LE SECTICIDE
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DECLARATION DE STACY BROOKS YOUNG 

Présentation: le patron des services secrets scientologiques Rinder a fait une déclaration mensongère devant les tribunaux pour tenter de réduire l'impact des déclarations de Stacy Brooks, ancienne patronne mondiale du journal de relations publiques et de diffamation scientologue appelé "Ethique et Liberté" en France, et "Freedom" ailleurs. Aussitôt, Stacy Brooks et son mari ont déposé des contre-déclarations remettant les choses en ordre. Les témoignages en justice les plus connus de Stacy Young et son mari sont ici: 1 -- 2 --- 3: ce sont eux que la secte voulait leur faire réfuter.



Je soussignée, Stacy Brooks Young, declare ce qui suit:

1. J'ai plus de 18 ans et réside à Seattle, Washington.

2. Je fus scientologue durant plus de quinze ans de janvier 1975 jusqu'à mon évasion avec mon mari Robert Vaughn Young, en juillet 1989. D'octobre 75 jusqu'à mon départ, je fus membre du cercle intérieur d'élite de la scientologie, une organisation non "enregistrée" connue sous le nom de "Sea Organization" (Sea Org) qui régente l'empire scientologue. Sans que qui que ce soit le sache dans le monde extérieur ni chez les scientologues de niveau inférieur, le chef de la scientologie et de la Sea Org, David Miscavige, fait subir des traîtements extrémement abusifs et dégradants et les effectue lui-même ou par l'iintermédiaire de ses lieutenants essentiels.

3. Ces abus comprennent privation de sommeil, régime de riz et haricots imposé des semaines ou des mois d'affilée, emprisonnement pendant des mois voire des années dans des camps de prisonniers gardés connus sous le nom de "RPF" (projet force de réhabilitation), harcèlement sexuel et discrimination, avortements imposés aux femmes sous menace de leur faire perdre leur situation en cas de refus, séparation des parents d'avec leurs enfants, séparation imposée entre maris et femmes, refus de traîtement médical convenable à des gens menés à la folie en raison des abus ci-dessus.

4. Il y a un an et demi, en juillet 1993, mon mari et moi-même avons été contactés par plusieurs avocats pour documenter les abus dont nous avions été l'objet et témoigner de nos expériences au sein du cercle interne de la scientologie. Ces avocats défendaient des personnes poursuivies par la scientologie. Nous étions restés jusque là tout à fait silencieux sur nos expériences car nous savions que la scientologie intimide et harcèle toute personne qui parle en public des abus de l'organisation. Nous avions que si nous commencions


à expliquer ce que nous savions, nos vies ne nous appartiendraient plus, et que la scientologie nous appliquerait ce qu'elle appelle le doctrine du "Gibier de Potence" (Fair Game). Cette doctrine ordonne directement aux scientologues de mentir, tricher et détruire toute personne perçue comme "ennemie". Ils prétendent que le Fair Game a été annulé depuis longtemps, mais ils mentent. Puisque nous avons observé que cela a été fait envers d'autres gens, nous savions qu'ils nous enverraient des détectives privés pour discuter avec notre famille, nos amis, nos voisins, et qu'ils piocheraient tout ce qu'ils pourraient sur nos vies privées, en résumé, qu'ils mèneraient contre nous une campagne de dénigrement de la même manière que n'importe quel autre parti faciste le ferait. Nous avons néanmoins décidé que cette décision importait trop et qu'il fallait que nous dévoilions la vérité, quel qu'en soit le coût pour notre tranquillité.

5. Les scientologues ont plus que largement réalisé nos pires craintes. Ils ont volé nos poubelles, nous ont constamment surveillés, nous ont expédié des informations diffamatoires, ont diffamé notre famille et nos amis, et fait tout ce qu'ils pouvaient pour "nous réduire au silence", ainsi que le créateur de la scientologie L. Ron Hubbard l'ordonne pour les critiques. Notre domicile a deux fois été cambriolé, et nous ne pouvons prouver que la scientologie soit derrière: nous avons seulement fait observer aux policiers que seuls nos disquettes et ordinateurs de bureau personnels avaient été volés, alors que d'autres objets de valeur restaient en place.

