Sectes: est-ce que la scientologie embauche vraiment sur de vrais emplois normalement rémunérés?

Observation: comme l'a justement observé le juge Finidori lors du procès en appel de Lyon, la scientologie n'hésite pas à utiliser des petites annonces promettant des emplois... pour lesquels il faut payer de son argent - ou de son temps. C'est une tromperie substantielle sur l'offre, puisque des personnes appâtées risquent de perdre temps et argent pour un travail chimérique, mal rétribué, non retribué, voire coûteux.


Extraits du jugement lyonnais

Même procédé employé en mars 2000 à Paris

Même procédé employé en 2000 en Allemagne

Même procédé employé en 1999 aux USA

Test de personnalité bidon [les consultants scientologues en entreprise en utilisent une version alourdie]

Questionnaire d'emploi bidon: les scientologues continuent en 2000 les mêmes manoeuvres que celles condamnées par ce jugement: un must, c'est vraiment tordant...


Extraits du jugement en cour d'appel de Lyon, 1997, confirmé en Cassation

"Attendu qu'ainsi Lucette MORLENS épouse BLAISE, se trouvant sans emploi, a répondu au début de l'année 1990 à une annonce parue dans le "69" indiquant, selon ce qu'elle avait compris, que le Centre de dianétique recrutait du personnel; qu'elle avait été reçue par Corinne M qui lui avait expliqué que son travail consisterait à soulager les personnes déprimées ou souffrantes, car le Centre soignait toutes les maladies sans médicament; que devant l'étonnement de la candidate objectant qu'elle était incapable d'effectuer un tel travail, Corinne M lui avait vendu un livre au prix de 400 francs et l'avait inscrite à un stage coûtant 1.100 francs, sommes que la plaignante avait réglées immédiatement; que Lucette MORLENS épouse BLAISE a ajouté qu'au bout de quelques jours de stage, elle avait compris qu'elle se trouvait dans une secte et n'était plus retournée au Centre de dianétique, bien qu'elle fût téléphoniquement sollicitée par Corinne M; que la plaignante a maintenu qu'elle avait été abusée car tout avait été organisé pour lui faire croire qu'elle allait obtenir un emploi, alors qu'elle avait été dépouillée de 1.500 francs;

        Attendu que, de la même façon, Corinne VIRICEL, à la recherche d'un emploi, s'est rendue courant janvier 1990 au Centre de dianétique qui demandait des "auditeurs"; qu'il lui avait été indiqué qu'avant de prendre ses fonctions il lui fallait suivre un stage payant; que devant son hésitation, il lui avait été précisé qu'elle devait se décider sur-le-champ et qu'elle avait dû remettre un chèque de 609 francs; qu'au bout de quelques jours, trouvant la situation étrange, elle avait mis fin à ce stage et que Corinne M avait tenté de la faire revenir au Centre; que cette plaignante disait avoir été escroquée car venant poser sa candidature à un emploi, il lui avait été soutiré 609 francs pour suivre un stage préalable;


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        Attendu que Marie-Thérèse MASSARD, partie civile, a précisé au magistrat instructeur qu'à la fin de l'année 1988 elle avait répondu à une annonce parue dans un journal gratuit proposant de devenir auditeur au Centre de dianétique; qu'elle a ajouté, que dans son esprit, l'annonce était relative à une proposition de travail futur et qu'il n'était nullement question de l'Eglise de Scientologie; que, dans un premier temps, elle avait réglé la somme de 1.500 francs pour suivre un cours et que par la suite, sous l'impulsion notamment de Corinne M et de Jean-Jacques M elle s'était trouvée engagée dans un processus au terme duquel elle avait englouti plusieurs centaines de milliers de francs;

        Attendu que Marie-Thérèse MASSARD a répété lors des débats devant la Cour qu'elle ne s'était rendue pour la première fois au Centre de dianétique qu'en réponse à ce qu'elle croyait être une offre d'emploi;

