LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

Sectes - scientologie - criminalité - escroquerie : témoignage d'un des meilleurs "techniciens" de la planète

Ce témoignage d'importance capitale est apparu en 1997 pour la première fois sur le forum internet alt.religion.scientology, expédié par des voies anonymes. Il est vraisemblablement l'oeuvre, d'après la description donnée de lui-même par l'auteur, de Pierre Ethier, canadien français, un des meilleurs auditeurs du plus haut niveau - Classe XII - en scientologie, qui a quitté la secte en 1992.

Il est très très probablement véridique, car il paraît impossible d'inventer les noms et postes tenus ou le déroulement des actions sauf à les avoir vécus. Il contient indubitablement aussi des erreurs de détail, provenant essentiellement des cas que l'auteur ne connaissait que par oui-dire.

On notera que 23 mois après son départ, il continue d'appeler la scientologie "église" ou religion, ce qui démontre - pour moi - qu'il n'était pas tout à fait débarrassé des endoctrinements.

Il met à jour des séries d'escroqueries, fraudes, malversations financières et "techniques", promesses non tenues, vols, abus de confiance, tromperies sur la qualité, faillites frauduleuses, incitations au suicide, cavalerie, non-assistance à personnes en danger, non paiement des cotisations sociales, homicides involontaires ou pas, harrassement, emprisonnement illégal, médecine illégale, violations en série des droits de l'homme, incitation au divorce, incitations possibles au divorce ou suicide s'achevant en catastrophes aériennes (Boeing dans la rivière Potomac), chantage, décès durant l'audition etc.

Il y est aussi question de la fille du président de la banque mondiale, de diverses stars, du plus gros marchand d'armes connu alors, et d'autres célébrités.

Que le lecteur veuille bien excuser les parenthèses explicatives - nécessaires pour ce que je désirais faire avec ce document traduit. Quelques passages en couleur insistent sur certains aspects importants.


Voici la première partie de votre questionnaire et les réponses; j'ai été très occupé ces derniers temps et le reste suivra; j'espère que cette information vous sera utile.

Question 1: tromperie utilisée pour obtenir de l'argent des membres en se servant de leurs cartes de crédit, ou de prèts auprès des organismes ou des familles?


Réponse: j'en connais beaucoup. Tactique prévalant en Suède, France et Espagne: faire emprunter aux adeptes du public [ci après dénommés des"publics" ou clients, ou préclairs, ndt] en divers endroits en taisant le fait que d'autres emprunts sont en route. Je me souviens d'une fille suédoise; je lui ai fait un important "sec-check" [questionnaire de genre policier, le patient/préclair étant branché à l'électromètre, dont la secte se sert pour tirer les "péchés des clients. Exemple de question: "As-tu déjà volé de l'argent à la scientologie?" Il faut aussi savoir que fondamentalement, les vérifications de sécurité sont des actions disciplinaires]. Cette suédoise, Ingrid Ostlund, avait emprunté à 17 banques à Stockholm pour payer son Pont [le "Pont" est l'ensemble des nombreuses étapes techniques de la secte, prix: environ 400000 dollars]. C'est le représentant de Flag [QG scientologue en Floride] qui l'y avait incitée. Sa mère, Vega Ostlund, avait aussi pris plusieurs prèts, mais d'envergure moindre que sa fille.

Une FSM suédoise active [FSM: Rabatteur scientologue à qui la secte paye des commissions de 10 à 15 % sur les affaires qu'il amène], Leana Akesson, qui fut aussi ma patiente/préclair, exporta cette habitude de faux prèts en Espagne, où elle était également très active. J'ai fait des sec-checks à des gens ayant pris des prèts excessifs sous de faux prétextes, après qu'elle les y ait incités. Il y eut plusieurs pataquès qui en découlèrent, et une Mission de CMO [un organe scientologue au sommet de la secte] fut expédiée là-bas pour "manier". Leana Akesson fut la première personne ayant achevé OT 8 à être "déclarée suppressive". [ce qui reviendrait à être 'excommunié' chez les catholiques, ndt]. On trouve son nom sur la liste de "Personnes suppressives" de Factnet.

J'ai fait un sec-check à Javier Munoz, espagnol ayant achevé OT 8 aussi, peu après qu'il ait terminé (on m'avait ordonné de le faire alors que je n'étais qu'au niveau OT 7, puisque j'étais le seul auditeur de ce niveau, et qu'ils avaient raté le sec-check en anglais, puisqu'il ne parlait pas un mot d'anglais). Je n'avais d'ailleurs accepté de le faire qu'après avoir reçu ordre formel du C/S supérieur International et de l'Inspecteur Général pour la Technique. J'avais déjà audité cet homme depuis l'éligibilité pour les niveaux OT jusqu'à la vérification de Solo NOTs [en résumé, sur tous les services supérieurs secrets délivrés dans la secte, ndt].

En France, les deux représentants de IAS [I.A.S. = association internationale des scientologues, c'est à dire une partie de la secte qui fait payer des cartes de membres valant de 2000 à 250000 dollars par personne, sans autre compensation qu'un titre de membre], tous deux OT 7, étaient mes amis et furent déclarés suppressifs. Ils avient obtenu des donations pour IAS en faisant emprunter de l'argent auprès de clients scientologues riches. En raison de l'énorme pression exigée pour avoir de l'argent IMEMDIATEMENT, et vu qu'il fallait quinze jours pour débloquer un prèt bancaire en France, on avait trouvé pratique de faire signer des traites de cavalerie (illégalement) à des hommes d'affaires, en attendant que les fonds soient déblqoués. C'était une méthode intéressante et gratuite pour avoir un prèt à court terme. Mais l'un des gars n'a pas remboursé, et l'effet domino a fait chuter une vingtaine d'autres gens, dont certains avaient des obligations légales à règler à des créditeurs non-scientologues, ou avaient des marchés officiels.

Une Mission de CMO fut expédiée, et Dominique Pizzinat, un OT 5 qui était également mon ami et mon préclair/patient, fut remboursé de TOUTES SES DONATIONS à l' IAS. C'est la première fois que ça se produisait. C'est CMO International qui ordonna de rembourser ce "patron scientologue", qui avait donc payé au moins 40000 dollars de carte de membre. Pizzinat était patron d'une association appelée Ecole du Rythme, dont une bonne partie des profits filaient vers la scientologie. Il est question de lui dans le livre "L'Enfer des Sectes" publié en France.

Un autre remboursement intervint chez IAS: Heilig et Follouis, deux "Patrons Méritoire Or", le seuls de ce "rang" à l'époque, furent remboursés de 2 millions de dollars.

J'ai fait des sec-checks à plusieurs autres clients sciento impliqués dans cette escroquerie.
L'un d'eux venait d'Angers et m'a dit comment on l'avait contraint à agir. A Lyon, il y a un procès pour escroquerie. Parmi les inculpés, on trouve Danièle Gounord, un de mes préclairs de longue date, présidente de l'église de scientologie de France, que j'ai auditée amplement sur les vérifications de sécurité.

Bien que je ne me souvienne pas des actes illégaux qu'elle ait mentionnés, je me souviens que l'église finançait l'impression de tracts contre l'ADFI (équivalent au Cult Awareness Network, en France) pour l'attaquer. Le tract ne donnait que des généralités et il était diffamatoire: je l'ai vu. Jean Michel Brolles, prètre catholique dans un petit village, a fait financer son "Pont" scientologique à Flag [Flag = QG technique scientologique aux USA] par des paroissiens du midi de la France et par des belges. Il a fait les "3 Listes" et jusqu'à OT 8 [coût approximatif à l'époque de ces services: environ 1 million de F, ndt]. Je le connaissais depuis le soir où il a découvert la scientologie et c'est moi qui lui ai fait le procédé d'éligibilité pour le niveau OT 8. Pour payer la scientologie, il s'est servi de fonds destinés à des oeuvres charitables.

Albert Jacquier, riche client suisse, fut très bouleversé d'avoir payé 300000 dollars de prèts à des scientologues pour prendre des services à Flag, et de ne jamais les revoir. Il a tenté de se suicider après avoir achevé OT 7 et que [la secte] lui ait refusé OT 8, alors qu'on le lui avait promis et qu'il l'avait complètement payé. Il se trouvait virtuellement alors en position de destitué. Je l'ai audité chez lui à Dunedin, banlieue de Clearwater [où se trouve Flag, le QG technique scientologique] après un accident de moto au cours duquel il "désirait mourir".

J'ai moi-même prèté de l'argent sur demande du capitaine de l'organisation de services de Flag à l'une de ses employées. J'ai en effet prété 2500 dollars à Lisa Baumgarten pour qu'elle puisse rembourser American Express après avoir trop dépensé, afin de lui éviter d'être expédiée devant les tribunaux. Lisa était D/FCCI PO pour Call-in [un poste d'appel de clients, ndt]. On m'a caché le fait qu'elle avait déjà quitté trois fois de suite la Sea Org [Organisation maritime de type informel et non enregistrée , supposée contenir les élites scientos, qui sert de bras actif et vengeur à la secte, ndt]; on m'a aussi caché qu'elle était un ex-droguée. Peu après le prèt, elle quitta, et la scientologie la déclara suppressive. On m'interdit de faire la moindre tentative pour qu'elle me rende l'argent emprunté sous prétexte qu'elle était "Personne Suppressive" et moi, membre de la Sea Org. Elle ne me rendit pas un sou. [nota du traducteur: en réalité, la scientologie volait probablement ici un de ses meilleurs techniciens au monde, car on peut être quasi certain que le secte avait réengagé cette dame en lui faisant verser des sommes dues à l'organisation au titre de dette de déserteur; c'est un autre système utilisé pour dissuader des staffs de quitter la secte, qui consiste à leur faire payer de soi-disant formations reçues en tant que staffs - s'ils s'en vont avant la fin du contrat d'un milliard d'années.

Les 2500 dollars sont vraisemblablement rentrés dans les caisses scientologues.]