6. L'été dernier, en juillet 1994, deux scientologues de haut niveau nous ont contactés et ont offert de nous payer à condition de nous parjurer en témoignant sous serment que l'information que nous avions fournie sous serment dans nos témoignages étaient mensongère, et à condition que nous soyons d'accord pour ne plus jamais prononcer un seul mot critique de la scientologie. Ces deux scientologues nous ont avertis que si nous refusions leur proposition, ils empireraient l'intimidation et le harcèlement, nous briseraient financièrement et ruineraient nos réputations. Nous avons continué à refuser en dépit des menaces.

7. S'en tenant à leurs promesses, ils ont entamé une campagne contre nous depuis plusieurs mois. Nous l'avons subie jusq'à ces derniers jours - le 12 décembre, un détective ayant


appelé ma mère et, sous prétexte d'une enquète sur mon mari, il a essayé de monter maman contre moi au moyen d'histoires ignobles sur ma vie sexuelle. Ses tentaives lui sont cependant revenues dans la figure quand maman a indiqué que ma vie sxuelle ne la regardait pas et que ses diffamations la rendaient malade. Elle a demandé son nom et son numéro de téléphone, qu'il a réfusé de donner, si bien qu'elle lui a raccroché au nez. Ils ne se rendent pas compte que les gens externes à la scientologie n'adhèrent pas à leur moralité draconienne, en particulier dans la Sea Org, où l'on envoie les employés en prison en raison de leurs pratiques sexuelles (avec une exception pour les lieutenants directs de Miscavige, à qui ces ordres ne s'appliquent pas). Le même enquèteur a appelé une de mes soeurs - les autres attendant également ses nouvelles. Nos familles et amis sont bien renseignés sur cette campagne des scientologues, due au fait qu'ils n'ont pas été capable de nous faire taire par d'autres méthodes.

8. On m'a montré un extrait d'une motion en justice déposée par Church of Scientology International lors du procès Church of Scientology International vs- Fishman et Geertz, No. 91-6426-HLH (Tx) (C.D.Cal.), où la CSI [scientologie international, ndt] prétend que moi-même et mon mari nous sommes parjurés dans certaines déclarations soumises lors du procès. L'extrait s'intitule "Deux autre témoins de la défense ont signé de fausses déclarations". Les deux témoins en question sont mon mari et moi-même. C'est un faux.

9. L'extrait en question se fonde sur la déclaration de Mike Rinder soumise le 27 octobre 1994, qui n'est qu'une déclaration largement trafiquée et mensongère d'une série de rencontres ayant eu lieu sur une période d'une semaine en juillet 1994.

10. En juillet 1994, deux cadres supérieurs scientologues; Mike Rinder et Mike Sutter, ont commencé à nous appeler en nous suppliant de les rencontrer pour "résoudre nos différents points de vue". Ils nous ont appelé presque chaque jour un mois durant, tantôt l'un tantôt l'autre, insistant pour que nous les rencontrions et nous assurant que cela en vaudrait la peine, impliquant clairement qu'ils voulaient nous verser


de l'argent pour que nous cessions de fournir nos témoignages en justice pour Me Graham Berry ou d'autres avocats dont les clients étaient poursuivis par la scientologie.

11. Mon mari Vaughn n'avait pas d'intention de les rencontrer et le leur a fait comprendre en termes très clairs. Rinder et Sutter se sont présentés à notre domicile sans y être invités, espérant obtenir un rendez-vous, à Corona del Mar, Californie, où Vaughn finissait les préparatifs de notre déménagement vers Seattle. Quand il fut clair que Robert Vaughn refusait, ils commencèrent à m'appeler à Seattle.

