LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

 Pseudo-expertise (consultation) du Dr psychiatre Bornstein à propos du Purif , le soi-disant procédé de désintoxication des scientologues

[Je recommande de lire au moins les précautions d'usage prises par Bornsteiun, dont le travail paraît à secondori très incomplet: où est l'analyse de cas? Nulle part.]

Il s'agit d'une description quasi mécanique des lectures; on peut aussi s'étonner de voir qu'un grand ponte comme Bornstein ait discuté un "aspect religieux" ou "initiatique" qui n'est pas spécifiquement de son ressort, mais n'ait pas discuté l'évident aspect "médecine illégale" de ce programme bidon. Afin de simplifier la lecture, j'ai mis en marron les passages passablement hors sujet de l'expert Bornstein, ainsi que les passages qu'on peut classer dans l'idée "présentation du sujet" sans qu'il y ait pour autant expertise. Seuls restent intéressants éventuellement les passages en bleu. Enfin, il semblerait que M. Bornstein ait utilisé des références qui lui ont été fournies, dans la bibliographie. Où est la vraie conlucion pour une expertise dont aucun cas pratique n'a été étudié?

Voir aussi la phrase clé que j'ai soulignée, le webmaster]

Par ailleurs, des opinions extrèmement sévères d'autres scientifiques ont été données sur la valeur de la fiche de Bornstein; voir ici:

<http://www.antisectes.net/abgrall-100-fin.htm#lettres-purif>

Autres textes critiquant les aspects pseudo-médicaux de la secte


CONSULTATION



Je soussigné, Dr. Serge BORNSTEIN, Neuro-Psychiatre, Expert inscrit sur la Liste Nationale, agréé près le Bureau de la Cour de Cassation, Responsable du Diplôme de Psychiatrie Légale à la Faculté de Médecine de Paris-Sud, 64 rue Amelot, 75011 - PARIS, consulté par Monsieur le Bâtonnier LUSSAN et par Maîtres Mourad OUSSEDIK et Michel ZAVRIAN pour donner mon avis sur la Procédure de Purification pratiquée par l'Eglise de Scientologie, première étape de la démarche spirituelle de ses fidèles,

ai procédé comme suit:

- dans un premier temps, ont été réunis les écrits sur le sujet, de celui qui a mis au point cette procédure, Monsieur L. Ron HUBBARD ; il s'agit de travaux abondants, commencés en 1950, époque à laquelle l'auteur faisait état d'études et d'observations déjà structurées dans le domaine des vitamines, des radiations solaires et des "toxiques" au sens large (toujours dans leur rapport avec l'univers mental et spirituel); ensuite, chaque année jusqu'en 1984, l'auteur a publié des études sur la question (un ouvrage, des compte rendus de recherche, des conclusions et des méthodes d'application), le Programme de Purification ayant trouvé son aspect définitif en 1978;

- dans un deuxième temps, ont été sélectionnés les comptes rendus de travaux des chercheurs ayant examiné ou approché le domaine abordé par Ron HUBBARD; étant donné la quantité de données en provenance des différents centres de recherche internationaux, la sélection a été limitée, en général, aux quinze dernières années.

La possession de ces éléments de comparaison permet une appréciation de ce Programme de Purification (III) qui pour sa compréhension nécessite une description préalable (I) et, en raison de la particularité de son objet, la précision de son aspect spirituel selon l'auteur (II), point qui déborde notre compétence mais qu'il importe d'avoir présent à l'esprit pour situer le programme dans son contexte.


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I - Description du Programme de Purification

A) Objet de la procédure


Au vu des diverses publications décrivant ce programme, l'objet de la procédure nous apparaît comme suit:

Rendre le corps exempt ("purifié") des toxines diverses accumulées au cours de la vie du fidèle, comme phase première et nécessaire de sa progression spirituelle, ces toxines étant jugées constituer une entrave spirituelle à cette progression.

Il est constaté que notre société est de plus en plus orientée vers l'usage de substances chimiques: pesticides, conservateurs, fumées et accidents industriels, agents chimiques agricoles, médicaments, et enfin "la drogue" au sens restreint (de la rue) à laquelle se sont livrées un certain pourcentage de personnes. L'auteur tient compte aussi des radiations diverses qui affectent les individus.