J'ai aussi prèté 2000 dollars à King Peeters pour qu'il puisse entrer [ou revenir, la traduction est ici incertaine] à la Sea Org. Il paya 30 % de sa dette et vint à la Sea Org. Il s'en alla avant de rembourser et ne paya pas un miette ensuite. J'ai les documents de dette signés par ces deux personnes.


Question 2: Fraude, tromperie, tactiques de forte pression utilisées en scientologie dans la vente, la publicité, ou lors des actions des "Registrars" [les marchands de la secte, ndt]


Réponse: Certes. Des tonnes parmi mes patients ont été très bouleversés par les fausses promesses des registrars. Le cas le plus infâme concerne Martha Higareda, une riche femme d'affaires mexicaine. On lui fit verser plus de 2 millions de dollars US pour payer les cours d'étudiants [en scientologie] mexicains. Une bonne part fut dilapidée en livres et électromètres inutiles. [électromètre ou e-meter = l'engin de mesure "mentale" de la secte, un genre élémentaire de détecteur de mensonges, ndt. Par ailleurs, il courait le bruit en 1980 que le président mexicain de l'époque était scientologue, c'est ce que disaient les services secrets "GO", renommés OSA]. Les Registrars avaient leur commission de 15 % au passage. La fraude, c'est que certains étudiants [mexicains] obtenaient leur électromètre gratuit et le revendaient en empochant l'argent. [un e-meter vaut environ 35000 FF, ndt]. Martha Higareda quitta la scientologie. Etant son auditeur depuis longtemps, j'étais le seul à Flag qu'elle respectât vraiment. Elle était sans cesse outrée par les tactiques de pression exercées pour qu'elle "donne" des sommes. Elle devint de plus en plus délicate à manier. Je fus finalement le seul à Flag à pouvoir la calmer. Elle ne parlait pas anglais. Elle finit le niveau OT 5.

Francesco da Pasquale, un autre de mes préclairs, fut débité de 2000 dollars de plus qu'il ne l'avait autorisé sur sa carte de crédit. Il en était furieux, car il n'avait pas donné son accord, et ça l'avait mis dans le rouge. J'ai souvent entendu parler de registrars de Flag, tels Per Almquist, débiter des clients sur leur carte sans leur accord: dès que Flag avait fait un premier débit, la scientologie connaissait leur numéro dans les dossiers, et pouvait débiter d'autres sommes dès qu'il voulait. Au cours des années passées, se procurer de l'argent se faisait de plus en plus par téléphone. On considérait le courrier comme trop lent et on se servait surtout du téléphone. On effrayait et on les menaçait les gens pour leur faire acheter quelque chose.

Autre exemple typique: l'affaire d'OT 8 en 1990. Le public scientologue ignorait que peu après avoir achevé OT 8, plusieurs personnes étaient mortes. Trois jeunes quinquagénaires étaient morts du cancer, dans les mois qui suivaient leur achèvement d'OT 8. Résultat, le C/S [superviseur des cas] du niveau fut expédiée au RPF [le goulag privé de le secte, ndt]; il s'agissait de Laura de Wolfe, épouse de Milton de Wolfe qui avait été emprisonné à cause des activités du GO [GO = Guardian Office, ancètre de OSA, services secrets de la secte]. Milton avait fini comme patron de FSSO, l'organisation de services à bord du bateau "Freewinds" de la scientologie. La C/S qui la remplaça, Sue Walker , épouse de Jeff Walker, était l'une des premières C/S de Classe 12, Jeff était senior C/S international à l'époque. (On m'a dit qu'il avait été déclaré suppressif; si c'est le cas, il faudrait le contacter, c'était un bon ami à moi, nous nous respections beaucoup. Je ne sais ce qu'il est devenu ou s'il est revenu en scientologie; il était de néo-zélandais). Donc, Milton Walker ordonna avec chantage de mort l'audition de bon nombre des OT 8 à Flag pour faire vérifier s'ils auraient des niveaux antérieurs d'audition pas terminés (les Grades, la Procédure des Drogues, et les Sec-Checks).

Résultat, j'ai audité une douzaine des OT 8 sur ordre du C/S de FSSO, du senior C/S International, et de l'Inspecteur Général de la Tech. Personne d'autre ne pouvait auditer le public en italien ou en espagnol. (C'est à cette occasion qu'une des OT 8 me révéla en séance la terminaison confidentielle et des détails des actions entreprises sur ce niveau OT 8). On avait dit à ces préclairs qu'il devaient revenir à Flag car ils couraient le risque de mourir s'ils ne venaient pas. Firmin Sanchez, un de mes préclairs, coureur automobile deux fois champion d'Espagne, qui courait sous les couleurs de la Dianétique là-bas, en fut particulièrement effrayé et bouleversé. Il avait bien marché en audition jusque là, sur sa Procédure des Drogues, alors qu'il avait été hérioïnomane par le passé. On lui fit repayer deux intensives [soit 25 heures d'audition valant environ 25000 dollars, ndt] sur la Procéduire des Drogues de NOTs et autres actions.

Parmi les morts du cancer, je me souviens de Edith Hodkinson, habitant Edmonton ou Vancouver au Canada. Après avoir achevé OT 7, elle paya OT 8, puis s'engagea comme employée à la Sea Org. Elle avait fini son OT 7 et se réveilla quatre mois plus tard avec une énorme douleur, durant une nuit. L'hopital diagnostiqua un cancer du foie. Elle mourut quelques mois après. Sa voiture ne fut jamais transférée correctement, et c'est l'officier médical et d'autres staffs qui s'en servirent ensuite pendant quelques temps.

Une mexicaine parlant espagnol, Lucinda Martinez, s'engagea sur le staff et fut forcée à donner son service "solo NOTs", qu'elle avait payé avant de s'engager sur le staff; ils se servirent de l'argument mensonger que le staff pouvait faire gratuitement le Solo NOTs à Flag; on lui fit donner cet argent à l'association Way To Happiness [autre façade de la secte, ndt]. Ce sont les registrars qui y gagnèrent le plus: quelques centaines de dollars de commissions gagnés! Elle ne fit jamais Solo NOTs et quitta le staff. C'est une des façons typiques de faire financer ces projets. On use de tactiques de vente à la dure pour pousser des gens qui n'ont pas d'argent à vider leur compte chez FLAG pour le mettre dans des choses comme IAS, ASI, WISE ou ABLE.

En 1992, l'org de FLAG était tellement en faillite qu'elle ne payait pas ses bonus de SCA: ces bonus, les gens les obtiennent quand ils achèvent un service payant [c'est une incitation à leur faire payer le service suivant immédiatement après en avoir fini un, ndt]. Il y eut des mois entiers où Flag ne payait pas les SCA. On envoyait ceux qui protestaient sur des sec-checks. Une de mes préclairs espagnoles qui avait calculé au plus juste son voyage en prévoyant ces bonus fut coincée à Flag une semaine de plus, dut annuler son avion et payer une semaine d'hotellerie en supplément parce qu'on ne lui payait pas sa SCA , Flag étant trop en rouge pour payer.

Il y eut des tonnes de bouleversement alors, car Flag ne tenait pas ses promesses. Je me souviens de Barry Klein, un de mes patients/préclairs, qui était le meilleur rabatteur/vendeur (FSM) mondial depuis des années; il se plaignait que ses clients expédiés à Flag ne reçoivent pas leurs services. Je me souviens d'excuses sans valeur à ce sujet. Quand j'écrivis des rapports sur ces violations, la trésorerie m'attaqua et me dit "On ne peut pas payer".

En 1983-84, la police Internationale de Finances [ordonnait aux gens - mot manquant dans le texte original, ndt] de prendre de l'audition sous menace d'être expulsés de la scientologie pour toutes les vies futures. [les scientologues croient aux vies passées, ndt]. La majorité venait des Missions scientologiques [Missions: équivalent à des franchises commerciales de la secte] C'est la dernière période de bonne grimpette des statistiques de chiffre d'affaires de Flag. Depuis, la statistique du CA est plate.


Question 3: Fraude financières scientologiques, mais pas limitées aux chèques à encaissement différé; fraudes à la carte de crédit, aux prèts d'étudiants, escroqueries aux "biens spéciaux" de Author Services Inc (ASI), ou dans des transferts de biens scientologiques? [ASI: société détenant ou exploitant les droits d'auteur d'Hubbard]


Réponse: Quand j'ai reçu une bonne somme des assurances en compensation d'avoir été renversé par un chauffard alcoolique, un registrar, Per Almquist, essaya de me vendre un truc frauduleux, dont il prétendait qu'il s'agissait d'un électromètre appartenant à Hubbard en personne. Ce n'était qu'un électromètre d'une autre couleur, avec sa signature reproduite. Il en voulait 40000 dollars. J'ai refusé et il m'a harcelé jusqu'à ce que je fasse un scandale qui parvint au Capitaine de Flag. C'est le président de ASI en personne qui me dit ensuite au téléphone qu'il s'agissait d'une fraude.

Une infirmière parisenne, je crois qu'elle s'appelait Annette Quevillon mais je n'en suis pas sûr, était sur OT 7. Elle se servait d'argent qui lui avait été confié par des patients pour payer la scientologie. Je me souviens des sec-checks que je lui ai faits, elle avait peur qu'on ne découvre ça et d'aller en prison. Ces transferts entre patients et infirmiers privés sont illégaux en France. La scientologie connaissait tous les détails de l'affaire. L'église n'y voyait aucun mal puisque c'est à elle que l'argent était versé. Si l'argent n'avait pas été donné à la sciento, Mme Quevillon aurait été violemment disciplinée et l'aurait forcée à le rendre.


Question 4: Fraude ou tromperie utilisée par des groupes de façade scientologues pour recruter de nouveaux membres en scientologie, ou pour attaquer des adversaires de la sciento?


