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Enquète d'opinion sur le projet de loi de Bush vis-à-vis des religions


http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A1852-2001Apr10.html

L'enquète expose les obstacles au plan de Bush pour fournir des fonds d'état aux groupes religieux

Les gens qu'on a questionnés sont d'accord sur la théorie, mais renaclent devant les détails


By Hanna Rosin and Thomas B. Edsall
Washington Post Staff Writers
Wednesday, April 11, 2001; Page A04


Selon une enquète d'opinion connue depuis hier, la plupart des américains sont largement d'accord avec l'idée maîtresse du plan de l'administration Bush consistant à donner des fonds fédéraux à des services sociaux fournis par des religions, mais s'opposent à des éléments essentiels de ce plan.

Les 2041 personnes questionnées ont admis à 75 contre 21 % l'idée que des "églises et autres maisons de culte" soient admises à demander des fonds gouvernementaux pour fournir des services sociaux tels que formation professionnelle et traîtements de désintoxication. L'enquète a été menée le mois dernier par le Pew Research Center et le Pew Forum on Religion & Public Life.

Les personnes ont décrit que les organisations religieuses étaient essentielles pour parvenir à résoudre les problèmes sociaux américains; elles associaient largement les organisations en question à la compassion et l'altruisme. Mais lorsqu'on les questionna au sujet des détails, par exemple, quels seraient les groupes admissibles à recevoir ces finances, ou si ces groupes pourraient en profiter pour faire du prosélytisme, nombre de gens renaclèrent, ce qui démontre que le programme aura bien des obstacles à franchir pour gagner le support public.

Andrew Kohut, directeur du Pew Research Centre, en déduit que le concept a un sens pour eux, mais que lorsqu'on pioche, des objections importantes se font jour.

L'un des point clé du programme de Bsuh voudrait que les bienfaits soient accessibles à tous les groupes. Les critiques craignent qu'il profite surtout aux chértiens.

Lorsqu'on a demandé au public si des institutions non judéo-chrétiennes devraient y avoir accès, les majorités et les pluralités se sont opposées. L'opposition à la participâtion Bouddhsite et islamiste était la plus faible (46 % refusant, contre 38 % acceptant). Pour la Nation of Islam, le pourcentage montait à 53 % défavorables contre 29 %, pourcentage d'opposition atteignant son maximum contre la scientologie, où les défavorables sont 52 % contre 26 % de favorables.

L'enquète a démontré les faiblesses que la présentation Bush tente de gommer, en particulier quant à déterminer si des groupes refusant d'aider ceux qui ne sont pas de leur bord auraient droit aux fonds.

Pour en décider, la proposition Bush s'est attachée à une exception de la loi sur les droits civils, exception autorisant à favoriser les candidats qui partageraient vos croyances. Mais l'exception en question ne s'applique pas forcément aux groupes recevant des fonds fédéraux.

Lorsqu'on a demandé aux personnes "si les groupes utilisant des fonds d'état devraient avoir le droit de n'embaucher que ceux qui partagent leurs croyances religieuses," 78 % ont dit "NON", 18 % ont dit "Oui"; ce degré de refus a tellement surpris les chercheurs qu'ils ont reposé la question de trois façons différentes - et obtenu le même résultat.

60 % des personnes se sont par ailleurs inquiétées que des groupes religieux puissent imposer leurs vues à ceux qu'ils aidaient, et refusaient que de fonds soient distribués à des groupes encourageant les conversions, ce qui est un but essentiel dans certains d'entre eux.

Deux tiers des personnes s'inquiétaient en même temps que les finances fédérales n'affaiblissent en fait les organisations religieuses, en les forçant à mettre de l'eau dans leur vin.

"C'est beaucoup à la fois, a expliqué le sociologue Alan Wolfe. Ca va rendre la propsoition Bush vraiment difficile à soutenir.

Les critiques du plan Bush se servent des conclusions de l'enquète pour supporter leur opinion .

"Les américains n'ont pas de problème à ce que les services sociaux religieux reçoivent des aides étatiques, au moins tant qu'il y a des larges garde-fous installés, " explique le Rév. Barry W. Lynn de l'association des Américains Unis pour la Séparation de l'église et de l'état. "Le président Bush essaie de faire sauter ces garde-fous, mais les gens n'ont pas l'intention de lui dire amen."

Aujourd'hui, une alliance composée de plus de 25 organisations ou leaders conservateurs va annoncer la création d'une "Coalition pour la Compassion" afin de supporter l'initiative de Bush. On y retrouve le National Center for Neighborhood Enterprise, la Free Congress Foundation, la National Association of Evangelicals, le Family Research Council, le Eagle Forum et le Independent Women's Forum.



© 2001 The Washington Post Company

NOTE DU TRADUCTEUR-WEBMASTER

Il semble que bien des américians n'aient qu'en partie saisi les dangers énormes qu'encourraient leurs églises - déjà fort riches en raison d'exemptions fiscales considérables - si elles commençaient à recevoir des fonds d'état. C'est ainsi qu'en Russie, le clergé principal orthodoxe vit une très grave crise du fait que l'essentiel des finances provient de l'état.

Si les citoyens US se rendent bien compte des dangers qu'il y aurait à admettre dans le rang des églises des groupes totalitaires comme la scientologie, s'ils ont aussi pris conscience du fait que les fonds d'état devraient signifier davantage de tolérance de la part des églises, si deux tiers d'entre eux craignent un affaiblissement des religions au cas où elles recevraientd es fonds d'état, il s'en trouve quand-même une très forte majorité (75 % contre 21) à admettre que l'état puisse verser des fonds à des religions, alors que cela est de toute évidence contraire au Premier Amendement de leur Constitution, vu d'un d'un point de vue européen.




 

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