LE SECTICIDE
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 Sectes - FBI: la politique du FBI face aux sectes Cults -

FBI: the politics of FBI facing cults

english part

Pour ceux qui n'ont pas le temps de lire l'ensemble, quelques conclusions rapides

For those who don't have enough time to read the whole text, some ideas.



original anglais

Interaction en rapport aux "sectes" - un schéma de règles

[nota: le traducteur n'ayant pas traduit les notes de référence, les hyperliens de leur numérotation n'ont pas été mis en place]

Source: FBI Law Enforcement Bulletin
Publication date:
Arrival time: 2000-10-06

Il y a une tendance à considérer les "sectes" avec un mélange de méfiance et de crainte. Une bonne partie de cette hostilité provient de mauvaises conceptions sur la nature des "sectes", basées sur des stéréotypes popualires ou sur l'ignorance. Bien qu'on puisse regretter ces consceptions erronées chez les gens elles peuvent s'avérer dangereuses lorsqu'elles influencent les autorités chargées de l'application des lois qui auraient affaire à ces groupes et devraient s'assurer aussi bien de la sécurité des membres de sectes que de celle du public en général. L'intention de cet article n'est pas de mettre en lumière ce que sont ou pas les "sectes", et de donner aux autorités appliquant la loi des guides sur la manière d'approcher ces mouvements, ainsi que de fournir une illustration sur la façon dont un département de la police a convenablement manié l'arrivée d'une "secte" millénariste dans sa juridiction. 1


En termes sociologiques, une "secte" peut être définie comme un mouvement étranger à la culture au sein de laquelle il vit. 2 Par conséquent, les américains définiraient comme "secte" un groupe, en général basé sur des croyances religieuses, dont les croyances et pratiques ne sont pas familières pour une majorité d'américains. Bien des groupements que les américains étiquetaient comme "sectes", par exemple les Quakers, les Adventistes du septième Jour, ou les Mormons, furent autrefois considérés comme tels - et furent ensuite 'reconnus' et devinrent des églises accréditées. 3 D'autres, comme les Bouddhistes Zen, que bien des américains peuvent considérer comme "secte", représentent des mouvements importants dans d'autres parties du monde. Définir par conséquent un groupe comme "secte" est plutôt lié à la façon dont la société le perçoit qu'aux caractéristiques indigènes du groupe.

La plupart des universitaires des religions évitent le mot "secte" car il entraîne une série de caractéristiques négatives: les chefs de sectes sont des artistes de l'escroquerie, les adeptes de "sectes" ont le cerveau lavé, les croyances des "sectes sont bizarres et ridicules, et les mouvements sectaires sont dangereux, poussant à la violence et au suicide. 4 Ces universitaires parlent de "Nouveaux Mouvements religieux" ou "NRMs - NMRs" du fait que la majorité des "sectes" sont de jeunes mouvements religieux, encore dans leurs premières générations. Pour éviter les stéréotypes négatifs souvent associés au mot "secte", les auteurs s'y réfèreront par "Nouveaux Mouvements religieux" ou NMRs, dans cet article.

Les universitaires de religion ont identifié diverses caractéristiques communes aux NMRs. Cependant, il s'avère délicat de fournir une description spécifique des NMRs du fait qu'ils varient beaucoup, allant des associations New Age à des groupes de méditation bouddhistes et à des groupes chrétiens millénaristes. Les NMRs peuvent se classer par taille de groupes, allant d'une poignée à plusieurs milliers d'individus. Et ils embrassent des doctrines fort différentes, d'ascétique à hédoniste, d'apocalyptique à utopiste, de réactionnaire à New Age, avec des attitudes sociétales très différentes.

Notons d'emblée qu'une majorité restent dans les limites légales. 6 En général, le public apprend uniquement à partir des exceptions, c'est à dire des membres de NRMs commettant le suicide, ou s'attaquant aux autorités, ou engagés dans des actions financières frauduleuses. Cependant, la majorité des NRMs pratiquent en paix leur religion, n'attirent jamais l'attention du public, des médias, ou des autorités. En dépit de cela, les NRMs entraînent des pensées péjoratives chez la plupart des gens en raison de mythes à la vie dure ou de conceptions erronées sur ces groupes et leurs activités.

ANALYSE DE MYTHES COMMUNS AU SUJET DES NRMs


Les NRMs engendrent quantité de crainte et de méfiance. Du fait qu'ils défendent ardemment des croyances anti-culturelles ou non-orthodoxes, ils ont généralement peu de défenseurs. 7 De plus, les rapports inexacts ou sensationnels des médias ou d'organisations ayant des préjugés anti-sectaires sont souvent l'unique source d'information du public à leur sujet. Finalement, les NRMs n'ont pas eux-mêmes assez de membres ou d'influence, ou, peut-être, d'intérêt, pour vouloir changer les impressions que la société entretient à leur sujet. 8 Il existe donc des mythes persistants au sujet des NRMs, en dépit de l'absence de preuves. Pour parvenir à comprendre exactement et efficacement les NRMs, les offficiers chargés d'appliquer les lois doivent commencer par un tableau vierge, débarrassé des préjugés qui pourraient empècher un travail de police correct.

M. Szubin a récemment obtenu son diplôme à la Faculté de Droit d'Harvard.

L'agent spécial Jensen est instructeur à l'unité de science du comportement de l'académie du FBI.

Le lieutenant Gregg sert au département de police de Garland, au Texas.

LAVAGE DE CERVEAU


La lavage de cerveau est une des plus courantes affirmations à l'encontre des NRMs. Pourtant son existence même est vivement contestée entre scientifiques du comportement 9. Il existe clairement des cas de mouvements exerçant une contrainte physique inductrice (par exemple, empèchant les adeptes de manger ou de s'en aller librement); il y a ici matière certaine à invoquer l'application des lois. Pourtant, dans la plupart des cas, les NRMs attirent leurs membres grâce aux méthodes qu'utilisent les missionaires de mouvements religieux ou séculiers. Les membres des NRMs peuvent approcher des étrangers ou distribuer des tracts dans l'espoir d'inciter les non-initiés à suivre des séries de classes ou de conférences portant sur les croyances du groupe. Lors des séances, les groupes exercent généralement des réunions ou des prières durant lesquels ils mettent en valeur ou répètent certains messages. Toute activité illégale étant absente, le procédé est tout à fait légitime. Les critiques ne devraient pas appliquer le terme de "lavage de cerveau" au processus de conversion des NRMs en mission, pour la seule raison qu'ils n'approuvent pas ou ne comprennent pas la religion en question.