Réponse: Il existe un ordre de Flag qui dit que le public qui n'est pas "en règle" avec WISE ne doit pas recevoir de services à Flag tant qu'il n'a pas été manié à la satisfaction de WISE International. Il existe une autre règle de la Sea Org disant que les patrons de l'IAS doivent recevoir un service préférentiel à FSO, et leurs dossiers sont marqués. Ces règles sont connues du staff mais ne sont pas confidentielles. C'est même écrit sur les feuilles de routage à l'arrivée.


Question 5: des personnes ayant subi les règles du Fair Game ou dont la scientologie aurait détruit la réputation?

Question 6: Pratiques abusives ou illégales de la scientologie entourant les remboursements d'argent pour des services payés d'avance , qu'ils soient pris ou non?

[note du traducteur: il s'agit ici essentiellement d'un paragraphe démontrant les violations INTERNES des règles de la secte dans certaines circonstances, ndt] Lors d'une réunion des services Techniques, on me fit voir un avis d'Hubbard disant "L'ORGANISATION DE SERVICE DE FLAG N'A PAS DE REMBOURSEMENTS A FAIRE". Quand j'ai quitté en 1992, il y avait pour 8 millions de dollars de demandes de remboursement en cours. La règle était de payer les réclamations étaient payées par ordre de risque potentiel d'ennuis ; seuls ceux qui prenaient un avocat étaient repayés. La règle scientologue veut que rendre de l'argent soit égal à expulsion. Tout directeur des auditions et Chef de la Div. Technique voit ses statistiques pénalisées pour toute demande de remboursement parvenue durant la semaine dans sa zône, même si ses services à lui n'ont jamais eu affaire au client. Si la personne est maniée [qu'elle ne demande plus son remboursement] la pénalité est levée. Résultat? on fait des efforts pour cacher les demandes de remboursement ou l'on invente toute sorte de tactiques pour les dissiper. L'une des méthodes consiste à transférer des donations. Le client X veut un remboursement. On lui demande d'autoriser ce débit de son compte pour des livres, des éléctromètres, etc. Le riche client Y lui donne alors de l'argent ou de la marchandise ou un service pour le montant du remboursement, puisque lui-même aurait de toute manière payé cet argent à l'église. Ces transferts bidons sont monnaie courante en Division 6 [ventes, ndt]. Le motif essentiel est d'éviter les pénalités violentes (RPF - le goulag privé de la secte, ndt -, des mois sans journées libres, des journées de 18 heures d'humiliations publiques, la saisie de vos biens et refus de nourriture ou de chambrée, si le management découvre que vous n'avez pas manié le remboursement. En résumé, des tas d'actions illégales de la part de membres de l'église désespérés, qui, tout comme des héroïnomanes, sont conduits à ces extrémités afin d'essayer d'éviter davantage de punitions rudes et de pénalités.


Question 7: Toute action abusive et abus des lois sur les droits d'auteur de la part de la scientologie pour entraver la liberté de religion de ses membres, ou de ses ex-membres, ou violer leur liberté, ou les empècher de pratiquer librement la religion de leur choix?


Réponse: on m'a fait voir des exemples de gens expédiés en Comité d'Evidence [forme de jugement la plus sévère dans la secte] pour violation des Copyrights, simplement parce qu'ils avaient commis une Out-Tech [en scientologais, ce terme est très utilisé; il désigne le fait de ne pas appliquer à la lettre les écrits hubbardiens]. Je me souviens d'un de mes patients alors OT 7, maintenant OT 8, Enrique Spinoza de Los Angeles. Avec un autre scientologue, il donnait des cours sur la vente et les méthodes pour gagner de l'argent. Les cours ressemblaient à nombre d'autres qui existent de nos jours. Mais comme on enseignait autre chose que du pur Hubbard dans ces cours, et que les clients payaient ces séminaires, (presque uniquement des scientologues en fait), il fut attaqué et accusé de faire fonctionner un "groupe squirrel" [c'est à dire en fait, un groupe pratiquant de la scientologie "faussée", ndt]. On le passa en Comité d'évidence. Le document disait qu'il utilisait "d'autres pratiques" (des données non-scientologues sur la finance et l'économie). Je lui ai fait un sec-check deux semaines d'affilée à ses frais, sur ordre de la Direction, pour trouver ses "crimes". Il n'y en avait aucun. Il était manifestement victime d'une injustice de la part de chefs scientologues fantastiquement ignares.


Question 8: Dommages physiques ou psychologiques subis lors de votre affiliation à la scientologie


Réponse: durant la première année après mon départ, j'étais déséquilibré. J'avais été intégralement endoctriné à ne JAMAIS douter de l'autorité, même dans ma tête, et à CROIRE QUE LA TECH DE LRH ETAIT LA SEULE CHOSE QUI MARCHAT DANS L'UNIVERS . Je m'attendais donc à ce que n'importe quel chef saute à la gorge de tout employé qui restât sans rien faire ou qui fit mal son travail. Après tout, être "raisonnable"[coulant, cool, ndt] est suppressif. J'avais du mal à trouver du travail. Je n'avais pas grand chose sur mon CV. Pas de diplômes universitaires et 20 années à travailler dans une secte religieuse fanatique. Les rares jobs que j'ai eus étaient dans le télémarketing, la vente, la représentation. Je trouvais que je bossais pour des gens vulgaires, sans intelligence ni éducation, je me sentais mal d'en être réduit à ce niveau, car je savais que j'avais des aptitudes et une intelligence rares. J'ai fini par trouver du travail dans une société informatique après m'être intégralement formé en autodidacte.

Physiquement, j'ai développé une congestion chronique des sinus depuis 1977 depuis mon arrivée à Flag, ça n'a jamais disparu. Puisque il est impossible depuis dix ans d'avoir la moindre dépense médical approuvée par la scientologie, mes dents fichent le camp. Contrairement aux promesses écrites, les soins de santé n'étaient pas fournis quand c'était nécessaire, mais seulement fournis à ceux qui faisaient assez de scandale au sujet de leurs urgences. On a fait faire la Procédure de Purification [il s'agit de sauna et vitamines à très hautes doses, des jours voire des mois d'affilée, procédé censé débarrasser le corps des toxines] SANS RAISON VALIDE à ma femme. C'était une recrue arrivant de Bulgarie, dont le test OCA n'était pas bon, puisqu'elle ne parlait qu'à peine l'anglais utilisé dans ce test. Dans son pays, il n'y a pas de drogues, les médicaments sont distribués avec parcimonie, les insecticides et conservateurs d'aliments sont un luxe que la pays ne s'offre pas. Quelles drogues ma femme aurait-elle pu avoir dans le corps qui génerait ses progrès? Aucune. Mis à part quelques verres de vin, de l'aspirine et parfois des antibiotiques, il n'y avait rien sur sa liste des drogues etc. Elle fit le purif et ne ressentit rien, sinon des maux de têtes. Il attesta, mais elle a des troubles hormonaux depuis. Elle a consulté plusieurs endocrinologues, a pris plusieurs médicaments pour réparer les dommages créés par les très fortes doses de niacine et vitamines.

Bien entendu, il n'y pratiquement pas de supervsion du Purif donné au personnel, et l'église se lave les mains des conséquences: le purif du staff, c'est pour le menu fretin.

Au cours des derniers mois de ma présence dans la Sea Org, j'ai subi harcèlements et punitions inhabituelles. J'avais été l'auditeur Classe XII ayant la meilleure production de l'année, suivi de Minty Alexander. C'était au début de septembre 1992. J'ai calculé les heures d'audition "bien jouées" des meilleurs auditeurs classe XII; j'avais 2100 heures cette année-là, dont 1500 pour audition de "Listes"; Minty avait 1950 heures, dont 1700 de Listes, et Bodil Tucker 1800 heures, dont 1400 de Listes. John Eastment, qui était C/S senior International, arriva en mission pour préparer le terrain d'un règne de la terreur à l'organisation de Flag. Il annonça que "l'out-tech" [technique sciento faussée, incorrecte, ndt] rampait partout. Il établit la loi martiale pour tous les techniciens de Tech et de Qualifications, avec réunions obligatoires à 7h30, suivi d'un programme d'éthique [discipline, en fait] que devaient suivre TOUS les staffs, qu'ils aient ou non de bons résultats. On nous dit que nous étions TOUS out-tech et out-éthique. Nous étions sur ce programme d'éthique tous les matins, puis on travaillait ou auditait jusqu'à 23 h. Pas de temps pour manger le matin, car les petit-déjeûners n'étaient pas prèts, si bien qu'on passait toute la matinée le ventre vide et qu'on attendait que nous délivrions "de l'audition parfaite". Au bout de quelques jours de ce régime, privés d'un sommeil suffisant, de petit-déjeûners, et entendant sans cesse que nous étions TOUS OUT-ETHIQUE, je me suis effondré et j'ai commencé à m'introvertir à bloc, me demandant ce que j'avais pu faire pour que tout ça me tombe dessus. Mon audition de l'année précédente avait été superbe; j'avais manié quelques-uns des cas les plus difficiles de Flag jusqu'à des résultats mirobolants, j'étais l'auditeur Classe XII ayant la plus forte production. Il ne se passait pas une semaine sans qu'un de mes préclairs n'envoie des félicitations sur mon compte au capitaine de Flag.


[nota: suit une explication assez technique que le traducteur laisse telle quelle.] On nous ordonna à tous de faire une vidéo. Dans la vidéo que j'ai présentée, j'avais remué nerveusement la manette de TA durant le test de métabolisme, ce qui avait rendu le test moins lisible. Le reste de la séance sur Liste 10 s'était bien passé et l'électrométrie était correcte. Je n'avais pas regardé la vidéo avant de la présenter au C/S senior International. Juste avant, le C/S senior International avait publiquement menti en disant qu'il n'était pas là pour une mission d'Ethique. C'était complètement faux, car c'est le cycle d'éthique le plus coriace dont j'ai été témoin en vingt années de scientologie, et de loin le plus dur depuis 1978 (l'année où j'étais entré sur les lignes techniques de Flag et où j'ai donc pu témoigner de toutes ses activitiés techniques). On m'a publiquement ôté de mon poste et soumis à un Comité d'Evidence (contrairement aux règlements d'Hubbard, et John Eastment m'a écrit une méchante note "AS-tu ou n'as-tu pas falsifié la lecture de l'e-meter sur le métabolisme? N'AS TU PAS ECRIT QU'IL Y AVAIT UNE REACTION SUR L'ELECTROMETRE LORS DU TEST DE METABOLISME ALORS QUE TU NE POUVAIS PAS EN REALITE L'APERCEVOIR?" J'ai répliqué poliment que je n'avais pas vu la vidéo et que si je l'avais vue, mon erreur m'aurait sauté aux yeux et je l'aurai fait corriger.

