Google se fait piéger par la scientologie, puis réagit: une affaire de droit d'expression et d'honnèteté des avocats

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Scientologie attaque Google: la liberté d'expression en jeu.


Le magazine Corporate Counsel a publié le 25 juin 2002 un article portant sur le moteur de recherche GOOGLE et sur les menaces judiciaires de la scientologie destinées à faire sauter les liens vers le site critique www.xenu.net.


Kulpreet Rena, directeur des affaires judiciaires chez Google Inc. a reçu plusieurs lettres de la scientologie, prétendant à des violations de copyrights. Lorsque les internautes cherchaient des informations sur la scientologie en usant des outils de recherche de Google, les résultats ramenaient des documents confidentiels. L'église insistait poour que Google ôte les liens. Rana Kulpreet, selon un mode d'action typiquement Silicon Valley, consulta Mountain View, société californienne de solutions légales à des problèmes High Tech. Dans un premier temps, ils décidèrent d'ôter les liens afin de ne pas faire courir de risque à Google.

Mais Rana ne voulait pas en rester là, et les ingénieurs ajoutèrent une modification. Si un usager tombe désormais l'un des liens de Google.com qui ennuyaient les scientologues, il trouve une invite à aller visiter le site de www.chillingeffects.org, un site défenseur des droits du Premier Amendement (ndt: liberté d'expression) créé par EFF (Fondation Frontière Electronique) ainsi que quelques facultés de droit. Sur le site de Chillingeffects, on peut lire la lettre de menaces adressée par les avocats scientologues à Google.

La lettre de l'église donnait une liste de 85 documents sous copyrights, y compris des enseignements secrets avancés et des photographies et textes tirés des publications officielles de l'église. Pour chaque élément, il y avait l'adresse web correspondante dans le site xenu.net, critique de la scientologie.

Au moins l'un des autres moteurs de recheches du Web estima qu'il n'était pas normal que Google ait ôté des pages web critiques de la scientologie: Sharon Anolik, avocate générale associée et chef de la sécurité de la société californienne Ask Jeeves dit : "Nous n'aimons guère avoir à déréférencer des sites de nos résultats. Google n'a pas apprécié non plus. Mais le DMCA (loi américaine de protection des copyrights pour les fichiers digitaux) l'exige."

L'avocate scientologue Helena Kobrin dit que son petit cabinet [ndt:d'après le "Juriste Américain, ce cabinet faisait déjà au moins 6,5 millions d'euros de CA annuel en 1992] a tenté d'empècher les fournisseurs d'accès et hébergeurs internet de révéler des matériaux non publiés protégés par des droits d'auteur, depuis le milieu des années 90. "La technologie a rendu les violeurs de copyrights plus culottés", dit-elle. "C'est facile de se cacher derrière un ordinateur".** Alors qu'elle dit ne pas avoir d'objection à ce que les lettres scientologues soient publiées sur chillingeffects.org, elle se vexe à cause du nom du site {littérallement: chilling effects signifie effets glaçants, ou effrayants, ndt]. "Cela implique que le Premier Amen,ement donne une sorte de droit aux gens de violer les copyrights", ajoute Kobrin, scientologue qui réprésente l'église depuis 16 ans.

Maître Robin Gross, avocate employée chez la Fondation Frontière Electronique pour les problèmes de propriété intellectuelle, appelle ce type de lettre des "lettres de brutes", ou "torpilles judiciaires" n'ayant guère de chance de tenir devant un tribunal. Mais fort peu de destinataires de ces lettres voudront descendre dans l'arène, dit-elle, faisant observer que son organisation a cherché l'affaire convenable pour savoir si la loi DMCA tiendrait devant les tribunaux.


**ndt: l'avocate en question ne manque pas de culot: il suffit de voir ce que la secte a fait contre internet depuis 1995... des records de spamming et d'illégalités pour tenter de faire taire les critiques.

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