12. Mike Sutter m'appelait chaque jour, m'expliquant à quel point c'était important que nous le rencontrions avec Rinder. Ces deux personnes étaient mes supérieurs quand j'étais encore dans la secte, et exerçaient un pouvoir réel sur moi. C'est en particulier Sutter à qui l'on avait assigné la tâche de me "manier" après que mon mari et moi ayions quitté la secte, pour nous convaincre d'y revenir. Du fait de cette relation passée, que je considère désormais comme un contrôle mental, je craignais encore Sutter, même après avoir quitté la scientologie depuis cinq ans. Je l'ai donc laissé entre en communication avec moi, il a réussi à me convaincre par intimidation qu'il fallait que Vaughn et moi les rencontrions. C'est alors que j'ai décidé Vaughn à accepter.

13. Je ne voulais en fait plus rien avoir à faire alors avec la scientologie. Bien que je ne m'en rendais pas compte, j'étais encore sous influence de la secte, puisqu'ils pouvaient encore m'intimider, me faire peur, et déclencher des réactions émotionnelles en moi. La scientologie trouvait notre travail pour l'avocat Graham Berry vraiment très génant, lorsque nous l'avions conseillé sur les pratiques destructrices des strates supérieures de la scientologie et quant à nos déclarations dans le procès Fishman & Geertz vs Scientology. Ainsi que je l'ai dit plus haut, la scientologie nous considérait comme des ennemis en raison de ce travail en justice, et nous étions devenus des cibles de la doctrine de "Fair Game" de la secte, c'est à dire sujets à des intimidations et harcèlements continus


de la part de leurs employés. Bien qu'ils s'en soient pris bien plus vicieusement à mon mari qu''à moi, cela m'a vraiment affectée profonément. Je n'avais aucune envie qu'on dise tout de ma vie privée ou de celle de mon mari, avec les déformations et les tentatives de ridiculisation qu'en fait la scientologie.

14. Du fait de cette intimidation et de ce harcèlement continus, j'ai pris la décision de ne plus travailler à faire savoir la vérité sur la scientologie, et j'avais en fait arrèté depuis plusieurs mois quand Sutter et Rinder ont pris contact avec nous. J'insistais beaucoup envers mon mari pour qu'il arrète aussi, afin que nous puissions regagner notre paix d'esprit. Je voulais que la scientologie nous laisse tranquille.

15. C'est l'état d'esprit effrayé où je me trouvais alors que Mike Sutter m'appelait chaque jour. Il me promettait de cesser le harcèlement, que la scientologie paierait une bonne quantité d'argent si nous acceptions la transaction. Il expliquait aussi qu'au cas contraire, nous serions encore plus harcelés, ajoutant qu'il "était désolé et que ça n'avait pas de raison d'être ainsi." Très intimidée par les appels, je mettais de mon côté la pression sur Vaughn pour qu'il accepte. Il finit par accepter pour moi, alors qu'il n'était pas du tout convaincu de leurs intentions réelles: il pensait ne pas avoir le droit de me pousser plus loin.

16. Mike Rinder et Mike Sutter vinrent à Seattle le vendredi 8 juillet 1994. Vaughn y vint le même jour. Nous les vîmes presque chaque jour de cette semaine. Je fus tout à fait cordiale avec eux durant ce temps, faisant presque tout ce qu'il fallait pour créer une ambiance de confiance et d'honneur. Maintenant que j'ai lu la déclaration de Rinder, je ressens la trahison et l'outrage quant à la manière dont il a perverti et déformé les faits de ces discussions.




Ce n'est pas leur faute individuelle; je sais qu'ils sont sous influence du contrôle mental de la scientologie et que les mensonges vicieux de Rinder ne sont qu'une partie de la diffamation qu'on lui ordonne contre moi et mon mari.