John Eastment décida évidemment d'interpréter ce que je disais comme une CONFESSION d'avoir fait un faux rapport alors que je ne faisais que dire que si j'avais vu la vidéo, je me serais assuré de ne plus faire cette erreur technique, et que j'aurais donc amélioré mes auditions pour mes préclairs. Il décida sans autre consultation que je pensais que ma seule erreur était de n'avoir pas caché convenablement un "faux rapport". Il ordonna au commandant de CMO CW d'écrire une note sur le tableau des staffs me dénonçant comme un malhonnète et un menteur, sans même essayer de me confronter à ses "preuves". Quand je fus expédié en HCO, j'ai protesté qu'il y avait violation des règlements. Même le Maître d'Armes [officier d'éthique] et le Secrétaire de la Division 1 l'admirent, mais ils dirent qu'il fallait qu'ils suivent les ordres du Management supérieur, car sinon ils seraient balancés de leur poste, et eux-mêmes soumis à d'ignobles punitions.

A la même période, Minty Alexander, seconde auditeur Classe XII du top-niveau, fut otée de son poste. Elle en fut extirpée parce que le jour d'une réunion de Tech et Qual, elle était malade. (Malade, alors qu'on ne lui avait pas dit qu'à l'exception d'un certificat de décès, il fallait qu'elle y soit absolument). Elle fut également ôtée du poste parce qu'elle s'était opposée antérieurement à la suppression du "temps en famille", et pour avoir refusé des ordres verbaux de son Directeur des auditions. Sa punition: refaire l'EPF [un variante du goulag privé, mais sans dégradation directe préalable de la personne] . Il n'y avait à mon sens aucune bonne raison à cette punition si ce n'est de la casser. Elle refit l'EPF en quatre jours. Elle passa l'examen avec 100 %. Elle était bouleversée parce que le public ne recevait pas l'audition durant ce temps-là - les clients publics qui payaient 1000 dollars de l'heure pour que ce soit elle ou moi qui les audite), et elle se sentait victime d'une forme de vendetta. Elle pensa n'avoir rien manié du tout et annonça, c'était exact, que sa punition violait les règlements d'Hubbard sur la justice.

Je témoigne l'avoir entendue parler à sa propre fille en HCO [éthique]. Sa fille, agée de 17 ans, était "Chef de la Justice" à Flag à Clearwater, c'est la personne du rang le plus élevé pour l'éthique et la justice à Flag. Je me souviens exactement de ses mots: "Désolée, Maman; si n'importe qui me refilait ce genre de choses, je le ferai balancer dans l'instant et je le ferai coller en Comité d'Evidence. Mais vu de qui ça vient, je ne peux tout simplement pas le faire." L'ordre venait en effet de Marc Yaeger, John Estment et Norman Starkey. Sa punition est un exemple des punitions qui furent la marque de fabrique des principaux managers de la scientologie au cours des huit dernières années. Totalement opposé aux lois sur les Droits (Bills of Rights) des USA, l'actuel management sciento se croit au-dessus des règlements, peut faire ce qu'il veut, et croit que la punition injuste et inhabituelle est la meilleure méthode pour maintenir sa domination sur une église en train de s'effondrer. En maintenant les gens sous la terreur, en état de choc, les gens finissent par ne plus s'opposer à leurs désirs ni à les mettre en doute, ni à défendre leurs propres droits.

On finit par me dire d'améliorer mon éthique ou d'aller au RPF. J'ai commencé à rèver que j'avais saboté tous mes préclairs, que j'avais combiné de ruiner des vies, ou commis d'autres actions ignobles, alors que je ne parvenais pas à me souvenir du moindre fait précis - il n'y en avait aucun! On m'expédia au RPF, et on m'assigna Jim Sydejko comme auditeur et comme supérieur. J'ai refusé la qualification de "faiseur de mauvais produits- produits 'overts' - " car selon mes C/S, mes préclairs et mon Officer de repéchage, c'était faux. J'ai pensé que m'avoir assigné ce gars comme chef était une tentative délibérée de me casser, car Sidejko avait été déclaré suppressif par l'Inspecteur Général de la Tech en personne, quelques mois auparavant, pour avoir manqué une retenue sur un de ses préclairs: le préclair avait assigné la scientologie en justice et créé ensuite un pataquès majeur au Canada. [la scientologie croit que tous les gens qui la critiquent ont des "retenues manquées, c'est à dire des péchés qu'elle n'a pas découverts, et qu'aucune critique de son système n'existerait si elle découvrait TOUS leurs péchés, ndt]

Sidejko n'avait pas été corrigé depuis, et c'est lui qui allait être mon auditeur... inutile de dire que son audition "ne valait pas le prix". Sidejko était un fanatique et un lunatique, sa façon de penser extrèmement complexe, et c'est peut-être le meilleur exemple que je connaisse du niveau de dégradation où l'on aboutit quand on a trop accepté de dureté de la part de l'église. C'est le genre de gars qui n'aurait pas la moindre hésitation à commettre n'importe quel crime au nom de l'église, y compris le meurtre, et accepterait sans se défendre d'en prendre toute la responsabilité. Il n'est capable que d'un seul point de vue: ce qu'il croit que l'église lui a ordonné. Ca m'a alors convaincu qu'il fallait que je repense à une chose qui m'était déjà venue à l'esprit: que je devrais quitter l'église. Ma femme était toute nouvelle en scientologie, elle ne pouvait pas accepter une séparation avec moi durant des mois et des années [nota: les gens envoyés au goulag ne voient plus leur famille, ndt] Elle menaça de quitter et de créer un pataquès international.

On m'ordonna du travail physique très dur. La Maitre d'Armes, une mexicaine de 19 ans qui ne connaissait rien en dehors de la scientologie, me fit comprendre que puisque j'étais nourri et logé, j'avais intérêt à le mériter par mon travail. Elle se fichait que j'aie audité pendant 30000 heures le public scientologue, ou que j'aie produit plus de 100000 dollars d'audition rien que la semaine avant. Il a fallu que je bosse pour gagner un repas infect et que je vive dans un appartement ignoble. On m'assigna à l'organisation de Reno (Californie) où je devais travailler à démolir du bâtiment. Je devais porter des vieux moellons dans un camion. On me refusait des gants. Quand j'ai insisté que c'était dangereux à main nues, on m'a refilé une paire de gants pourris et puants, à me donner la nausée rien qu'à regarder les saloperies qui y étaient incrustées. J'ai travaillé avec les gens assignés au RPF et j'ai été effaré de leur degré de désabusement. Personne n'essayait de les traîter humainement, nul ne se plaignait qu'on lui refuse tous les droits de l'homme, droits que même des meurtriers en série obtiennent après avoir été inculpés. La crasse et les poussières dégoûtantes volaient partout, en démolissant cet bâtiment de 80 ans.

Au bout de quatre heures de ce régime, j'avais atteint mes limites physiques et je me sentais malade physiquement. Je me sentais soulagé d'avoir accepté mon assignation au RPF, mais j'aurais été incapable de partir tellement j'étais épuisé et forcé à travailler même malade. Ma jambe gauche était très sensible après cet accident grave survenu 18 mois auparavant, elle faisait mal, et commençait à devenir violette: je demandais à voir l'officier de liaison médical. Elle m'informa que Flag était trop pauvre pour payer.[dans une org se scientologie, le poste 'd'officier médical' n'exige aucun diplôme médical]. Je savais que la douleur était directement liée à ce travail pour l'église, et que l'assurance sociale paierait les frais de soins. A ma surprise, j'appris que l'église ne payait plus les primes d'assurance et que l'assurance avait été révoquée. J'en fus complètement effaré, d'autant que c'était illégal et que ça ne correspondait pas aux contrats... et il fallait que je paie moi-même toutes mes dépenses. J'ai ensuite découvert que l'église utilisait la tactique de renvoyer les staffs étrangers dans leur propre pays pour y obtenir les traîtements gratuitement, en leur faisant annoncer qu'ils n'avaient pas quitté le pays, alors qu'en réalité, ces résidents des Etats-Unis étaient expédiés pour profiter des soins médicaux là-bas. (j'explique plus loin un exemple de parjure).

J'allais voir un docteur, un scientologue qui n'eut pas honte de m'extorquer 150 dollars pour son traitement. Quand on est payé 30 dollars par semaine, ce n'est pas rien. C'est le Dr Minkoff, clinique Countryside à Clearwater. Le médecin nota mes cicatrices et l'infection, et me dit que si ça ne se réduisait pas d'ici le lendemain, il fallait m'hospitaliser. Mais je ne voulais pas, car l'église avait bien dit qu'elle ne prendrait aucune dépense médicale à sa charge, et que personne ne s'occuperait de moi. Ma femme avait à ce moment été expédiée hors du personnel et des locaux de Flag.

