LE SECTICIDE
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"The Times", London, 3 janvier/2000 - FILM : MAGNOLIA  


 Original anglais:
http://www.the-times.co.uk/news/pages/tim/2000/01/03/timartcin01001.html?999


Comment vous va votre gars aux yeux bleus, Mr laMort? Sean Macaulay se complaît à voir évoluer allègrement Cruise pendant le tournage dans Magnolia.

Trouvez-les, trafiquez-les, et baisez-les

Au bout de son premier mois d'essai à l'exploitation aux USA, le film de Paul Anderson, Magnolia, part en tournée au Royaume Uni. C'est animé par les bavardages de Cruise, roulant des mécaniques à sa façon, en gourou sexuel des rues. Mais, tout comme pour Boogie Nights, film précédent du même directeur de production, Magnolia risque d'attirer plus de critiques que de spectateurs enchantés.

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Voyons pourquoi certains spectateurs ont si vivement réagi à la projection. Ca trahit les espérances du spectateur, pas les caractères! Anderson utilise proprement sa caméra, c'est encore une bonne imitation à la Scorsese. C'est aussi un bon travail de direction d'acteurs. Le plus impressionant, c'est la transformation de Cruise en gourou sexuel de la rue, du genre "Séduire et detruire". La parodie est trop exagérée pour tenir, mais quand donc Cruise a-t'il pu convaincre pour le dernière fois qu'il possédait un tant soi peu d'auto-dérision? A vrai dire, est-ce que c'est jamais arrivé?

La marque de fabrique des bavardages de la star ressemble à du revenant aux stéroïdes façon scientologie. En comparaison de la potion laborieuse administrée dans Yeux Fermés (Eyes Wide Shut), c'est du feu d'artifice. En gonflant sa Personne, Cruise peut encore recourir à l'indignation (c'est son habitude pour gonfler les scènes), mais il ne s'agit plus d'indignation réaliste. Voilà de quoi mettre en déroute quinze années d'enflement du toupet.

Cruise démontrait une vulnérabilité dans Jerry Maguire, un tardif retour à la gaucherie de Risky Business. Mais là, il est allé plus loin. Il a démontré l'escroquerie.

C'est bizarre de le voir jouer faux ici, dans ses meilleures scènes- de façon identique à son jeu sincère ailleurs. Front froncé, muscles du menton serrés, regard laser, ça c'est du grand art. Pauline Kael l'a qualifié il n'y a pas si longtemps d'acteur le plus frauduleux depuis Robert Taylor. Mais dans Magnolia, Cruise sonne juste comme un porc, allant jusqu'à descendre sa culotte et montrer son slip (heureusement rembourré) pour désarçonner une fille venue l'interviewer. C'est la méchanceté qui lui va le mieux. Et si Anderson se sent fier de cette découverte, il la mérite.

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