NOTE IMPORTANTE APRES LES EVENEMENTS AYANT SECOUE LA BONNE REPUTATION DE GOOGLE:

Google n'a pas été long à réagir dans le bon sens, grâce à toute l'intelligence qui anime l'équipe: non seulement Google affiche désormais les lettres abusives des avocats de la secte criminelle, mais de plus, le logiciel lui-même a été modifié de façon à tenir compte des petits malins qui, comme le faisait la secte, tentent de placer leurs sites au-dessus de tous les autres sites par des méthodes peu honnètes. A la date du 28 avril 2002, le site opposant "www.xenu.net" a même acquis la première place dans les recherches pour le mot 'scientology', et six autres sites critiques de la secte sont parmi les dix premiers.

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jeudi 21 mars 2002
See our followup to this story:

en anglais, la suite de l'histoire scientologie contre Google...

L'Eglise contre Google

Comment L'Eglise de Scientologie fait pression sur Google pour censurer ses critiques.

par John Hiler


Est-ce qu'une organisation pseudo-religieuse peut museler le moteur de recherche favori du Web ?

Microcontent news a appris que l'Eglise de Scientologie™ use agressivement des lois de défense des copyrights afin d'éliminer l'un de ses principaux critiques en ligne de la base de données Google.
Lors de l'investigation en cours, Microcontent News a appris que:

Etant donné que il représente une source essentielle de trafic pour nimbre de sites Web, le fait que Google ferme va au-delà d'un débat académique sur les droits d'auteurs. De plus, cet içncident soulève d'importants sujets moraux et financiers pour cette jeune société:

PROBLEMES MORAUX

PROBLEMES FINANCIERS

Et le plus important, que peut faire Google en pareille situation pour maintenir l'énorme confiance que les consommateurs ont placé dans cette société ?

UNE GUERRE RELIGIEUSE MODERNE

En à peine trois ans et demi, Google s'est arrangé pour inspirer une véritable dévotion religieuse aux travailleurs d'aujourd'hui. Avec quelques trois milliards de documents indexés en un puissant moteur de recherche, Google est devenu le principal dépositaire de la connaissance mondiale. Au cours de son bref passé, les ingénieurs et la direction de Google ont travaillé sans relâche pour améliorer la facilité d'accés à l'information.

L'Eglise de Scientologie™ est une religion - certains l'ont accusée d'être une secte. Fondée dans les années 50, elle a un passé notoire, vieux d'un demi siècle, de contrôle de l'information grâce à l'usage agressif des marques de commerce et des lois sur les copyrights.

De bien des manières, ce procés représente deux visions très divergentes de l'information : Est-ce que l'information désire la liberté ? Ou bien est-ce qu'une organisation peut cacher l'information, si elle décide d'y investir suffisamment d'argent ?

Plus importante encore la question sur la façon dont Google va gérer cette crise de l'information.

Il est plus que probable que le fait d'avoir fait sauter Xenu représente une mesure temporaire pour Google car cela correspond à une réaction à la menace d'une action légale. Mais sa décision finale représentera un facteur important dans le passé de la société : est-ce que Google s'élèvera à cette occasion, et restera en place afin de laisser le flux d'informations libres qu'il représente actuellement ?

LES CRITIQUES DE LA SCIENTOLOGIE REDUITS AU SILENCE

Microcontent News avait auparavant documenté les efforts des scientologues pour tromper l'algorythme de recherche de Google, en se basant sur une étude assez poussée compilée par OperatingThetan.com.

Dans la nuit de mardi dernier, nous avons observé un nombre plus important de demandes d'accés à un Groupe Google sur la Scientologie™. Lorsque j'ai cliqué sur le lien, je suis arrivé à ce développement alarmant :

L'Operation Clambake, http://xenu.net/, semble avoir totalement disparu du moteur de recherche Google.

Quelques recherches exploratoires ont confirmé les faits. Xenu.net a été entièrement éliminé de la base de données Google.


LE BOMBING DE GOOGLE EST-IL A BLAMER ?