Ma femme s'énerva au sujet du comportement irrationnel des membres de l'église qui me traitaient comme une bète et qui lui avaient ordonné de quitter Flag et de divorcer d'avec moi, sans même me consulter. On m'ordonna aussi de "DECONNECTER" d'elle et de DIVORCER , de faire confiance à OSA pour manier les problèmes qui en résulteraient et d'accepter mon assignation au RPF. On m'enferma trois heures durant avec trois personnes: le directeur d'Inspection et rapports [discipline], le Secrétaire des Qualifications pour le Personnel [section de correction technique] et le Maitre d'Armes du RPF [section goulag], tous les trois me hurlant à quel point le RPF était un pure merveille. Cela ne me fit pas changer d'avis. Je savais que personne ne lèverait le petit doigt pour protéger l'église si ma femme l'attaquait alors - si j'acceptais l'assignation au RPF -, que je serais complètement réduit à la passivité, qu'on me le reprocherait à moi. Je savais que le staff était trop occupé à obéir aux ordres de Miscavige [le chef mondial de la secte] pour pouvoir faire son travail. Je demandais officiellement à quitter selon les règles et rencontrai plusieurs auditeurs et chefs de Flag et de CMO WWide. (le chef international était parti).

J'ai persisté et fut contraint d'aller en séance avec Sidejko. Après l'audition, je persistais encore, on me fit plus encore d'audition sur les "Faux Buts", on me fit des sec-checks. Le seul truc qu'ils auraient accepté comme résultat, c'est que j'accepte d'aller au RPF. On m'envoya en éthique pour me montrer des rapports d'auditeur. Les trois quarts étaient faux, "embellis", avec des trucages du genre époque non indiquée, ou d'autres illogismes clé. Ca aurait pu donner base à un roman d'Agatha Christie, mais ça ne ressemblait pas aux faits réels. On m'assigna alors un autre auditeur, un de mes amis, le nouveau C/S du niveau "éligibilité d'OT 8". J'ai fait toutes les actions, et un compromis a été trouvé. Puisque j'avais des problèmes physiques, dont une partie venait de l'accident que j'avais eu, combinée en réalité à un manque de sommeil, à n'avoir mangé que des vacheries, à n'avoir droit à aucune hygiène, et à toutes ces invalidations des membres de la Sea Org au cerveau lavé, j'aurais droit à une "Permission d'Absence" pour cause médicale.

Je tombai d'accord car je pensais qu'il me fallait un peu de temps et de distanciation pour y repenser. Je vis le Maître d'Armes qui m'ordonna clairemnt de divorcer comme partie du maniement. Ayant complété les étapes, je partis. Je n'ai pas fini le "Formulaire de Routage Off" car ça aurait demandé encore des séances, et que j'aurais de toute manière refusé d'écrire une "Lettre de Succès" pour ce cycle. Je n'avais plus le temps, le visa de ma femme expirant sous quelques jours, et je n'avais plus d'argent pour quitter les USA. Je décidai de voir mes parents au Canada. Mon père était malade. On m'avait refusé toute permission au cours des dix dernières années et je n'avais donc pas vu mes parents tout ce temps-là. (on refusait toute permission à la plupart du personnel de Tech et Qual à Flag depuis 1982, sauf en cas de problèmes d'immigration et de décès dans la famille). Du fait que le C/S senior International avait dit du mal de moi, nombre des staffs de Flag me tournèrent le dos et je fus "jugé et éxécuté sommairement". (John Estament fut ensuite rétrogradé au niveau C/S senior de Flag, Flag cachant ce fait en disant que désormais, le C/S senior International serait le C/S senior de Flag). A la place de balles dans la tête par le peloton d'exécution, Flag utilisa l'humiliation publique, des publications contre moi, tout en m'interdisant de me défendre. Ce que John Estament avait dit sur mon compte fut repris en HCC et par CMO, sans la moindre preuve, même scientologique, et sans utiliser les procédures judiciaires internes scientologues). On déformait mes protestations en disant que je prétendais que la scientologie ne marchait pas. Résultat, Ann Glushakow, alors C/S senior de la division Tech, me hurla dessus que je faisais de faux rapports sur mes rapports d'audition , me hurla qu'il fallait me confesser, car faire "ça" pouvait tuer des gens audités sur les Listes 10. Il fallait simplement que ça soit ainsi: pour le management supérieur, il fallait que j'aie faussé mes rapports exprès, je n'avais pas le droit d'en discuter.


Question 8: Avez-vous subi l'un des symptomes mentaux ou émotionnels suivant pendant la scientologie ou depuis que vous l'avez quittée?

  • "Flottements" dedans ou dehors, état mental altéré (dissociation)
  • cauchemars
  • amnésie
  • hallucinations ou illusions
  • phobies liées à la scientologie (par exemple, peur de ne pas réussir ou de tomber malade ou fou)?


Réponse: Oui, j'étais complètement endoctriné à penser que le monde non scientologue était une étape vers la disparition totale. Un auditeur Classe XII, le pire de tous, Jo Struthers, m'avait qualifié "d'être dégradé", parce que je devenais fou puisque "JE QUITTAIS LE SEUL GROUPE CAPABLE D'AIDER L'HOMME". J'ai trouvé intéressant d'apprendre que le temps moyen pour se remettre de la scientologie était de 24 mois, alors que ça fait 23 mois que j'en suis parti.

Quand j'ai cherché du travail, je me suis rendu compte que je ne connaissais personne qui ne soit scientologue et que je n'avais rien vécu en dehors de la scientologie. Ma femme avait empiré après le Purif. Depuis, elle avait des problèmes hormonaux, pas de règles alors qu'elle n'était pas enceinte. Elle était bouleversée. Les preuves scientifiques révèlent que dans nombre de cas, les mégadoses de vitamines et niacine endommagent le système endocrinien. Ma femme n'avait pris aucun drogue qui force à la faire passer par le Purif. Nettoyer son corps des toxines ne pouvait lui donner de gains spirituels. Ca lui a été imposé. Sa réaction négative aux mégadoses de vitamines et aux températures élevées du sauna a été prise pour une preuve que des réactions de drogues... provenaient du purif. On a un point de vue idiot sur le Purif, c'est d'accepter comme "Phénomène Final" [Phénomène Final = ce qu'on attend d'un procédé sciento, ndt] que la personne déclare "qu'elle est libérée des toxines physiques". Comment quelqu'un pourrait-il savoir la présence ou l'absence de toxines dans son corps, simplement par la pensée? La personne a lu les bulletins et le phénomène final attendu avant de commencer le purif. Quand elle en a assez, il suffit qu'elle atteste ça, ce qui lui économise quelques jours de tortures supplémentaires. Les médecins qu'elle a vus ensuite ont bien dit qu'à leur avis c'est le purif et ses mégadoses de vitamines qui avaient dû provoquer le déséquilibre. Elle n'avait aucun trouble endocrinien auparavant, comme le montrent ses dossiers médicaux en Bulgarie.

  • Incapacité a rompre les rythmes mentauc, ou pensée revenant en boucle
  • accès de violence
  • pensées suicidaires ou auto-destructrices
  • dépression recurrente et idées auto-dépréciatives
  • incapacité au travail
  • incapacité générale à achever des tâches
  • difficulté à lire, étudier, ou fixer sa pensée
  • Autres (décrire svp)


Question 8B: Pourquoi pensez-vous que les symptômes indiqués en 8a et 8b sont liés à la scientologie?

[QUESTIONS AUX ANCIENS MEMBRES DU PERSONNEL]
Décrivez ce que vous savez de ce qui suit


Question 9: Personnes hospitalisées suite à leur implication en scientologie


Je répondrai ici par une question liée: les gens dont la mort est directement ou indirectement liée à la scientologie. Voici deux histoires de crash d'avions.

Tom Clay était scientologue à san Francisco. Il était marié à Nancy, et le couple avaient deux beaux garçons. J'ai rencontré Tom pour la première fois lors d'une Tournée Mondiale de Flag en 1976. En 1978, il me fallait deux préclairs pour mon cours de Dianétique. J'ai audité ses deux fils. Je ne me souviens plus de leur nom. L'ainé m'avait frappé, car il avait douze ans seulement, et avait confessé avoir pris dans cette vie-ci "du LSD, de la mescaline, de l'héoïne, de la cocaïne, du hasch et de la marijuana". Je ne pouvais croire qu'un gamin ayant l'air aussi innocent - il ressemblait au jeune Mc Cauley dans le film "Seul à la maison"), un gosse dont les deux parents étaient des scientologues fervents, aurait pu se farcir ces drogues-là.

Quelques années après, Tom, qui était pilote, prit l'avion avec ses enfants qui étaient en visite (lui et sa femme s'étaient séparés, et elle en disait du mal depuis le divorce). L'avion a crashé, tuant le père et ses fils, je crois vers le Lac Tahoe. Ce n'est que bien plus tard que j'ai su l'histoire dans les dossiers d'audition de Nancy: je faisais un sommaire des erreurs de son dossier. Elle était alors OT 8. Elle s'est remariée ensuite à un gars dont j'ai oublié le nom. Peut-être bien qu'il est sur le staff de la Maison Blanche. Je me souviens d'avoir lu dans son dossier que son deuxième mari était en position idéale pour influencer, il avait un poste très important "très proche" du Président des Etats-Unis. Nancy avait un grand remord à avoir laissé partir les enfants sur cet avion avec Tom, alors que selon elle il était "psychotique" (il était OT 5 à l'époque). Après l'accident, elle pensait qu'il avait volontairement crashé l'avion pour la récupérer.

Vers l'hiver, je crois en 1984, un DC9 d'Air Florida décolla de l'aéroport de Washington pour Tampa. Le mécanisme de déverglaçage était en panne. L'avion n'a pas réussi à prendre la vitesse nécessaire pour décoller. Plutôt qu'en croire ses instruments et interrompre le décollage, le pilote a démarré en disant "ça n'a pas l'air d'aller". L'avion est resté au sol et s'est écrasé sur le pont du Potomac en laminant trois voitures, avant de plonger dans la rivière. Il n'y eut que trois survivants. Ca fit la Une des nouvelles de la région d'ici, car la plupart des gens étaient de la zone Tampa-Clearwater. Ce n'est que des années après que j'ai lu dans les rapports que le pilote était scientologue et qu'il ne faisait pas de progrès corrects sur le Pont scientologue. Sa femme était une préclair de Flag aussi, et elle utilisa presque tout l'argent des assurances pour payer des services à Flag.

