scientologie et jean-luc barbier: diffamation supplémentaire en suisse

La scientologie essaie de "renforcer" ce qui va lui coûter un procès en diffamation supplémentaire en amplifiant sa diffamation antérieure!


Le Quotidien Jurassien
6 avril 2000

La dianétique déchaîne les passions
Appréciée par certains, la création de l'Association des victimes de la dianétique et la scientologie dérange l'Eglise de scientologie


L'annonce de la création dans le Jura de l'Association des victimes de la dianétique et la scientologie (AVDS) (LQJ du 21.2.2000) a provoqué plusieurs réactions. D'abord celles d'une douzaine de Jurassiens qui ont pris contact avec son président Jean-Luc Barbier pour évoquer différents problèmes en relation avec des sectes, notamment dans le cadre de divorces.

L'Eglise de scientologie a, aussi réagi pour accuser Jean-Luc Barbier de tenter de lui extorquer des fonds et de diffuser de fausses informations à son endroit. Le point autour d'un sujet qui déchaîne les passions.

Les scientologues réagissent


Dans une missive, Suzanne Montangero, chargée des affaires extérieures de l'Eglise de scientologie de Lausanne, accuse le président de l'AVSD d'avoir, «des années durant, harassé l'Eglise afin qu'elle lui verse rien de moins qu'un montant à sept chiffres moyennant son silence. Il aurait alors cessé de propager ses fausses informations et aurait renseigné le public de manière positive sur la scientologie.»

Elle rappelle ensuite que Jean-Luc Barbier a créé, il y a quelques années, un groupement contre la scientologie dans le canton de Vaud.

«Cette activité étant partie en faillite, elle a laissé de nombreux créanciers impayés. N'aurait-il pas quitté le canton pour ce motif?», interroge la responsable de la scientologie qui poursuit: «Le fait qu'il ait créé un groupe similaire dans le Jura, canton où il n'existe aucun groupe ni activité de scientologie, rend son initiative bien étrange. Et tend à prouver que d'autres intentions le motivent.»

Jeanine Pasche, de Genève, a également pris sa plume pour notamment dénoncer: «Jean-Luc Barbier finit par nous lasser avec ses éternels reproches dénués de bon sens et de vérité.»

Un seul Jurassien, Michel Broquet, de Movelier, a envoyé une lettre ouverte pour féliciter son canton d'avoir eu la sagesse de renoncer à participer à la création du Centre intercantonal d'information sur les croyances qu'il n'hésite pas à comparer à «un système d'inquisition».

Certains problèmes lors de divorces


«Depuis l'annonce de la création de l'AVSD, j'ai reçu une douzaine d'appels de Jurassiens confrontés à des problèmes liés à la participation de proches à une secte», explique Jean-Luc Barbier. Cela lui a permis de mettre le doigt sur plusieurs situations identiques de personnes divorcées ne pouvant plus voir leur enfant, parce que leur conjoint est membre d'une secte. «Ces personnes sont diabolisées face à leur enfant», relève le président de l'AVSD qui pense lancer une pétition pour demander aux autorités d'intervenir dans ces différentes affaires.

«Il faudrait aussi que le médecin cantonal informe les Jurassiens travaillant à Bâle, car la scientologie y fait actuellement la promotion d'un programme de purification avec des prises de vitamines à haute dose», s'inquiète également Jean-Luc Barbier.

Concernant les attaques de l'Eglise de scientologie, Jean-Luc Barbier précise qu'elle l'a déjà attaqué en justice en 1993 pour chantage et que l'affaire a été classée. Mais, il est néanmoins vrai qu'il a obtenu, l'an dernier dans le cadre d'un jugement du Tribunal cantonal de Genève, 125000fr. de l'Eglise de scientologie. «Une affaire civile est également en cours, car je réclame encore 300000 fr. à cette Eglise, en remboursement des sommes qu'elle m'a fait lui verser, lorsque j'en étais membre», admet le président qui se réserve le droit de déposer plainte pour diffamation contre les écrits de Suzanne Montangero.

Quant au Centre d'information sur les sectes qui a fait faillite, Jean-Luc Barbier admet les faits, tout en précisant que cette structure poursuit toujours ses activités, mais sous la responsabilité de l'Association de défense des familles et des individus.

Il note enfin que, contrairement à ce qu'affirme l'Eglise de scientologie, il a reçu à plusieurs reprises des documents parlant de dianétique à Porrentruy et Delémont. «Le Tribunal fédéral a confirmé la décision du Tribunal cantonal de Bâle interdisant aux scientologues de faire du racolage dans les lieux publics. J'espère que cela fera jurisprudence», a-t-il conclu. (tb)


Retour index textes en rapport avec des procès