Il paraissait à priori possible que le Bombing de Google par la communauté du Web ait causé la coupure de Xenu.net de la base de données Google. Certaines pages Web appelaient ouvertement au "spamming" de sites, chose que Google avait agressivement réprimé dans le passé.

Le mots-clé Scientologie™ représente une cible idéale pour la pratique de Bombing Google, c'est un mot-clé bas-volume représente une cause morale pouvant rallier la communauté du Web.

Mot-clé bas-volume

D'après les statistiques recueillies dans le programme AdWords de Google, Scientologie™ est un mot à relativement bas trafic. Les usagers cherchent cet élément environ 5700 fois par jour, soit environ 2 millions de fois par an.

La Cause Morale

Beaucoup ont accusé l'Eglise de Scientologie™ d'être une secte dont le seul but était de voler de l'argent à ses membres à tout prix. Que cela soit vrai ou pas, c'est une perception à laquelle la communauté Web a été heureuse d'adhérer.

Et elle y a vraiment adhéré : en utilisant un des outils de recherche de Google, Microcontent News a pu démontrer que 907 pages Web différentes sont liées à Xenu.net. Cela fait davantage que les dix autres premiers sites qui viennent lors de la recherche pour le mot "Scientologie". (ces sites sont classés par Google)


Comme résultat du Bombing de Google, Xenu est monté en quatrième position, et menace de monter encore plus haut. Etant donné le passé notoire de l'Eglise de Scientologie dans le contrôle de l'information à son sujet, on n'est pas surpris que l'eglise se sente forcée d'agir.

L'EGLISE AGIT

D'après OperatingThetan.com, cette action a pris forme de plainte pour violation de copyright et a récemment été déposée auprès de Google. Ce qui suit est le texte d'un mail envoyé par Google à Xenu.net :

Nous avons ôté certaines URLs en réponse à une réclamation du Religious Technology Center et de Bridge Publications selon la section 512(c)(3) du Digital Millenium Copyright Act (DMCA). Si nous n'avions pas oté ces URLs nous aurions risqué une plainte pour violation de copyrights, quelle qu'en soit la légitimité. Les URLs incluses dans cette notification sont reliées à l'email en question.

En résultat, Xenu.net a été entièrement ôté de la base de données Google, jusqu'à ce que Xenu ait entrepris certaines actions indiquées dans l'email de Google :

"Vous pouvez soumettre une contre-notification, auquel cas nous réinstallerons le matériel. Comme indiqué dans la section 512(g) (3), le contenu de cette notification devra contenir les pièces suivantes:

(A) Une signature physico-électronique de la signature de la personne qui souscrit.

(B) L'identification du matériau qui a été ôté ou dont l'accés a été rendu impossible et la localisation à laquelle le matériau paraissait avant qu'il ait été ôté ou que son accés ait été empêché.

(C) Une déclaration sur l'honneur que le souscripteur est de bonne foi quant au fait que le matériel ôté ou rendu inactif est le fruit d'une erreur ou d'une mauvaise identification du matériau.

(D) Le nom du souscripteur, l'adresse, le numéro de téléphone, et une déclaration que le souscripteur consent à la juridiction de la Cour Fédérale de District pour le district judiciaire correspondant à la localisation de l'adresse, ou si l'adresse du souscripteur est en dehors du territoire des Etats Unis, pour tout district judiciaire dans lequel le fournisseur d'accés peut être accessible, et l'assurance que le souscripteur acceptera l'assignation de la personne qui a fourni la notification selon la subsection (c)(1)(C) ou de la part d'un agent de cette personne."

Ainsi que le Webmaster de Xenu.net l'a souligné dans un message à USENET, suivre cette procédure exigerait du temps et de l'argent :

Cela signifie que Xenu.net aurait l'obligation de prendre un avocat américain, ce qui peut s'avérer difficile et coûteux.

DMCA ET MOTEUR DE RECHERCHE

Pourquoi Google a-t-il semblé vouloir censurer si rapidement Xenu ?

