L'avis d'une experte du CSCE (Gouvernement. US) sur les activités de lutte anti-sectaire:

Madame Karen Lord

La CSCE est la Commission pour le sécurité et Coopération en Europe. Il s'agit d'une émanation officielle qui, "de par la loi, surveille et encourage les avancées pour la mise en place des accords d'Helsinki. La Commission fut créée en 1976; elle est composée de 9 sénateurs, neuf députés du Congrès US, et d'un officiel de chacun des ministères d'état, de la défense et du commerce US."

Site web officiel: <http://www.house.gov/csce>

Voir quelques extraits des accords d'Helsinki signés également par les USA (anglais) au bas de ce document (texte disponible en entier sur le site du gouvernement US à http://www.house.gov/csce/Helsinki Final Act-1975.htm


Dans le bulletin de Juillet 98 de la commission CSCE, on trouve des interventions de Karen Lord, "Conseillère pour le Liberté de Religion" auprès de la CSCE.

Karen Lord dit "Cet article a trait à deux manifestations d'intolérance religieuse - les lois nouvelles entravant la liberté religieuse, en particulier pour les groupes minoritaires, et aux pratiques gouvernementales, comme les centres d'enquète et d'information focalisés sur les groupes religieux minoritaires".

Comme il fallait s'y attendre, on retrouve ici l'allégation mensongère "religieuse" des sectes elles-mêmes; nous faisons justement observer que la rubrique sectes n'existe dans aucun annuaire, qu'aucun de ces groupes marginaux ne veut entrer sous l'appelation sectaire, et que tous ou presque prétendent à la détaxation de leurs activités même commerciales par adoption d'un statut religieux.

Madame Lord serait par conséquent bien inspirée d'aller jeter un oeil inquisiteur sur les finances et bénéfices, et le taux de criminalité de ces groupes avant de juger de leur "religiosité". Nous ne comprenons pas pourquoi certains gourous de ces mouvements possèdent d'innombrables Rolls et autres chateaux, commettent des crimes de sang ou autres, mais échappent aux poursuites, sous le simple prétexte qu'ils s'annoncent "religieux" en dépit de toutes les preuves du contraire. Maffieux est parfois bien plus adapté, encore qu'il semblerait qu'on trouve moins de pédophiles chez les vrais maffieux que chez ces sectaires insanes.

Si Madame Lord et le gouvernement US étaient conséquents avec eux-mêmes, ils détaxeraient immédiatement les médecins -les vrais- les psychologues, et quantité d'autres "mouvements" ou professions exerçant des activités similaires aux "sectes" (mouvements et groupes qui ne tombent pas pour autant dans l'escroquerie organisée des sectes).

Or, que constatons-nous? Que Madame Lord ou le gouvernement US et ses spécialistes fiscaux poursuivent amplement en justice tout citoyen exerçant des activités "d'aide humaine" hors des prétendues religions, dès qu'il y a fraude fiscale ou fraude supposée.

Un peu plus loin dans son rapport, Madame Lord cite "En septembre 1997, lors d'une audition tenue par la CSCE, le représentant d'une église évangélique indépendante a signalé une corrélation directe entre le harrassement, le vandalisme et les menaces de violence qu'ils subissent et l'enquète de la Commission du Bundestag". Nous allons bientôt vérifier qui est cette pseudo-église ou église évangélique indépendante et quelles prétentions de harrassement et vandalisme elle met en avant devant les autorités. N'oublions pas que les américains tolèrent ces précheurs richissimes de la "Bible", mais qu'ils risqueraient d'être assez mal vus dans nos pays. Divination? L'église de Greater Grace est cette "église," fondée par le pseudo docteur en théologie Carl Stevens (qui a acheté son diplôme à l'imprimeur).