Le Programme de Purification entend débarrasser le corps des fidèles, au début de leur progression spirituelle, des toxines et résidus chimiques retenus par le corps. Les proportions de rétention en seraient faibles mais du fait de l'accumulation au long des années, le total s'avérerait générateur d'un amoindrissement mental significatif. Des tests de Q.I., de caractéristiques de l'état psychique du sujet et de sa vitesse de réaction (tests de rapidité) sont effectués avant et après le programme afin d'en mesurer les bénéfices. Le programme est effectué une fois pour toutes au début de la progression. Eventuellement, dans le cas où le fidèle suivrait ultérieurement des traitements médicaux importants, il pourrait lui être conseillé de refaire une sorte de mini-programme pour qu'il soit débarrassé de ce nouvel apport toxique.

Il est plusieurs fois mentionné dans les écrits l'importance d'un tel programme pour les fidèles qui auraient durant leur vie essayé l'usage de drogues (L.S.D., marijuana,...), cet usage constituant alors un frein important au développement spirituel. A noter qu'une forme première et plus rudimentaire de ce programme, alors nommé "programme de sudation", etait destiné exclusivement à ceux ayant consommé de la drogue (L.S.D. en particulier) dans les années 70. On trouve, dès août 1950, dans les écrits de l'auteur des propositions pour un programme encore plus dépouillé.


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profondément dans les muscles et les tissus, ainsi que dans les zones du corps relativement inactives en temps ordinaire.

La course doit être pratiquée d'une manière graduelle; le rythme ne doit pas essouffler au point de ne pas pouvoir parler.

La course, tout comme l'étape suivante, la sudation, est pratiquée avec une autre personne participant elle-même au programme.

3) Sudation en sauna


a) Température du sauna:
Le sauna sec est préconisé (le sauna bain de vapeur n'est pas écarté cependant). La règle est d'utiliser le système qui permet le maximum de sudation. Le participant se soumet donc à une sudation intensive. Les températures peuvent aller de 60 à 80° Celsius selon les personnes et leur degré d'entraînement à l'exercice (au fur et à mesure du programme, les personnes réglant elles-mêmes la chaleur du sauna, supportent des températures de plus en plus élevées, jusqu'à 80°C environ).

b) Durée:
Chaque journée doit comporter cinq heures de programme au total. Trente minutes sont réservées à la course. Les quatre heures trente restantes se partagent entre des temps de sudation (sauna) et des pauses avec des douches pour se rafraîchir.

Le temps quotidien recommandé de cinq heures est cependant sujet à des aménagements:

o le participant ne fera pas cinq heures dès le premier jour. Il lui faudra suivre dans les débuts une progression adaptée à ce qu'il est capable d'effectuer. L'accent est mis sur le fait de ne pas dépasser ses capacités, mais au contraire de suivre une progression adéquate. Cette durée de cinq heures est estimée comme la plus appropriée à produire les meilleurs résultats et rendements dans l'élimination des toxines;

o en cas d'indication du médecin, la durée quotidienne pourra être réduite (jusqu'à deux heures trente) sachant que la procédure risque alors de se voir prolongée. Un contrôle médical sérieux est exigé avant de commencer la procédure afin de de déterminer si le fidèle peut y participer et dans quelle proportion éventuellement.


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c) Usage d'eau et de sels (de sodium ou de potassium) durant la sudation

Durant le temps de sudation, les personnes disposent d'eau, de sel de "cuisine" (chlorure de sodium) et de sel de potassium.

Il est conseillé de faire des pauses autant que nécessaire et de boire beaucoup afin de favoriser les processus d'élimination.

Les sels de sodium ou potassium sont absorbés en cas de symptômes apparents de perte excessive de ces éléments par le corps (occasionnée par une sudation importante).

Il est enseigné aux participants le moyen de reconnaître ces symptômes. C'est cette prise de sel et de liquides qui permettrait une utilisation aussi intensive du sauna sans en subir les effets troublants.

4) Les facteurs nutritionnels


a) Régime général.

A l'exception d'une recommandation invitant à ne pas oublier de manger des légumes (qui ne soient pas "archicuits"), l'auteur insiste sur le fait qu'aucun régime n'est exigé lors du programme, et qu'à l'inverse, le participant se doit de ne pas changer ses habitudes alimentaires. Les légumes ayant pour but l'apport de fibres, de minéraux et de vitamines.

b) Absorption d'huile insaturée
Il est demandé d'absorber entre deux cuillerées à soupe et une demie tasse à café d'huile renfermant les divers acides gras essentiels polyinsaturés. Cette huile pourra être mélangée aux aliments ou prise directement, selon les goûts.