Selon Danny Sullivan de la Surveillance des Moteurs de Recherche, la réponse est simple : c'est uniquement l'application standard du DMCA.

Le DMCA donne un ticket d'or aux moteurs de recherche qui veulent limiter leur responsabilité en matière de copyright. Avec plus de trois milliards de documents dans sa base de données, Google est particulièrement dépendant du pouvoir protecteur de cette loi. Ainsi que l'indique la Section 512 (c) très clairement, les moteurs de recherche "ne seront pas responsables... des violations de copyrights... en raison du fait qu'ils auraient enmagasiné du matériel résidant dans un système... contrôlé par... le fournisseur d'accés". (Voir le texte complet DMCA en anglais)

Cette carte "qui permet de sortir facilement de prison" est connue sous le nom de "Port Refuge - Safe Harbour", et elle comporte quelques stipulations. Bien entendu, Google ne peut avoir connaissance de violations de copyrights. Mais c'est important, "lors de la notification d'une violation avérée... [le moteur de recherche doit réagir] rapidement afin d'ôter ou empêcher l'accés au matériel incriminé"

En d'autres termes, la carte de "sortie de prison" expire si Google n'entreprend rien pour vider son contenu. Cette exposition potentielle aux violations de copyright est ce qui a poussé Google à une action rapide.

Google a confirmé ceci par un email à Microcontent News envoyé par Nate Tyler, Public Relations Manager:

Certaines pages du site Xenu.net ont été ôtées de notre moteur de recherche en début de semaine en réponse à une notification de violation de copyrights selon le DMCA. Google fournit aux webmasters la possibilité de réinstaller leur contenu s'ils soumettent une contre-notification à Google. On peut trouver de plus amples informations sur :
www.google.com/dmca.html.


...

En d'autres termes, si Xenu fournissait une "contre-notification" indiquant qu'il possédait le contenu contesté, le site Xenu.net devrait être restauré dans la base de données Google. Dans cette perspective, "l'incident Xenu" apparaît comme une application normale de la loi DMCA.

PAS SI VITE

Danny Sullivan de la Surveillance des Moteurs de Recherche a jugé cruciale cette affaire : l'email de notification Google citait la page d'accueil de Xenu.net comme violant les droits d'auteur de l'Eglise :

Voici les URLs mentionnées :

http://www.xenu.net/
http://www.xenu.net/archive/photoalbum/
http://www.xenu.net/archive/photoalbum/propaganda/
http://www.xenu.net/archive/photoalbum/propaganda/index.html

[liste complète sur:

http://www.antisectes.net/forbidden-links.htm]


Comme Sullivan l'a souligné dans une interview par téléphone, la page d'accueil de Xenu.net ne semblait en aucune façon violer de copyright.On pouvait éventuellement peut-être trouver des éléments de violation dans le site Xenu.net.

Pourquoi cela est-il si important ? C'est probablement cette page qui est la plus connue et classée à un rang élevé par Google, explique Sullivan. "Google peut avoir dépassé ses obligations en coupant la page Web Xenu. Je suis surpris, car en jetant un oeil sur cette page Xenu.net, je ne vois pas comment on pourrait violer le moindre copyright".

En d'autres termes, L'Eglise peut s'être servi d'une plainte légale afin de faire disparaître bien plus que des matériaux sous copyright. Ceci remet en question la politique de Google quant au maniement de DMCA. Après tout, toute compagnie pourrait abuser des lois du DMCA afin de faire disparaître un concurrent de Google pendant un jour ou deux. Il est facile de mettre la charge de la preuve sur le site Web et non sur le détenteur du copyright.

Google semble se trouver dans une position jamais entrevue auparavant. D'après Sullivan, "c'est la première fois que j'entends parler d'une plainte DMCA impliquant un moteur de recherche majeur".


LE DMCA EN TANT QU'INSTRUMENT DE CENSURE

Le maniement par Google de la plainte pour violation de copyright est bien plus qu'une affaire de routine. Elle a des implications potentielles sur la façon dont Google maniera les plaintes dans le futur - et la façon dont tous les moteurs de recherche manient les violations de copyrights.

