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 PLAINTE ET DECLARATION DE DENNIS ERLICH FACE A LA SCIENTOLOGIE - 1999  

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Note: Dennis Erlich est un des plus virulents critiques de la secte, ainsi que l'un des plus grands experts mondiaux quant aux techniques hubbardiennes. Il est toutefois disparu des lignes critiques depuis qu'il a signé un accord bidon avec la secte, vraisemblablement pour avoir le droit de revoir ses filles que leur mère avait enfermées dans la secte.


(source: :
Subject:  Erlich Declaration
Date: 18 Feb 1999 09:51:30 PST
From: inFormer@informer.org (Rev Dennis Erlich)
Organization: inFormer Ministry [a 501(c)3 non-profit, religious/educational organization] "... in service of cult victims and their families." <http://www.informer.org>
Newsgroups: alt.religion.scientology)

Harold J. McElhinny (Bar No. 66781)
Rachel Krevans (Bar No. 116421)
Stephen P. Freccero (Bar No. 131093)
Ronald P. Flynn (Bar No. 184186)
Jason A. Crotty (Bar No. 196036)
MORRISON & FOERSTER LLP
425 Market Street
San Francisco, California  94105-2482
Telephone: (415) 268-7000
Facsimile:  (415) 268-7522

Jana G. Gold (Bar No. 154246)
MORRISON & FOERSTER LLP
755 Page Mill Road
Palo Alto, California  94304-1018
Telephone: (650) 813-5600
Facsimile:  (650) 494-0792

Avocats du défendant :
DENNIS ERLICH

UNITED STATES DISTRICT COURT - COUR DE DISTRICT DES USA

NORTHERN DISTRICT OF CALIFORNIA
SAN JOSE DIVISION

RELIGIOUS TECHNOLOGY CENTER, une entité californienne sans but lucratif, et
BRIDGE PUBLICATIONS, INC.,                                          ",

                Plaignants

        contre:

DENNIS ERLICH, une personne physique individuelle,

                Defendant,
        No.     C-95-20091 RMW (EAI)
 

DECLARATION DE DENNIS ERLICH S'OPPOSANT A LA MOTION DESTINEE A DEMETTRE LA CONTRE-PLAINTE DU JUGEMENT "DECLARATOIRE" AU SUJET DE SECRETS COMMERCIAUX

Date:   N/A
Time:   N/A
Ctrm:   Hon. Ronald M. Whyte

ET AUTRES PLAINTES LIEES

 Je soussigné, Dennis Erlich, déclare par la présente:

1. Je suis défendant ainsi que contre-plaignant dans cette action en justice. Je fais cette déclaration-ci en me basant sur ce que je sais et pourrais témoigner de façon compétente sur les faits cités, si l'on me le demandait. Cette déclaration répond à trois sujets:
a/  La discussion quand au fait que le RTC [direction scientologique, ndt] aurait toléré sans réactions mes critiques contre la scientologie, sans réagir autrement que par cette poursuite judiciaire à mon encontre, et mes craintes qu'elle me poursuive ensuite sur la base de violation de secrets commerciaux,
b/ mes affirmations sur le fait que la technologie "avancée " de la scientologie est largement accessible via Internet, et ne devrait par conséquent plus bénéficier de la protection des secrets de commerce,
c/ mon intérêt à pouvoir continuer à discuter, critiquer, exposer les secrets de la "technologie avancée" scientologique, pour lesquels le plaignant réclame la protection accordée aux secrets de commerce.

POUR QUELLES RAISONS JE PENSE QUE LES ORGANISATIONS LES A LA SCIENTOLOGIE RISQUENT DE ME POURSUIVRE POUR VIOLATION DE SECRETS COMMERCIAUX

2. J'ai été membre de l'église de scientologie (la scientologie) de 1967 à 1982. Je suis devenu réellement "ministre ordonné" de l'église en 1969. Pendant ce temps, j'ai étudié la technique des niveaux "avancés" jusqu'au niveau OT VII. C'est L. Ron Hubbard lui-même qui m'a nommé au poste de "Officier de Repéchage en Chef" de la Base à Terre de FLAG (QG technique de la secte, ndt).