L'huile utilisée est en fait un mélange de quatre huiles (vendue aux Etats-Unis sous le nom de "All Blend"): soja, arachide, noix et carthame, qu'il est possible de reconstituer soi-même à partir de ses composants. Le but de cette absorption est lié au constat que les tissus graisseux ont la propriété de fixer les toxines plus que les autres tissus (liposolubilité fréquente des résidus chimiques toxiques) et qu'il est nécessaire d'accélérer leur processus de renouvellement (turn-over) afin d'aider à la libération des résidus toxiques qui y sont accumulés.

Le poids du participant est surveillé chaque jour afin de doser la quantité d'huile nécessaire: le poids ne devrait pas varier si la dose est correcte.


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c) Apport vitaminique et minéral
o Qualitativement

Toute la gamme des vitamines hydrosolubles et liposolubles est ajoutée à l'alimentation du participant, conformément aux théories et pratiques nutritionnistes répandues en pays anglo-saxons (mais moins ici en France):

Vitamines hydrosolubles:
o La vitamine C.

o Les vitamines du groupe B: B1 (thiamine), B2 (riboflamine), B3 (niacinamide ou niacine), B5 (acide panthothénique), B6 (pyridoxine), B12, biotine, PABA, acide folique, Choline, Inositol.

Vitamines liposolubles:
Vitamines A, D et E.

Minéraux:
o Calcium-Magnésium associés.

o Un mélange multiminéral: calcium-magnésium, Fer, Zinc, Manganèse, Cuivre, Potassium, Iode, associés en général à des acides aminés pour les rendre mieux assimilables.

o Oligo-éléments suivant les nécessités (cobalt, cuivre, iode, manganèse, molybdène, zinc, sélénium, chrome, lithium, étain) mais ils sont en général fournis par l'alimentation quotidienne.


o Qualitativement:

Les doses employées sont élevées, comparativement aux valeurs communément admises dans les milieux médicaux et nutritionnels français. Elles s'alignent en revanche avec les normes anglo-saxonnes (Etats-Unis en particulier) où leur usage est considéré comme courant et où des recherches sur les mégavitaminothérapies ont été effectuées.

Les doses relatives des différentes vitamines absorbées se conforment au principe médical des carences induites. Un excès d'introduction de l'une d'entre elles entraînerait une déficience relative des autres vitamines à moins d'augmenter aussi leurs dosages.


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En effet, les divers composants du spectre vitaminique et minéral sont sujets à des interdépendances d'action (les uns par rapport aux autres). Ainsi, un excès de prise de B1 pourrait générer des symptômes d'une carence en vitamine C. De même, avec les vitamines B2 et B6 entre elles, etc.

Un accent particulier est mis sur les vitamines B1 (thiamine), B3 (niacine) et C (acide ascorbique). Ces vitamines, selon la bibliographie utilisée par l'auteur ainsi que ses propres observations, sont sujettes plus facilement à des carences dues à l'absorption de drogues ou autres composés chimiques (toxiques).

Il est donc important dans ce programme, de créer un apport adéquat de ces composés, propre à combler toute déficience qui serait déjà existante, ou à prévenir une déficience qui pourrait être générée au cours de la procédure en raison des pertes excessives par sudation (à noter que la mobilisation intensive des toxines dans l'organisme aurait pour effet une "consommation" accrue du stock vitaminique présent). Ces divers composés sont absorbés par voie orale lors des repas ou avec du yaourt.

La vitamine B3 (niacine) en raison de certaines propriétés spécifiques avancées semble constituer le composé central autour duquel tous les autres éléments (nutritionnels) du programme s'organisent quantitativement ou séquentiellement parlant.

La dose quotidienne de vitamine B3 doit être croissante tout au long du programme ou stagnante; ceci est déterminé en fonction des manifestations diverses qui sont observées et rapportées par le participant lors de la sudation ou de la course.

La niacine est considérée, dans le programme HUBBARD, avoir des effets de mobilisation (ou "re"-mobilisation) des substances chimiques résiduelles fixées sur les tissus (graisseux essentiellement) de l'organisme.