C'est particulièrement important, car les moteurs de recherche possèdent une forme de censure qui est extrêmement puissante. "Ce n'est pas le genre de censure qu'on peut voir et qui inquiète" selon le journaliste de technologie Hassan Fattah,auteur d'un récent ouvrage sur le P2P. "La pire des censures qu'il faut découvrir est celle qui ne se voit pas".

L
a Scientologie utilise la loi sur les copyrights comme une arme émoussée pour combattre ses critiques" explique Wendy Seltzer, une Associée du Centre Harward pour la Sécurité Internet Berkman et fondatrice du ChillingEffects.org, un site web dédié au combat de la censure implicite dans la loi sur les copyrights comme le DMCA. Cette législation est particulièrement dangereuse, explique Seltzer car elle "passe le devoir de preuves, non pas au détenteur du copyrights, mais au site web. Et pour être qualifié à recevoir la protection du Port Refuge, les sites web doivent immédiatement faire sauter les contenus qu'ils auraient pu conserver sans cela."

Et que se passerait-t-il si Google se mettait à défier l'Eglise de Scientologie ? Selon l'opinion juridique de Seltzer, Google pourrait devoir faire face à un litige coûteux. "Cette affaire de risque au point de vue légal n'a pas été jusqu'ici résolue pour des sites qui auraient des liens vers des contenus peut-être illégaux" explique-t-elle. "En bref, un des procés explique que faire les liens est une violation alors qu'un autre procés est en cours de discussion". ce n'est pas exactement le genre de base légale que les sociétés peuvent utiliser lors d'un risque de litige avec la richissime Scientologie.

Seltzer prévoit que Xenu.net ne peut qu'y perdre : s'ils déposent une contre notification ainsi que l'exige le DMCA, alors le site web doit se soumettre à la juridiction US. En fait, le DMCA peut fournir l'outil dont l'Eglise a besoin pour finalement bloquer tous les sites web étrangers. Si les sites ne fournissent pas une contre notification, alors ils se voient exclus de Google. Et si les sites déposent une contre notification, il va falloir qu'ils aillent se battre devant les Cours de justice US contre la Scientologie.

USAGE AGRESSIF DES LOIS SUR LES COPYRIGHTS

D'après l'article de fond du Time sur la Scientologie, l'Eglise a fréquemment utilisé agressivement les lois sur les copyrights pour censurer ses opposants et contrôler l'information :

Un des buts légaux de la Scientologie et de mettre en faillite l'opposition ou de l'enterrer sous la paperasse. L'Eglise fait face a 71 procés rien que contre l'IRS. L'un d'eux, Miscavige contre IRS, a exigé que l'IRS produise un index de 52000 pages de documents. Michael Flynn, avocat de Boston, qui a aidé les victimes de la Scientologie de 1979 à 1987, a du subir personnellement 14 procés sans fondement, qui ont tous été abandonnés.

L'église ne serait pas la première organisation à utiliser les tribunaux pour mettre "l'opposition en failite". Mais c'est une des seules organisations qui combine cette nature agressive avec une brillante stratégie légale centrée sur les lois sur les droits d'auteur.


RELIGION ©®™

D'après Le Time et d'autres l'Eglise de Scientologie n'a pas toujours été une église. Selon ses récits, L. Ron Hubbard a d'abord fondé l'organisation en tant qu'affaire commerciale, laquelle pratiquait une forme de psychologie appelée la Dianétique™.

Il a rapidement observé que les affaires subissaient toutes sortes de restrictions, spécialement des règles médicales qui lui demandaient de prouver l'efficacité de ses traîtements. D'après Le Time:
une Cour Fédérale a décidé en 1971 que les prétentions médicales d'Hubbard étaient bidon et que l'audition par l'Electromètre ne pouvait plus être dénommée comme un traîtement scientifique. Hubbard a réagi en devenant religieux et en cherchant la protection du Premier Amendement pour les étranges rites scientologues.

