LE SECTICIDE
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 Comment la scientologie contribue à la décrépitude d'un quartier, d'une ville... Clearwater, Floride 

Les organisations de scientologie vantent un univers qu'ils dénomment "upstat" dans leur jargon, c'est à dire où tout est bien en ordre, bien propre, en état de marche, un monde esthétique où les gens sont heureux de vivre. Voyons ce qu'en dit un lecteur du St Petersburg Times, quotidien de Floride, où les scientologues ont installé leur plus grande base technique: "FLAG", la "Mecque Technique" de la scientologie.


Si l'on observe de près la basse ville de Clearwater, on peut voir à quel point la ville a régressé au cours des dernières années. C'est de jour en jour que le déclin s'amplifie. Ceci nous laisse supposer que la construction du nouveau pont sur la Baie de Clearwater servira avant tout à nous permettre de traverser plus rapidement ce quartier de la basse ville.

Passez par Cleveland Street, et voyez les débris qui s'amoncellent, ces bâtiments en mauvais état dont les peintures s'écaillent, tous les gens qui dorment sur des bancs, urinent sous les porches, quand ils ne trimballent pas leurs hardes dans des chariots volés à des magasins; voyez  ces centaines de personnes stoïques paradant dans des costumes façon amirauté - tout ceci crée une impression générale pathétique d'accueil de nos visiteurs.

Né à Clearwater, je peux vous assurer que c'était une belle ville propre, croyez-le ou non; j'ai vu la lente détérioration de la basse ville, jusqu'au boulevard du Golfe à la Baie. Tout cela provient de manque de perspicacité de nos élus communaux, et n'a fait qu'empirer lorsque ce groupe néfaste de science-fiction a fait intrusion dans le quartier, faisant fuir les résidents et les commerces productifs ailleurs. ...

... Dieu merci, il nous reste quand même la Baie de Clearwater.

- R. Padgett, Clearwater


Vous pourrez trouver d'autres descriptions innombrables de l'état interne des bâtiments abritant les organisations scientologiques anciennes: à côté des quelques rares bâtiments de prestige (servant généralement de façade à des activités moins brillantes), vous verrez des dizaines de misères... parmi les pires, il vous faudrait visiter les logements des staffs de la secte, et pire encore, les organisations où sont "gardés" les enfants des staffs, qui voient fort peu leurs parents.

Voici un extrait de "Une secte armée pour la guerre", (c)1997 Roger Gonnet

Soyez bien propre, [et recevez vos patients aux WCs]

Il faut être bien propre sur soi, se laver, dit la brochure (brochure du manuel du Bonheur, énonçant des règles de bonne conduite, que la sciento faisait acheter par ses adeptes pour les faire redistribuer... gratuitement à d'autres, aux fins publicitaires évidemment).


Mais à Paris, rue de la Montagne Ste Geneviève, j'ai audité une patiente dans l'entrée des WCs bouchés depuis des semaines, en plein orage: la personne étant coincée sous les gros compteurs et disjoncteurs électriques qui n'arrêtaient pas de claquer! Et j'avais essayé de déboucher et nettoyer au mieux ces cabinets à la turque du vieil hôtel minable de la secte, deux heures durant, avant de prendre cette personne en séance. Débouchage sans succès, car cela faisait un mois que c'était bouché. Un mois, avec 100 à 150 personnes défilant dans l'org chaque jour : le plan de dépenses ne permettait pas de remédier à cette extra-merde. On n'avait qu'à "confronter" la merde, puisqu'ils aiment tant parler de leur "haut niveau de confrontation". Peut-être, mais quelle règle doit-on suivre, "être bien propre"? "confronter", ou "envoyer du fric au grand chef", qui ne vous laisse même pas de quoi  payer un plombier pour déboucher les chiottes, pendant qu'il dispose gratuitement de majordomes, soubrettes, femmes de ménage gratuites et secrétaires en quantité infinie , payées sur le compte de l'association sans but lucratif?

Plusieurs autres ont dû auditer un préclair-patient dans une minuscule salle de bains; le préclair était obligé de passer dans la baignoire pour aller s'asseoir dans un demi-mètre carré, et l'auditeur, de raccourcir de moitié son stylobille pour qu'il puisse passer sous la tablette de lavabo. Vous pouvez ne pas me croire, je vous jure que c'est vrai, et je ne suis pas le seul à l'avoir expérimenté.
Une autre fois, j'ai dû "auditer" une fille enceinte sur une sorte de mezzanine de vieux plancher, au dessus d'un garage vieillot, le tout étant encombré d'objets hétéroclites et hors d'usage; il fallait de surcroït accéder à ce genre de  "salle d'audition" en montant à l'échelle; pas de fenètres, une mauvaise ampoule nue au plafond: il fallait vraiment en vouloir. Hubbard ne conseille-t'il pas les beaux locaux en ordre et nets ?

Une autre fois encore, j'ai dû auditer un préclair la nuit, sans lumières, pendant deux heures - j'écrivais à tâtons et j'essayais de lire quand même l'électromètre à la lueur des lampes de la rue: Hubbard dit de bien entretenir les objets qui vous appartiennent. Cela se passait à l'organisation de Copenhague, la Mecque européenne de la secte - j'imagine qu'ils avaient payé leur électricité un peu trop tard dans la soirée - et les règles ultra strictes d'audition ne me permettaient pas d'interrompre la séance avant que l'on finisse certaines étapes de la séance.

J'avais visité le local des staffs de la Direction européenne, également à Copenhague; on m'avait montré la pièce réservée aux enfants du staff. Celle-là était chauffée (les fins d'automne danois, ce n'est guère chaud). Mais horreur, horreur des horreurs, il y avait une dizaine de gamins et gamines en bas âge ou nourrissons logés dans 15 ou 16 m2, avec pour unique espace disponible de petits couloirs de trente centimètres entre des lits et berceaux tout à fait désassortis et disparates, pas de fenêtre donnant la moindre lumière du jour  à 11 heures du matin (doubles rideaux tirés, sans doute pour éviter de dépenser du chauffage?), une seule ampoule minable au plafond, et le pire, c'est que ça puait les draps sales, le caca de bébé, l'urine et les vomissements. Et les mères de ces enfants acceptaient ce traitement ? Je croyais qu'Hubbard avait écrit dans le manuel du bonheur d'aimer et d'aider les enfants.

A une autre période, à Copenhague, des staffs n'avaient carrément pas droit au chauffage en plein hiver; il faisait 2°C dans les chambres. Des chambres où les lits gigognes s'empilaient parfois sur cinq hauteurs... et sans autres armoires où ranger leur linge que celles qu'ils s'achetaient, ou qu'ils rachetaient à ceux qui avaient besoin d'argent. Hubbard dit pourtant de s'épanouir et de prospérer. Un jour, un incendie a failli règler ce problème, définitivement : un de mes fils l'a vécu. Ils étaient quand même au boulot à l'heure le lendemain matin: qu'ils n'aient pas dormi n'importait pas du tout au gros porc d'Hubbard, il lui fallait son Chiffre d'affaires au complet.

 

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