En d'autres termes, la niacine "décrocherait" ou "délogerait" les résidus fixés autrement dit semblerait fragiliser (labiliser) la liaison de ces substances avec les tissus organiques, permettant alors leur entraînement dans le courant sanguin et leur élimination cutanée dans la sueur.

Elle semblerait, selon son auteur, "éliminer les radiations" (comme un objectif secondaire du programme). Cette propriété serait constatée par l'effet d'échauffement, de rougeur, de démangeaison et d'irritation de la peau faisant suite à la prise de niacine. Une observation particulière à l'appui de cette théorie montre que les rougeurs générees par la vitamine B3 semblent effectivement se limiter aux surfaces corporelles exposées au soleil (ou à des rayonnements). Les zones



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normalement revêtues d'un vêtement (maillot de bain,...) restent blanches (tests facilement réalisables).

[on s'étonne que M. Bornstein n'ait pas ici critiqué cette position scientifiquement reconnue par d'autres comme tout à fait inexacte, et qui a de toutes autres causes que celles avancées par hubbard, nd.webmaster]

5) Horaire bien réglé et sommeil

Un sommeil suffisant est exigé comme facteur important pour un bon déroulement du programme. On ne doit pas sauter de jour, le programme est suivi quotidiennement jusqu'à la fin, et on ne doit pas le faire n'importe comment. Un horaire personnel bien réglé doit être suivi pendant le programme. Un sommeil adéquat fait partie de cet horaire. Ce point serait considéré comme un facteur intégrant de la procédure et sans lequel on ne peut s'attendre à en retirer les bénéfices.

6) Quand s'arrête la procédure?

En raison de son objectif spirituel, des facteurs subjectifs, dépendant de critères personnels et propres à chaque participant, déterminent le moment où le programme doit d'achever. Cependant, un critère plus objectif sera l'absence des manifestations ressenties habituellement lors de l'élimination des toxines. Il n'est procédé à aucun examen en particulier, seuls sont mis en jeu l'absence de symptômes et un bien-être reconnaissable comme étant celui d'un corps débarrassé des toxines chimiques qu'il avait retenues.


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II - Aspect spirituel du Programme de Purification pour l'Eglise de Scientologie

A) Une mise en garde


Compte tenu de son objectif spirituel, une appréciation d'un tel programme d'un point de vue scientifique semblerait a priori déplacée. Il m'apparaît d'emblée que l'on doive l'apparenter à un rite initiatique ou introductif insistant sur l'idée de Purification que l'on retrouve dans les diverses religions sous une forme ou une autre.

On peut penser que le rite de Purification scientologique revêt une apparence bien plus "moderne" (le mot pourrait être considéré ici dans son sens propre) et dépourvu de symbolique comparé à ceux auxquels nous sommes accoutumés. Cet aspect particulier doit être considéré en tenant compte des allégations de son auteur mais en privilégiant l'angle religieux ou spirituel qui est son propos principal et qui déborde le simple regard technico - scientifique.

On est donc renvoyé à l'estimation de croyances religeuses qui dépassent le champ de compétence d'un expert en sciences biologiques ou humaines, de la même façon que nous ne pourrions donner notre avis sur les dogmes et les mythes des grandes religions révélées.

La plupart des religions insistent sur la Purification, qui fait partie de l'idée d'une nouvelle naissance (à la connaissance) et ceci se retrouve depuis la plus haute Antiquité dans toutes les cérémonies d'initiation et d'adhésion à une communauté de croyants.


Ceci étant, les rites peuvent avoir pour origine des données du bon sens, de sorte qu'ils peuvent amener des retentissements bienfaisants sur le plan de la vie matérielle. Par exemple, la circoncision peut être reconnue par certains milieux médicaux comme ayant un caractère hygiénique préventif; ou bien encore: il est vrai que la viande de porc pouvait, en certains temps, être à l'origine de problèmes pathologiques et ainsi sa prohibition entraînait-elle des effets favorables.

Le Programme de Purification pourrait donc être analysé au vu des donnés scientifiques actuelles à condition de nous dégager, le temps de cette étude, de son orientation spirituelle et des croyances sur lesquelles il serait fondé.


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Toutefois, dans un premier temps, et bien que cela débordât le champ de notre analyse, nous avons cherché à comprendre l'aspect religieux du Programme de Purification et son insertion dans le système scientologique, afin d'en appréhender plus précisément la cohérence.

