Scientologie: menaces de meurtre envers des critiques 

Scientologie et scientologues : menaces et tentatives d'assassinat.

On se souvient d'avoir vu à la télévision l'ex-ministre Alain Vivien, en 2000, expliquant avoir reçu des menaces, et devant se faire protéger en permanence par des fonctionnaires de police.

Mike Rinder, N° 2 légal de la secte dans le monde, a dit et confirmé par écrit au congrès de l'association internationale des scientologues en 2001 : "Nous ne nous arrèterons pas avant d'avoir anéanti tous ces SPs". (Un SP, c'est quelqu'un qui n'est pas d'accord avec la secte.)


Voici d'autres exemples connus - en plus des deux condamnations globales à mort signées d'Hubbard
(cf ici)

Menaces de mort recues par des critiques de la scientologie en allemagne

(auteur: Martin Ottmann)

Incidents impliquant des menaces ou appels anonymes en Allemagne par des gens ayant quitté la scientologie et/ou ayant critiqué la secte. Certains sont allés jusqu'au procès et, pour trois d'entre eux, une relation est apparue entre ces menaces ou appels et un individu scientologue.

1) Constanze Elsner, Munich 1973

"Der Spiegel", No. 1/1973, p. 46 (Document 1):

"Munich 53 12 71

La secte américaine scientologie tente d'intimider et terroriser ses critiques à Münich.

Voici un mois, la journaliste de radio Constanze Elsner, 23, faisait une enquète. Elle désirait savoir ce que fait la secte scientologue à Münich. Les sectaires, allergiques à la critique, eurent tôt fait de penser que le manuscrit pourrait contenir des détails fâcheux.

Ils tentèrent en premier lieu d'empècher la retransmission de l'émission à la Radio Bavaroise en menaçant de "poursuites en justice". N'ayant pas obtenu de réactions de la radio, Constanze Elsner n'eut plus une minute de paix.

Son téléphone commença à sonner sans cesse, tard dans la nuit. Des voix masculines lui promettaient qu'elle mourrait le lendemain.

La journaliste se fit surveiller sa ligne par les Télécoms et retracer les appels qu'elle recevait. Un autre journal, le Westfälische Rundschau' détailla les faits en novembre et désigna la personne menaçante comme étant Hermann B, porte-parole de la scientologie à Münich et chef de l'organe de presse de la secte, "Freiheit".

Etant donné que Hermann B était déjà en Angleterre, les scientologues y allèrent d'un bluff supplémentaire: le successeur de Hermann B., Martin Ostertag, écrivit une dénégation officielle destinée à "tous les journaux et Offices de relations publiques".

Résumé de la dénégation: "Puisque Hermann B était en Angleterre, ces soi-disant menaces de mort étaient l'un des pires mensonges proférés sur notre église", et il fallait "en tenir Constanze Elsner pour responsable".

En effet, Hermann B n'avait pas appelé: le journal s'était trompé. Le Bureau Telecom de Münich n'avait pas enregistré l'appelant, mais la connection. Qui provenait du 531271, Hermann B. , Lindwurmstraße 29' Munich 2.


Etant donné qu'Ostertag ignorait ce détail enregistré par les Télécoms, il nomma sans le savoir comme adresse de contact dans son document ... le Lindwurmstraße 29, téléphone 531271 - un numéro dont se servait encore l'Office des relations publiques scientologues - Presse à Münich.

La secte demanda une injonction et une révocation contre les quatre affirmations de la journaliste Constanze Elsner pour cette transmission du 22 octobre.

La Cour Supérieure de Münich annonça dans un jugement du 4 avril 1974 qu'on ne pouvait maintenir l'affirmation selon laquelle la scientologie avait tenu la journaliste éveillée plusieurs nuits d'affilée, "bien qu'il ait été indicutable que les appels provenaient de la ligne du plaignant [scientologie] prise au nom du scientologue Hermann B.." (procès No. 11 O 345/73)




2) Uwe Birnstein-Warnecke, Hambourg, 1992

"Stuttgarter Nachrichten", 9 Octobre 1993, p. 10 (Document 2):

La porte-parole de la secte condamnée pour intimidation

Hambourg (AP) "Le tribunal de district de Hambourg a condamné la porte-parole de la secte scientologie, Gisela H, pour diffamation et tentative d'intimidation à une amende de 9600 Marks. Cette dame de 48 ans a menacé l'auteur d'un article contre qui elle était en colère. "Ta dernière heure a sonné". Le tribunal considéra cette déclaration comme une menace sérieuse et non comme une remarque de rustre, comme l'aurait voulu la défenderesse auteur de la remarque.

Jugement en Appel, citation (Document 3):

(Case No: 707 Ns 201/93). Gisela H. a fait appel de la décision. Le Tribunal Supérieur de Hambourg a acquitté H. de sa menace et intimidation le 12 décembre 1994. Le jugement explique les circonstances ayant conduit au procès (résumé):

Les journaux Deutsches Allgemeines Sonntagsblatt et Morgenpost publièrent l'article de Birnstein-Warnecke. La défenderesse le lut au Centre "Presse" de "l'église de scientologie" le 20 juillet 1992. En colère, se sentant désappointée et trahie du fait que la scientologie avait communiqué avec le journaliste, elle décida de l'appeler. Elle en parla à deux témoins scientologues.

La conversation suivante eut lieu:

Scientologue: 'Ta dernière heure a sonné'

Birnstein: "C'est à dire?"?'

Scientologue: 'Que veux-tu que je te répondes à ça?'?'

Birnstein: 'Personne ne m'a jamais dit ça. Je n'ai donc pas eu à y réfléchir.'

Scientologue: Ca signifie que vous n'avez pas le droit de nous appeler, que ce soit de la part du journal Taz ou d'un autre.'

Birnstein: Mais ça ne correspond pas à la signification complète de "Ta dernière heure a sonné "

Gisela H.: Je persiste à me taire sur le restant. Je laisse ça à ton imagination débridée.

Le tribunal estima qu'il n'y avait pas offense envers le plaignant, bien qu'elle précisait que la "défenderesse avait eu cette intention d'intimidation."




3) Christian Jung, Heidelberg 1995

"Stuttgarter Zeitung", 5 Décembre 1995, p. 7 (Document 4):

"Scientologue condamnée pour menace de mort

uwi. Heidelberg.

Le tribunal de Heidelberg a condamné un adepte scientologue à une amende de 4000 marks. Cet homme de 45 ans avait coincé le président des Pupilles du CDU, Christian Jung, en chemin vers l'école. Le commerçant scientologue avait accusé le président de le ruiner financièrement et psychiquement et l'avait menacé par ces mots: "Il s'agit d'une vraie menace de mort par un vrai scientologue".

Il insultait ensuite cette personne par lettre, et malgré la condamnation, recommençait quelques mois plus tard.

(Pour autant que je le sache, le scientologue a fait appel mais la Cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal. J'attends les pièces - Martin Ottmann)

PS: j'ai également été menacé directementd e mort par écrit à deux reprises par un type inscrit en Belgique.





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