la scientologie se sert de prostitué(e)s pour tenter de piéger des juges

 

LES SCIENTOLOGUES USENT DE PROSTITUEES POUR INTIMIDER  LES JUGES
ou de "privés" pour enquèter sur la vie des journalistes



(De Main Echo, 19 Novembre 98)


 

MUNICH: d'après le témoignage d'une ancien dirigeant, l'organisation scientologue influence systématiquement les juges impliqués dans des poursuites contre la scientologie.

"On rassemble d'abord des données à leur sujet, on questionne les amis et relations," avoue Jesse Prince, scientologue de 1976 à 1992 et membre de la direction des années durant.

Le Ministre Bavarien de l'Intérieur a confirmé mardi. On ne sait rien de spécifique sur ce genre d'opérations menées en Allemagne.
 

Selon la déclaration de Prince, les tactiques d'intimidation se
fondent sur le "livre de la guerre" qu'écrivit le chinois Sun-Tzu voici 2400 ans. Les documentations recueillies sur les juges comprennent les déclarations aux impôts, données bancaires, dossiers médicaux et bandes enregistrées.
La scientologie tente ensuite d'influencer l'environnement du juge par le biais d'hommes de paille. Si cela ne réussit pas, elle s'arrange pour créer un accident, ou un "piège sexuel".
 

L'organisation a ainsi dépensé 260000 dollars (1,6 million FF) pour amener un juge sur un yacht de Floride où l'attendaient des prostituées, dit le rapport qu'a cité le ministre. Puisque la direction de la scientologie est centralisée, ce type de témoignage sur les méthodes utilisées aux USA peut aussi s'avérer utile pour l'évaluation faite en Allemagne. La tactique de retraits d'organisations membres - que l'on peut actuellement constater ici - n'est rien qu'une manoeuvre de plus dans la stratégie anti-constitutionnelle de la scientologie.
texte original: http://www.main-echo.de/HTML/inland/2011/featscien.html (plus disponible)

voir aussi ce qu'en dit un juge français



BOSTON HERALD: le journaliste Joseph Mallia suivi par un détective privé à la solde de la secte


La scientologie enquète sur un reporter du Herald.
Les recherches ont tout du harrassement

  By By Jim MacLaughlin and Andrew Gully
  Boston Herald
  Date of Publication:3/19/1998
 

La scientologie, piquée à vif par une enquète en profondeur en cinq parties parue dans le Boston Herald, a loué les services d'un détective privé pour remuer la vie privée d'un reporter du Boston Herald.

Heber Jentsch, président le la scientologie internationale, a confirmé le fait que le cabinet d'avocats avait demandé une enquète sur la vie personnelle de Joseph Mallia, auteur de ces articles.

 Jentzsch dit que l'enquète devra trouver pourquoi il a pondu ça.

Andrew F. Costello, éditeur du Herald,  répond que ce qui guide le choix, c'est l'intérêt des lecteurs, ni plus, ni moins.

 L'enquèteur Steve Long de Vision Investigative Services, Rohnert Park, a contacté l'ex-épouse de Mallia le 3 mars. Il lui a dit qu'il cherchait des tuyaux génants pour son ex-mari. L'ex madame Mallia a refusé de lui répondre.
 

"Je cherche les affaires du genre "femme trompée", lui a dit Long; elle a refusé, étant divorcée depuis 15 ans.

La scientologie est la seule religion des US à utiliser des détectives pour fouiller dans la vie privée de reporters, ont indiqué plusieurs universitaires.

La question à poser n'est pas "Est-ce qu'ils enquètent?", mais "Est-ce qu'il harrassent", disait le Révérend Thornburg, doyen de la Chapelle Marsh de l'Université de Boston, expert reconnu dans le domaine des pratiques religieuses destructrices. "Aucun doute que ce soit la scientologie qui vienne en tête dans ce contexte."

"Je ne connais personne qui irait jusqu'à louer les soins de détectives pour harrasser ou intimider des critiques, ajoutait Thornburg. La scientologie est le seul groupe à pratiquer ça."

Quant au Révérend Richard L. Dowhower, ministre luthérien et conseiller sur les activités sectaires de l'université Maryland College Park, il indique "Je suis dans ces affaires de sectes depuis début 70, et je ne connais aucun autre groupe à cibler les journalistes, hors la scientologie."

Hal Reynolds, officier des affaires estudiantines de l'université de Berkeley, Californie et directeur du centre d'éducation du Campus, il confirme que la scientologie enquète surt les journalistes.
 
"J'ai des dossiers sur ces groupes depuis une dizaine d'années, aucun autre ne fait ça," dit-il.

La série d'articles de mars décrivait comment l'église de scientologie avait recruté un étudiant du MIT, l'avait persuadé de laisser tomber ses études, lui avait fait signer un contrat d'un milliard d'années, et lui avait demandé de payer des cours au moyen de son prèt étudiant.

Elle décrivait également comment deux groupes liés à la scientologie, Narconon et la "croisade pour la lutte contre l'illetrisme", se servait de programmes pour parvenir à pénétrer des écoles publiques sans signaler leurs liens avec la secte.

Earl Cooley, avocat bostonien de l'église, a récemment publiquement défendu la règle de l'église permettant d'enquèter sur les journalistes.

"J'ignore où on dirait qu'il ne faut pas enquèter sur les enquèteurs," disait-il lors d'une discussion télévisée sur la WGBH.

Il annonce par écrit ne pas avoir pris part à l'enquète sur la vie privée deMallia

Voici ce qu'on trouve sur les enquètes menées par la scientologie envers des journalistes
 
Nov 97: un détective obtient les relevés de téléphone d'un reporter de la BBC en Angleterre, "afin de conduire une enquète bruyante en répandant des rumeurs sur le producteur (Daily telegraph).

En 90-91, la scientologie utilise au moins 10 avocats et six détectives pour "menacer, harrasser et discréditer" Richard Behar, qui avait écrit un article intitulé "Scientologie, secte avide de pouvoir et d'argent".

1988: un journaliste du St Petersburg Times qui écrivait sur la scientologie a constaté qu'on avait obtenu ses relevés de crédit sans son accord, que sa femme recevait des appels téléphoniques obscènes et qu'un enquèteur le suivait.

1983: des défecteurs scientologues admettent avoir volé des documents au cabinet d'avocatsBingham Dana et Gould dès 1974, pour accéder à des informations sur un article en préparation au Boston Globe.

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