B) Le dogme scientologique et la Purification

Un être (une âme) vit dans un corps, en association avec un corps, et l'anime. Le cerveau, pour Ron HUBBARD, n'est qu'un tableau de commande que l'être utilise pour diriger le corps et percevoir. Le cerveau n'est pas, selon lui, le centre de conscience et de commande de l'organisme.

L'être - synonyme de la conscience de l'individu - est le siège de la personnalité et de l'intelligence mais il ne ressort pas du domaine matériel. Il est capable de mémoire, de reconnaissance, de volonté (intention), de création, d' émotion, d'analyse, de pensée, d'abstraction, il est capable de poser des problèmes et d"'imaginer" leurs solutions... En bref, toutes les qualités subtiles et complexes de l'Homme ne reposent pas, pour la Scientologie, sur les structures physiques du corps mais sont inhérentes à l'esprit (à l'âme) comme entité distincte du corps.

A la mort, l'être se sépare du corps physique et il continue d'exister, avec toute sa mémoire et sa personnalité. Il a perdu son corps - véhicule ou enveloppe - mais il poursuit son existence et pourra se réincarner (concept proche du Bouddhisme).

L'être, l'unité pensante, utilise le corps et en association avec celui-ci, ne peut échapper à certaines influences de sa part.

Un corps en mauvaise santé va "tirer vers le bas" l'être qui l'habite; les aptitudes morales, le dynamisme de l'individu psychique (ici considéré comme une entité indépendante) ainsi que sa faculté d'action vont se trouver affaiblis.

Réciproquement, un être en mauvaise condition entraînera le corps vers une moins bonne santé (moins bon fonctionnement glandulaire, musculaire, perceptions déficientes...). Nous sommes ici dans le domaine du psychosomatique -l'univers mental amenant des dysfonctionnements physiques.

D'après Ron HUBBARD, un être peut se trouver en mauvaise condition du fait d'actions négatives qu'il a pu commettre, ou du fait d'atteinte à l'intégrité, mais aussi du fait d'échecs subis au long de sa vie et des événements vitaux (pertes des proches, déceptions).

Toutes ces actions subies par lui ou causées par lui à d'autres, amènent chez l'être une altération mentale et spirituelle.


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Sa conscience, sa vigueur ou force vitale seront amoindries et il ne peut plus participer à la vie avec la même intensité, ni le même entrain. L'épanouissement de l'individu en sera pour le moins entravé.

La vie, dans le système philosophique scientologique est subdivisé en huit sous-parties. Chacune de ces parties constitue une sphère d'action et d'activité où l'être humain cherche à s'épanouir et atteindre la prospérité et la plénitude dans la vie présente.

Ces huit "zones d'activité" sont appelées les huit "Dynamiques" (terme exprimant l'idée d'action et de participation).

L'être, en citant Ron HUBBARD, cherche à créer sa vie et à s'épanouir dans ces huit domaines du VIVRE:
1) soi-même (épanouissement personnel, réussite, santé);
2) le couple et la famille (incluant la procréation et l'éducation des enfants);
3) la société ou les groupes (clubs sportifs, équipe de travail, Nation, devoirs civiques);
4) l'humanité (entraide des peuples, paix planétaire);
5) les formes vivantes (plantes, animaux dans leur ensemble);
6) l'univers matériel et physique (la planète, les océans, les mers,(la pollution), les constructions - toute chose physique);
7) le domaine spirituel, les idées, les arts, les sciences, les inventions, toutes choses de l'esprit ou en relation avec l'intelligence et la création de l'esprit;
8) enfin, l'Etre Suprême ou Infini (infinies qualités et infinies quantités); nous serions ici dans le territoire de Dieu ou des Dieux, et la Scientologie entend ne pas intervenir dans le choix de l'Etre Suprême mais cherchera à susciter une plus grande compréhension des rapports de l'individu avec l'Etre Suprême. Les Scientologues sont de toutes les religions et conservent éventuellement leur culte.

Cette digression apparente sur notre sujet nous a paru nécessaire pour préciser les fondements du dogme scientologique qui posent la question du corps purifié et sain comme étape importante sur le plan religieux de l'amélioration spirituelle.

Pour Ron HUBBARD, le but de l'élévation spirituelle (amélioration subjective) doit amener l'être à acquérir une meilleure conscience du monde qui l'entoure et de lui-même et par la suite à y devenir actif et participant jusqu'à un épanouissement (amélioration objective), et la reconnaissance de Dieu. Un corps accumulant toxines et/ou radiations sera selon les constatations de l'auteur un frein important à ce développement.