C'est l'affaire Wheaton. La veuve du pilote a beaucoup donné d'argent à la scientologie, et elle est un "Patron" de l'IAS. Elle a même tenté de donner l'argent qui appartenait à leurs enfants. L'avocat nommé par le tribunal a dû porter plainte de la part des enfants pour récupérer l'argent.


On a très peu entendu dire que la première personne à avoir achevé Solo NOts, Betty Filisky, était morte du cancer à 57 ans, moins de deux ans après avoir attesté/achevé. En 1988, on me considérait comme l'un des meilleurs auditeurs de Flag. Betty avait un cancer terminal et on m'envoya l'auditer. Je l'ai beaucoup auditée à l'hopital et dans sa chambre privée. On considérait que ça faisait mauvaise presse de l'avoir à Flag (elle était considérée comme "préclair illéga"l, et en plus, elle avait l'air moribonde). Je l'ai auditée jusqu'à une rémission, et elle se sentait bien mieux. 2 mois plus tard, coma; elle mourut deux jours après. Les maniements-clé de la scientologie furent les suivants:
1/ taire le fait que Betty mourut du cancer à 57 ans alors qu'elle était la première à avoir attesté NOTs.
B/ Punir tous les auditeurs et C/S passés qui s'étaient occupés d'elle, sous prétexte d'Out-Tech.
C/ Coller tout le staff de Qual et de Tech à Flag en état de terreur à l'idée qu'un quelconque de leurs préclairs/clients puisse jamais tomber malade dans l'avenir, et leur faire prendre toutes sortes de mesures idiotes ou pas pour éviter tout nouveau pataquès avec leurs préclairs. Entre parenthèses, Betty vivait en Arkansas, l'état de Bill Clinton. Il se peut que son mari ou un associé ait infiltré Little Rock Capitol. Le chantage sur des affaires d'argent sale via Clinton aurait été un outil parfait pour pousser l'IRS à rompre la bataille pour - au minimum - la durée de l'administration Clinton. C'est une théorie fondée sur quelques articles passés dans les journaux de Little Rok, mais sans preuve concluante.

Gloria Niemeyer est une riche dame californienne, Patron de l'IAS (elle a versé plus de 100000 dollars). Elle était membre importante de WISE. Elle était alcoolique avant la scientologie. Depuis les niveaux OTs et NOTs, elle n'avait plus touché à un seul verre. Après Solo NOTs, elle prit l'avion pour rentrer chez elle et se saoûla dans l'avion. L'église décida de faire un scandale et commença à la harceler ainsi que les auditeurs et C/S qui s'étaient occupés d'elle. Elle recommença à se saoûler, fut menacée d'expulsion de la scientologie, on lui ordonna de revenir à Flag.

Je fus pénalisé parce que je lui avais fait son "achèvement de Solo NOTs". On m'avait interdit de prendre mon jour de sortie le jour où elle avait attesté parce que j'étais le seul auditeur autorisé par le C/S senior International à délivrer ce service, et aussi parce que l'achèvement de ce cours Solo NOTs valait 200 points [de statitisques] au service technique, tandis que tout autre service en donnait un maximum de 40. J'ai délivré ce service correctement, je n'ai rien loupé, mais il leur fallait une tête de turc facile. Je l'ai réauditée à son retour, et ils l'ont envoyée au Maître d'Armes.

Au contraire des auditeurs vétérans en scientologie ou aux ministres de l'église réellement formés, qui disposent de bon sens, les Maîtres d'Armes ont une tendance à agir en robots, ils n'ont la plupart du temps aucun entraînement valable, ils désirent avant tout se soumettre aux ordres de la direction plutôt qu'aux règlements établis par Hubbard. Les indications et le maniement bizarre du Maître d'Armes la mirent hors d'elle. Elle en devint folle, et fut enfermée contre son gré dans une chambre du Fort Harrisson [l'hotel de Flag, ndt] . Elle s'en échappa et fila à un hotel de la plage où elle avala un litre de vodka et s'effondra. Elle devint incohérente dans le hall de l'hotel, et la Police invoqua la loi Baker [en cas de comportement psychotique apparent, la police US peut emmener la personne en service psychiatrique] et l'enferma en service psychiatrique pour "observation" pendant 48 heures. On m'ordonna de nouveau de prendre les documents et d'aller l'auditer. Elle fut reexpédiée au Maître d'Armes ensuite. Le Maître d'Armes remit ça, en lui disant à quel point elle n'était pas éthique, et en lui disant qu'elle ne pourrait pas faire OT 8 pendant des années.

D'après ce que j'ai observé, la menace qu'on refuse OT 8 à quelqu'un après qu'il l'ait payé et qu'on lui ait promis de le lui délivrer a rendu nombre d'OT 7 psychotiques. Je connais six cas. [ndt: il s'agit d'un débni de service vendus et d'une escroquerie flagrante]


Question 10: Célébrités ayant eu des symptômes ou expériences similaires dans ou hors de la scientologie.


Réponse: Une riche italienne (elle était Patron Méritoire, ayant donné un million de dollars à IAS), Adriana Saltamerenda, était mariée puis divorcée d'un mari dont j'ai oublié le nom. C'était l'équivalent d'un Johnny Carson à la TV italienne. Après que la scientologie l'ait poussée à divorcer, son mari devint très vite très opposé à la scientologie. On ne considérait guère Adriana que comme une source de rentrées financières, et elle commença à s'exciter de plus en plus contre les Maîtres d'Armes et les Registrars de Flag. On la traîtait comme un chien; elle finit par menacer de filer à l'anglaise et d'exiger un remboursement de tout ce qu'elle avait payé (près de 2 millions de dollars, dont une bonne partie probablement exportée d'Italie en violation des règles de change italiennes). Je l'ai maniée. On l'avait enfermée dans sa chambre pendant un moment, mais je me suis arrangé pour la calmer. En effet, j'étais alors la seule personne de Flag en qui elle ait confiance et le seul des staffs de Flag à pouvoir manier des publics italiens ou espagnols réllement bouleversés.

Dans les années 1970, Ingo Swann était devenu célèbre en raison de ses aptitudes à pouvoir "extérioriser avec perceptions complètes" [sortir de son corps et pouvoir voir, entendre etc, en étant dehors du corps, ndt]. Il démontrait aussi des qualités similaires à celles d'Uri Geller. Il devint psychotique à Flag en 1977 ou 78. On mit tout ça sur le dos des expériences qu'il avait faites à la CIA. Il quitta ensuite l'église. Plusieurs ouvrages ont été publiés sur lui.

L'épouse du célèbre sculpteur Alexander Calder a été auditée à Flag, mais elle finit par être furieuse des maniements pour lui faire sortir sans cesse davantage d'argent. Elle était très âgée, probablement morte depuis. Elle reçut de l'audition de Flag en 1979.

Les gens que voici sont des stars ayant quitté la scientologie. Je les mets ici en l'absence de questions spécifiques, je n'étais pas sur les lignes techniques à l'époque. J'étais dans les services des batîments, et je les ai plus ou moins connus ensuite. Lou Rawls, le chanteur, marchait mal en audition. Il a eu disque d'or, et chante encore. Il a filé de la sciento en 1979, alors qu'une de ses chansons était au top dix du hit-parade. Les chanteurs d'un groupe canadien "Edward Bear" ont eu un grand succès au top dix canadien avec "The Last Song" en 1970. Le disque d'or original était même affiché dans la salle d'accueil de la scientologie Toronto au 124 avenue Road, avant que le bâtiment ne soit rasé par un incendie allumé par un gamin qui jouait avec des allumettes près de matériaux inflammables. Il n'y eut pas de victimes, mais la plupart des documents et dossiers de préclairs brûlèrent. Le gosse avait 9 ans. C'est peut-être le plus jeune à jamais avoir été "déclaré suppressif"... étant donné que ses parents étaient des dévôts scientologues, ils auraient normalement du "déconnecter" du gosse, sinon eux-mêmes risquaient d'être déclarés suppressifs. John Brodie acquit une célébrité mondiale vers 1970 pour les "49". Sa famille et lui-même étaient des clients de Flag. Ils ont quitté l'église vers 1981. Le propriétaire de Pizza Hut , en 1978, était aussi client de Flag. J'ai oublié son nom. Il a quitté en 1982.

Omaya Alghanim était le fils d'un des cinq cheiks les plus plus riches du Koweit. Il était audité par les auditeurs Classe XII de Flag. Il était très ami de Liz Gablehouse, (qui fut officier des relations publiques personnelle de Hubbard jusqu'à son départ en 1982). Il partit au ùmême moment qu'elle. Je me suis toujours demandé pour quoi on avait mentionné Clint Eastwood comme étant scientologue; il n'est pourtant jamais mentionné dans les publications officielles. Soit il a filé de la secte, ou craint qu'on dise qu'il est scientologue. Julia Migenes Johnson commençait à en avoir assez de la scientologie en 1989. Elle menaçait de les attaquer en public. Elle était très critique. On la radoucit en lui donnant la médaille Internationale de la Liberté lors d'une réunion IAS en 1989, alors qu'elle n'avait pas fait grand chose cette année-là, et qu'elle avait plusiers fois critiqué la scientologie en public.

Considérez ce qui suit pour constater le degré de duplicité de l'église lorsqu'elle veut acheter la gratitude d'une star. En 1989, le RTC [organe scientologue du sommet, dont Miscavige le dictateur de la secte est le président du Conseil] ordonna d'assigner le meilleur auditeur existant à Jervis Johnson, l'ex-mari de Julia Migenes, sous prétexte qu'il refusait d'obéir à un ordre illégal venant d'OSA. Son ex-femme, l'une des stars majeures de la secte, était critique, bavardait négativement, et menaçait de se retourner contre l'église. Il y avait eu nombre de rapports sur son mécontentement, dont plusieurs en provenance d'un autre client célèbre, le scénariste Jeffrey Scott. Un peu avant, la fille de Jervis Johnson rendait visite à son père, et entra pendant qu'il était sous la douche. Le père, utilisant ce qu'il comprenait de la scientologie, (il est auditeur de Classe 8) décida de ne pas en faire un plat et ne fit aucun acte immoral. Peu après, la fille disait à sa mère qu'elle avait vu son père tout nu; sa mère appela aussitôt son avocat en demandant qu'on refuse tout droit de visite au père. La solution imaginée par OSA International, c'était de faire signer discrètement un abandon de tout droit au père. Il refusa, arguant qu'il n'avait rien fait de répréhensible, que sa femme avait des tonnes de manifestations de "retenues manquées", et qu'il voulait continer à voir sa fille. OSA int menaça de le déclarer suppressif s'il n'obéissait pas, mais Johnson leur tint tête. On lui ordonna de sortir de son niveau Solo NOTs et de recevoir un sec-check à Flag.