17. Je tiens cependant à corriger les nombreux mensonges et perversions de la réalité à notre sujet. Je tiens à clarifier une large part de ce que Rinder et Sutter ont dit sur nous, alors que je savais que ça ne servait à rien de discuter sur certaines choses à l'époque. Quelqu'un qui se trouve sous influence du contrôle mental scientologique ne peut facilement changer ses attitudes et croyances, et je savais à l'époque que c'était leur cas et que ça ne leur ferait pas de bien que j'essaie de discuter. Je n'ai donc pas pris la peine alors de réfuter certains arguments, sachant que c'était perdre mon temps. Mon mari et moi nous étions mis d'accord pour ne pas entrer dans ce jeu et pour découvrir surtout ce qu'ils avaient à nous dire de si important qui les ait poussés un mois durant à discuter avec nous. Si les discussions ont été si longues, c'est que nous n'avons en réalité pas su où ils voulaient en venir jusqu'au 8e jour. Et quand nous en sommes arrivés là, la discussion s'est achevée.

18. Tout d'abord, nous avons dès le début signalé qu'il n'était pas question que nous nous parjurions en revenant sur les déclarations déjà faites, indiquant qu'elles étaient exactes et que nous n'allions pas mentir en prétendant ne pas avoir dit la vérité. A leur grand dam, nous avons aussi signalé que nous ne dirions pas de mal de Graham Berry, l'avocat adverse de la scientologie. Ils tentèrent de nous faire changer d'avis sur Graham Berry en suggérant qu'il avait lui-même pondu nos déclarations, mais nous avons lourdement insisté en disant que c'était faux et que nous ne dirions pas qu'il l'avait fait. A la fin de la série des réunions, nous


avons découvert qu'en effet, l'un de leurs buts essentiels consistait à nous faire discréditer Me Berry, qui avait eu de fameuses réussites dans la lutte anti-scientologie. Le thème clé consistait à nous faire signer un document démontrant que Me Berry aurait orchestré toutes les déclarations de nos "attaques" contre la scientologie. Nous avons refusé de signer ces diffamations à son encontre.

19. Tout au long des discussions, ils ne cessaient de suggérer que nous fassions ces déclarations, tout en restant vagues sur ce qu'elles devaient contenir. Quand on essayait d'obtenir des précisions, nous répétions que nous n'écririons rien qui puisse suggérer que nous aurions menti, puisque que nous n'avions pas menti. A un moment donné, Sutter et moi étions presque d'accord sur le fait que j'écrive ce que je pensais pouvoir dire, c'est à dire que j'avais écrit ces déclarations en tant que témoin expert de la défense d'Uwe Geertz et Steven Fishman, d'une façon qui soit favorable à la défense. Prétendre [comme dit Rinder] que les Youngs, surtout Stacy Young, auraient franchement expliqué ce qui s'était passé et révélé que leurs déclarations avaient été falsifiées" est absolument mensonger. Nous avons sans cesse redit que tout ce qui se trouvait dans ces déclarations était exact.

20. Nombre des déclarations de Rinder ne sont que des mensonges, d'autres sont des déformations interprétées en trichant, et délibérément perverties afin de nous faire paraître dénués d'honneur et de scrupules.

21 . C'est un mensonge direct que dire "qu'au début de la discussion, les Youngs ont tous deux annoncé qu'ils n'aimaient pas manipuler les faits ni attaquer et gèner leur ancienne religion, mais que les conditions économiques difficiles les avaient poussés à entreprendre ces démarches." Ni moi ni mon mari n'avons jamais cru que la scientologie soit une religion, ni ne nous y référons comme telle. De plus, ni lui ni moi ne manipulions les faits; bien au contraire, nous avons toujours dit la vérité à propos


de toute une série de pratiques destructrices de l'empire scientologique en espérant que le fait de les faire connaître amènerait un changement.