Les conceptions erronées quant au lavage de cerveau peuvent perdurer au seul prétexte qu'il est difficle de comprendre l'attraction que peut exercer le style de vie du NRM. Bien des personnes pensent que l'individu sain d'esprit ne joindrait pas un tel groupe à moins d'y être forcé physiquement ou mentalement. Ces gens négligent cependant les beinfaits psychologiques et sociaux énormes que les NRMs peuvent offrir. Les convertis des NRMs peuvent trouver un sens à la vie, une limite morale, un guide fortement structuré à leur comportement quotidien, et un sens de l'identité sociale et de la propriété élevés. A cet égard, les NRMs paraissent souvent plus attirants aux convertis potentiels que les églises établies, qui semblent parfois avoir perdu leur sens dramatique de la révélation et de l'urgence. Pour des individus qui ont le sentiment d'une vie mal remplie par ce qu'ils y trouvent, qui sont spirituellement égarés, ou simplement seuls, le fait de joindre un NRM peut être une solution réussie, du moins temporairement. Pour dresser le tableau des NRMs dans son contexte, ces mêmes individus joignant ces groupes peuvent tout aussi bien trouver le bonheur dans des mouvements laïques de forte intensité, comme les forces armées ou les Mouvements pour la Paix.

Alors qu'il peut s'avérer difficile de faire confiance à un adepte en raison de son implication absolue, il est néanmoins important que les autorités puissent au moins reconnaître la sincérité et la profondeur de cet engagement. Négliger les croyances des membres des NRMs sous prétexte de lavage de cerveau et de crédulité peut aboutir à très mal évaluer les officiels des NRMs et leurs membres et mener à un poliçage dangereux et inefficace.

ESCROQUERIE


On caractérise fréquemment les NRMs comme escroqueries entraînées par des chefs opportunistes. 11 Incontestablement, certains fondateurs ont établi des NRMs pour léser financièrement leurs adeptes ou promouvoir unilatéralement leurs propres intérêts. Plus fréquemment, des chefs de NRMs croient vraiment leurs enseignements, même lorsque ceux-ci paraissent très fantaisistes ou exotiques. Ces leaders ou prophètes iront jusqu'à de grands sacrifices incluant la mort, pour le seul profit de leur enseignement, si bien qu'il est dangereux pour les autorités d'approcher ces chefs comme s'il s'agissait d'artistes de l'escroquerie calculateurs.

Certaines pratiques sont parfois méprises pour des indices de l'insincérité de leurs leaders. Par exemple, le fait que les chefs bénéficient d'avantage et de confort que n'ont pas leurs adeptes peut refléter l'honneur qu'attache le groupe à la position des chefs. De même, les exigences qu'un groupe peut avoir en demandant que le membre donne ses biens au mouvement peut être déclenché par une tentative sincère de promouvoir une forme de vie ascétique chez les membres. Les officiers d'application de la loi devraient beaucoup se méfier lorsqu'ils estiment que les chefs du mouvements ne sont pas sincères.

Si les autorités estiment que les officiels d'un NRM ont des motifs douteux, ils devraient examiner ses antécédents. Les sociopathes 12 ou les escrocs n'investiront généralement pas des années à faire passer leur message et à former des groupes sans en tirer des bénéfices certains. Les autorités devraient également se souvenir que les membres des NRMs et les adeptes peuvent avoir des motivations complexes à leur comportement, chacune d'elles n'étant pas nécessairement consistante avec le reste. Les chefs des NRMs peuvent manipuler les autres et cependant avoir des croyances religieuses sincères. Par conséquent, même si les chefs montrent des signes de comportement sociopathe ou criminel, les officiers ne devraient pas assumer que ces individus ne sont pas sincères quant à leur foi. En l'absence d'évidence contraire, les officiers devraient estimer que les chefs de NRMs sont sincères dans leurs convictions religieuses.

DETERMINER LES RISQUES PRESENTES PAR UN NRM


Les autorités font face à de grosses difficultés en voulant estimer les risques que présenterait un NRM spécifique. Des groupes tels Aum Shinrikyo, qui a émis le gaz sarin dans le métro de Tokyo, sont inconstetablement dangereux pour leurs communautés. D'autres, tels le Heaven's Gate de San Diego, dont les membres se sont suicidés pour suivre les rayons d'eune soucoupe volante divine, sont une menace pour eux-mêmes. La majorité, composée des groupes dont le public n'entend pas parler, s'arrange calmement et n'ennuie personne.

Heureusement, les officiers peuvent s'adresser à des organisations établies fournissant des estimations des groupes NRMs ou des individus. Les agences d'application de la loi peuvent par exemple contacter le centre national d'Analayse des crimes violents du FBI via leur office local, et obtenir gratuitement une estimation des menaces. Les universitaires en religions peuvent aussi fournir de l'information valable sur le système de croyance et le passé d'un gorupe.

Les auteurs ont élaboré une table s'estimation des risques qui peut aider à évaluer la dangerosité des NRMs. La table divise les caractéristiques des NRMs en tois classes: facteurs de risque (éléments indiquant un danger potentiel), facteurs neutres (traits pouvant paraître dangereux, mais n'éclairant pas vraiment la menace que présenterait le groupe) et facteur de protection (indicateurs suggérant qu'un groupe est stable et non dangereux). Ces facteurs, bien qu'essentiellement dérivés de lignes guide d'estimation de la mencae générale, peuvent être adaptés sur mesure par les officiers aux attributs qu'ils rencontreraient dans un NRM. 11 Cependant, ces facteurs n'offriront pas un profil complet d'un groupe potentiellement violent. Les officiers devraient plutôt considérer les facteurs risque, neutre et protection comme guide, et non en remplacement de leur bon sens et de leurs premières impressions vis à vis d'une NRM donné.

Les officiers devraient garder à l'esprit qu'aucun facteur unique, exception faite pour un passé connu de violence, ne déterminera le potentiel de violence d'un groupe. Les groupes exhibant plusieurs facteurs de risque peuvent ne jamais commettre d'actes violents, alors que des groupes qui en montrent peu peuvent devenir dangereux. Par exemple, des NRMs peuvent obtenir des stocks d'armements, pour des raisons diverses. Du fait que certains NRMs font preuve d'une certaine paranoïa, certains s'armeront pour se protéger d'une attaque du gouvernement, ou de groupes privés, ou d'un quelconque "ennemi" - perçu comme tel. Les groupes ayant cet aspect sont très différents de ceux qui s'arment pour s'engager spécifiquement dans une croisade de violence. Ces derniers ont une orientation hostile spécifique, alors que les précédents ont une orientation "par réaction". Les groupes offensifs posent évidemment plus de menaces envers la communauté que les groupes réactifs. 14 Les officiers doivent donc essayer de déterminer l'orientation particulière d'un groupe et ne pas assumer qu'il y ait des facteurs violents simplement parce qu'il y a des armements ou un autre facteur de risque isolé.

Evidemment, les officiers doivent garder en tête les protections légales offertes aux citoyens américains. Avant d'entreprendre une enquète, les départements devraient consulter leurs représentants légaux pour s'assurer que les officiers ne violent pas les droits de sujets potentiels. Finalement, et c'est ce qui importe le plus, les officiers devraient toujours exercer leur jugeotte en traîtant avec des NRMs qui ne sont pas familiers.

UNE ETUDE DE CAS A GARLAND, Texas, AU DEPARTEMENT DE LA POLICE

Peu de choses différencient Garland, Texas, banlieue de Dallas, d'autres villes moyennes américaines. Le taux de criminalité reste bas, grâce surtout aux stratégies progressistes orientées vers la communauté, utilisées par la police locale. Malgré son approche modérée et moderne de l'application des lois, rien ne préparait le département de police à ce qui l'attendait à l'approche du mouvement religieux Chen Tao en ville.