3. L'officier de Repéchage en Chef est un cadre de haut niveau technique en scientologie, responsable de garantir l'application rigoureuse de la "tech" hubbardienne, que la scientologie a renommé les "Ecritures". Lorsqu'un adhérent scientologue s'avère inapte à progresser dans ses cours, et qu'un superviseur de cours n'arrive pas à le remttre sur la voie, étudiant et superviseur sont expédiés à un officier de repéchage pour être corrigés. Celui-ci est aussi responsable de la correction des auditeurs appliquant la technique hubbardienne. Ce poste exige non seulement une très vaste compétence de ladite technique, mais aussi, une mémoire extrème de l'emplacement des références diverses. Il est interdit aux scientologues de discuter de la technique d'hubbard. (La "tech verbale" est même considérée comme l'un de plus graves crimes scientologiques). Je ne pouvais par conséquent jamais discuter de la technique ou donner d'explications orales pour corriger des erreurs, mais je devais fournir les références hubbardiennes. Ma connaissance des oeuvres d'Hubbard était légendaire... on me pensait capable de prendre directement le bon ouvrage, à la bonne page et au paragraphe convenable, avec la citation exacte qui pourrait venir à bout de la confusion.

4.  La Base à terre de Flag était et reste l'un des QGs principaux de la scientologie dans le monde. Je suis resté à ce poste jusqu'en 1982, sauf 4 mois en 1979, durant lesquels on m'a expédié au "RPF" (Projet Force de Rédemption), une section punitive où l'on m'avait envoyé, soi-disant parce que j'avais provoqué les "basses statistiques" de Flag. Durant les dix premiers jours, on m'a même envoyé au "RPF du RPF", [le goulag du goulag, ndt] parce que j'avais plaisanté sur cette punition: on m'avait alors enfermé dans une sorte de poulailler grillagé dans une cave du Fort Harrison Hotel. Néanmoins, après ces "exorcismes" - pour lesquels la scientologie demandait 350 dollars de l'heure - on me renvoya au même poste, toujours sur ordre de L. Ron Hubbard, jusqu'en 1982.

5. J'ai alors quitté la scientologie lorsque je vis clairement que le nouveau management, dirigé par David Miscavige, tentait de se débarrasser des officiels scientologues ayant eu des liens avec Hubbard. J'ai d'ailleurs été déclaré "suppressif" [persona non grata, "excommunié", ndt], soi-disant parce que j'avais quitté l'organisation, ce qui était faux. Une "personne suppressive" peut être n'importe quel individu que la secte déclare ennemi, qu'il s'agisse d'anciens membres, de critiques, ou de gens faisant partie des professions qu'Hubbard vilipendait, comme les psychiatres. Il est d'usage en scientologie de mentir, tricher envers, ou poursuivre toute personne déclarée suppressive, sous n'importe quel prétexte.  On trouve aussi dans la doctrine scientologie la règle suivante: si quelqu'un critique publiquement la secte, la réaction consiste à "faire une enquète bruyante" pour découvrir ou fabriquer des crimes à mettre sur le dos de la personne. J'ai ainsi connu, alors que j'étais scientologue, des gens ayant monté l'opération Freak-Out, et participé à cette opération, destinée à démolir la journaliste critique Paulette Cooper, auteur de l'ouvrage "le scandale de la scientologie",:ils se firent passer pour elle et firent croire qu'elle était l'auteur de menaces de bombes. Je connais aussi des scientologues ayant infiltré les bureaux du gouvernement pour y voler des documents afin de faire taire les agences gouvernementales.

6. J'ai commencé à me sortir de mon lavage de cerveau scientologique en 1986; j'ai alors écrit des études sur la secte et fait partie d'un groupe aidant les victimes de la secte. J'ai commencé à publier la "Lettre de l'inFormateur" (inFormer Newsletter) en 1990,  brochure destinée aux officiels, aux anciens membres, aux professionnels de la santé mentale s'intéressant à la scientologie et à d'autres sectes.

7. Dans sa motion pour démettre ma déclaration de plainte pour violation de secrets commerciaux, le plaignant RTC affirme que la scientologie n'a pas entrepris d'actions à mon encontre avant que je poste les soi-disants secrets de commerce sur Internet. Il est vrai qu'il s'agit de la première plainte en justice du plaignant à mon encontre, mais j'ai bel et bien été harrassé et harcelé par les organisations liées à la scientologie depuis que j'ai commencé à la critiquer en 1984. Voici quelques uns des incidents antérieurs à la date du raid policier à mon domicile.

8. Peu après que j'aie écrit un essai sur les sectes dans un journal de l'Omaha en 1984, les détectives privés liés à la scientologie ont commencé à harceler mes amis et associés et à détruire publiquement ma réputation. Cette façon de faire correspond bien aux règles écrites en vigeur en scientologie pour manier les "personnes suppressives".