On me refusa mon jour de sortie, malgré le fait que mes statistiques soient très bonnes, car le C/S senior International m'avait désigné pour ce travail. Le résultat final - écrit - que les chefs attendaient de ces deux jours de sec-check, serait que le père accepte d'obéir à l'ordre du chef et du commandant d'OSA International. J'ai fait le boulot le plus complet qui puisse se faire, mais il ne varia pas de sa décision. En dépit de la menace pendante d'OSA, je refusai de violer les lois de l'audition. Il quitta Flag satisfait de mon audition, mais toujours décidé à avoir son droit de visite. On expédia un autre auditeur chez lui à Los Angeles, sans plus de résultat.[passage qui suit trop long à expliquer techniquement sans entrer dans les détails complexes; en résumé, il s'agit d'une action inefficace et contraire aux principes de la sciento].

RTC m'ordonna de recevoir des sec-cheks extensifs sur "similaire aux miens" pour ce qui touchait son abus - inexistant - envers sa fille. On m'ôta d'une action d'audition pas achevée sur un de mes préclairs pour pouvoir obéir à l'ordre d'en haut. A part aller me promener en "dub-in" sur des vies antérieures en arrière, je ne pus rien trouver, mais les actions d'audition sur lesquelles je me trouvais alors moi-même en furent interrompues et on m'ordonna de faire une lettre de succès pour obéir aux ordres et pouvoir être autorisé à rester sur mon poste. Plus tard, quand j'ai expliqué mon insatisfaction de ce Repéchage venant de RTC, on m'ôta de mon poste. Sur quelles bases d'inculpation? : "être critique de RTC durant les rudiments"!

Le juge de Johnson estima ensuite qu'aucun des actes du père n'était incorrect et que les plaintes de la mère étaient sans fondements. Il n'y eut pas d'autres ennuis qui en découlèrent pour l'église.

Tant que nous sommes aux célébrités, voici d'autres choses. Une personne, dont le père était président de la World Bank, a fait OT 8. A mon étonnement, personne n'a rien trouvé à dire à ce qu'elle grimpe sur le "Pont". A Flag, il y avait une riche italienne, accompagnée d'un arabe d'une douzaine d'années, ayant l'air de son fils. Elle s'appelait Loredana. Peu de gens la connaissaient , sinon qu'elle payait un classe XII à 1000 dollars l'heure, et 5000 dollars par semaine d'hotellerie à Flag. Une fois, elle versa près de 100000 dollars, m'a-t'on dit, pour règler le buffet d'une fète de Flag, où furent servis caviar, homard et truffes... Elle n'avait pas à travailler. Son fils se balladait en longue limousine avec chauffeur. Elle avait parfois un diamant de cinq carats au cou. Elle faisait chaque mois des "donations" à six chiffres. Il paraît que la fortune de son mari, lorsqu'elle était à son maximum, aurait fait paraître pauvre Bill Gates.

Son nom m'échape pour l'instant, mais vers fin 60 début des années 70, on a publié un livre "l'homme le plus riche du monde"; on y voyait une photo de la belle Loredana et de son mari, Numéro Un des marchands d'armes dans le monde. Lui-même n'avait semble-t'il pas été autorisé à recevoir plus que l'audition de base et j'ai même entendu son auditeur (le seul à l'avoir audité) parlant de lui de façon très méprisante, et riant de ses passages en prison. Il est venu à Flag fin 91 début 92, accompagné de tous ses gardes du corps. Un préclair espagnol l'avait fort bien connu en Espagne, où on le voyait régulièrement dans les magazines des célébrités, car ce millionaire arabe lui rendait souvent visite à son domicile dans le Sud.

[D'après la description, cette personne pourrait être Laura Biancolini, épouse d'Adnan Kashoggi; le nom du fils correspond]


Question 11: Des gens qui auraient été soumis à la "garde des bébés" ou à des ordres de mise en quarantaine parce qu'ils devenaient suicidaires ou psychotiques? [garde des bébés: une partie d'un procédé sciento nommé 'procédure d'Introspection, pendant laquelle le patient est enfermé sous garde 24 h sur 24, on ne lui parle pas, etc]

Réponse: J'ai observé plusieurs personnes du public de Flag détenues contre leur gré et enfermées dans des pièces après être "devenues" "Type III" [type III: scientologais pour "psychotique" ou piquant une crise de psychose]. Ce n'est pas du bien-être de la personne dont on se souciait en fait, mais des pataquès pour la réputation, ainsi que du fait que les dirigeants au niveau international distribueraient des punitions terrifiantes à tous ceux ayant eu précédemment affaire au cas de ces clients. C'est pour cette raison que bien des employés étaient près à enfreindre n'importe quelle loi pour mater le client devenu psychotique. Je peux sans mal me souvenir de cinq cas dont je fus témoin, de gens désirant fuir mais qui en furent brutalement empèchés. J'en connais beaucoup d'autres, mais par oui-dire. Voici des cas dont j'ai été témoin.

L'un concernait un homme d'affaires français, Christian Fouché, d'environ 35 ans. Il devint lunatique après avoir attesté Solo NOTs. Il essaya plusiers fois de quitter sa chambre, où on l'avait enfermé dans l'Hacienda, à Clearwater. On lui sauta dessus et on le blessa même légèrement l'une des fois où il se débattait pour sortir. Je lui ai fait la Procédure d'Introspection. Il hallucinait. Il voyait des soucoupes volantes partout; il était sûr que la Troisième Guerre mondiale avait commencé.


Une autre était une suisse nommée Marylin Stuckli, "auditeur libre", qui piqua la complète paranoïa deux jours après avoir attesté Solo NOTs - son numéro d'achèvement était le diplôme 107, numéro qu'on réassigna à quelqu'un d'autre. Elle fut maintenue durant plusieurs semaines au Sandcastle. Elle réussit à s'échapper une nuit à sa gardienne, (qui était Susan Hugues, épouse du chef de la sécurité de la base à terre de Flag), et alla au poste de police, mais elle était tellement incohérente et parlait si mal l'anglais (son inquiétude étant aussi que nous tentions de lui donner le SIDA), qu'aucune action ne fut entreprise. Je l'ai auditée sur la procédure d'Introspection et le Sec-check. C'est son mari qui fit le voyage pour la ramener à domicile, après qu'on lui eut fait signer des déclarations sous serments - dans son état d'incohérence.


Roxanne Friend, que je n'ai pas moi-même auditée, mais dont l'auditeur était à l'époque mon co-auditeur, devint extrèmement violente et psychotique un an après avoir attesté Solo NOTs. Elle fut enfermée contre son gré dans une pièce de l'Hacidenda de Clearwater, d'après les rapports - que j'ai lus - de son auditeur (Jim Sidejko, Classe XII) et de son gardien (un Classe VI entraîné à Flag). Son comportement était très similaire à celui de la fille possédée par lé démon dans "l'Exorciste". Elle se masturbait sans gène devant ses gardes masculins. Une nuit, elle cria: "baise-moi, BAISE-MOI!" à l'un de ses gardes et tomba en catatonie. (Des détails m'en furent donnés par son auditeur Jim Sidejko, qui fut mon co-auditeur, et l'un de ses gardes Andrea Galbiati). Elle s'arrangea plus tard pour s'échapper vers la Californie et on ordonna à son auditeur de la poursuivre.

Un autre cas fut celui d'un homme d'affaires italien quinquagénaire, Mauro Cinquepalmi, qui devint complètement paranoïde après l'audition d'un classe VI de Flag. Comme il était très riche, on lui faisait payer les tarifs des Classe XII, à 1000 dollars l'heure. Il hallucinait, imaginant que sa femme qui avait juste la quarantaine ne se contentait pas de le tromper, mais qu'elle couchait avec divers membres de la Sea Org dès qu'il avait le dos tourné (elle était sur l'Internat de Flag -Internat sciento: prolongation d'un cours par une longue pratique]). Il était convaincu qu'elle couchait avec son préclair masculin dans le petit box d'audition. A partir de là, c'est moi qui l'ai audité. Il a fait quelques progrès, mais un an plus tard, sa femme indiquait qu'il redevenait trop irrationnel. De retour à Flag, il devint violent et fut enfermé en quarantaine contre son gré. Je l'auditai dans une maison au calme à Belleair Beach, en Floride, maison dont il ne cessait d'essayer de s'échapper. Il ignorait que c'était lui qui payait la location de 2500 dollars par mois, sa femme ayant illégalement autorisé le débit de son compte.

J'ai aussi été témoin qu'on lui a sauté sauvagement dessus lorsqu'il tentait de s'enfuir. Son garde a ôté toutes les poignées de porte de la maison et découvert qu'il avait planqué un tournevis. Au cours de la bagarre pour s'en emparer, il l'a blessé au bras. Plusieurs mois passèrent, il y avait peu d'amélioration de son cas, il avait des moments de dissociation même en séance d'audition. En fin de compte, sa soeur, son frère et sa mère vinrent d'Italie le reprendre, car ils ne pouvaient plus supporter le retard de plusieurs mois et le fait qu'il soit gardé au secret. Son affaire tombait en pièces et courait des risques du fait qu'il ne signait pas les documents légaux ou fiscaux. Il s'en alla, et on me demanda de servir d'entremetteur de relations publiques pour manier la famille en liaison avec OSA, car j'étais très entraîné et je parlais très bien italien. J'ai encore le téléphone de sa femme, le sien et celui de son frère; ils ne parlent qu'italien. Je suggère de leur servir de point de contact, car ils me respectent.