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Il s'agit de poisons, de toxines, qui auront tendance à déprimer la santé de l'organisme et à causer un effet spirituel négatif affectant tout particulièrement la manière dont l'individu appréhendera le futur. Pour le fondateur de la Scientologie, un être en bonne condition spirituelle se reconnaîtra en ce qu'il est tourné et orienté vers le futur, son propre futur, celui de sa famille, de ses enfants, de la société dans laquelle il vit, de l'humanité, etc. (les huit Dynamiques).

Un corps déprimé par l'intoxication va exercer une influence sur l'être mental (l'âme), qui à son tour verra son potentiel de vitalité amoindri de ce fait, et sa course vers l'épanouissement sur les huit Dynamiques ralentie d'autant, voire inhibée ou inversée (suicide).

Dans le cadre de ces objectifs d'épanouissement spirituel, Ron HUBBARD très tôt dans les années 1950, attire l'attention sur un aspect particulier aux radiations (nous parlons ici des faibles et moyennes doses): la perturbation, le dérèglement et l'annihilation de la procréation. La procréation, selon HUBBARD, est la zone la plus touchée par les effets de l'irradiation. Les cellules sanguines sont les premières qu'il faut prendre en compte lors de doses élevées, car la survie immédiate de l'individu est menacée. Mais à des doses non létales, c'est la reproduction qui est atteinte et tout le futur de la race (les cellules sexuelles subissent fortement les radiations): risque de malformation - stérilité - atteinte aussi de la reproduction cellulaire - risque de cancer...

Ron HUBBARD appelle ce phénomène l'effet "Pas de Futur", qui amène un état mental (aussi bien que physique) désespéré; il n'y aurait plus rien à attendre du futur, mais un état d'apathie envers la vie (une sorte de démence est effectivement liée aux radiations, l'actualité nous le laisse d'ailleurs entrevoir).

Le terme de Purification peut alors prendre son sens plus figuré tel que nous le connaissons par les autres religions.

Intrusions toxiques, intrusions ionisantes (radiations) de plus en plus inhérentes à la société technologique actuelle, autant d'interférences matérielles venant s'opposer au futur spirituel du fidèle.

La Purification sera la première étape d'une "union", d'une participation et d'un épanouissement à travers les huit Dynamiques. Tel est le dogme, tels sont les prétentions de l'Eglise, à partir des constatations de Ron HUBBARD.

Le Programme est en lui-même, destiné à réconcilier l'être (l'âme) avec le corps qui se trouve désormais lavé de ses résidus exogènes, indésirables et néfastes, en vue d'un nouvel élan vers le futur.


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III - Appréciation sur le Programme de Purification

A) Appréciation relative des divers éléments

Après recherche bibliographique et confrontation avec les connaissances physiologiques fondamentales, l'appréciation des effets des différents éléments du programme se trouve être relativement aisée à aborder.

Cette procédure doit être comprise comme une association de techniques jusqu'alors connues et appliquées isolément dans des buts voisins de ceux du programme en termes non spirituels cependant:

- La vitamine B3 (niacine) s'est trouvée fréquemment associée aux traitements mentaux (HOFFER A., Niacin Therapy in Psychiatry. Springfield, Illinois, Charles C. Thomas, 1962).

[on notera ici qu'il s'agit de buts MENTAUX, et non spirituels; une étude sérieuse aurait relevé la contradiction entre le but religieux prétendu et l'effet psychiatrique, voire même, l'usage de "thérapies" physiques et un but religieux prétendu, note du webmaster]

- Cette même vitamine se révèle posséder des propriétés vasculaires métaboliques thérapeutiques (PARSONS, W. Jr The Effect Of Nicotinic Acid on Serum Lipids, Am. J. Clin. Nutr. 1960, 8, 471 - doc. II.3; CONDORELLI, L Effétti farmacologici e terapeutici dell'acido nicotinico estranei all'attività vitaminica. Acta Vitamin-Enzimol. (Milano), 1977, 31, 57 doc. II.1) et radioprotectrices (KOL, R et BENHUR, E. Radiation Protection of Stimulated Human Lymphocytes by Nicotinamide. Radiat. Environ. Biophys. 1983, 22, 133 - doc. II.5).