Fondé en 1993 à Taïwan, le mouvement Chen Tao 15 est connu aussi sous "le Vraie Voie" (the True Way"); il pratique un mélange de Bouddhsime et de christinaisme fondamentaliste. Comme dans d'autres NRMs, les 150 membres offrent pleine obéissance à leur maître, qui agit seul 16. Ils fonctionnent en une unité simple, et certains membres du groupe au moins ont contribué à la survie du groupe en donnant leurs économies.

Lorsque le mouvement arriva à Garland en août 1997, le leader annonça que le 31 mars 1998, une soucoupe volante atterirait à Garland, avec Dieu à bord. Arrivant droit après les suicides largement médiatisés de groupes religieux (dont le Temple Solaire en Suisse et au Canada et le Heaven's Gate en Californie), la police fut sur les dents, on le comprend. Que pouvait faire le service pour que l'affaire se résolve le plus pacifiquement possible?

En tout premier lieu, le Département mobilisa ses ressources, forma un groupe d'officiers dotés d'une stratégie et de communications avec les membres, et prit le rôle clé de coordination des diverses branches du gouvernement local que la présence du groupe pouvait toucher. Ces branches incluaient le manager de la ville, les pompiers, le département de la santé, les services de protection de l'enfance, et, afin de se préparer à toute urgence, le bureau de l'examinateur médical. Puis le département de police imagina une stratégie pour faire face à la situation, qui incluait l'estimation de risque du groupe, les prises de contact avec les officiels du Chen Tao, et la planification de problèmes potentiels.

Estimation de la menace


Pour déterminer les vraies motivations et intentions du gtroupe, la police de Garland contacta plusieurs sources, dont le centre du FBI cité plus haut, le département d'état US, le service d'immigration et naturalisation, ainsi que des organisames internationaux comme l'office des affaires consulaires et économiques de Taïwan. Il examina aussi plusieurs sites web liés aux NRMs en général et au Chen Tao en particulier. Enfin, il contacta des experts en NRMs de la communauté académique et élabora un partenariat avec un professeur d'université local. 18 Avant de travailler avec l'expert, le département établit des règles de base, comprenant le rôle attribué à l'expert (il servirait plutôt de conseiller que de négociateur); et décidèrent quelle information l'expert pourrait ensuite utiliser dans la recherche, et quelles déclarations, s'il y en avait, il pourrait faire aux médias.

Créer un dialogue significatif


Les conseillers de comportement d'application de la loi et les négociateurs hotes ont prèché la doctrine de construction du dialogue pendant quelques temps. 19 Cependant, les agences d'application de la loi devraient observer deux mises en garde à cette tentative de dialogue. 20 Tout d'abord, les autorités devaient n'approcher les NRMs que si la sécurité paraît assurée. Ensuite, il faut tenir compte que le rapport confiance ne peut être établi que si le groupe a l'impression que le département tient parole. Les mensonges et promesses non tenues mèneront à une rupture complète de la communication. Il aurait mieux valu en pareil cas ne pas chercher à établir le dialogue.

L'établissement d'un dialogue avec les officiels de Chen Tao dès le début parut être la meilleure solution aux policiers de Garland pour pouvoir résoudre une situation potentiellement dangereuse. Lorsqu'arriva le premier groupe, le département assigna à un lieutenant la tâche d'initier puis maintenir un contact avec les membres durant leur séjour. Cet officer utilisa une approche amicale et ouverte. Il s'assura que les membres sachent que le département reconnaissait leurs droits en raison de la constitution US, et annonça qu'en effet, il était du devoir de la police de les faire respecter. Le lieutenant rencontra souvent des officiels de ChenTao pour discuter de divers articles de journaux ou interviews paruis dans les médias. Il fournit aussi un numéro où le contacter 24 heures sur 24. Les relations devinrent si cordiales avec les membres de Chen Tao qu'ils se réunissaient tous les quinze jours pour déjeûner dans un restaurant local.

Le rapport entre le groupe et le département donna de bons résultats. Il établit d'abord un niveau de confiance et fit comprendre aux membre de Chen Tao qu'en effet, la police était là pour les aider. Les autorités de Garland renforcèrent ce facteur lors des rencontres publiques avec Chen Tao en rappelant que le département était là pour les protéger des individus qui pourraient ne pas apprécier le groupe ou désirer lui faire des ennuis. Ensuite, le rapport permit aux autorités de si bien comprendre les activités du groupe qu'ils auraient probablement pu constater les changements au cas où le groupe planifierait une violence ou le suicide. Finalement, le rapport groupe-autorités s'améliora au point que les autorités purent poser des questions plus probantes, pour savoir s'il existait des intentions violentes ou suicidaitres, et estimèrent que leurs estimations des réponses étaient valides.

Le département établit aussi des relations avec deux autres groupes différents du mouvement Chen Tao. Le premier était la communauté, qui ignorait que faire de ce groupe. Sa présence gèna plusieurs habitants. Ils ne comprenaient pas leur style vestimentaire et leur comportement, et beaucoup craignaient la violence. Pendant le séjour du groupe, le département maintint le contact avec les membres de la communauté en les informant des résultats des enquètes et des plans pour le bien-être de la communauté.

Il établit également un dilaogue plus complet avec les médias. Leur méfiance s'avéra intense à l'arrivée du groupe Chen Tao. Les reporters et caméras vinrent même d'Angleterre ou France, d'Allemagne et de Chine pour s'intéresser à l'affaire. Comme lors de tout évènement majeur, le département de police de Garland se servit de policiers d'information publique traîtant avec les médias. Ils établirent des accréditations pour les médias, créèrent des dossiers de données pour la presse, fournirent des interviews et arrangèrent des histoires logistiques - du genre parking ou sanitaires.

Planification en vue de problèmes potentiels


A l'approche de la date de l'arriéve supposée de Dieu sur terre, le département de police était relativement tranquille sur le fait que même si Dieu ne mettait pas le pied sur la planète, les membres de Chen Tao ne recourraient pas à la violence ou au suicide. Il décida cependant de ne pas courir de risques. Il établit un poste de commandement avancé sur place et disposait d'armes spécifiques et de tactiques pour répondre au cas où le groupe voudrait s'en prendre aux autres. Il avait à sa disposition les services de protection de l'enfance pour s'occuper le cas échéant d'eux. Au cas où le groupe émettrait des gaz toxiques, le département avait les pompiers et les infirmiers prèts à intervenir et avait prévu des voies d'évacuation. Le département avait également un juge pouvant émettre des avis de recherches. Et finalement, du fait qu'on craignait que le trafic des hélicoptères au-dessus de la zône où vivaient les membres de Chen Tao ne créent un risque, le département avait demandé à la régulation aérienne de restreindre le trafic si utile.

Tous ces plans arrivèrent à leur apogée le 31 mars 1998. Les officiers et citoyens de Garland retinrent leur respiration collective. Le temps passa, sans que Dieu se montre. La situation ne tourna pas pour autant à la tragédie. Le chef de Chen Tao annonça s'être manifestement trompé sur les plans divins et les membres rentrèrent chez eux. Les membres qui ne rentrèrent pas à Taïwan allèrent à New York pour continuer leur vigile.

