Connexion Chine - France (un bel exemple de la façon dont les scientologues arrivent à rouler la presse dans la farine)


 10 juillet 2001, page A 21

COMMENTAIRES DU WEBMASTER EN BLEU, ENTRE PARENTHESES CARREES

NOTE: Ce texte est un exemple parmi d'autres des efforts considérables que fait la secte scientologie dans le monde entier pour tenter de contrer les effets futurs de la loi "anti-sectes" française. En effet, la scientologie est tout à fait consciente de son horrible réputation partout où elle s'installe, et craint que la nouvelle loi, qui permettra sans doute de mettre un terme à ses agissements criminels, ne fasse tache d'huile dans tous les pays du monde.


Washington Post

Original anglais:

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A38744-2001Jul9.html

Par Joseph A. Bosco


Les leaders communistes chinois ont fini par trouver un modèle appréciable parmi les pays occidentaux: la France, grâce à sa nouvelle loi anti-sectes qui transforme la manipulation mentale en crime. Tung Chee-hwa de Hong Kong a signalé qu'il étudie le précédent français en vue d'un usage éventuel à l'encontre du mouvement Falun Gong "qui a plus ou moins les caractéristiques d'une secte nuisible" - et il tient à les surveiller de près. Les autorités chinoises s'en sont déjà prises au groupe et à d'autres praticiens religieux ou spirituels qui résistent au contrôle de la pensée du gouvernement.

[les USA abritent le chef du Falun Gong. Pourquoi? Et pourquoi ce mouvement supposé spirituel semble-t'il politisé? Quels autres mouvements se plaignent?]

Les officiels chinois débattent triomphalement des universitaitres américains en utilisant en partie la loi française pour justifier de la position chinoise très critiquée quant aux droits de l'homme. Ils se réjouissent de faire observer que l'assemblée nationale française a voté à l'unanimité en faveur de la loi, et bénéficié d'un large support populaire.

[données à vérifier: qui en Chine, à part Tung Chee-hwa de Hong Kong, utiliserait la loi française et ridiculiserait les "universitaires américains"? Quels "universitaires" seraient visés?

Se souvenir par ailleurs que l'auteur de l'article est censé enseigner ou avoir enseigné à un séminaire de Georgetown "School of Foreign Services" - ce qui ne signifie pas qu'il y soit enseignant.]

De nombreux chefs religieux français ont rejoint les représentants de la communauté internationale des droits de l'homme pour s'opposer à la loi. [Faux: seuls deux chefs importants ont timidement écrit au Premier Ministre, et quelques chefs de sectes commerciales - scientologie en tête - ont mené cette attaque de la loi française]. La loi permet de faire emprisonner quelqu'un pendant trois ans pour des "actes de pression grave et répétée, ou l'usage de techniques propres à altérer le mental d'une personne, la conduisant à commettre un acte nuisible ". [Faux: voir le texte officiel http://www.antisectes.net/law2001-texte-officiel.htm au chapitre 6 Bis de la loi, largement déformé par l'auteur]. Des représentants catholiques, protestants, musulmans ou juifs ont dit que cela pourrait résulter en excès judiciaires ou menacer des religions établies. Le Département d'état sous Bush ou Clinton a fait écho à ces sentiments, le congrès US exprimant unanimement de "graves préoccupations". [faux: seuls quelques rares députés ont réagi, et non le département d'état dans son ensemble]. Des groupes religieux majeurs ont payé une annonce en pleine page de International Herald Tribune, afin de pousser le Premier Ministre Jospin à retirer la législation [faux: les scientologues ont payé, et il s'agissait de protester contre le projet de loi, et non contre la loi votée] et ils ont averti la France qu'on la comparerait à la Chine en raison de son dédain pour les droits de l'homme [faux: c'est le président de la scientologie ou un de ses amis qui a fait imprimer cette injure évidente]

La fédération internationale des droits de l'homme d'Helsinki a condamné le projet français et prédit qu'il "éliminerait toute liberté d'association en France" [faux: Aaron Rhodes, président de la fédération d'Helsinki, n'a pas écrit cela]. S'il en est ainsi, Paris exciterait en effet les pratiques de Pekin en matière de droits de l'homme. Mais tous les appels à reconsidérer l'affaire sont tombés à l'eau. La députée Catherine Picard, l'un des leaders des efforts législatifs, a parlé d'un suicide en masse au cours des années 90, et expliqué: "Il nous faut donner des outils de répression aux juges. La loi répond à l'évolution de la société et à l'importance grandissante que les sectes y tiennent." Les officiels chinois qui s'en prennent aux Falun Gong, aux chrétiens, Bouddhistes et musulmans n'auraient pu mieux l'exprimer. Le président Chirac a signé le décrèt d'application de la loi.