[fin momentanée de la part traduite; la suite explique surtout que les séïdes de la secte leur ont offert près de 200000 dollars pour qu'ils signent des déclarations parjurant leurs précédentes déclarations, et tout à fait fausses. Elle dit aussi que Rinder a plusieurs fois répété qu'il n'y aurait aucun frein à ce qu'il pourrait entreprendre pour faire taire un ennemi de la secte]





22. Rinder's opinion that "it was apparent that the reason they were talking to us was because they found it emotionally distressing to be involved in an occupation that required them to figure out how to manipulate and distort facts for use in litigation" is contrived and utterly false. Moreover, I never said that I "could not stand living a lie and wanted out." As I have explained in a previous paragraph, what I found emotionally distressing was the campaign of harassment, intimidation and character assassination Scientology has been waging against us ever since we began to speak out about the abuses inside the cult.

23. Rinder's statement that I said we "tried to live off various family members while Vaughn attempted to establish himself as a writer" is utterly untrue and a fabrication out of thin air, as is the comment that "the family eventually balked at that, and the Youngs were on their own." We never "tried to live off" any of our family members and have been "on our own" all along.

24. Vaughn and I did have financial difficulties when we first left Scientology, as do many long-term members of Scientology's inner circle (and any other totalitarian cult, for that matter) if they are fortunate enough to free themselves from the cult's psychological, emotional and physical subjugation. Vaughn had been a Scientology staff member for 20 years and I had been one for 15 years. We had no resume that we felt would make any sense to the "outside" world, nor did we have any references. We were considered "enemies " by Scientology, so we knew that people still inside the cult would not say anything favorable about us. Since we had had virtually no professional contact with anyone outside the cult for many years, we had no references. It was literally as if we had just landed from outer space.

25. I am sorry that I told these two Scientologists about the hardships Vaughn and I experienced as we were struggling to come out of the cult experience. I should




have realized that they would utilize these details of our personal life in their campaign to discredit us. Rinder has now taken this information and twisted it to support his false argument that we are exposing the truth about Scientology to make money. The Court should know that there are many, many other ways we could make a living that would be much more enjoyable and more lucrative. But we feel a moral obligation to do what we can to expose the civil and human rights violations and serious abuses which this cult is perpetrating on its subfugated mind control victims.

26. Rinder falsely states that "At one point in our conversation, stacy broke into tears and said that she and her husband only began consulting with and selling declarations to Graham Berry because she and Vaughn were so desperate for money. Stacy said she had been willing to say under oath whatever Berry wanted her to say if it would result in getting paid, as she could not face continuing to live under the financial pressure she and Vaughn were suffering. There was one point during the meetings with Rinder and Sutter when I did, indeed, break into tears. It was certainly not, however, for the reason Rinder states. I began to cry at one point as Mike Sutter was attempting to address my concerns about staff conditions and certain specific abuses I suffered while I was in the cult. Something he said triggered some extremely painful memories for me, memories of being forcibly separated from my husband, having our mail intercepted, being kept under guard to keep me from escaping to find my husband, being deprived of sleep for days on end, being locked in a room and interrogated for days at a time, being screamed at and terrorized by Miscavige and his top aides.

27. For many former cult members, certain things someone might say or do can trigger painful memories from their cult experience and they may find themselves becoming very emotional at unexpected times. I found that simply being in the same room with two members of Scientology's inner circle, two people who used to have




enormous power over me, stirred deep-seated emotions that I had not felt since I escaped from the cult. Of course, I did not explain this to these two Scientologists because I knew they would not understand. But certainly I was not upset for the reason Rinder has stated. He is trying to paint my relationship with Graham Berry in a scurrilous light but his accusations are utterly groundless and false. Mr. Berry never told me what to say in my declarations and certainly never drafted a declaration for me to sign the way Rinder and Sutter did for my husband and me. In fact it is the Scientologists who will say whatever will further their own agenda, regardless of whether it is true or not, just as Rinder has done in his declaration. They assume that people outside of Scientology have the same contempt for the legal system as they do, and that others are guilty of the same illegalities, such as perjury, which they commit themselves as a matter of course.

