Un universitaire ami des scientologues confond liberté et liberté (freedom et liberty, deux parfaits synonymes en anglais)

 Note supplémentaire du traducteur-webmaster: étant donné que la scientologie a parfois utilisé des faux en écriture, je ne peux exclure qu'elle ait "fait dire" au Professeur Littell, peut-être très âgé (je n'ai pu trouver sa date de naissance dans les sites universitaires), des choses qu'il n'aurait pas écrites.

Mais il est aussi possible qu'à force de travailler dans le domaine "religieux-politique", Littell en soit arrivé à des opinions extrémistes, ce qui, pour un spécialiste ès-génocide juif, serait un comble.



Paru dans "Human Quest":

Liberté et Liberté sont différents et mal compris (en anglais:
Liberty and freedom are different and misunderstood)


1.9.2002
By Franklin H. Littell

[commentaires du webmaster en bleu entre parenthèses carrées]

[Frank Littell est un ami des scientologues et autres sectes, cf son nom dans la liste des signataires d'un pamphlet adressé par la scientologie au Président de la République française. www.antisectes.net/experts-president.htm]

Pour commencer, il est ridicule d'établir une opposition entre liberté et liberté (freedom et liberty). Dans les définitions de l'un et de l'autre, on trouve le synonyme en première position. Donc liberty = freedom et vice et versa.]

Freedom et Liberty sont souvent confondus par le public. Les médias ajoutent leur grain de sel à cette confusion populaire, en rapportant des évènements avec un maximum de sensationnalisme, un minimum d'analyse, et une absence de perspective historique.

[Littell n'aime pas les journalistes? Un amalgame avec la haine des scientologues envers la vérité des faits peut-être? - même si, cela va de soi, les journalistes sont souvent criticables]

Parmi les descriptions les plus exagérées d'incidents dramatiques, on retrouve régulièrement cette généralisation: notre "liberté" est menacée. La "liberté" d'investir dans les paradis fiscaux est menacée. La "liberté" de piller les forêts et parcs nationaux est menacée - par des prédateurs qui se plaignent d'un "gouvernement socialiste" tout en exigeant qu'on refasse les routes avec l'argent des impôts, routes sur lesquelles ils pourront tarnsporter leurs troncs en scierie.

Et ils veulent la "liberté" de payer des salaires miteux au nom de la "libre entreprise" tout en demandant l'assistance gouvernementale afin de battre la concurrence étrangère.

Mais pendant ce temps, nos véritables libertés (liberties) historiques courent bel et bien un risque, aucune n'en court davantage que celle accordée par le Premier Amendement: la liberté (liberty) de religion.

[la liberty de religion, que les amis scientologues de Frank D. Littell appelent "Freedom of religion".]

La liberté religieuse, un principe de gouvernement uniquement américain, différente aussi bien par son origine et son concept à la fois de la "liberté individuelle" et de la "tolérance". Toutes les sociétés de progrès ont reconnu, au moins formellement, que la persécution et mauvaise et que la tolérance d'opinions impopulaires est une alternative préférable dans la pratique. Mais peu d'entre elles ont fait l'expérience de la vraie liberté.

[Littell aurait mieux fait de dire qu'aucune ne connaît ou n'a fait l'expérience de la vraie liberté, car la liberté de chacun s'arrète ou commence celle des autres.]

En Russie, l'église établie, qui n'a rien appris et n'a rien oublié des trois quarts de siècles de persécution par l'état, lutte encore vaillamment afin de revenir à une religion préférentielle et à des privilèges sur les religions moindres.

En Italie, Allemagne, France et Angleterre, la tolérance des minorités religieuses est habituellement pratiquée et appréciée.

[Heureux de l'apprendre. Pourquoi M. Littell ne dit-il pas que ces pays sont des suppôts de la "criminelle psychiatrie", comme ses amis scientologues le font?]

On trouve deux principes en jeu dans l'historique et la théorie constitutionnelle de la liberté religieuse. D'abord, le gouvernement ("l'Etat") est neutre en matière de religion, il ne persécute ni n'aide. Le second, c'est que les activités religieuses et les institutions sont supportées par des dons volontaires de temps, d'argent et de dévouement, de la part de croyants.

[ndw: on notera que bien des pays accordent néanmoins des avantages considérables à certaines communautés, en particulier les USA, sous forme de détaxations de leurs activités même manifestement commerciales]

Dans la liberté religieuse, les communautés vivent libres d'intervention des autorités politiques, même bien intentionnées. Les agences gouvernementales, supportées par l'argent des impôts, fournissent un service égal à tous les citoyens, sans tenir compte de leur affiliation religieuse ou de l'absence d'affiliation. D'un côté, la communauté religieuse maintient ses propres normes et disciplines. [ndw: c'est là que le bât blesse: si l'on accepte ceci, ce qui est généralement le cas aux USA, les groupes religieux peuvent commettre n'importe quel crime sans risque. En France, les groupes doivent cependant "ne pas troubler l'ordre public" et sont supposés obéir à la loi.] D'un autre côté, les agences gouvernementales n'ont pas le droit constitutionnel d'interférer avec les activités religieuses et la vie religieuse d'une église, synagogue, mosquée, ou autre société religieuse.