Ses conseillers ont commencé à porter des vêtements cléricaux. On a construit des chapelles, les franchises sont devenues des "missions", les honoraires des "donations fixes", et la bande dessinée sur la cosmologie hubbardienne est devenue "écriture sacrée".

Aussi brillants que furent ces mouvements, Hubbard les poursuivit avec quelque chose d'encore plus inspiré. Il mit sous copyright les textes sacrés de son église.

Ce mouvement est totalement contre-intuitif. Après tout, quelle autre religion va protéger son oeuvre par copyright ? En conservant les écritures religieuses de la Scientologie hors du domaine public, Hubbard créait une arme brillante pour les avocats de son Eglise et c'était la base des poursuites en vertu des lois sur les copyrights.

LES COPYRIGHTS EN MATIERE DIGITALE

Au premier abord, L'Internet semble être une magnifique arme d'opposition pour les ex-membres de l'Eglise afin de publier leur version de l'Evangile de l'Eglise. Mais à chaque fois qu'un ex-membre publie une information en ligne sur l'Eglise, il risque une poursuite en justice en vertu d'une loi moderne sur les copyrights.

L'Eglise a utilisé cette stratégie agressive légale pour poursuivre les individus qui ont publié ses secrets.

Il n'est pas étonnant qu'elle ait également déposé des plaintes contre des individus qui ont posté des secrets copyrightés en ligne. par exemple en février 1995, l'Eglise a poursuivi Dennis Erlich, un critique de la Scientologie postant des matériaux religieux copyrightés sur USENET (un précurseur des groupes de nouvelles sur Internet).

L'Eglise s'en est également prise aux fournisseurs d'accés Internet de ces individus. Dans le même mois où elle poursuivait Dennis Erlich, elle
poursuivait également support.com, ainsi que son fournisseur d'accés Netcom.


Ce procés (comme d'autres) a marqué un tournant dans la stratégie légale de l'Eglise. Plutôt que de se contenter de poursuivre des individus, l'Eglise poursuivait aussi bien les individus que les organisations clé d'Internet qui contrôlent l'accés et les BBS.

UH OH, GOOGLE

Vue dans ce contexte, la plainte récente en DMCA peut être prise comme la dernière utilisation des lois sur les copyrights afin de contrôler l'accés à l'information en ligne. Si vous ne pouvez pas faire fermer un site web, la meilleure chose à faire c'est de fermer le site qui conduit vers lui le maximum de trafic.

Aujourd'hui, c'est le plus probablement Google qui représente ce canal. Et il est évident qu'il est en position 1 dans le domaine de la recherche. Malheureusement, vue l'énorme base de données de trois milliards de documents web, aucun site n'a davantage d'information que Google - et n'est plus succeptible de violations de copyright.

COMMENT LA SCIENTOLOGIE S'ARRANGE POUR GERER SA PROPRIETE INTELLECTUELLE

Le "Religious Technology Center and Bridge Publications" mentionnés dans la plainte Google sont actuellement deux organisations distinctes :

Microcontent News n'a pas été surpris que ces deux organisations sont celles qui ont poursuivi Netcom en 1995



"DEVANT LA COUR DE DISTRICT DES ETATS UNIS
POUR LE DISTRICT NORD DE CALIFORNIE

RELIGIOUS TECHNOLOGY CENTER, a California non-profit corporation; and BRIDGE PUBLICATIONS, INC., a California non-profit corporation,
Plaintiffs,

v.

NETCOM ON-LINE COMMUNICATION SERVICES, INC., a Delaware corporation; DENNIS ERLICH, an individual; and TOM KLEMESRUD, an individual, dba CLEARWOOD DATA SERVICES,
Defendants."

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What is RTC?
Religious Technology Center: The
Scientology religion's trademarks.
www.rtc.org
Interest:

L'Organisation N°1 : le Religious Technology Center

Cependant, nous avons été surpris de constater qu'un Adword de Google apparaît lorsqu'on cherche la phrase "Religious Technology Center"! Nous avons cliqué sur le lien, afin de voir ce que disait le RTC de lui-même.


