preuve décisive impliquant son prédécesseur dans la fraude. Le Président a besoin de garder M. Babangida de son côté ; il exerce toujours son influence dans son pays et à l'étranger et, comme un Musulman du Nord qui entretient toujours sa cour dans sa propriété de Minna, il a gardé un silence étudié dans la controverse sur la Sharia (la loi islamique) (Africa Confidential, Vol. 41 N° 5).

L'opération de rachat de 6 milliards de dollars était une opération secrète car le Nigeria enfreignait la règle qui impose de traiter toutes les dettes de façon égale. La cheville ouvrière du programme, Abdulkadir Ahmed, Gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, est décédé d'une tumeur au cerveau au milieu des années 1990. La structure complexe de rachat impliquait un réseau de sociétés écran et de sociétés offshore, mises en place mais non contrôlées par le gouvernement. Le programme était mis en oeuvre par deux banquiers américains, Jeffrey Schmidt et Robert Minton. M. Schmidt avait travaillé pour Shearson Lehmal et rencontré M. Babangida et M. Ahmed alors qu' il travaillait à une transaction de compensation de dettes entre le Nigeria et la Roumanie. Il était devenu particulièrement intime avec M. Babangida et s' était converti à l'Islam; certaines personnes le considéraient comme un conseiller financier présidentiel officieux.

A l'origine, M. Schmidt et M. Minton avaient utilisé une entreprise située à Londres, la Growth Management Limited (GML) pour racheter la dette nigériane sur le second marché. Le gouvernement nigérian verserait à l' Osterreichische Landesbank des fonds qui seraient mis au crédit de la GML. Ils travaillaient en relation étroite avec des négociants de "dette exotique ", comme Bob Smith de Turan Corporation de Boston, U. S.A., un vieux partenaire de M. Minton lors d'un projet en Turquie.

Les autorités nigérianes craignaient que les liens étroits avec les bureaux londoniens de l'Osterreichische Landesbank permettent aux créditeurs de découvrir les tractations secrètes de rachat et avaient insisté pour que les sociétés s'occupant du rachat soient basées aux Etats-Unis. Là, M. Minton et M. Schmidt créèrent une société pour racheter la dette (Shamrock Financial) et une autre pour l'abriter pour le compte du Nigeria (Triolet). Pour financer le rachat, des fonds seraient envoyés soit de la Banque Centrale du Nigeria ou de la Nigerian National Petroleum Corporation vers trois banques: la Federal Reserve Bank de New York, la Morgan Guaranty à New York ou la Bank of International Settlements à Bâle, Suisse. Tour à tour, ils transféreraient les fonds par l'intermédiaire d'une société offshore, la Greenland Holdings, constituée à Panama.

A l'époque les banques créditrices suspectaient le Nigeria de racheter sa propre dette, mais ne savaient pas comment. Un membre du comité de direction des créditeurs du Nigeria a déclaré. "Certains d'entre nous étaient heureux de se débarrasser de leurs en-cours nigérians, en partie parce que nous n'avions aucune certitude au sujet de l'avenir politique du Nigeria, et en partie parce que les nouvelles réglementations de la Banque d'Angleterre sur les provisions rendaient plus onéreux de conserver ces en-cours". Les négociations de reprogrammation de la dette nigérienne étaient à l'époque si pénibles- impliquant des tractations tortueuses avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale - que de nombreux créditeurs commerciaux ne voulaient pas troubler l'eau en demandant une enquête.

M Minton, à l'époque Président de Shamrock Financial, a déclaré que de nombreuses banques avaient connaissance du rachat en "termes généraux" et en profitaient entièrement. Ainsi, la Barclays Bank de Grande-Bretagne a vendu environ 300 millions de dette nigérienne à l' Osterreichische Landesbank fin 1991. M. Minton nie énergiquement qu' il y ait eu aucune malversation financière ou que des fonds aient été secrètement transférés sur des comptes suisses ou autrichiens. Il a dit que l'ancien gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, M. Ahmed, était "limpidement homête" et qu' il n'y avait pratiquement pas de possibilité de fraude. "Nous avons tenu les autorités nigériennes entièrement informées, avec des rapports détaillés soumis mensuellement et correspondant à tous les fonds reçus et déboursés... Je pense que ces rapports sont encore aujourd'hui à la Banque Centrale." Il a ajouté qu'avec son partenaire, M. Schmidt, il avait signalé au Fonds Monétaire International et à la Banque Mondiale le programme de rachat de dette et que ceux-ci avaient donné leur accord tacite. "C' était une bonne affaire pour le Nigeria... qui a racheté sa dette avec d'importantes remises et a évité de payer des millions de dollars d'intérêt."

La seule partie déloyale, selon M. Minton, s' est produite lorsque des hommes de la sécurité ont enlevé M. Schmidt à son hôtel à Lagos, à minuit, et l'ont accusé de transférer à l'étranger toutes les devises du pays. Ils ont ensuite exigé leur part et M. Schmidt leur a dit de contacter le Gouverneur Ahmed. M. Minton nie que M. Schmidt et lui-même aient fait des superprofits lors du rachat. "Nous avons fait de bonnes affaires, nous avons fait des dizaines de millions de dollars... pas des centaines de millions et certainement pas des milliards". D'autres banquiers, moins étroitement impliqués, ont insisté sur le fait que le programme était régulier. Stefan Pinter, le Directeur de GML a déclaré: "C'est l'un des rachats les plus efficaces que j'ai vu et il a été d'un grand bénéfice pour le Nigeria".

Selon M. Minton, l'Eglise de Scientologie utilise les enquêtes sur le rachat comme une opportunité pour le discréditer. Il dit avoir dépensé environ 4 millions de dollars au cours des cinq dernières années pour défendre le droit des ex-scientologues de critiquer l'église et avoir été la cible d'une campagne d'insultes. "Personne, parmi les autorités américaines ou nigérianes, n'a soulevé de questions auprès de moi sur l'honnêteté de la transaction de rachat depuis qu'elle s'est achevée en l 993" a dit M. Minton.

Si le Nigeria exerce une action suite à l'enquête de M. Fashanu, ce sera le second rachat de dette nigérian soumis à une vérification publique par le gouvernement Obasanjo. Le premier était une transaction de 1995, portant sur 1,5 milliard, en vue de racheter une partie de la dette nigériane envers la Russie pour l'usine de sidérurgie d'Ajoikui, qui ne fonctionne toujours pas (Africa Confidential, Vol. 41 N° 3). Les négociations entre le Conseiller à la Sécurité Nationale de M. Obasanjo, Aliuy Mohammed Gusau, le fils du Général Sani Abucha, Mohammed et l'homme d' affaire ami Atiku Abubacar Bagudu, ont été rompues à la fin de l' année dernière sur la part du bénéfice qui devrait être restituée au gouvernement: celui-ci les poursuit actuellement à Londres pour manquement à un engagement pris hors d'un tribunal. En août dernier, le gouvernement suisse a gelé des comptes d'un montant estimé de 700 millions $ au nom de la famille Abacha.



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