Le département de Police de Garland passa bien du temps et fit de gros efforts pour résoudre paisiblement la sitation Chen Tao. A la fin de cette journée, il pouvait être fier du réusltat.

CONCLUSION


Faire face aux chefs des NRMs et à leurs adeptes est l'une des plus délicates et sensibles tâches dont une agence moderne d'application des lois ait à s'occuper. Le département de police de Garland l'a constaté lorsque les membres de Chen Tao arrivèrent dans la communauté. Pour protéger les habitants, il a recueilli des informations sur le mouvement religieux, a établi un dialogue réel avec ses membres, mobilisé les ressources de la communauté et établi des plans pour le pire. Si elles se servent de cette forme de prise de décision bien informée et qu'ils évitent les conceptions erronées populaires, les autorités peuvent parvenir à des résultats similaires auprès des NMRs qu'ils croiseront.


Facteurs de risque


Certaines caractéristiques fournissentd es indices d'instabilité d'une NRM en direction de violence potentielle. Alors que certains facteurs peuvent s'avérer plus significatifs que d'autres, certains peuvent signaler un changement matrqué dans l'attitude d'un groupe, ou son comportement pro-violence. Passé d'épisodes de violence ou de tirages avec les froces de loi

* Condition passée ou présente du chef (par exemple passé de violence, abus de drogue et d'alcool, maladie mentale, paranoïa de plus en plus forte; 21 apparition d'une maladie grave, mort récente)

* tout changement brutal de direction, qu'il semble positif ou négatif (par ex. cessation de recrutement de nouveaux membres ou messages changeant soudainement de pessimiste à optimiste)

* Tentatives récentes d'obtention de renseignements pour agir violemment (ex. recutement de militaires ou ex-militaires, ou de gens ayant des connaissances en matières d'armement chimique ou biologique); recherche d'information (intelligence service) sur certaines personnes, organisations ou lieux

* Récents achets d'armes, poisons, ou de quantités inhabituelles de médicaments ou accessoires pour médicaments

* Entraînement à l'usage d'armes et répétitions de suicides (par exemple, en accomplissant des cérémonies rituelles où les membres consomment une nourriture ou boisson unique) 22

* Exemple de violence dans le groupe (par ex. abus des enfants violence rituelle, violence en tant que forme sociale de pénitence religieuse, ou violence en tant que rite de passage)

* Donner la date exacte d'une transformation immnente de la vie sur terre

* avancer la date de la transformation, plus loin ou plus proche. Les officiers considéreront plutôt positif le faitd e retarder la date. 23

*Exprimer de façon détaillée ses prophéties et prédictions (par ex. la déclaration globale "un jour viendra où le mal sera puni" représente moins de risque que l'annonce plus spécifique "Un jour viendra où les institutions américaines exploseront et leurs officiels seront assassinés". 24

*Envisager un rôle actif du NRM dans la transformation à venir (par ex. les prédictions "Dieu choisira les élus", au phrasé passif, par opposition à " Dieu choisira les peuples que des gens se débarrassent de leur enveloppe charnelle mrotelle et les transportera au ciel".

* avoir la connaissance, les moyens et l'aptitude à mener à bien un plan doté d'un sens opérationnel

Facteurs neutres


Puisque les nouveaux mouvements religieux ont bien des traits peu familiers, il devient difficile de distinguer les indices et caractéristiques de risque paraissant bizarres mais pas nécessairement dangereux. Il existe plusieurs traits communs à ces groupes qui ne forment pas en soi des signaux de danger.

Les membres offrent une allégeance absolue et non remise en cause à leur chef et à leur système de croyance. En l'absence d'autres indices de risque, ceci n'implique pas de propension à la violence ou à d'auters activités criminelles. La dévotion totale est une marque typique des NRMs.

Le groupe est physiquement séparé des autres. C'est aussi une caractéristique courante de nombre de NRMs, mais cela ne dit rien des attitudes du groupe par rapport à la violence et au suicide. 25

Les membres adoptent des rites et coutumes pas famileirs, pouvant inclure des régimes, les vètements, le langage, ou l'organisation sociale et familiale.

Facteurs de Protection


La présence de certaines caractéristiques peut indiquer qu'un NRM est stable ou en cours de stabilisation, et par conséquent, qu'il est moins dangereux.

Les membres entreprennent des étapes pratiques pour l'avenir (par ex. ils envoient leurs enfants à l'école, ont un travail permanent, ou font des investissements à long terme en équipements ou biens immobiliers)

Le groupe adopte des processus bureaucratiques rendant certaines tâches routinières (par ex. il transcrit les enseignements du chef par écrit pour leur dissémination, ou nomme un comité pour s'occuper des finances, ou de la direction générale).

Lorsque le chef meurt, un style de gouvernement plus conventionnel incluant des élections ou une structure du comité, remplace les décisions autocrates. Cela entraîne souvent un changement d'opinion sur le groupe de la part des gens du dehors, qui peuvent alors le considérer comme une religion classique plutôt qu'un NRM.

Observations du traducteur .

En dehors du fait que le FBI s'est ici cru obligé de suivre les dénominations de "Nouveaux mouvements religieux" pour des "sectes" dont nombre ne sont pas religieuses du tout, ce texte fait preuve de beaucoup de bon sens.

On peut d'ailleurs observer que les auteurs ont donné une raison "politique" plus que "réaliste" à ce choix d'utiliser "Nouveaux mouvement religieux" à la place de secte.

Enfin, l'illustration du cas réel n'est pas convaincante à mon avis, car l'affaire se serait peut-être terminée strictement de la même manière sans qu'ils interviennent: en effet, rien dans leur texte ne dit que le mouvement Chen Tao ait présenté des indices de dangerosité au départ, si ce n'est la venue de Dieu en soucoupe volante. L'illustration en perd beaucoup de son intérêt.

Ensuite, il est étonnant que le FBI reconnaisse en bloc aux sectes "d'énormes bienfaits" pour l'adepte : la circonspection manque à ce rapport, ainsi que la vue à long terme des effets pervers. De plus, l'idée selon laquelle les chefs de secte sociopathes ou criminels pourraient avoir des croyances religieuses sincères me paraît particulièrement "américaine" et apologiste, et doit être dénoncée comme telle; c'est un peu trop facile d'aller chercher leurs affirmations comme preuves d'innocence.

Enfin, l'idée d'approcher gentiùment un groupe en l'assurant de ses "droits reconnus" est peut-être valable face à un groupe calme, mais servira incontestablement à de tout autres buts face à un groupe particulièrement pervers, qui utilisera tout document ou promesse lui paraissant favorable pour assoir sa puissance et repousser les critiques méritées qui pourraient légitimement lui être faites: ainsi, les autorités de San Jancinto / Hemet (Californie) ont fourni ces sortes de blanc-seing à la secte criminelle scientologie, qui entretient pourtant un camp de concentration privé illégal sur la commune, et ce, alors qu'elle en a des preuves indibutables.

Nous avons à mon sens ici un texte pragmatique destiné avant tout selon moi à policer les problèmes potentiels dans l'immédiat. La meilleure partie me paraît être les "facteurs" qu'on trouve après la conclusion.