[ndw: même aux USA, le gouvernement interfère... cf Waco, 86 morts; cf la récente loi condamnant une pratique religieuse qualifiée de vaudou par l'instigateur de la loi; voir ici]

Pour que la liberté de religion demeure un principe fondamental de la vie américaine, il faut cependant deux choses: le gouvernement doit consciemment s'imposer une auto-restriction, et les communautés religieuses doivent maintenir une norme élevée de discipline et de pratique éthique. Il est sain de redire "Laissons à l'église le soin d'avoir des normes supérieures à celles de la loi". [ndw: si l'on s'en tient à ce type de mot d'ordre, on aura tôt fait de retrouver les "normes élevées" des ayatollahs, ces modernes inquisiteurs, et de leurs prédécesseurs, assassins au nom de la "foi", ainsi que celles des tribus incas ou pré-chrétiennes, avec leurs sacrifices humains.]


Quiconque suit les titres de nos jours peut facilement constater que les deux pôles de la liberté religieuse sont en danger. Rien n'illustre mieux cela que les ennuis actuels de l'église catholique lorsqu'elle tente d'arranger les affaires de pédophilie. Les intrusions gratuites dans les affaires religieuses par des agences gouvernementales ont été aussi menaçantes, bien que moins utilisables par la presse à sensation avide d'exploitation salace.
[ndw: devrait-on entendre ici que les médias doivent se taire face à ces situations désolantes? M. Littell conseillerait-il de museler la Presse et d'interdire aux autorités d'intervenir dans les viols commis par des "religieux" sur leurs "paroissiens"? J'ajouterai d'ailleurs que même la presse à sensation peut émettre des articles remarquables: un des meilleurs articles français de base sur la scientologie est l'oeuvre d'une jeune journaliste qui l'a pondue pour un magazine érotique ! - on s'étonera d'autre part de l'insistance de Littell à reparler de "semi-pornographie" à propos des prètres violeurs.]

On peut voir une illustration de cela dans l'insistance quotidienne à nourrir l'esprit du public au moyen de contes semi-pornographiques de pédophilie chez les prètres de l'église catholique.
[ndt: je n'ai jamais vu ce genre de chose dans la presse française, mais bon, si Littell le dit, c'est peut-être vrai de la presse américaine; encore que je vois mal comment la presse publique peut faire des articles pornos à partir de crimes de ce type.]

Quant au second point abordé: caché dans les pages intérieures, on trouvait un article sur la scientologie - un style de vie ainsi qu'une philosophie religieuse moderne - article expliquant qu'elle avait payé une amende de 8,6 millions de dollars plutôt que de continuer un procès entamé 22 années auparavant et plutôt que continuer à payer des avocats contestant une accusation de "lavage de cerveau". Il n'est pas besoin de souscrire aux croyances de la scientologie pour savoir que toute communauté religieuse digne de ce nom maintient certaines obligations de foi et de pratique que des éléments hostiles appeleraient "lavage de cerveau".

[ndw: ce passage est peut-être le plus amusant. Hubbard, fondateur de la secte en question, a écrit un "manuel de lavage de cerveau, et affirmé par ailleurs que la scientologie pouvait pratiquer en quelques minutes un lavage de cerveau plus efficace que tous les autres systèmes. Par ailleurs, Littell a eu semble-t'il le cerveau lavé par les scientologues, car avant de payer les 8,7 millions de dollars à Larry Wollersheim, la secte a épuisé absolument toutes les possibilités de défense et de contre-attaque, et les 8,7 millions ne sont pas du tout une AMENDE, mais des dommages et intérêts dus depuis plus de dix ans.]

Dans ces deux cas, et durant les décennies passées, beaucoup d'autres ont illustré ces risques; les tribunaux ont agressivement pénétré une zone de problèmes dont les juges ignorent typiquement tout le fondement historique et les bases, et, au cours des dernières années, ils ont déshinibé le principe traditionnel américain de restreinte judiciaire.

[ndw: Après les médias, voici selon Liettell, les juges ignorants et qui ne se restreignent pas assez face aux abus des sectes...]

Avec des intellectuels ne sachant pas distinguer "liberté" de "libertés", avec des tribunaux ignorant la ligne entre la discipline interne des minorités et l'autorité politique qui gouverne tous les citoyens, la liberté religieuse survivra-t'elle?
[ndw: après les médias, et les juges, voici que les intellectuels ne savent pas. Quant à Littell, il ne sait toujours pas ouvrir un dictionnaire]

Le docteur Franklin H. Littell diplômé Ph.D de Yale, fut professeur d'étude des religions à l'université Temple. Il sert actuellement de Professeur Honoraire d'études de l'Holocauste et du Génocide au Richard Stockton College de New Jersey. Il est pasteur de l'église United Methodist en retraite et habite à Merion Station, Pennsylvanie. On peut lui écrire à ProfessorFHL@aol.com






Retour sous index correspondant à ce type de texte : apologistes des sectes

Retour Webpage