Puis elle expose ceci: "Plusieurs facteurs pourraient expliquer les tendances que nous observons, la pression de trois sources essentielles paraissant causer une montée de l'intolérance religieuse en Europe. La première serait une guerre de territoire dans les secteurs religieux de la société, le seconde étant le scepticisme général et la peur des croyances religieuses ou philosophiques sous-jacente au débat en Europe Occidentale, la troisième consistant en le "développement d'identité nationale et politique en Europe."

Je doute beaucoup qu'une guerre de territoire existe entre les religions proprement dites; mais elle existe de toute évidence entre sectes et religions: les religions ont des dogmes bien assis, parfois même rassis - si bien qu'il leur est facile de dénoncer les déformations sectaires des textes de base, en particulier au sein des dogmes chrétiens. Il n'est que de voir combien de Christs vivants se cotoient actuellement pour rendre compte de l'aberrante position de ces mouvements.

Par contre, affirmer que les peuples ont peur des croyances religieuses ou philosophiques paraît sans fondement; car s'il est clair que les spécialistes de ces domaines ont acquis des opinions tranchées et combattront ou critiqueront les opinions divergentes, le public réagit à un niveau plus élémentaire, c'est à dire qu'ayant vu et lu de multiples exemples des crimes commis dans les sectes, le seul fait de dire "c'est une secte" amène une méfiance compréhensible. C'est d'ailleurs le but recherché par les informateurs: nous disons, "chers amis , ouvrez l'oeil et prenez garde". Nous ne disons pas "ne croyez pas", à moins d'avoir les preuves du mensonge éhonté de certains de ces groupes.

Quand à développer une politique d'identité nationale, ça parait inverse de la réalité; il serait intéressant d'enquèter à nouveau sur ce que pensent les peuplades européennes de leur identité nationale en rapport à leur identité européenne, maintenant que la construction de l'Europe est bien avancée.

Madame Lord affirme aussi que" les centres d'information sur les sectes possèdent le potentiel réel de causer plus de problèmes encore aux minorités religieuses. La publication de matériaux non prouvés et diffamatoires pourrait affecter les libertés civiles et droits humains des membres de groupes religieux". Elle omet cependant de citer des matériaux diffamatoires que ces centres publieraient; à de très rares exceptions près (un cas en Belgique, un en Angleterre, un en France) les sectes perdent leurs procès en diffamation, tandis que ces associations les gagnent. Voir l'index ad-hoc pour références. Et elle omet de dire qu'une grande partie des matériaux critiques des sectes provient du pays même où elles sont nées: les USA, et plus encore, que c'est la justice des USA - jusqu'en Cour Suprème des Etats-Unis- qui donne les meilleures preuves de duplicité de ces mouvements qu'elle voudrait nous faire accepter.

Nous lirons ensuite: "Une nouvelle intolérance est née envers les individus épousant des croyances perçues comme absolutistes d'une manière ou d'une autre.../... Des étiquettes comme "sectes dangereuse ou totalitaire, 'secte" et "lavage de cerveau" sont trop facilement brandies à ce propos et ont conduit le public à une hystérie générale visible dans les médias et l'opinion publique, particulièrement en France et en Allemagne, où être étiqueté "secte" ou "sympathisant de secte" peut conduire à perdre sa siutation."

Nous pouvons ici observer la langage propre à la scientologie et aux apologistes: "hystérie". J'ai beau chercher des exemples "d'hystérie" à l'encontre de la scientologie en France ou en Allemagne, je n'en trouve pas. Je m'étonne même assez souvent qu'aucun Parquet français n'ait cru bon de s'attaquer à la scandaleuse renaissance du phoenix scientologue parisien, qui vit et perdure en dépit des 120 millions dûs à l'état et en dépit de ses multiples condamnations pour escroquerie. Il serait assez simple en effet de les inculper pour recel de faillite frauduleuse. Sans doute peut-on qualifier l'attitude du peuple français ou allemand ou belge de soucieuse ou méfiante à l'égard des sectes, maintenant que ces pays sont informés. Mais pas hystérique. Où sont les vrais dégâts causés au sectes? La vérité, c'est que bien souvent, les gens ont pitié des victimes de ces mouvements, et ne sont -parfois- aggressifs qu'envers leurs chefs.