NOTES DE REFERENCES (non traduit)


1 The authors gratefully acknowledge Special Agents Alan Brantley and Kenneth Lanning of the FBI's National Center for the Analysis of Violent Crime, Special Agent James Duffy, formerly of the FBI's Crisis Negotiation Unit, Drs. Anthony Pinizzotto and John Jarvis of the FBI's Behavioral Science Unit, Dr. Catherine Wessinger of Loyola University at New Orleans, Louisiana, and Dr. James T.

Richardson of the University of Nevada at Reno, Nevada, for sharing their invaluable experience and insight.

2 For a general discussion of cults and cult movements, see J. Gordon Melton, Encyclopedia ofAmerican Religions, 5'" ed. (Detroit: Gale Research, 1996).

3 See James R.P. Ogloff and Jeffrey E. Pfeifer, "Cults and the Law: A Discussion of the Legality of Alleged Cult Activities," Behavioral Sciences and the Law, 10, n. 9 (1992): 117, 119; and Jeffrey E. Pfeifer, "Equal Protection for Unpopular Sects," New York University Review ofLaw and Society Change 7, n. 9 (1979): 9-10.

4 J. Dillon and J. Richardson, "The Cult Concept: The Politics of Representation Analysis," Syzygy: Journal of Alternative Religion and Culture 3 (Fall/Winter 1994): 185-196.

5 For a description of structural/demographic features common to cults, see J. Gordon Melton, Encyclopedia of American Religions, 5th ed. (Detroit: Gale Research, 1996); and Philip Lamy, Millennium Rage (New York: Plenum Publishing, 1996).

6 Supra note 2.

7 For an analysis of negative public reactions to NRMs, see David Bromley and Anson Shupe, "Public Reaction Against New Religious Movements" in Cults and New Religious Movements, ed. Marc Galanter (Washington, DC: American Psychiatric Association, 1989), 305-330.

8 However, a few groups have employed public relations workers for this purpose

(Dr. Catherine Wessinger, interview by authors, December 12, 1999).

9 Many scholars contend that individuals cannot be "brainwashed" to act against their wills. See Miriam Karmel Feldman, "The Mind Control Myth: Is Brainwashing All Wet?" Utne Reader 92 (March/April 1999): 14-15; and James T. Richardson and Brock Kilbourne, "Classical and Contemporary Applications of Brainwashing Models: A Comparison and Critique," in The Brainwashing/ Deprogramming Controversy: Sociological, Psychological, Legal and Historical Perspectives, ed. David G. Bromley and James T. Richardson (New York: Edwin Mellen Press, 1983), 29-45. Other researchers claim that

NRMs effectively employ coercive mind control techniques. See Margaret Thaler Singer and Janja Lalich, Cults in Our Midst: The Hidden Menace in Our Everyday Lives (San Francisco: Jossey-Bass Publishers, 1995).

10 For a discussion detailing why individuals join NRM groups, see Philip Zimbardo, "What Messages Are Behind Today's Cults?" available from http://www.apa.org/monitorlmay97/ cult.html; accessed July 13, 2000.

11 See Saul V. Levine, "Life in the Cults" in Cults and New Religious Movements: A Report of the American Psychiatric Association, ed. Marc Galanter (Washington DC: American Psychiatric Association, 1989), 101-102.

12 The term sociopath or antisocial personality disorder is a clinical diagnosis used by mental health professionals. For law enforcement purposes, sociopaths generally are totally self centered individuals who lack a conscience, do not display remorse for their actions, and do not learn from their mistakes. Law enforcement professionals spend a great amount of time dealing with these individuals, who some believe are responsible for most of the criminal acts committed in society. For further information, see The Sociopath A Criminal Enigma (undated) produced by the FBI's Behavioral Science Unit.

13 For dangerousness typologies relating to militia and extremist groups, see James E. Duffy and Alan C. Brantley, "Militias: Initiating Contact," FBI Law Enforcement Bulletin, July 1997, 22-26; Anthony J. Pinizzotto, "Deviant Social Groups," Law and Order, October 1\996, 75-80; and Catherine Wessinger, "Presentation to the FBI, June 7, 1999"; available from http:lwww.loyno.edu/ -wessing; accessed July 13, 2000. Also, the authors gained valuable information from numerous personal dialogues with Special Agent Alan Brantley.

14 However, if an armed group perceives law enforcement behavior as threatening, even a reactive group could respond with violence or suicide.

15 This movement originated nearly 40 years ago and grew out of a quasi-academic group known as the Research Group of Soul-Light, which had as many as 3,000 members. The present leader, formerly a sociology professor at Chianan College of Pharmacology and Science in Taiwan,reorganized the group around the revelation concerning God's appearance on earth that he received in 1993. See Matthew Goff; "An Historical Overview of the Chen Tao"; available from http:llwww.channell.coml users/tdaniels/Articles/72-history.html; accessed July 13, 2000.

16 While loyalty to leaders represents an enduring stereotype associated with NRMs, it may vary from group to group. (Dr. James T. Richardson, interview with authors, December 29, 1999).

17 The group first arrived in the United States in 1996 in San Dimas, California. The leader moved the group to Texas upon alleged instructions from God. The members chose Garland because it sounded to them like "Godland." See Ted Daniels, "Chen Tao and Rationalization of Failure"; available from http: //www. channell. com/users/tdaniels/ Articles/71-chentao.html; accessed July 13, 2000.

18 Dr. Lonnie Kliever supplied a great deal of beneficial information to the Garland Police Department. For his perspective, see Lonnie Kliever, "Meeting God in Garland: A Model of Religious Tolerance," Nova Religio: The

Journal of Alternative and Emergent Religions 3, n. 1 (October 1999): 45-53.

19 For the benefits and strategies of communicating with militia groups, see James E. Duffy and Alan C. Brantley, "Militias: Initiating Contact," FBI Law Enforcement Bulletin, July 1997, 22-26; and Anthony J. Pinizzotto, "Deviant Social Groups," Law and Order, October 1996, 75-80.

20 See the previous section on determining risks of NRMs.

21 A certain amount of paranoia is normal among NRM leaders. However, high degrees of paranoia or an increasingly paranoid outlook should raise a red flag. For an in-depth analysis of paranoia in groups, see Robert Robins and Jerrold M. Post, Political Paranoia: The Psychopolitics of Hatred (New Haven, CT: Yale University Press, 1997).

22 This illustrates why officers must use their common sense and establish a dialog in interacting with NRM members. While eating and drinking common food and beverages may serve as a rehearsal for suicide, it may act instead as an integral part of a group's religious practices. In Christianity, for instance, parishioners consume wine and bread routinely as part of Communion ceremonies. Law enforcement personnel may, at some point, have to evaluate the purposes of such acts; the best way to do this may be merely to ask group members about it.

23 A good investigative strategy would include determining whether the group in question has fixed upon other dates in the past. If so, how did it respond when those dates passed? A group that has bounced back from past disappointments is less likely to self destruct upon arriving at its next unfulfilled prophecy. Precedents exist for dates marking God's return to pass without incident. Groups can easily explain God's failure to return by claiming that he changed his mind or did return but only "believers" could see him.