Mr Hubbard a personnellement supervisé la pratique de la religion, et également enregistré en tant que marques nombre de mots et symboles de la religion, tels que “Dianétique” et “Scientologie”. Ces marques déposées fournissent un mécanisme légal afin de s'assurer que les technologies religieuses de la Scientologie soient orthodoxes et administrées selon les écritures sacrées. Elles fournissent également un mécanisme légal pour empêcher quiconque de pratiquer de façon non-orthodoxe ou de s'engager dans des usages déformés des ecrits de Hubbard, tandis qu'on continuerait à appeler cela de la Dianétique ou de la Scientologie.

En 1982. Mr Hubbard a légué ces marques au RTC et lui a fait totalement confiance en matière de protection de la religion pour imposer l'application orthodoxe des technologies de Scientologie, et pour protéger le public en s'assurant que seules les organisations autorisées par l'église se servent des marques religieuses d'identification.


Vu la propriété de ces marques clé par le RTC, il s'en suit qu'il va lui-même déposer des plaintes en matière de propriété intellectuelle.

L'Organisation N°2: Bridge Publications

Le RTC est fréquemment rejoint dans les poursuites par Bridge Publications.

Selon le Open Directory Project, cette organisation est "l'éditeur des oeuvres de L. Ron Hubbard, de Scientologie™ rt Dianetique™ et de ses oeuvres de fiction". Elle posséde souvent les copyrights des textes religieux que d'ex-membres de l'église postent sur le web.


Ce qui suit est un exemple d'une
lettre soi-disant envoyée par Bridge Publications à un de ces personnages :

Cher Mr Gerard

Je vous écrit en raison de votre continuelle violation du travail intitulé "Noms d'Ennemis". J'ai été informé que, non seulement vous vous êtes engagés dans la violation de copyrights de ce travail outremer, et que vous l'avez placé sur le web également ici illégalement aux US. En ce qui concerne cette oeuvre ici, aux US, je représente Bridge Publications, Inc. ("BPI"), qui a la license exclusive, dans l'hémisphère occidental, du copyright de l'oeuvre intitulée "Noms d'Ennemis". Comme vous le savez, vous avez placé cette oeuvre à cette URL :

http://www.prysm.net/~cuthulu/fun/press/enemy-names.txt

En plaçant cette oeuvre copyrightée sur votre page web, vous commettez une violation de copyright en vertu ds lois sur les copyrights des US. Vous voudrez bien, je vous prie ôter cette oeuvre de votre page web sur le champ.

Si cela est vrai, cette stratégie légale à deux étapes vous coupe le souffle par son audace. En prétendant simultanément qu'il y a violation de ses marques commerciales et de ses copyrights, l'Eglise pourrait potentiellement créer une avalanche de paperasses coûteuses.


GOOGLE ET MOI

Le premier article que j'ai produit pour Microcontent News s'intitulait "Google aime les Blogs". (Blogs : le nombre de liens vers des pages interessantes dont Google tient compte, qui permettent de faire monter le trafic sur ces pages). Si j'en juge par la réponse reçue pour cet article, l'histoire d'amour est mutuelle. Des centaines de gens ont fait des liens vers l'article et d'autres ont posté des emails pour me faire part de leur appréciation.

Le second article que j'ai écrit concernait les Bombes Google, et je spéculais sur des formes potentielles d'abus des Bombes Google. La réaction à cette pièce a été largement positive, avec pas mal de gens qui étaient enchantés de pouvoir créer quelques petites bombes Google destinées à leurs amis. (Une Bombe Google consiste à rajouter des liens de façon à grossir le placement d'un site).

J'ai été encore surpris de voir des réactions extrêmement émotionnelles, traîtant "Google d'alarmiste", alors que j'empêchais Google d'indexer les weblogs.