Le lien français d'avec la campagne d'opposition aux droits de l'homme n'est pas nouveau: des efforts parallèles des deux gouvernements ont réussi à éjecter le mois dernier les Etats-Unis de la Commission des Nations Unies pour les Droits de l'Homme, en faveur de pays aussi peu supportables que le Soudan ou la Sierra Leone [faux: les USA n'ont reçu que 28 voix sur 53, ce qui montre que presque la moitié des votants ont estimé que leurs efforts pour les droits de l'homme n'étaient pas du tout satisfaisants - et quant au Soudan et à la Sierra Leone, ils ont au minimum un avantage considérable en matière de droits de l'homme: ils ne menacent pas le monde entier avec leurs armements]

Paris a ouvertement et ironiquement critiqué le fait que les USA pratiquaient la peine de mort, faisant observer que toute l'Europe l'avait abolie. Mais le plus gros pratiquant reste pourtant la Chine, dont le système légal ne fournit aucune des garanties des lois américaines, françaises ou d'autres pays occidentaux [Comparativement, la Chine exécute deux fois plus seulement que les Etats-Unis; et quant au système de justice américain, il suffit de jeter un oeil sur les documents de Human Rights Watch ou d'Amnesty International pour constater qu'il est loin d'offrir des garanties suffisantes. En részumé, aux USA, on ne tue que de pauvres noirs, jamais de riches blancs]. De surcroît, la vente d'organes humains de prisonniers chinois fraîchement exécutés soulève quelques doutes quant au nombre croissant de peines de morts prononcées en Chine, même pour des délits sans violence. Et puisque Pekin décrit toute une série de comportements comme des menaces à la sécurité de l'état passibles de mort, ceux qui seaient coupables de "manipulation mentale" pourraient bientôt se trouver face à la peine de mort au lieu de mourir dans les prisons par "suicide" ou "accident" (le destin subi par des centaines de membres de Falun Gong jusque là). [délire: s'il est probable que divers membres du Falun Gong se sont suicidés ou sont morts dans les prisons chinoises, absolument aucubn élément ne permet de dire que des centaines de membres sont morts ou suicidés]

L'un des buts de l'engagement économique et diplomatique était d'intégrer la Chine dans le système international, d'encourager son acceptation de normes humanitaires et d'élever régulièrement leurs normes. Les relations entre Chine et occident existent, mais il semble qu'au moins en ce qui concerne les crimes d'opinion, les normes françaises se soient abaissées afin de légitimer les standards chinois. C'est très tragique pour la cause des droits de l'homme des deux pays, mais comme dirait le président chinois, Vive la France.[ces deux passages italiques en français dans le texte]

L'auteur enseigne un séminaire sur les sujet Chine-Taïwan dans le programe d'études de la Georgetown's School of Foreign Service.

[C'est à dire, comme l'indique le document ci-dessous, que M. Bosco n'est pas professeur dans cette école]

© 2001 The Washington Post Company
Quelques textes en anglais de l'auteur de l'article ci-dessus, à titre indicatif
Joseph Bosco

http://www.georgetown.edu/sfs/programs/asia/faculty.html#Joseph Bosco

Mr. Bosco has practiced international law in Washington, D.C. for over twenty years after serving in the federal government and Massachusetts state government. In 1998, he earned the master of laws degree in international and comparative law from the Georgetown and has delivered presentations on the international law implications of the 1996 missile crisis in the Taiwan Strait. He has addressed that subject before the Chinese Society on International Law in Taipei, the Miller Center at the University of Virginia, and the Atlantic Council of the United States. He is a senior fellow at the Atlantic Council and is active in the Asia-Pacific program there. He taught a course on the United Nations in the Post-Cold War Era in Georgetown’s Continuing Education program prior to joining the adjunct faculty in the School of Foreign Service where he teaches graduate seminars on International Law, Morality, and Realpolitik and on China and Taiwan: Cross-Strait Conflict and Conundrum. His articles have been published in a number of journals and newspapers, including The New York Times, The Washington Post, The Christian Science Monitor, The Los Angeles Times, The Houston Chronicle, The Washington Times, Taipei Times, the Chinese Yearbook of International Law and Affairs, and St. John’s Review. He has been interviewed by several publications and by the Voice of America and Radio Free Asia.

Mr. Bosco served as one of the international observers of Taiwan’s presidential election last year. He has organized several conferences at Georgetown on the China-Taiwan-U.S. relationships: Whither the “One China” Policy and the Corollary Doctrine of “Strategic Ambiguity” (December 1999); The Future of China-U.S. Security Relations (December2000); and The Military Balance Across the Taiwan Strait and U.S. Arms Sales to Taiwan (April 2001). He was among the group of American academics who met with President Chen Shui-bian during his transit visit to the United States. Mr. Bosco is currently conducting research on Taiwan’s status under international law and is organizing a fall conference on China-U.S. relations prior to President Bush’s trip to China for the APEC meeting in October


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