Quant aux quelques individus ayant pu perdre leur situation en raison de leur affiliation scientologue, et d'un Témoin de Jéhovah qui l'aurait aussi perdue, il ne faut pas s'étonner.

Peut-on par exemple vraiment employer un scientologue dans les ministères? Non. Dans la Justice? Non. Dans l'armée? Non. Dans les services officiels d'autres ministères? Non. Dans la médecine ou la psychiatrie? Non encore. Même la sécurité sociale ou certains services de ce type (donnant accès à des renseignements confidentiels individuels) ne devraient pas être autorisés à des scientologues: ils ne se gèneront pas pour violer le secret professionnel en faveur de leur groupe, et leur groupe le leur demandera tôt ou tard.

Sans parler de l'ingénieur nucléaire qui croit, comme Hubbard, qu'on puisse laver les radiations à l'eau: que faire de lui à la tête de réacteurs ?

Par ailleurs, en mai 99, la revue de l'OSCE annonçait la réussite de la réunion de Vienne (Supplemental Human Dimension Meeting "au sujet de la liberté religieuse le 22 mars, au Hofburg Palace.

Toutefois, la CSCE prétend que "quelques 200 personnes y compris de nombreuses organisations non gouvernementales" (NGO ou ONG) s'y trouvaient. L'imprécision des ONG en question paraît une méthode pour noyer des organisations n'ayant pas acquis ce statut légal parmi d'autres qui sont reconnues ONG officiellement. Même observation quant aux "experts" qui ont pris la parole; nous pensons que certains de ces experts n'en sont pas, mais sont des membres de groupements attaqués, ou de leurs satellites apologistes, ce qui revient à être juge et partie, avec la nuance très spécifique aux sectes: leurs membres mentent en faveur de la secte.

On peut observer que les activités de certaines sectes sont incontestablement subversives: l'aide que leur fournit les USA est donc en contravention de l'article VI ci-dessous, car des mouvements totalitaires comme la scientologie n'ont d'autre projet que la prise de pouvoir globale; et les activités d'armement des moonistes ont de quoi se rapprocher du terrorisme, tôt ou tard.

Enfin, l'on peut observer la caractéristique apologiste suivante dans les rapports de Karen Lord: elle effleure le fait qu'il pourrait exister des mouvements dangereux, elle ne les cite pas, et les défend donc avec les autres. Nous ne parlerons pas de noeud de serpents pour les 173 mouvements cités par la rapport parlementaire; mais peut-être pourrions-nous affecter à la liste une autre image: la portée n'a pas enfanté que des agneaux. Et certains des "agneaux" de la portée pourraient se transformer en loups.

Qui donc aurait prèté d'emblée attention au bon "pasteur" Jim Jones du Temple du Peuple dont les 930 agneaux ont péri dans la jungle du Guyana? Seule le député US Leo Ryan et quelques journalistes se sont inquiétés. Et sont morts dans l'aventure.

Si toutes les sectes ne risquent pas immédiatement de virer au sanguinaire, combien risquent vraiment? Madame Lord, donnez-nous votre opinion - que nous ne pensons pas éclairée, aussi longtemps que vous n'entendez pas les voix qui s'élèvent. Le risque existe. Et surveiller un mouvement potentiellement dangereux peut s'avérer payant, et n'est ni hystérique ni illégal.


Demandez-vous le retrait des Cops dans les rues de Washington ou du Bronx, sous prétexte qu'ils risquent d'attenter à des libertés individuelles, Madame Lord, ou ces cops sont-ils nécessité de la vie et de la société US moderne ?

