New York Times Nov. 14
 LA FLORIDE POURSUIT LA SCIENTOLOGIE POUR LE DECES D'UNE ADEPTE
Copyright Douglas Frantz, New York Times 1998
traduction partielle


Orlando, Floride

Les procureurs de Floride ont déposé une plainte criminelle vendredi contre l'église de scientologie, après la mort d'une adepte dont ils avaient la garde, voici trois ans.

C'est FLAG, la branche principale d'opérations de Clearwater, Floride, qui a été mis en examen pour négligence et abus envers un adulte incapable et pour exercice illégal de la médecine. Les charges ont été déposée à Clearwater par l'avocat général des comtés de Pasco et Pinellas, M. Bernie Mc Cabe.

Mlle Mc Pherson avait passé la moitié de sa vie en scientologie; elle est décédée le 5 décembre 1995 après un séjour de 17 jours à l'hôtel Fort Harrison de la secte, après avoir piqué une crise de nerfs suite à un accident mineur. Les dossiers de l'église indiquent qu'elle souffrait de démence et qu'il fallait la retenir à l'hôtel.

(paragraphes sautés)
Les officiels de l'église et leurs organisations ont été poursuivis dans divers pays ces dernières années, mais c'est la première fois que des accusations criminelles sont retenues à l'encontre de la scientologie depuis que onze de ses chefs avaient été poursuivis et emprisonnés pour vol avec effraction dans des offices gouvernementaux, voici vingt ans.

(paragraphe sauté)
Les officiels de l'église et ses avocats disent qu'on a bien pris soin d'elle en scientologie et que sa mort n'a pas de rapport avec son séjour chez eux.

Laura Vaughan, avocate pour la scientologie, dit que les charges ne disent pas que l'église est responsable d'avoir intentionellement fait du tort à Mlle Mc Pherson. "Pas d'accusation d'homicide ou que l'église ait causé son décès", dit-elle.

D'après le témoignage sous serment de Strope, Mlle Mc Pherson fut hyperactive durant les 17 jours, et montra des signes d'illusion et hallucination. Elle tenta de se blesser et on dut sans cesse l'empècher de quitter sa chambre.

Au bout d'une semaine, elle urinait et déféquait sur elle régulièrement, et dormait rarement, dit Strope. Elle bavardait avec des gens absents, disait qu'elle était quelqu'un d'autre, chantait et dansait comme si elle donnait un spectacle, rampait sur le sol, grimpait sur les toilettes, se douchait habillée, essayait de sortir nue de la pièce, et a même bu son urine.

Strope dit que les staffs scientologues lui administraient des injections de chloride de magnésium pour la faire dormir, ainsi que des doses importantes de vitamines, minéraux, remèdes phytothérapeutiques et médicaments en vente sur ordonnance.

Un des membres du personnel ayant traîté Mc Pherson, Janice Johnson, avait pratiqué en tant qu'anesthésiste en Arizona avant d'être suspendue pour raisons disciplinaires, dit Strope.

 Il dit aussi que plusieurs autres personnes s'étant occuppées de Mc Pherson avaient des compétences médicales.

Le soir du 5 décembre, l'état de la malade était si inquiétant que Johnson appelait un médecin scientologue pratiquant aux urgences d'un hopital sis à 3/4 d'heures de route.

Le Dr David Minkoff a dit aux enquèteurs qu'il avait suggéré qu'on emmène immédiatement Mlle Mc Pherson au plus proche hopital si elle était très malade.

Mais au lieu de l'emmener au Morton Plant, à 2 minutes de Flag, ils l'emmenèrent là où le Dr Minkoff travaillait. On la prononça morte peu après son arrivée.

Le médecin légiste estima ensuite qu'elle avait perdu 15 à 20 kgs et qu'elle n'avait pas bu depuis peut-être dix jours, accusations que refusent les avocats de l'église.

Strope dit que le délai pour l'emmener aux urgences l'a privée de sa seule chance de survivre.