9. En 1990 et 1991, les porte-parole de la scientologie ont répandu auprès des journaux Clearwater Sun et du Hemet News, des informations diffamatoires sur mon compte, allant jusqu'à dire que j'avais été expulsé de la secte pour usage et vente de drogues, après que j'aie été cité dans divers journaux, dont le Wall Street Journal, le Hemet News, le Clearwater Sun. Mes voisins ont aussi reçu des tracts disant des choses similaires.

10.  On m'a demandé de déposer en justice à deux reprises en 1992 et 93, des heures durant, dans deux plaintes en justice de la secte contre le CAN [l'adfi américaine; association anti-sectaire, ndt], alors que je ne connaissais rien aux dossiers incriminés.

11. En 1994, j'ai commencé à participer au forum internet alt.religion.scientology, où je suis rapidement devenu l'un des plus bruyants et - ce qui compte davantage - l'un des participants les plus experts. Je pense que le présent procès à mon encontre n'est que l'intensification des efforts de la scientologie pour me faire taire, en particulier, au sein de ce forum; cela correspond aussi au traîtement des personnes suprressives".  Le plaignant a entamé cette poursuite sans m'en informer préalablement, en mentant au tribunal pour obtenir un ordre de saisie. Il s'est ensuite servi de cet ordre pour obtenir la coopération des officiers de police de Glendale, ainsi que de plusieurs officiers de police qui n'étaient pas en service, pour pénétrer mon domicile et perpétuer une fouille en règle de mon domicile durant sept heures d'affilée. Peu après ce raid, le plaignant publiait une photo dans son magazine, titrant "Le pire réveil qu'ait eu à subir une personne suppressive".

12.  Le plaignant a également entamé des poursuites vigoureuses pour violation de secrets de commerce à mon  encontre, bien qu'il ait eu conscience du fait que les matériaux que j'avais postés étaient déjà largement accessibles sur Internet.

13. Depuis, la scientologie et des individus qu'elle contrôle n'ont cessé de chercher à m'intimider et à me harceler.

14.  La publicité due à ce raid à mon domicile a causé la ruine d'un projet de travail en cours à l'époque. Mon affaire a en effet subi un revers et je me suis retrouvé sans emploi. Quand j'ai enfin trouvé un emploi intérimaire chez KTLA à Los Angeles, des détectives scientologues m'ont poursuivi à grande vitesse en voiture plusieurs jours de suite pendant que j'allais au travail. Peu après, un des cadres scientologues du Centre des célébrités de Los Angeles contactait un de mes collègues en lui demandant de me mettre à la porte. On m'a aussi laissé entendre que le même scientologue avait écrit au Directeur Général de KTLA en lui demandant de me virer. Un détective scientologue célèbre, Eugène Ingram, contacta le service du personnel de KTLA de la part de mon ex-épouse demeurée scientologue, prétendant avoir besoin d'informations sur mon compte.

15. Les scientologues ont continué à distribuer des tracts dans mon voisinage, me dénonçant comme un bigot ou pire. C'est ce qu'ils ont fait il y a peu, lorsque je me trouvais à San José pour assister à une réunion de conciliation concernant le procès en cours.

16. Les sociétés d'avocats scientologues ont sans cesse abusé de procédures "ex-parte" afin d'obtenir des ordres ("TRO") contre moi. Kenneth Moxon, l'avocat scientologue bien connu, a fourni au Tribunal Supérieur de Los Angeles une déclaration mensongère signée d'un dénommé Robert Lippman, que je n'ai jamais rencontré, pour obtenir un ordre contre moi. (les accusations de M. Lippman concernaient une réunion de 1991 durant laquelle j'aurais soi-disant menacé sa vie). Je n'ai jamais reçu les documents, ni l'ordre de restriction lui-même - j'ignore même si un tel ordre a été accordé. La scientologie s'est pourtant servi de ce "dépot de TRO" à Los Angeles pour obtenir un "TRO ex-parte" contre moi en Floride, en Mars 96: cela m'a empèché de participer à des manifestations pacifiques au QG de Clearwater, Floride. Ils se sont de nouveau servi de ces procédures en 97, bien que mon propre avocat les ait prévenus que j'irai en Floride et leur ait demandé de m'informer au cas où ils voudraient de nouveau obtenir un TRO. C'est ironique de constater que c'est le dépot de Los Angeles qui leur a servi de base pour obtenir celui de Floride.

17. Les scientologues ont publié des déclarations diffamatoires à mon sujet sur Internet. Voir pièce jointe 1, copie conforme du "championnat des bigots d'ARS", ainsi que de pages de site uniquement consacrées à me calomnier. La photo utilisée a été prise lors de leur descente à mon domicile. J'ai omis certaines choses postées sur Internet qui proviennent de "confessions" que moi-même ou d'autres personnes avons faites en scientologie.

