LE SECTICIDE
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Tom Cruise - Nicole Kidman: mais qu'est-ce qu'ils tiennent tant à cacher? 


 


en anglais sur:

(A la Une du journal Sunday Times)

http://www.sunday-times.co.uk/news/pages/Sunday-Times/frontpage.html?999

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autre article en français, sur le même sujet: Roger Ebert dans le SUN-TIMES

18 juillet 1999

OPINION

ENNEMI DES GENS?

Tom Cruise

Voilà un job qui risque fort d'effrayer les plus gonflés des correspondants du showbiz. Votre mission, si vous l'acceptez, consistera à obtenir un entretien avec Tom Cruise sans jamais lui jurer que vous ne direz plus le moindre mot de travers à son sujet.

Avertissement: toutes les cassettes de votre interview s'auto-détruiront dans les 30 secondes après les avoir écoutées. Sinon, vous serez poursuivi en justice. Ce n'est pas une blague.

Si l' on en vient à la paranoïa, la star de "Mission Impossible" doit être classée virtuose en chef. Le titre de son dernier film [EYES WIDE SHUT] est vraiment adapté, puisqu'il était interdit aux membres de l'équipe de tournage de le regarder dans le blanc des yeux.

Les Cruise ont même exigé que les ouvriers construisant leur maison d'Hollywood se détournent quand le précieux couple apparaissait. Voilà le type de comportement propre à pousser des types normaux à se demander ce que peuvent bien vouloir cacher Kidman et Cruise.

C'est peut-être l'élégance de Tom, si nous en jugeons par son apparition en jeans et tee-shirt miteux lors de la première de "Eyes Wide Shut"? Il s'agit manifestement là des nouveautés en matière de mode hollywoodienne: si on se déshabille à l'écran, plus la peine de s'habiller en scène.

A moins qu'il ne s'agisse du bras d'honneur au reste de la planète, inné chez un homme qui se fait déménager par avion toute sa salle de gym perso en Angleterre pour pouvoir conserver ses biceps pendant qu'il tourne? Ou qui dépense quelques 60000 F annuels en soins de beauté masculins? Ou qui insiste pour qu'on lui fournisse son zinc privé sous pression durant le tournage, des fois qu'il aurait à répondre aux appels téléphoniques pressants et devoir aller conseiller sa femme pendant qu'elle fait sa tournée des magasins?

Ce qui a des chances de se produire plus souvent qu'on ne le croit, vu les conditions qu'impose le couple Cruise à quiconque désire travailler avec lui. Les domestiques doivent leur signer un contrat de confidentialité propre à faire rougir même le Majordome de Buckingam Palace.

Ceux qui pourraient les observer pendant qu'ils s'embrassent, puis être tentés d'en parler, risqueraient de devoir payer des pénalités de millions de francs. On s'étonne même que Kidman et Tom nous autorisent encore à voir leurs films.

Ils se considèrent missionnaires tacites d'une des sectes les plus effrayantes - dont le succès doit sonner l'alarme - l'église (auto-déclarée) de scientologie. Cruise a reçu une éducation catholique romaine et fut tenté par la vie monastique, ce qui pourrait expliquer son long flirt avec le célibat. D'après sa première femme, Mimi Rogers, "il tenait à conserver la pureté de son instrument".

Pas difficile de piger pourquoi la religion fantasmée par le multi-millionaire avide de secret l'a tant attiré. Mais M. Crise Contrôle tend à sortir de ses gonds si on se gausse de sa foi, en dépit du fait qu'une des bases essentielles de la scientologie affirme que nous serions des aliens, renommés ici-bas des Thétans (on est surpris d'apprendre que les aliens connaissaient l'alphabet grec). Quand Mel Gibson a essayé de rire à ces dépens-là, Cruise a passé en mode balistique.

Peut-être n'apprécie-t'il pas l'idée qu'il viendrait de la même planète que nous? Nous serions assez d'accord avec lui.



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Note du traducteur: l'interdiction de regarder Cruise en face est d'autant plus ridicule que la secte enseigne, dès le premier exercice de son cours de communication, les scientologues à se regarder des heures durant dans les yeux, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus du tout gènés et qu'ils n'aient plus aucune réaction.

