LES CRAINTES DE LA SECTE: QU'ON LISE LEURS ECRITS

Il s'agit ici d'un télex expédié par le Président de la "Church of scientology International", Heber Jentzsch, à l'éditeur de Rolling Stone Magazine, et d'un télex expédié à Mark Ebner, journaliste critique de la scientologie.

La page de garde du télex à Mark Ebner dit ceci:

"NOTE DE CONFIDENTIALITE"

"Les documents qui accompagnent cette transmission contiennent des informations confidentielles appartenant à l'expéditeur qui est privilégié. L'information n'est destinée qu'à l'individu sus-nommé. Nous vous notifions par conséquent que toute divulgation, copie ou distribution, ou entreprise d'action basée sur les contenus des documents, est interdite. Si vous avez reçu la transmission par erreur, merci de le signaler à l'expéditeur immédiatement par téléphone afin que le retour des documents soit convenu."

Observation: "toute action basée sur le contenu de ces documents est interdite" ? On atteint les limites de l'absurdité: pourquoi la scientologie envoie-t'elle le fax que voici, en pareil cas, si le destinataire n'a pas le droit d'en rien faire, alors que la scientologie lui demande justement d'en faire quelque chose?
Exp: Karin POUW, Church of Scientology International, Office des affaires spéciales

destinataire: Mark Ebner, C° Rolling Stone

12 Août 98

Cher Mark,

Je vous confirme notre conversation téléphonique récente.

Vous aviez contacté l'église pour parler au Révérend Heber Jentzsch en réponse à sa lettre à l'éditeur de Rolling Stone Magazine, par laquelle il exprimait son souci quant à ta compétence à parler convenablement du suicide de Philip Gale, étudiant du MIT. La lettre contenait plusieurs affirmations à notre sujet qui démontraient clairement un a-priori contre la scientologie et nous donnait donc des raisons de nous inquiéter.

Comme le Rd Jentzsch était absent, c'est moi qui vous ai répondu. Vous m'avez promis que votre article ne reflèterait pas ce que je crois être un haine profonde que vous avez déjà exprimée publiquement contre mon église et ses membres. Je vous ai répondu qu'en raison des faits établis par la lettre du Rd Jentzsch, nous serions bien naïfs de croire qu'un article de vous ne contiendrait pas de commérages sur la scientologie.

Vous avez déclaré qu'à partir du moment où vous aviez signé un contrat avec les Rolling Stones, vous étiez "neutre et insensible à l'opinion". Vous avez demandé que nous ayions confiance en vos intentions, disant que vous ne vous serviriez pas de la mort d'un jeune homme pour faire progresser vos propres buts .

J'ai noté que depuis que vous aviez signé votre contrat, vous n'aviez émis aucun message sur Internet contre l'église et ses membres et j'espère que vous étendrez votre comportement à votre article.

Je suis ouverte à tout dialogue.

Sincèrement,

Karin Pouw




Voici maintenant un résumé de la lettre adressée par la scientologie à l'éditeur de Rolling Stone, destinée surtout à détruire la réputation de Mark Ebner et du jeune homme qui s'était suicidé peu après avoir quitté la scientologie.

Expéditeur: Church of Scientology International - Reverend Heber JENTZSCH

Hollywood suite 1200, Los Angeles

12 Août 98

destinataire: M. Will Dana

Assistant Managing Editor

Rolling Stone Magazine -New York


Cher Monsieur Dana,


"...le décès de jeunes gens est une tragédie... Phil Gale [jeune ex-scientologue brillant qui s'était suicidé, voir ici]. Selon divers rapports, le taux de suicide est plus élevé au MIT [l'université où Philip s'était suicidé] qu'en d'autres universités.

Philip Gale réussissait bien avant le MIT. Il a alors pris des drogues et réalisé que cela le projetait vers une médiocrité qu'il avait toujours crainte."

[argument monstrueux et vraisemblablement mensonger: la secte attaque même ses morts pour excuser ses propres fautes. Elle ne fournit pas non plus de pièces prouvant son affirmation diffamatoire vis à vis du MIT.]

Ensuite, l'auteur scientologue du fax s'en prend à Mark Ebner, un critique de la secte, en lui prètant des écrits et paroles hors contexte, et en l'attaquant nommément, afin d'obtenir que Rolling Stone Magazine leur laisse quasiment carte blanche pour répondre à la critique de Mark Ebner. Mark est ici dénoncé comme raciste (ce qui est faux évidemment; et il est assimilé indirectement à la discrimination religieuse; les associations antis-sectaires telles le CAN sont écornées au passage, ainsi que les journalistes pas éthiques, etc.

Le but est d'obtenir d'avance un droit de réponse à l'article de M. Ebner.