18. Mon expérience et mon expertise du sujet scientologique et des traîtements subis depuis qu'ils m'ont déclaré "suppressif" me conduisent à penser qu'ils me poursuivraient pour violation de secret commercial, même sans la moindre base sérieuse, si je discutais un tant soit peu des matériaux de la "technologie avancée", et qu'ils aient la possibilité d'éviter les conséquences lorsqu'ils devraient ensuite se démettre de ce type de procès ou des conséquences que cela pourrait entraîner vis à vis de leurs plaintes futures.
 

LARGE DISSEMINATION PUBLIQUE DE CES MATERIAUX SECRETS SUR INTERNET

19. Lorsque j'étais en scientologie, on donnait aux gens s'auditant sur les techniques avancées les matériaux pour qu'ils les étudient et les appliquent chez eux. On comptait sur leur parole d'honneur. Les auditeurs des niveaux NOTs disposaient de leur propre classeur de données, qu'ils pouvaient aussi bien emmener en séance ou dans leur pièce. La sécurité était donc des plus relâchées à cette époque. Je sais que des copies de ces données, éxécutées par des étudiants de l'époque, ont circulé et continuent à circuler.

20. Une bonne partie des matériaux secrets était donc en circulation publique bien avant que je ne participe à alt.religion.scientology. On m'accuse de posséder des copies, mais elles m'ont été envoyées sans que je les demande par courrier ou via internet.

21.  Le contenu de ces niveaux était publiquement connu depuis un certain temps. C'est ainsi qu'en 1991, Time Magazine a publié un article nommé "Scientologie, secte avide de pouvoir et d'argent" , qui discutait du contenu du niveau OT 3. Il ne s'agit que d'un des exemples.

22.  Au début des années 90, la plupart de ces matériaux secrets (du grade 5 à OT VII, y compris les niveaux OT 1, 2 et 3) faisait partie du dossier public d'une déclaration déposée lors du procès par Steven Fishman en Cour supérieure de Los Angeles.

23. Le raid contre mon domicile semble avoir provoqué une recrudescence d'intérêt envers cette affaire. Dans les mois qui suivirent, ces matériaux secrets ont été de plus en plus fréquemment accessibles sur Internet.

24. C'est très facile de nos jours d'en obtenir copie. Les pièces 2 à 11 jointes sont des copies conformes de matériaux secrets prises dans des posts anonymes reçus sur A.R.S.; je les ai chargées sur "ars" au cours des derniers mois, le tribunal m'ayant autorisé à charger des matériaux pour ma défense. Je ne les ai pas demandés: ils étaient accessibles dans le forum et faisaient partie de ce que je chargeais en machine en chargeant ce forum. Il ne s'agit que de quelques exemples.

(SUIT UNE DESCRIPTION, n° 25 et la suite, DES POSTES DE MATERIAUX SECRETS COPIES SUR INTERNET)

 
 MON INTENTION DE DISCUTER DES MATERIAUX SECRETS DANS L'AVENIR

35.  J'ai décidé de consacrer le restant de mon existence à aider ceux qui ont passé par la scientologie, et à faire en sorte que d'autres n'y soient pas piégés. J'ai déclaré l'association "inFormer Ministry" parmi les associations non lucratives de Californie à cette fin.

36.  J'ai constaté que l'un des moyens les plus efficaces pour aider les membres actuels à reconnaître l'escroquerie dont ils sont victimes, et aux prospects de se faire avoir, consistait à discuter du contenu des matériaux avancés avec eux, en particulier le niveau OT 3. Bien des gens qui ont été poussés à la scientologie le furent par le biais de ce qu'il espèrent découvrir sur les "niveaux avancés".

37.  Je me sens particulièrement apte à effectuer cette tâche en raison de mon passé et de mon expérience très vaste de la  scientologie. Je fais partie des quelques personnes au monde en mesure de traduire clairement la complexité de l'ensemble énorme des données scientologiques.

38. Je suis de plus en plus intéressé à discuter de ces choses et désire le faire dans les limites permises par la loi. Je ne doute pas du tout que la scientologie veuille utiliser n'importe quel outil plus ou moins légal pour tenter de m'en empècher.

Je déclare que ce qui précède est vrai, sous peine de parjure.  Fait le 16 Février 1999 à Glendale, Californie.

Dennis L. Erlich

          Rev Dennis Erlich  * * the inFormer * *
                <http://www.informer.org>
                  <inForm@primenet.com>

[nota: Dennis Erlich ayant signé un accord bidon avec la secte, on ne le trouve plus depuis]
 

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