24 To protect freedoms of speech and religion, law enforcement agencies should consult their legal advisors before collecting and scrutinizing groups' publications, pronouncements, Web sites, or other material.

25 For a discussion of the circumstances under which physical isolation may assist in propelling a group toward violence, see Kevin M. Gilmartin, "The Lethal Triad: Understanding the Nature of Isolated Extremist Groups," FBI Law Enforcement Bulletin, September 1996, 1- 5.

Copyright United States. Federal Bureau of Investigation Sep 2000

Publication date: 2000-09-01
© 2000, YellowBrix, Inc.


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Interacting with "cults": A policing model
Source: FBI Law Enforcement Bulletin
Publication date: 2000-09-01
Arrival time: 2000-10-06

There is a common tendency to view "cults" with a combination of mistrust and fear. Much of this hostility derives from widespread misconceptions about the nature of "cults," founded upon popular stereotypes and simple ignorance. While such misconceptions are unfortunate in the general populace, they may be dangerous when harbored by law enforcement officers charged with dealing with these groups and ensuring the safety of both "cult" members and the general public. The intent of this article is to shed light on what "cults" are and are not, to give law enforcement officers some general guidance on how to approach such movements, and to provide an illustration of how one police department successfully handled the arrival of a doomsday "cult" in its jurisdiction.1
In sociological terms, a "cult" may be defined as a movement that is foreign to the culture in which it lives.2 Thus, Americans would define a "cult" as a group, generally with a religious foundation, whose beliefs and practices are unfamiliar to the majority of U.S. citizens. Many groups that Americans once thought of as "cults"-such as the early Quakers, Seventh-Day Adventists, or Mormons-have received increased recognition and acceptance and become accredited churches.3 Other groups, such as Zen Buddhists, which many Americans may view as "cults," represent mainstream movements in other parts of the world. Thus, defining a group as a "cult" generally has much more to do with the way society perceives the group than it does with the characteristics indigenous to the group itself.

Most scholars of religion avoid the word "cult" altogether because it carries with it a set of negative connotations: "cult" leaders are con artists; "cult" followers are brainwashed sheep; "cult" beliefs are bizarre or ludicrous; and "cult" movements are dangerous, tending toward suicide or violence.4 These scholars instead refer to cults as "new religious movements" or "NRMs" because the majority of "cults" are young religious movements still in their first generations To avoid the negative stereotypes often associated with the word "cult," the authors will refer to these groups as new religious movements or NRMs throughout this article.

Scholars of religion have identified various characteristics that are common to NRMs. In practice, however, it proves difficult to provide a specific description of NRMs because they vary so widely, from New Age associations to Buddhist meditation groups to Christian premillennialist movements. NRMs may range in size from groups with just a handful of followers to groups with thousands of members. And, they embrace radically different doctrines, ascetic to hedonistic, from apocalyptic to utopian, and from reactionary to New Ageeach with a very different attitude toward society at large.

It is critical to note at the outset that the majority of NRMs stay within the boundaries of the law.b Generally, the public only learns about the exceptions-NRM members' committing suicide, violently confronting law enforcement, or engaging in fraudulent financial transactions. Most NRMs, however, practice their religions peacefully, never attracting the attention of the public, the media, or law enforcement. Regardless of this, NRMs still conjure up negative thoughts in most people's minds primarily because of some long-standing myths, or misconceptions, about such groups and their activities.

ANALYZING COMMON MYTHS ABOUT NRMS

NRMs engender enormous amounts of fear and mistrust. And, because they ardently' advocate beliefs that are unorthodox or countercultural, NRMs usually have few defenders.7 Moreover, inaccurate or sensational media reports and misinformation spread by organizations that may have an anticult bias often provide the public with its only source of information. Finally, new religious movements themselves do not have the numbers, influence, or, perhaps, interest to change society's impressions of them.8 Thus, despite the lack of evidence, inaccurate myths about NRMs persist. To reach an accurate and effective understanding of NRMs, law enforcement of ficers must start from a clean slate without the prejudices that can hamper effective police work.

Mr. Szubin recently graduated from Harvard Law School.

Special Agent Jensen is an instructor in the Behavioral Science Unit at the FBI Academy.

Lieutenant Gregg serves with the Garland, Texas, Police Department.

Brainwashing

Brainwashing stands as the most common allegation leveled against NRMs. Even the existence of brainwashing, however, is debated fiercely among behavioral scientists.9 Clearly, in cases where movements physically coerce inductees (e.g., depriving members of food or preventing them from freely leaving), definite grounds exist for law enforcement concern. In the majority of instances, though, NRMs try to attract members through the same methods used by missionaries in mainstream churches or secular movements. NRM members may approach strangers or distribute pamphlets in the hope of enticing the uninitiated to attend a series of classes or lectures about the group's belief system. At these sessions, groups commonly hold extended meetings or prayer services during which they emphasize and repeat certain themes or messages. Absent illegal activity, this process is entirely legitimate. Critics should not apply the term "brainwashing" to the NRM missionary and conversion process simply because they do not approve of or understand the religion in question.

Misconceptions about brainwashing may persist because it is difficult to understand the attraction of the intensely demanding NRM lifestyle. Many people think that sane individuals never would join such a group unless they were coerced physically or mentally. People overlook, however, the enormous social and psychological rewards that NRMs can offer. Converts to NRMs may receive a sense of purpose, a moral compass, a highly structured guide for their daily behavior, and a strong sense of social identity and belonging.' In this respect, NRMs often seem more attractive to prospective converts than established churches, which sometimes appear to have lost their dramatic sense of revelation and urgency. For individuals who feel unfulfilled by existing outlets in their lives, spiritually adrift, or merely lonely, joining an NRM may provide a successful solution, at least temporarily. To put NRMs into context, the same individuals who join these groups might just as easily find happiness in such secular, high-intensity movements as the armed forces or the Peace Corps.

While it may prove difficult to relate to a member's absolute commitment, it remains vitally important for law enforcement officers to at least recognize the depth and sincerity of that commitment. Dismissing NRM members' beliefs as the products of brainwashing and gullibility can result in sorely inaccurate assessments of NRM officials and members and can lead to inef fective and dangerous policing.

Con Game

NRMs often are stereotyped as con games run by opportunistic leaders.11 Undoubtedly, some founders establish NRMs to intentionally bilk followers out of money or to unilaterally promote their own interests. More frequently, though, NRM leaders genuinely believe in their teachings, however outlandish or fantastic these seem. Such leaders or prophets will undergo great sacrifices-up to and including death-for the sake of their message, and it is dangerous for law enforcement officers to approach such leaders as if they were disingenuous con artists.

Certain practices sometimes are mistaken for indicators that leaders are insincere. For example, the fact that NRM leaders enjoy benefits or living comforts that their followers do not simply may reflect the honor that the groups attach to the leaders' positions. Similarly, groups' requirement that members turn over their assets to the movements may be prompted by a genuine attempt to promote an ascetic lifestyle among the members. Law enforcement officers should be very hesitant to assume that the leaders of NRMs are not sincere.

