Suit sa présentation du rapport. On lit entre autres:
"Le rapport propose de renforcer les exigences pour les assocations à but non-lucratif, de refuser
le statut d'associations cultuelles [loi de 1905] aux sectes, car elles s'opposent à
l'ordre public...Le rapport discute finalement de savoir si les sectes disposent d'une coordination par le biais
d'une structure unique: l'habituelle référence paranoïde au CESNUR est indiquée ici.
La commission demande qu'on enquète pour savoir si une "structure inter-sectes existerait pour défendre
ces mouvements". Le Cesnur peut-être cette structure, bien qu'elle puisse être coiffée
par l'Omnium - petite association défendant les libertés religieuses en
France). [serait-ce ici l'aveu du Chef Cesnurien?]
Apparamment, Introvigne est mécontent que le rapport attribue une influence à
Omnium... plus sérieusement, toutes les activités cesnuriennes sont pro-sectaires. M. Introvigne,
dans une réponse qu'il m'a faite, indique toutefois avoir parfois critiqué nommément des sectes
- mais en omettant de me signaler qu'il était alors membre du GRIS, lequel groupe critique effectivement
les sectes, donc, c'était avant d'avoir fondé le CESNUR, dont tous les textes sont apologistes. Sans
doute le GRIS ne dispose-t'il pas de finances pour s'offrir un avocat de la trempe Introvignienne?
Suit un bref rappel des éléments d'information disponibles, dont le chef du Cesnur
prétend qu'ils sont souvent de nature confidentielle (membres des sectes nommés). Il omet d'ajouter
que ces gens sont pour la plupart trop heureux de paraître en public pour défendre leur mouvement.
Il conseille indirectement aux sectes de porter plainte pour violation de la vie privée... prétendant que les dispositions françaises exemptent les commissions parlementaires
de ces lois: non seulement c'est faux, mais de surcroît, il omet - il oublie vraiment bien des détails
importants - de dire que ses grands amis américains vont bien plus loin dans la violation de la vie privée,
dévoilant non seulement les secrets d'alcove de leur président en exercice, mais le faisant publiquement
et par le menu. Et pourquoi donc le CESNURien Massimo Introvigne se croit-il obligé d'attaquer les gouvernements
qui, contrairement aux USA, ne partagent pas les idées maffieuses de certaines sectes, dont en particulier,
je me fais ici le plaisir de rappeller qu'elles violent parfois la vie privée de leurs anciens membres devenus
critiques - exemple ici?
Enfin, à lire Introvigne, "le gouvernement a accouché d'une
souris, puisque la commission admet que peu de sectes sont poursuivies en justice et peu sont condamnées."
En omettant toutefois - encore ? - de souligner les condamnations de groupes comme la multinationale
scientologie, pour laquelle le CESNUR admet toutes les bienveillances, mais pas les critiques... Il conclut que
la majorité des activités répertoriées seraient considérées comme normales
dans n'importe quel groupe non catalogué parmi les sectes... oubliant (toujours?) de dire que ces autres
groupes ne font précisément pas ce type d'activité dans les mêmes buts. Et n'oublierait-il
pas (aussi?) de signaler que le nombre des affaires portées en justice en France a été multiplié
par dix au cours des quelques dernières années?
(Connaît-on beaucoup de catholiques, par exemple, tentant d'infiltrer
les gouvernements ou l'Ordre des Médecins, puis communiquant les rapports secrets au Vatican par voies codées
ultra-confidentielle; connaît-on des archevèques émettant des listes d'ordres ultra-secrets
confidentiels pour prendre le contrôle d'un pays? ou d'une municipalité? Ou des prètres payés
pour violer les secrets de la confession de leurs ouailles, émettant des rapports écrits aux "services
secrets" de la Curie?)
Et Introvigne de tenter finalement de semer la zizanie parmi les membres de la commission parlementaire, certains
d'entre eux ayant plus insisté que d'autres à bien mettre en avant le fait que la liberté
de religion doit continuer à être respectée en France... mais Cesnur omet de fournir le moindre
exemple d'irrespect français envers les libertés religieuses; lui ou ses amis sectaires se servent
même des deux lignes "incertaines" du procès de Lyon contre la scientologie, pour déclarer
la secte "religion".
En conclusion, j'aurais aussi bien pu titrer :"Ce qu'omet de dire M. Introvigne
à propos du texte de la commission de l'assemblée française sur les finances des sectes". Ce qui compte ici, c'est ce n'est plus ce qu'Introvigne dit, mais ce qu'il ne dit pas.
(PS: voir le rapport de l'assemblée
au complet -5 fichiers longs - ou le tableau du rapport sur la scientologie
ici).