Témoignage sous serment du fils de L. Ron Hubbard, fondateur de la secte criminelle scientologie 


ceci est un témoignage en justice du propre fils aîné de L. Ron Hubbard lors d'un procès contre la scientologie aux Etats-Unis.
Traduction: Roger Gonnet


TRIBUNAL DES ETATS UNIS D'AMERIQUE
POUR LE DISTRICT DE MASSACHUSSETTS
La Venda Van Schaick, et al,
 

ACTION CIVILE contre

EGLISE DE SCIENTOLOGIE
DE CALIFORNIE, et al
Défendants

AFFIDAVIT DE RONALD DE WOLF, né L. Ron Hubbard, junior
Je soussigné, Ronald De Wolf, antérieurement nommé L. Ron Hubbard Junior, déclare par la présente et dit, sous peine de parjure:

1/ J'ai  connaissance personnelle des faits indiqués dans le présent affidavit.

2/ Je suis le fils aîné de L. Ron Hubbard, je suis né le 7 Mai 1934 à Encinatas, Californie.

3. De 1949 à 1959, mon père et moi-même avons travaillé conjointement et régulièrement à développer et promouvoir plusieurs organisations et entités légales qui furent ensuite connues sous le nom de "Eglise de Scientologie".

4/ Mon père a promu l'église de scientologie par la vente de ses livres et publications basées sur ses diverses théories concernant "la Science du Mental", soi-disant la "science la plus exacte" jamais élaborée. Il notait par écrit dans la plupart des publications de l'église de scientologie qu'il possédait divers diplômes de l'Université George Washington, de l'Université Princeton, qu'il était physicien atomiste, qu'il avait servi quatre années au combat, qu'il avait été gravement blessé et avait soigné ses blessures grâce à ses théories de "science du mental", qui sont les bases de l'église de scientologie. Durant ces années de croissance de la scientologie et jusqu'à maintenant, l'église de scientologie a continué à représenter mon père sous ces attributs, et la plupart des gens que je connais personnellement ont reçu ces informations sur les qualifications et certificats de mon père. Ces prétentions sont fausses, sans exception. Il n'a jamais eu de diplôme de ces universités, ni servi au combat. Il a été relevé de ses fonctions militaires à trois reprises pour inadaptation; il a fini la guerre dans un hopital psychiatrique. Mon père est et a toujours été un escroc.

5/ La conduite frauduleuse de mon père se retrouve bien dans la structure des entités légales qui forment l'église de scientologie de Californie. Simultanément à la création de chacune et de toutes les entités que nous avons fabriquées sous l'intitulé général d'église de scientologie, mon père a toujours exigé des résignations en blanc de la part de chacun des directeurs ou des Officiers de ces entités. Il  gardait ainsi tout contrôle sur chaque corporation, y compris sur les comptes en banque. Au cours des premières années, mon père vidait régulièrement ces comptes en banque dès que l'A.M.A. (association médicale américaine) ou qu'un quelconque avocat semblaient menacer l'une des organisations.

Je joins une copie olographe des instructions précises de mon père à ce sujet.

6/ Mon père indiquait oralement et par écrit que ses théories concernant la "science du mental" étaient le fruit de trente années d'études scientifiquement menées, se disant savant et savant nucléaire. La plupart des gens que j'ai connus  et qui ont payé ces organisations scientologues de mon père pour apprendre cette science croyaient les affirmations précitées de mon père, tout comme ils croyaient en ses diplômes. Ces allégations sont aussi fausses que ses diplômes. Mon père a écrit ses livres en bloc, à force d'imagination. Aucune étude de cas n'a été menée. Il n'est pas le moins du monde physicien atomiste et a quasiment raté tous les cours scientifiques des années d'études secondaires ou d'université.

7/ Mon père a obtenu les droits d'usage de l'électromètre auprès de Volney Mathison en 1952 de la même façon que tout ce qu'il obtenait: par escroquerie et coercition. Mon père a appris l'existence de l'électromètre par Mathison qui l'avait imaginé, et lui a frauduleusement pris les droits afin de pouvoir s'en servir dans l'audition scientologique.

8/ Mon père s'est toujours servi des informations confidentielles extraites pendant les séances d'audition pour intimider, menacer et forcer les gens à faire ce qu'il voulait, ce qui signifiait souvent se faire payer. Mon père usait couramment de fausses menaces et d'informations d'audition quant à des crimes commis par eux pour leur extorquer de l'argent.

9. Mon père a toujours tenu la scientologie et l'audition comme étant scientifiques et non pas religieuses, ni basées sur une "foi" quelconque. Nous promettions des résultats et distribuiions régulièrement des publications en y parlant de "garanties scientifiques".

Mon père et moi-même avons créé cette "apparence religieuse" dans l'unique but de nous protéger légalement des "plaintes pour escroquerie"et de ne pas payer d'impôts. Nous avons presque toujours affirmé que la scientologie était en fait une science et non une religion, mais que l'apparence religieuse nous permettait de faire face aux affaires légales et gouvernementales.

10/ Les principes de base de mon père concernant les "personnes suppressives", la "Loi du Gibier de Potence" (fair game), "attaquer l'attaquant", etc. ont toujours été et seront toujours parties intrinsèques de la scientologie. La structure même de l'organisation scientologique et ses théories ne peuvent opérer sans cela, et la scientologie ne serait pas la scientologie sans ces principes réglementaires.
Le fondement de la "science" même de mon père, c'est la personne suppressive.

Il ne peut exister de scientologie sans cette théorie de la personne suppressive, tout comme il ne peut exister de nazisme sans les théories de suprématie aryenne ou sans anti-sémitisme. Mon père et moi-même avons souvent discuté des théories fondamentales sur la façon de manier les personnes suppressives, celles-ci ayant finalement abouti à la "Loi du Gibier de Potence" en maintes occasions.

Ces règles n'ont jamais varié.

Signé
Ronald deWolf


autre témoignage (interview Penthouse) de Ron Hubbard Junior

 
Copyrights par les différents auteurs et pour la traduction par Roger Gonnet, (c) 1997

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