If officers suspect that NRM officials have improper motives, they should examine the leaders' backgrounds. Sociopaths12 or con artists generally will not invest years trying to spread their messages and form groups without a guaranteed payoff. Officers also should remember that NRM leaders and followers may have many complex motivations for their behavior, not all of which are internally consistent. NRM leaders may manipulate others and, yet, still hold sincere religious beliefs. Thus, even if leaders display signs of sociopathic or criminal behavior, officers should not assume that these individuals are insincere about their religious beliefs. In the absence of contrary evidence, officers should assume that NRM leaders are true to their spiritual convictions.

DETERMINING THE RISKS POSED BY AN NRM

Law enforcement officers face the extremely difficult challenge of determining how dangerous a particular NRM may be. Such groups as Aum Shinrikyo, which released deadly sarin nerve gas into the Tokyo subway system, pose a definite threat to their communities. Others, such as Heaven's Gate in San Diego, where members killed themselves in order to "beam up" to God's flying saucer, pose a threat to themselves. The majority, the ones that the public rarely hears about, keep mostly to themselves and never bother anyone.

Fortunately, officers can turn to established organizations that provide threat assessments of NRM groups or individuals. For example, law enforcement agencies can contact the FBI's National Center for the Analysis of Violent Crime through their local FBI office and obtain a threat assessment at no cost. Also, scholars of religion often can provide valuable information regarding a group's history and belief system.

The authors have developed a risk assessment table that can be of assistance in evaluating the dangerousness of NRMs. The table divides NRM characteristics into three categories: risk factors (elements that may indicate potential danger), neutral factors (traits that may appear dangerous but in fact shed little light on a group's threat potential), and protective factors (indicators that suggest that a group is stable and not dangerous). Although mainly derived from general threat assessment guidelines, these factors are tailored to the specific attributes that officers often will encounter in NRMs.11 These factors, however, will not offer a complete "profile" of a potentially violent group. Rather, officers should consider the risk, neutral, and protective factors as a guide to, not a replacement for, their common sense and firsthand impressions of a specific NRM.

Officers should remember that no single factor, with the possible exception of a history of violence, will determine a group's threat potential. Groups that exhibit several risk factors may never commit violent acts, while groups with few risk factors may become dangerous. For example, NRMs may obtain and stockpile weapons for different reasons. Because most NRMs exhibit a certain amount of paranoia, some will arm themselves to protect against an expected attack by the government, private groups, or some other perceived "enemy." Groups with this outlook are quite different from those that arm themselves specifically to embark on a violent crusade. Groups of the latter type have an "offensive" orientation, while those in the former eategory have a "reactive" one. Offensive groups obviously pose more of a danger to the community and to themselves than reactive groups.14 Officers, therefore, should try to determine a particular group's orientation and not assume that a group has violent intentions merely from the presence of weapons or another isolated risk factor.

Officers, of course, also must keep in mind the legal protections afforded to American citizens. Before taking any investigative action, departments should consult their legal representatives to ensure that officers do not violate the rights of potential subjects. Finally, and most important, officers always should exercise caution when dealing with unfamiliar NRMs.

A CASE STUDY OF THE GARLAND, TEXAS, POLICE DEPARTMENT

Little differentiates Garland, Texas, a suburb of Dallas, from other midsized American cities. The crime rate remains low, thanks in large part to the progressive, community-oriented policing strategies employed by the Garland Police Department. Despite its openminded, modern approach to law enforcement, however, nothing prepared the department for the challenge it faced when the Chen Tao religious movement came to town.

Founded in Taiwan in 1993, the Chen Tao movement,15 also known as the "True Way," practices a hybrid version of Buddhism and fundamental Christianity. As with some NRMs, the 150 members of fer total allegiance to their lone leader.16 They function as a single unit, and at least some members allegedly have contributed their life's savings to the group.

When the Chen Tao movement arrived in Garland in August 1997,17 the leader announced that, on March 31, 1998, a flying saucer would land in Garland with God aboard. Coming on the heels of two highly publicized suicides involving religious groups (the Solar Temple in Switzerland and Canada and Heaven's Gate in California), the Garland Police Department understandably became concerned. What steps could the department take to ensure that the situation was resolved as peacefully as possible?

First and foremost, the Garland Police Department mobilized its resources, tasked a group of officers with planning strategy and communicating with the members, and took the lead role in coordinating the various branches of local government that the group's presence might impact. These branches included the city manager's office, the fire department, the sanitation department, child protective services (the group included about 40 children), the transportation department, and, to prepare for every contingency, the medical examiner's office. Next, the Garland Police Department devised a strategy to deal with the situation that included assessing the group's threat potential, creating a meaningful dialogue with Chen Tao officials and members, and planning for potential problems.

Assessing the Threat

To determine the true motivations and intentions of the group, the Garland Police Department contacted several sources, including such U.S. government entities as the FBI's National Center for the Analysis of Violent Crime, the U.S. Department of State, and the Immigration and Naturalization Service, as well as such international organizations as the Taiwanese Office of Consular Affairs and Office of Economic Affairs. The department also examined several Web sites relating to NRMs, in general, and Chen Tao, in particular. Last, the department contacted NRM experts in the academic community and developed a partnership with a professor from a local university.18 Prior to working with this expert, the department set ground rules, including what role the expert would perform (he would serve as an advisor rather than a negotiator); what information the expert subsequently could use in research; and what statements, if any, he could make to the media.

Creating a Meaningful Dialogue

Law enforcement behavioral consultants and hostage negotiators have preached the doctrine of dialogue building for some time.19 However, law enforcement agencies should consider two caveats to dialogue building.20 First, authorities should approach NRMs only if it appears safe to do so. The second caveat concerns trust-rapport can be established only if the group feels that the department is as good as its word. Broken promises and lies will lead to a complete breakdown in communication. In that event, it would have been better not to have tried to establish a dialogue at all.

For the Garland Police Department, creating an ongoing dialogue with Chen Tao officials and members soon after their arrival stands as perhaps its most effective strategy in peacefully resolving a potentially dangerous situation. When the group first arrived, the department assigned a lieutenant to initiate and maintain contact with members during their stay. This officer used an open, friendly approach. He assured members that the department recognized their rights under the U.S. Constitution and stated that, in fact, it was the department's responsibility to protect these rights. The lieutenant and others met often with Chen Tao of facials to discuss various newspaper articles or interviews that appeared in the media. In addition, the lieutenant provided a contact number for them to reach him on a 24-hour basis. Relations became so cordial that soon members of the department and Chen Tao were meeting every 2 weeks for dinner at a local restaurant.

The rapport between the group and the department provided many benefits. First, it established a level of trust and made Chen Tao officials and members recognize that the police were, indeed, there to help them. Garland authorities underscored this fact at every meeting or public event by reminding Chen Tao members that the department was there to protect them from individuals who might resent the group or wish to do it harm. Second, the rapport allowed authorities to become so well acquainted with group activities that they probably would have noticed any changes that might have signaled planned violence or suicide. Finally, the rapport between the group and authorities eventually grew to the extent that officers felt comfortable asking more probing questions, such as whether the group had violent or suicidal intentions, and had confidence in their evaluations of the responses they received.