Laissez-moi dire : J'aime Google. Je me sers de Google très souvent tous les jours et je serais enchanté de payer une souscription pour son utilisation. Dans mon esprit, Google est le standard en or par lequel juger toutes les sociétés sur Internet.

Je crois que, la société doit vraiment s'occuper de ces affaires de Bombes Google, mais je crois que les génies de chez Google font de leur mieux pour règler cette affaire. C'est pour élever le débat que j'ai publié cette affaire de bombes Google.



GOOGLE EN TANT QUE RELIGION

C'est en piochant la réaction à ces articles sur Google que j'ai réalisé cette vérité: Google est plus qu'un moteur de recherche.

Pour les gens qui bossent de nos jours dans l'information, Google est quasiment une expérience religieuse.

Je me suis rendu compte de l'ampleur du phénomène en lisant TheShiftedLibrarian, un très bon rapport sur le web de la bibliothécaire Jenny Levine.

"Lorsque j'ai discuté du phénomène des Time Bombs chez Google au Tech Sommet la semaine dernière, devant un parterre de bibliothécaires, de directeurs de bibliothèques, et de responsables de CDI des écoles, il y a eu carrément un sursaut très bruyant dans la pièce.

Un sursaut très bruyant! A la réflexion, cela a pris tout son sens pour moi. Si quelqu'un fait ses dévotions sutr l'autel de Google, ce sont bien les bibliothécaires, grands-prètres du monde de l'information.

Mais ils ne sont pas les seuls à penser ainsi. Le message weblog de John Rhodes sur Google résume bien des craintes que j'ai constatées dans la communauté weblog.

J'aime Google et je parie que vous l'aimez aussi. C'est le problème. Je crains que Google ne gâche tout. J'ai peur qu'il disparaisse ou qu'ils fassent quelque chose d'inepte.

Est-ce qu'ils me piquent en secret les infos que j'ai sur mes disques durs pour recueillir des tuyaux sur absolument tout? Le problème, c'est que nous attendons énormément de Google. On s'en sert, car c'est simple, rapide, et amusant.Vont-ils devenir méchants avec le temps ?

Google, c'est la contradiction moderne: une société avec une conscience. Combien de sociétés publieraient un dossier comme celui-ci: resultatshonnètes.html ?

On peut trouver bizarre qu'un moteur de recherche parle de l'intégrité de ses résultats. Mais comme les organisations d'actualités, nous croyons avoir l'obligation de présenter l'information aussi objectivement que possible. C'est pourquoi nous ne pipons pas nos résultats en nous basant sur ce que les gens voudraient nous payer.

On n'entend guère de sociétés évoquer des termes comme intégrité et obligation.

Google a démontré à répétition qu'il est une affaire intègre comprenant que le public sacré lui fait confiance.

GOOGLE ET L'EGLISE

La plainte récente de l'église de scientologie™ est une première de ce qui pourrait être perçu comme le début d'un nouveau schèma de comportement.

L'église s'est à répétition servie des lois de marques de commerce et des copyrights pour parvenir à empècher d'anciens membres de parler. Elle a poussé sa stratégie légale agressive vers l'échelon supérieur, en ciblant Google.

Ici, je crois que çà va lui retomber dessus. Google est presque une religion en soi, en particulier pour les pros de l'info. Demandez à n'importe quel technicien; il va jurer par la recherche Google sur le site Microsoft. Les bibliothécaires ont une foi encore plus profonde dans la puissance de Google. Cette foi s'est répandue dans le monde si bien que Google est autant une foi qu'une marque.

Ainsi considéré, le fait d'ôter de l'information du cache de Google ressemble à voler des statues au Vatican. Google en est bien conscient. Mais il doit bien sûr équilibrer avec ses responsabilités fiduciaires.

En fin de compte, l'église de scientologie™ pourrait s'être heurtée à la religion qui a le pouvoir de la faire disparaître: Google, le moteur recherche favori du monde entier.


Autres textes sur la guerre de la secte scientologie contre Internet et contre le webmaster du site


Mise à jour de l'affaire scientologie-google en anglais

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