Je suis prèt à parier que Cruise crève de peur qu'on ne découvre ses vices en le regardant ainsi. Sans doute les réserve-t'il aux petits malins des services secrets de la secte, comme arme future de chantage à son encontre? Pas vraiment futé de sa part. (voir ici)




en anglais sur : http://www.suntimes.com/output/eb-feature/ebert16.html
Copyright Chicago Sun Times, 16/7/99

Les stars perdent de leur lustre aux mains de managers trop méfiants





ROGER EBERT SUN-TIMES

Les journalistes invités à interviewer Tom Cruise et Nicole Kidman la semaine dernière reçurent un document étrange sur leur fax. C'était un "accord" de deux pages dépourvues de blancs qu'on leur demandait de signer avant d'être admis en présence de la superstar. On exigeait d'eux qu'ils acceptassent ce qui suit avant l'interview:

* Si "l'Artiste" l'exigeait, toute partie de l'entretien pourrait être effacée.

* Les "gaffes" ne seraient pas rapportées.

* L'entretien était valable cette seule fois et ne pourrait jamais reservir.

* L'entretien ne pourrait être utilisé pour promouvoir la publication sans que l'Artiste y ait consenti (c'est à dire pas de page "Une" ou de "Demain, nous parlerons de..."

* L'interview ne donnerait pas une image négative ou péjorative de l'Artiste.

Et ainsi de suite au long des 12 paragraphes numérotés.


D'un point de vue légal, cet accord était étrange, la partie contractante n'étant pas indiquée: il restait la place pour une seule signature, celle de l'intervieweur, le document ne spécifiant aucune autre partie contractante: ce n'est plus un contrat, mais un serment de loyauté.

Je devais rencontrer Cruise à Los Angeles le lendemain de l'avant-première de "Eyes Wide Shut", et j'ai évidemment informé les agents de presse que je ne signerai ce type de document sous aucun prétexte. Autrement dit, tant pis pour l'interview avec Cruise. Mes patrons me soutenaient: la politique du journal ne consiste pas à faire écrire nos articles par les agents des stars.

On eût tôt fait de me répondre: "Je n'étais même pas censé recevoir ce document! - Il n'était destiné qu'aux entretiens télévisés, pas aux journaux". C'est tout aussi bizarre, car le document contenait les termes "impression", "éditeur" et "publication", mais pas la moindre mention de télévision.

Je suis allé à Los Angelès où j'ai eu un entretien correct avec Tom Cruise, franc et bien disposé. Peut-être ignorait-il la cuisine derrière son dos? Il est désormais au courant, car cet accord a soulevé une gentille tempète dans les médias sur les méthodes nouvelles utilisées par les agents pour gérer l'image de leurs clients.

Chacun sait que peu de magazines "populo" ont accès au stars avant d'avoir accepté une longue liste de conditions et que l'agent n'ait accepté le journaliste. Parfois même, ils demandent un droit de regard sur les photos et les titres.

Les shows TV se nourrissent volontiers des frasques des stars. Signent-ils ce type d'accord? C'est leur secret. Nous avons pas mal aperçu Cruise et Kidman ces derniers jours. Diane Sawyer de CNN n'a certainement pas accepté ces conditions pour avoir Cruise et Kidman sur son plateau. Je pense.

Il fut un temps où aucun agent n'aurait osé présenter un document aussi absurde à un journaliste qui se respecte. Ce temps n'est plus; de nos jours, la quantité de publications et les tirages sont propulsés par les visages célèbres et leurs existences; nombreux seront ceux qui accepteront de vendre leur âme pour entrer dans la danse. Si TVs et autres médias refusaient mordicus de jamais signer ce type d'accord, la pratique s'éteindrait d'elle-même: les stars ont autant besoin de la publicité des médias que les médias ont besoin d'elles. Si ça continue, c'est que certains ne sont que trop heureux d'en passer par là.

Voici pas mal de temps, j'avais passé à sa villa de Malibu, quelques heures avec Lee Marvin - fort arrosées de bières. Sa petite amie est arrivée. Un peu plus tard, c'est son chien qui est arrivé, ramenant une petite culotte entre les dents, mais... pas celle de sa copine.


"Sale Chien!" s'est écrié Marvin.

C'est arrivé, je l'ai fait passer. Etait-ce un portrait négatif ou péjoratif de l'artiste?

Quelques années après, j'ai revu Marvin. "J'ai bien aimé l'histoire, m'a-t'il avoué. Je me la raconte!"

Les acteurs étaient plus passionnants à cette époque, parce qu'on le leur permettait. Les voilà transformés en bètes de course, soigneusement dressés et pansés, uniquement autorisés à courir trois minutes d'affilée et sous la conduite d'un jockey approuvé.

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