The department also established communication with two other groups in addition to the Chen Tao movement. The first was the community, which did not know quite what to make of the group. Its presence unsettled many Garland residents. They did not understand the group's different style of dress and behavior, and many feared violence. Throughout the group's stay, the department maintained contact with community members and informed them of investigation developments and contingency plans for the community's well-being.

The department also established an ongoing dialogue with the media. Beginning with the Chen Tao movement's arrival in Garland, media scrutiny proved intense. Reporters and camera crews came from as far away as England, France, Germany, and China to cover the story. As with any major news-breaking event, the Garland Police Department used public information officers to deal with the media. They issued media passes, created press kits, provided interviews, and arranged such logistical considerations as parking and sanitation facilities.

Planning for Potential Problems

As the date approached for God's alleged arrival on earth, the Garland Police Department felt relatively certain that, even if God did not show up as planned, Chen Tao members would not resort to violence or suicide. However, the department decided not to take any chances. It set up an on-site command post and had a special weapons and tactics team available to respond if it appeared that the group would harm itself or others. The department had area child protective services on hand to care for children as nece\ssary. In case the group released poisonous gas, the department had fire department units and paramedics on the scene and had established evacuation routes. The department also had a judge available to issue search warrants if necessary. Finally, because it feared that helicopter traffic over the area where Chen Tao members lived could pose a safety hazard, the department had requested that the Federal Aviation Administration restrict air traffic if necessary.

All of these plans culminated on the morning of March 31, 1998. Law enforcement officers and the citizens of Garland held their collective breaths. Time passed, and God did not arrive. The situation, however, did not end in tragedy. The Chen Tao leader announced that he obviously had misunderstood God's plans, and members quietly returned to their homes. Eventually, those members who did not return to Taiwan relocated to upstate New York to continue their vigil.

The Garland Police Department put a great deal of time and effort into peacefully resolving the Chen Tao situation. At the end of day on March 31, 1998, the department could take pride in its achievement.

CONCLUSION

Dealing with new religious movement leaders and their followers stands as one of the most sensitive and difficult tasks that face modern law enforcement agencies. The Garland, Texas, Police Department faced the possibility of such a threat when the Chen Tao religious movement arrived in its community. To safeguard Garland residents, as well as group members themselves, the department gathered accurate information about the religious movement, established a meaningful dialogue with the group's members, mobilized community resources, and planned for the worst. By employing this kind of informed, deliberate decision making and avoiding popular misconceptions about "cults," law enforcement officers may achieve similar success with NRMs that they encounter.

Risk Factors

Certain characteristics provide indications of a new religious movement's instability and potential for violence. While some of these factors may prove more significant than others, many may signal a marked shift in a group's attitude, orientation, or behavior toward violent activity. History of violent episodes or clashes with law enforcement

* Leader's past or current condition (e.g., history of violence, drug or alcohol abuse, or mental illness; increasing amounts of paranoia;21 onset of real or perceived serious illness; or recent death)

* Any abrupt reversal of direction, whether the change appears positive or negative (e.g., stops recruiting new members or suddenly changes its message from doom to optimism)

* Recent attempts to obtain the knowledge to carry out a violent act (e.g., recruitment of military or ex-military personnel or those with knowledge of chemical/biological weapons) and intelligence gathering against specific persons, organizations, or locations

* Recent purchases of weapons, poison, or unusual amounts of drugs or drug accessories

* Training in the use of weapons and rehearsals of suicide (e.g., performing ritualistic ceremonies where members jointly consume a single food or drink)22

* Instances of violence within the group (e.g., child abuse, sexual abuse, ritualistic violence, violence as a form of social/ religious punishment, or violence as a rite of passage)

Setting an exact date for the imminent transformation of life on earth

Moving the date for transformation forward, or closer to the present. Conversely, officers can view a group that pushes this date back as less of a threat.23

Phrasing its prophecies or predictions in a detailed manner (e.g., the general claim that "a day will come when evil will be punished" represents less of a risk factor than the more specific claim that "a day will come when America's institutions will bum and its officials will be slain")24

Envisioning an active role for the NRM in the coming transformation (e.g., predictions that "God's chosen people will be taken up," which is phrased passively, versus a prediction that "God's chosen people will shed their mortal bodies and transport themselves to heaven")

Having the knowledge, means, and ability to carry out a plan that makes sense operationally

Neutral Factors

Because new religious movements exhibit many unfamiliar traits, it becomes difficult to distinguish between risk indicators and characteristics that appear strange but are not necessarily dangerous. Several traits common to these groups exist but are not, in and of themselves, danger signals.

Members offer absolute and unquestioning adherence to their leader and the belief system. In the absence of other risk indicators, this does not indicate a propensity toward violence or other criminal activity. Indeed, total devotion is the hallmark of new religious movements.

The group physically segregates itself from others. This also is a common characteristic of many new religious movements and says little about a group's attitude toward viofence or suicide.25

Members adopt unfamiliar customs or rituals, which may involve diet, dress, language, or family and social organization.

Protective Factors

The presence of some characteristics may indicate that a new religious movement is comparatively stable or is becoming more stable and, hence, less of a danger.

Members take practical steps to plan for the future (e.g., send their children to school, work at permanent jobs, or make medium to long-term investments in commodities or real estate).

The group adopts bureaucratic processes that routinize its affairs (e.g., transcribes its leader's teachings to writing for dissemination or appoints a committee to handle such aspects as outreach, finances, or general management).

When the leader dies, a more conventional style of governance, involving voting or a committee structure, replaces autocratic decision making. Often, this causes outsiders to change their opinion of the group and view it as a religious denomination or mainstream religious organization rather than a new religious movement.

Webmaster's Notes .

Apart from the fact that the FBI thought that it had to follow the apologist theory of calling any cult a "New religious Movement", while many have no religious pretenses - this text has many good things.

On can observe that in fact, the authors gave a "political" reason to this qualification, rather than a "realist" one: their great mefiance is quite visible from the many protective measures they took during the exemple choosen.

The illustration done from a real case is not lmuch of a proof: perhaps the affair would have concluded anyway without violence, as nothing in the text shows that this movement had any dangerosity factor apart from this assertion about God coming on 31st march 1998.

Moreover, it is quite surprising that the FBI recognizes globally "enormous rewards" from cults to their adepts: it seems that some circumspection is missing in the report, as well as a long term view on perverse effects of some cults. Besides, the idea that sociopath or criminal cults chiefs could have "a sincere religious faith" looks quite "american" and apologist, and must be denounced as such. It's too easy to find cults leaders allegations as evidences of innocence.

Finally, the idea to approach gently a group by assuring one "recognizes his rights" is probably valuable when faced to a calm group, but will be perversely used by some particularly perverse movements; those will use every document or official declaration apparently favorable to combat the deserved legitimate criticisms. As an exemple, the San Jacinto / Hemet authorities have signed such documents to the criminal cult scientology, which is nevertheless using its facilities partly as a private illegal gulag, despite those authorities know it.


We have therefore here a pragmatic text, essentially useful to deal with short term matters regarding cults. The best part seems the scale of factors after the conclusion.




Endnotes see endnotes below the french part above

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Copyright United States. Federal Bureau of Investigation Sep 2000

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