        Attendu que les mêmes pratiques fallacieuses sévissaient à l'Eglise de Scientologie implantée place des Capucins; qu'ainsi Henriette RIZOUD, à la recherche d'un emploi, a été attirée par une annonce indiquant qu'une entreprise située 3 place des Capucins, recherchait du personnel pour des contacts humains; qu'arrivée à l'Eglise de Scientologie, elle a été soumise à un test de personnalité ayant révélé certaines anomalies justifiant la prise de cours, d'heures d'audition entraînant finalement un investissement global de 4.850 francs: qu'Henriette RIZOUD a déposé plainte en soulignant qu'alors qu'elle recherchait un emploi, l'Eglise de Scientologie l'avait conditionnée de telle sorte que c'était elle qui, en définitive, avait dépensé 4.850 francs sans obtenir l'emploi ayant servi d'appât;

        Attendu que même si les faits dénoncés par Henriette RIZOUD se situent en 1986, alors que l'Eglise de Scientologie n'était pas encore dirigée par Pascale D. mais par un de ses prédécesseurs, ils démontrent néanmoins que Centre de dianétique et Eglise de Scientologie usaient des mêmes procédés frauduleux pour recruter leurs futurs adeptes, promesses d'emploi et tests de personnalité pouvant, à l'occasion, se combiner;

        Attendu que le fait de publier de façon réitérée des annonces, ne mentionnant en aucun cas qu'elles émanaient de l'Eglise de Scientologie, rédigées en termes équivoques et parfois indiscutablement mensongers, pour faire croire ou laisser croire au lecteur qu'il s'agissait d'offres d'emplois, subordonnées à l'achat de livres, à l'assistance à des cours et à la participation à des stages payables immédiatement, alors qu'en réalité leur but véritable était la recherche d'une adhésion à la Scientologie, s'analyse en manoeuvres frauduleuses pour faire naître l'espérance d'un événement chimérique, en l'espèce l'accès à un emploi, les dites manoeuvres frauduleuses ayant déterminé la remise des fonds; que le délit d'escroquerie est d'ores et déjà caractérisé, dès lors que l'agent a agi sciemment;.../...


Paris, mars 2000:

Une personne ayant désiré conserver l'anonymat a fait parvenir une lettre indiquant qu'elle s'était rendu à un rendez-vous consécutif à une petite annonce parue dans un "gratuit" de la région parisenne. Elle avait été convoquée, malgré qu'elle ait indiqué qu'elle habitait la grande banlieue sud, dans la banlieue nord, à Clichy, chez des particuliers. Voir ici


L'ensemble des questions posées lui paraissant douteux, elle a profité d'un moment d'inattention pour s'éclipser. Nous reproduirons plus tard les questions posées.


Allemagne: un service officiel d'embauche piégé par la scientologie

Regrets exprimés...

L'office du travail a fait passer un autre recruteur scientologue



"Aktion Bildungsinformation" présume que les gens à la recherche d'un emploi forment un nouveau groupe ciblé par la scientologie.

Stuttgart, RFA
29 Avril, 2000
Stuttgarter Zeitung

Annette Mohl

Un employé du bureau du travail de Goeppingen a laissé passer par inadvertance comme "employeur recrutant" l'association dianétique de Stuttgart, inc. C'est en octobre 1999 que la chose s'était produite à Leinfelden-Echtedingen, et c'est à Nuertingen que le second cas vient d'avoir lieu.

Derrière cette façade "dianétique" se cache le centre de scientologie de Stuttgart. Il semble que plusieurs membres du bureau d'emploi l'ignoraient. .../...

"Notre impression, c'est que la scientologie renforce les annonces ciblant les demandeurs d'emploi". .../... en décembre, un autre chomeur avait été expédié à la dianétique, et n'avait reçu aucun emploi, mais avait pris des cours de personnalité payants.

L'office du travail s'est explicitement excusé de l'erreur commise par une nouvelle employée.


../... L'office ne dirige les gens vers la dianétique que s'ils en expriment le désir.

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