28. Rinder states that "both Mike Sutter and 1 brought up how we could not understand how they could tell so many lies in the declarations they had filed, especially those in the Fishman case. Neither denied that this was what they had done...." and repeats his character assassination of us as liars in the next paragraph where he states, "We challenged them to explain how they could justify lying as a way of life..." As I have stated earlier in my declaration, in fact my husband and I both repeatedly told them that we had not lied in our declarations, although throughout the meetings Rinder and Sutter did continue to characterize our sworn testimony as " lying." The truth is that if either of these people ever admitted to themselves that our testimony is true it would break the spell that Scientology has over them. But Scientology has a self-policing mechanism built into its mind control techniques which makes it almost impossible for someone under its influence to break through. Rinder and Sutter both know that our testimony is true. They are both acutely aware of the abuses we have described. But they are loyal Party Members and are sworn to protect the Party at all costs.


29. Clearly the main intent of Rinder's declaration is to discredit the declarations my husband and I have filed in CSI v. Fishman and Geertz. He seems most concerned with a declaration submitted by me on January 3, 1994, in which I detail how Scientology's fraudulent negligence in selling Steven Fishman nearly $200,000 of Scientology materials and devices could have driven him into a psychotic episode. Rinder goes on for several pages, carefully reconstructing our conversations to make it appear that I somehow admitted to him that what I wrote was untrue. The subject of my January 3 declaration is extremely sensitive for Scientology and this is why Rinder has spent so much time trying to discredit it. But what I wrote in the declaration is true, and I attached many Scientology documents to prove it.

30. In fact, many people have been driven into psychotic episodes by Hubbard's techniques, as Rinder well knows. Far from being "pure nonsense," what I wrote about is one of Scientology's darkest secrets. I have personal knowledge of many people who have been driven into psychotic episodes by Scientology's techniques. Hubbard wrote precise directions about how to "handle" these people, including the "Isolation Watch." Rinder is well aware of these occurrences but cannot admit to it because it would violate Scientology policy for him to tell the truth about this subject publicly. It would threaten his good standing as a Scientologist and might get him sent to the prison camp, known as the Rehabilitation Project Force, where he would be separated from his wife and children, kept under guard and forced to do hard labor for 12 or more hours a day. Scientologists will do just about anything to avoid being sent to the RPF.

31. Rinder falsely states that I admitted to creating a false impression in the January 3 declaration about Scientology creator L. Ron Hubbard's use of mind control techniques. In fact, it is my firm conviction that Hubbard developed extremely sophisticated mind control techniques, that he did so quite deliberately, and that Scientology practices can be very psychologically damaging because of this. I




did not pull quotes out of context for the declaration as Rinder asserts. I would be happy to provide more quotes from Hubbard in which he goes into even more detail about how Scientology can be used destructively.

32. Rinder also distorted a conversation I had with him concerning Scientology's "upper level" materials. I do know that Hubbard wanted these materials kept secret, but I do not agree that they should be. People have the right to know that Hubbard's science fiction story about the cosmos is what they can expect after they have been sold many thousands of dollars of Scientology services. I do not consider a science fiction story to be a religious scripture, nor do I believe (as Scientologists claim) that there is any danger that anyone will get sick by reading these materials "before they are ready." This story has been published in many, many publications over a period of many years, and I have yet to hear of one person who has gotten sick from reading it. I think the only reason the Scientologists are so worried about keeping these materials secret is that they are afraid of losing money if people learn the truth. Certainly it has absolutely nothing to do with religion.

33. Rinder attempts to use me to further his own agenda in discrediting other former Scientologists. He falsely states that I think Gerry Armstrong and Larry Wollersheim are both psychotic. To set the record straight, I do not think either of these individuals is psychotic. Indeed, I think both are doing very well at recovering from their lengthy experience with Scientology mind control. However, I do know that Rinder and Sutter both think Gerry Armstrong and Larry Wollersheim are psychotic. I also know that they think my husband and I are psychotic, along with many other people who have come to their senses and left Scientology. This is because Hubbard said so. He repeatedly stated that anyone who leaves Scientology is psychotic. When I was still in Scientology and working for the Office of Special Affairs, it was accepted as a basic truth that anyone who left Scientology was crazy, especially anyone who left and then sued Scientology, which both Armstrong and Wollersheim


have done. The truth is that I consider Gerry Armstrong and Lawrence Wollersheim to be good friends and very courageous individuals.