Car si je suivais votre raisonnement en l'appliquant aux USA, vous n'auriez pas recommandé de surveiller le pédophile meurtrier David Koresh, même si vous aviez su que ça pouvait se terminer de manière tragique?

De deux maux, il faut choisir le moindre.



roger gonnet


Accords d'Helsinki, extraits ici, texte complet sur lien

VI. Non-intervention in internal affairs - Non-intervention dans les affaires intérieures

The participating States will refrain from any intervention, direct or indirect, individual or collective, in the internal or external affairs falling within the domestic jurisdiction of another participating State, regardless of their mutual relations.

Les états participants s'interdiront toute intervention directe ou indirecte, individuelle ou collective, dans les affaires intérieures et extérieures sises sous la juridiction d'un autre état participant, quelles que soient leurs relations mutuelles.

They will accordingly refrain from any form of armed intervention or threat of such intervention against another participating State.

They will likewise in all circumstances refrain from any other act of military, or of political, economic or other coercion designed to subordinate to their own interest the exercise by another participating State of the rights inherent in its sovereignty and thus to secure advantages of any kind.

Ils s'interdiront également en toutes circonstances d'agir militairement, politiquement ou économiquement , ou de toute autre façon coercitive destinée à subordonner à leurs propres intérêts, l'exercice par un autre état participant de ses droits inhérents à sa souveraineté, et d'en retirer par conséquent des avantages quels qu'ils soient.

Accordingly, they will, inter alia, refrain from direct or indirect assistance to terrorist activities, or to subversive or other activities directed towards the violent overthrow of the regime of another participating State.

En conséquence, ils s'interdiront entre autres d'aider directement ou indirectement toute activité terroriste ou subversive destinée à renverser violemment le régime d'un autre état participant.

VII. Respect for human rights and fundamental freedoms,including the freedom of thought, conscience, religion or belief

The participating States will respect human rights and fundamental freedoms, including the freedom of thought, conscience, religion or belief, for all without distinction as to race, sex, language or religion.

They will promote and encourage the effective exercise of civil, political, economic, social, cultural and other rights and freedoms all of which derive from the inherent dignity of the human person and are essential for his free and full development.

Within this framework the participating States will recognize and respect the freedom of the individual to profess and practice, alone or in community with others, religion or belief acting in accordance with the dictates of his own conscience.

The participating States on whose territory national minorities exist will respect the right of persons belonging to such minorities to equality before the law, will afford them the full opportunity for the actual enjoyment of human rights and fundamental freedoms and will, in this manner, protect their legitimate interests in this sphere.

The participating States recognize the universal significance of human rights and fundamental freedoms, respect for which is an essential factor for the peace, justice and well-being necessary to ensure the development of friendly relations and co-operation among themselves as among all States.

They will constantly respect these rights and freedoms in their mutual relations and will endeavour jointly and separately, including in co-operation with the United Nations, to promote universal and effective respect for them.

They confirm the right of the individual to know and act upon his rights and duties in this field.

In the field of human rights and fundamental freedoms, the participating States will act in conformity with the purposes and principles of the Charter of the United Nations and with the Universal Declaration of Human Rights. They will also fulfil their obligations as set forth in the international declarations and agreements in this field, including inter alia the International Covenants on Human Rights, by which they may be bound.

VIII. Equal rights and self-determination of peoples

The participating States will respect the equal rights of peoples and their right to self-determination, acting at all times in conformity with the purposes and principles of the Charter of the United Nations and with the relevant norms of international law, including those relating to territorial integrity of States.

By virtue of the principle of equal rights and self-determination of peoples, all peoples always have the right, in full freedom, to determine, when and as they wish, their internal and external political status, without external interference, and to pursue as they wish their political, economic, social and cultural development.

The participating States reaffirm the universal significance of respect for and effective exercise of equal rights and self-determination of peoples for the development of friendly relations among themselves as among all States; they also recall the importance of the elimination of any form of violation of this principle.