LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE

sectes: scientologie

Un membre du personnel scientologue frappe une lycéenne

Stuttgart
20 mai 2000
Stuttgarter Nachrichten

Michael Deufel


Non seulement la scientologie continue à faire les gros titres en raison de ses pratiques "psycho", mais l'un de ses membres a récemment frppé une lycéenne. Ce qui n'empèche pas le groupe de continuer à faire sa promotion à Stuttgart.

L'incident eut lieu voici quelques semaines. Samedi, jour des courses...


Sur la "Kleinen Schlossplatz", des scientologues font la réclame pour leur exhibition au 39, Friedrich Strasse. 4 filles qui passent découvrent les ballons sur lesquels "Scientologie" s'étale en gros caractères. Ayant déjà été enquiquinées à plusieurs reprises par les propositions de divers membres de l'organisation controversée, l'une d'elle plante une épingle dans un des ballons. "Un truc idiot", dit-elle maintenant. Mais ce genre de chose a rendu furieux l'un des scientologues, qui frappa la lycéenne, 16 ans. "A plusieurs reprises, dit-elle. La scientologue dit "une gifle". Mais les passants disent que deux d'entre eux ont dû le retenir. La jeune fille s'en tire avec quelques bleus et une migraine. Mais c'est désormais la justice qui s'en mèle.

Les pratiques "psycho" de la scientologie sont controversées - mais certains de ses membres ont-ils des tendances violentes? Normalement, ils évitent ce genre de confrontation, a dit le Directeur du bureau du Code, Till Neumann. La conduite des dianéticiens en public atteint donc des proportions nouvelles. Il a toujours été permis de publiciser les expositions, même si certaines sont boudées du public. Neumann dit "On fait ce qu'on peut; mais nous manquons trop souvent de moyens légaux". Par contre, offrir des livres ou de coûteux cours de dianétique ou essayer de recruter [dans la rue] est toujours interdit. C'est ce qu'a dit un juge de la Cour de Stuttgart.

Mais pour combien de temps encore? "La Cour administrative de Manheim a récemment autorisé à porter cette affaire en appel, dit Reihard Egy. Le porte-parole de la scientologie à Stuttgart considère qu'il s'agit d'un bon signe. Alors que les scientologues sont sous surveillance de la sécurité constitutionnelle du Bade-Württemberg, seront-ils bientôt en mesure d'offrir leurs douteuses pratiques sur Koenig Street? L'administration municipale est tranquille. "Nous avons nos méthodes", disait Neumann. Dans certains cas, nous pourrons accorder un permis spécial."

C'est exactement ce que demande le Conseiller municipal Andreas Reissig: "Si cette possibilité existe, pourquoi ne fait-on pas davantage en ce qui concerne la scientologie?" Il pense que certaines activités de ce groupe devraient être tolérées. Mais pas les publicités commerciales, comme lors de l'opération de mars et ses ballons, qui se sont achevées par des claques.



Suite de l'affaire:

La Scientologie peut à nouveau faire sa pub - Le scientologue qui a frappé une collégienne ira au tribunal


Stuttgart, Germany
21 juillet 2000
Stuttgarter Nachrichten

Le Maire Wolfgang Schuster pense qu'il n'est pas nécessaire actuellement d'engager d'autres actions contre les campagnes puliques de recrutement de la scientologie.

Cela peut se déduire de ses prises de positions lors d'une enquète auprès du Maire lancée par le conseiller municipal Andreas Reissig. Après qu'une collégienne ait été attaquée par un scientologue, Reissig a demandé à l'administration municipale s'il ne serait pas possible d'appliquer la clause spéciale à l'encontre de la publicité émise par l'organisation controversée. Bien que ce soit possible de s'en servir pour le bien public, le Maire n'a pas supposé que ce soit actuellement utile, ainsi que le rapporte le conseiller Bill Neumann. Pour Andreas Reissig, c'est une absurdité: "De l'avis unanime de tous, la scientologie est une entreprise à idéologie totalitaire, principalement active en matière de crime financier", répond le conseiller. "Et j'en appelle à la position irresponsable, négligente et innocente du Maire."

En attendant, plainte a été déposée contre le scientologue qui a frappé une collégienne pendant une campagne de recrutement, sur la Kleinen Schlossplatz.


Dispute au sujet de la campagne de prosélytisme scientologue à Stuttgart

Stuttgart, Germany
9/8 , 2000
Stuttgarter Zeitung


.../...

Les scientologues ont une organisation "classe V" à Stuttgart, c'est à dire un établissement important pouvant délivrer nombre de services. Au cours des années passées, les adeptes d'Hubbard ont attiré l'attention en raison de leurs gardes et de leurs expositions. L'une de ces opérations de recrutement a eu des conséquences judiciaires, car une jeune femme a été victime d'une violente dispute avec un scientologue en mars.

Cette collégienne, d'après ce qu'a dit le porte-parole de l'avocat général du Land Sabine Mayländer, avait fait éclater un ballon arborant un message de recrutement scientologue, et un scientologue de 44 ans l'a giflée. Il a depuis été condamné à une amende (qui semble être de 2500 F au traducteur). L'argent a été versé, et la sentence tient, selon Mayländer.

La Sécurité Constitutionnelle indique aussi des "méthodes de recrutement particulièrement aggressives". Par exemple, on a sans cesse demandé à un marchand de presse de mettre des matériaux scientologues dans sa vitrine. La scientologue agressive a finalement été mise à la porte, ce qui lui a inspiré cet argument "Vous entendrez encore parler de la scientologie". L'organisation bat plus fortement encore le rappel du recrutement à Stuttgart. "Nous ne sommes pas des lourdauds", déclarait Maja Nuesch, scientologue de la ville. "Nous voulons informer et faire du prosélytisme".

Evidemment, la jeune fille de seize ans qui a eu cette expérience déplaisante avec ce recruteur pugnace sur la Schlossplatz ne le voit pas ainsi: "Il avait complètement perdu la boule et m'a frappée à la tête sans s'arrèter ". L'incident l'a traumatisée et elle va porter plainte contre les scientologues.

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