34. Rinder also attempts to use me to discredit the testimony of another former Scientologist, Andre Tabayoyon. Rinder's version of my relationship with Andre and his wife Mary is wildly distorted and is clearly an effort on his part to create bad feelings between us. This is a technique called "Third Party" in Scientology, in which someone deliberately tells lies about a person to turn friends against friends. I did discuss an incident involving Andre, but I did so in the context of voicing concern about a friend. I now regret ever having said a word and realize I should have known he would use it to try to destroy my friendship with Andre and his wife, Mary. The conversation was carried on at Rinder's urging, of course, and I was naive not to see what he was doing. In fact, I value my friendship with Andre and Mary and think they are both extremely courageous to have testified about the outrageous abuses they were both subfected to while in Scientology. I hope they are progressing well in their recovery from Scientology.

35. My husband and I never agreed to "write declarations to set the record straight on points described above along with others." In fact we never did write any declarations or even portions of declarations but rather waited until Rinder and Sutter presented us with their own declarations, drafted by Scientology, for us to sign. When we read them we discovered that they had drafted declarations which did exactly what we had told them repeatedly we would not do. The declarations they wanted us to sign were utterly perjurious, stating that we had lied about virtually everything we have ever stated in declarations submitted in CS1 v. Fishman and other cases. Additionally they wanted us to sign a gag order which would have destroyed our freedom of speech as well as our freedom of association by forbidding us ever to speak about our experiences in Scientology or even to meet with anyone else who was speaking about their experiences in Scientology.




36. The motion which is based on Rinder's declaration makes the wildly ridiculous claim that we were in "serious emotional turmoil over what [we] had done" and that we "agreed to execute new declarations undoing the false impressions they had created for Mr. Berry." In fact, as I have already stated, we never did execute any declarations for them at all, and the declarations they drafted for us to sign were completely outrageous.

37. The truth is that when they showed us the declarations they wanted us to sign I told them they were completely wrong to think we regretted any aspect of the work we had done for Mr. Berry. Indeed, I told them in no uncertain terms that I am very proud of the work I have done for Mr. Berry, because I feel it is extremely important for the truth to come out about Scientology.

38. Finally, the motion claims that we "demanded" to be paid an outrageous sum of money but that "the Church was and is unwilling to pay the Youngs to tell the truth." In fact, they offered to pay us nearly $200,000 to sign their false and perjurious declarations, but we refused. We told them that we would never sign their declarations no matter how much money they gave us, because we would never perjure ourselves nor would we become pawns in Scientology's vendetta against Graham Berry.

39. Vaughn and I walked out of the meetings at that point, although they begged us to stay. They continued to call us repeatedly over the next several days, imploring us to meet with them again, assuring us that they would give us a "substantial financial settlement," but I finally made it clear to them that there was no point in continuing the meetings. Vaughn and I have made our decision to continue to expose the truth about Scientology no matter the cost, and that is what we intend to do. Rinder's blatantly false declaration is simply another part of their campaign to destroy our reputations and our credibility, which is what they warned us they would do if we did not give in to their demands.


40. During the course of our meetings Rinder commented that he couldn't think of anything he wouldn't do to silence an enemy of Scientology, that as far as he was concerned, the end would justify the means. Sutter and Rinder both made veiled threats during the course of the meetings, making it clear that if we did not settle with them Scientology would ruin our reputations, break us financially, and generally make our lives miserable. True to their threats, Scientology is now doing everything possible, including submitting perjured testimony to this court, to discredit me and my husband. But all of the testimony I have submitted to this court has been true, and it is extremely important that the information which has been submitted remain on the public record.

I swear under the laws of the State of Washington and the United States that the foregoing is true and correct.

Executed in Seattle, Washington, this 14th day of December, 1994.

Stacy Brooks Young

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