Un membre italien du personnel a commencé à dramatiser violemment après avoir largement pris connaissance des matériaux OT dans l'unité "SO#ED 1" [unité recevant et répondant au courrier personnellement envoyé à Hubbard, puis à un cadre général l'ayant remplacé à cette tâche, le français Guillaume Lesèvre]. Elle fut enfermée et des auditeurs étudiants l'auditèrent un peu. Elle tenta de se suicider à plusieurs reprises et quitta Flag. Les policiers la trouvèrent dans Clearwater, carrément folle, ils l'internèrent plusieurs jours d'affilée selon la Loi Baker. Peu après sa libération et son retour en Italie, elle sauta du troisième étage. Résultat: elle fut totalement handicapée à vie. Etant très entraîné aux techniques scientologues, j'ai lu nombre des séances C/Sées [supervisées, programmées, ndt] par Hubbard pour la Dianétique amplifiée, Classe 8, et les réparations d'OT 3, les Listes etc., lorsque la personne devenait psychotique ou suicidaire.

L'essentiel de la Liste 11 fut ainsi développé à partir du cas unique d'un membre du staff devenu violemment et intensément psychotique à bord du navire Apollo [premier navier d'Hubbard en sciento, ndt] . (Note: dans le bulletin 22 de la série du C/S, Hubbard explique qu'un Classe XI a une différente approche du problème du maniement de la psychose). Ayant tout considéré de ces matériaux, LRH se vante d'y soigner la psychose. Hélas, après vérification complète ensuite des dossiers de tous ces préclairs, on découvre que la plupart, loin d'être les surhommes qu'ils ont attesté être devenus, furent pour la plupart ensuite déclarés suppressifs, eurent des comportements aberrants et échouèrent en tant que dirigeants.

La psychotique dont Hubbard tira à l'origine la Liste 11 s'appelait Peggy Mc Call, son auditeur était Lise Klingsvall. D'après l'historique du cas, elle émettait des remarques très très hostiles contre Hubbard et "avait été violente" (pas de faits spécifiés). LRH inventa tout droit sans y réfléchir un procédé renommé ensuite "N° 37R de la série du C/S", prétendant qu'elle serait soignée de sa folie imméditament. Après l'audition en question, et quelques autres étapes, (qui constituent exactement la Liste 11 actuelle), on la fit attester et on la vira du personnel. Cela démontre qu'une procédure "puissante pour soigner la folie" n'a été testée que sur UNE seule personne en plus d'Hubbard qui se l'était faite à lui-même, mais qu'il la qualifia de procédure "ayant subi des recherches approfondies".


Question 12: Quiconque n'ayant pas encore pas encore été traité par le questionnaire de janvier, qui aurait menacé, tenté de commettre ou commis le suicide, cei étant lié d'une façon ou d'une autre aux services scientologiques.


Réponse:
Laurent Theberge, autre préclair québecois, alors auditeur de Classe 4, tenta à trois reprises de se suicider APRES LES COURS DE CLASSE IV. On l'avait envoyé faire son Purif à Flag. On ne vérifiait pas le dossier de la personne à l'époque du moment qu'elle désirait faire le Purif. Il piqua la crise complète au mileiu du Purif. Il commença à agir de façon tout à fait incohérente et déchira une immense photo de Hubbard qu'on voyait au-dessus de l'entrée du Fort Harrison [le batiment de Flag] C'était en avril 1980. On m'ordonna de l'escorter avec son auditeur Roger Vieilleux au Canada. Le Docteur Janicello, également client public de Flag sur les niveaux OT, l'escortait aussi. Il lui donna des sédatifs pour le calmer pendant le voyage avion, et la personne responsable du cycle - j'ai oublié son nom - n'avait de cesse de se faire rembourser le ticket retour non utilisé de Laurent Thébergé [ou Theberge, ndt] , pour compenser les frais de la scientologie. Il faillit ne pas avoir le remboursement du ticket, car le gars , vraiment pas au point, avait endossé le ticket ainsi: "Laurent Thébergé, L. Ron Hubbard avec amour et affection à jamais", et que l'employé d'aéroport a failli appeler la police de l'aéroport vu l'incohérence de la personne. On l'escorta jusqu'à Quebec City, et je suis resté avec mes parents à Montréal.

A Lyon, il y a un gros procès devant les tribunaux, parce que Patrice Vic, 30 ans, s'est suicidé après avoir rendu sa société insolvable du fait qu'il avait payé des centaines de milliers de dollars à la scientologie. [Nota du traducteur: il y a ici une grosse exagération, mais le procès de Lyon ne faisait commencer, et nul ne sait comment ce procès était alors présenté aux staffs scientologues américains, ni comment l'auteur avait appris quelque chose à ce sujet, puisque la victime n'était jamais venue aux USA; pour le traducteur, l'exagération ne remet pas en cause les éléments que l'auteur a constatés de ses yeux]]

Je disais ci-dessus qu'Albert Jacquier avait tenté de se suicider après avoir attesté OT 7 et avoir été refusé sur OT 8 qu'il avait payé et à qu'on lui avait promis. Il a fortement déprimé et annoncé qu'il voulait mourir. Il est tombé de sa grosse Harley et s'est gravement blessé. Il a refusé d'aller à l'hopital. Une partie de ses problèmes venait du fait que sa femme le quittait pour un autre après avoir elle-même attesté OT 7. Je l'ai audité à Dunedin, banlieue de Clearwater. Il était très mécontent que l'église autorise les gens [qui l'avaient volé] à effectuer les services payés avec son argent à lui, et que personne ne semblât s'en inquiéter, mis à part ses auditeurs. Pour tous ces gens, j'étais considéré comme quelqu'un de confiance, et je crois vraiment que nombre des ces scientologues ou ex-scientologues suivront mon avis.


Question 13: Toute coercition liée à la scientologie afin d'induire ceux qui seraient déjà affaiblis, des malades ou des infirmes, à acheter des services supplémentaires de scientologie dangereux, ou à accélérer leur fin en faisant abandonner les pratiques médicales normales pour des raisons économiques, pour la commodité, pour la sécurité ou pour des raisons politiques?


Réponse: Oui, quand j'étais à san Francisco ou Sacramento en 1976, je me souviens d'un veil homme nommé Ed ou Howard Pughes, à qui l'on a fait verser la totalité de ses économies pour des services à Flag. Il avait 82 ans, savait qu'il n'en avait pas pour longtemps, on lui a fait dépenser tout ce qu'il avait en quelques mois. Le motif essentiel : faire du pognon. Je me souviens du registrar, Felice Brand, disant "C'est un viel homme bien gentil qui veut nous donner son argent avant de mourir." Comme je le rappelais plus haut, le prètre lyonnais et l'infirmière parisienne exploitaient des gens au stade terminal pour leur faire payer la scientologie pour eux.


Question 14: Dommage physique ou psychologique causé à quelqu'un d'autre, pouvant être lié aux services scientologiques.


Réponse: Oui, en 1989, un type nommé Rogers, de Vancouver B.C. ; sa femme était Irène Rogers, une OT très active dans la région, qui a des liens dans le domaine boursier. (A cette occasion, je me souviens d'avoir audité une préclair à Flag, dont le père était président de la Banque Mondiale, j'ai oublié son nom, mais c'est une ficelle à exploiter pour découvrir les activités bancaires de la scientologie).

Autre anecdote; j'ai audité une fois en 1979 un jeune qui vivait à Mexico, son nom de famille étant Castro. Je lui ai demandé en riant si Fidel était de sa famille, et il m'a répondu "Oui, c'est mon oncle!".

M. Rogers s'auditait chez lui sur OT 7. Puisque tous les OTs pensent que leurs ennuis physiques sont provoqués par des facteurs spirituels ou par 'd'autres êtres", il négligea l'aspect médical lorsqu'il commença à souffrir de vertiges, douleurs à l'épaule et aux bras, et eut des difficultés à respirer. Un médecin compétent aurait diagnotisqué des attaques cardiaques mineures. Mais comme pour les OTs, toutes les maladies sont censées provenir et se régler sur les auditions OT, il continua à s'auditer quotidiennement sans appeler de médecin. En novembre ou décembre 1989, il eut une douleur très aigüe au coeur, mais... la "zone du coeur continuait à réagir sur l'électromètre" - et il continua à s'auditer sur le niveau. L'infarctus fatal l'emporta. Une heure plus tard, sa femme le trouvait mort sur le plancher, au milieu de ses feuilles de travail de Solo NOTs - elle avait elle-même achevé ce niveau. Elle les cacha soigneusement et n'en parla pas à la police (obstruction à la justice). Il existe donc une preuve que des gens sont morts en séance sur les niveaux OT.

Réaction de Flag? Punir le C/S pour avoir "autorisé à auditer un niveau supérieur alors que des niveaux antérieurs et des sec-checks n'étaient pas achevés".

Par ailleurs, fait peu connu, c'est que plus d'un tiers des gens qui ont commencé OT 7 ont filé sans crier gare, beaucoup quittant la scientologie, et plusieurs fois le C/S senior International et l'Inspecteur général de la Tech sont venus informer les staffs du niveau NOTs que la plus grande menace pour la scientologie provenait du nombre de gens ayant fichu le camp de ce niveau. Romano Romanini eut un gros infarctus six mois après avoir attesté OT 8. Il avait marché comme sur des roulettes jusque là, n'avait pas de surpoids, il eut cet infarctus à 40 ans. Il en résultat une paralysie partielle de la jambe. On accusa une fois de plus ses auditeurs et C/S antérieurs.

A SUIVRE...

[nota: je n'ai jamais trouvé la suite promise, ndt]

back

Retour index général

Retour index textes généraux