- Les vitamines E, A. C sont reconnues exercer un effet radioprotecteur à l'issue de nombreuses expériences (O'CONNOR M.K, MALONE J.F., MORIARTY M. - A radioprotective effect of vitamin C observed in Chinese hamster ovary cells. British Journal of Radiolagy. 1977, 50, 587. - doc. III.3; BERRY J.R et confrères. Proceedings of the British Institute of Radiology. 1986, 59, 85. - doc. III.3; O'NEILL P. Pulse Radiolic Study of the Interaction of Thiols and Ascorbates with OH Adducts of dGMP and dG: Implications for DNA repair processes. Radiat. Res. 1983, 96, 198 -doc. III.1 SEIFTER E., PADAWER J., RETTURA G., GOODWIN P., LEVENSON S. Cancer Control: X-Ray induced C3HBA Tumor Regression and Prevention of its Regrowth by B- Carothene or Vitamin A. Progress in cancer control IV: Research in the Cancer Center. 1983 Alan R. Liss inc., Ny, pp 237-247 - doc I.1; SEIFTER E. et confrères. Vitamin A Inhibits Some Aspects of Systemic Disease Due to Local X Radiation. Journal of Parental and Enteral Nutrition. 1981 - 5. 288- doc I.3; TANNOCK J.F et confrères Vitamin A and the Radiation Response of Experimental Tumors : An Immune Mediated effect. J. Nail Cancer Inst... [reste illisible]


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TANAKA H. The protective effecs of Vitamin E Against Microcephaly in rats X-Irradiated in Utero: Dentritic Branches. Brain and Development. 1986, 8, 301 - doc. IV.3; BICHAY T.J. Modification of Survival and Hematopoiesis in Mice by Tocopherol Injection Following Irradiation. Strahlentherapie und Onkologie. 1986, 162, 391 - ref IV.2; FONCK K. The effect of Vitatnin E an Cellular Survival after X-Irradiation of Lymphoma Cells. British Journal of Radiology. 1978, 51, 832 - ref IV.1; SAKAMOTO K et SAKKA M. Reduced Effect of Irradiation on Nonnal and Malignant Cells Irradiated in Vivo in Mice Pretreated with vitamin E. British Journal of Radiology. 1973, 46, 538 - ref. IV. 4).

- Les vitamines C et D, ainsi que celles du complexe B, furent employées dans de nombreuses références pour la prévention des syptômes d'irradiation thérapeutique (O'KONNOR M.K, MALONE J.F., MORIARTY M. A radioprotective effect of vitamin C observed in chinese hamster ovary cells. British Journal of Radiology. 1977, 50, 587. - ref III.3; STRATFORD M.R.L. et HODGKISS R.J. Radioprotection by Ascorbate in vitro: temperature dependent uptake. British Journal of Radiology. 1986, 59, 697, pp 83-84 - doc. III.2; O'NEIL P. Pulse Radiolic Study of the Interaction of Thiols and Ascorbates with OH adducts of dGMP and dG: Implications for DNA repair processes. Radiat. Res. 1983, 96, 198 - doc. III.1; SEIFTER E., PADAWER J., RETTURA G., GOODWIN P. LEVENSON S. Cancer Nontrol: X-Ray induced C3HBA tumor regression and prevention of its regrowth by B-Carothene or vitamin A. Progress in cancer control IV: Research in the cancer center.1983, Alan R. Liss Inc. Ny, pp 237 -247 - doc. I.1; SEIFTER E. et confrères. Vitamin A inhibits some aspects cf systemic disease due to local X-Radiation. Journal of Parental and Entheral Nutrition. 1981, 5, 288 - doc. I.3; TANNOCK I.F. et confrères. Vitamin A and the radiation response cf experimental tumors: am immune, mediated effect. J. Natl Cancer Instit. 1972, 48, 731 - doc. I.2; BROWN M, Resistance of human erythrocytes containing elevated levels of vitamin E to radiation-induced hemolysis. Radiat. Res. 1983, 95, 303 - dcc. IV.5; TANAKA H. the protective effects of vitamin E against microcephaly in rats X-Radiated in utero: dentritic branches. Brain and Development. 1986, 8, 301 - doc. IV.3; BICHAY T.J., Modification of survival and hematopoiesis in mice by tocopherol injection following irradiation. Strahlentherapie und Onkologie. 1986, 162, 391 - doc. IV2; FONK K The effect of vitamin E on cellular survival after X-Irradiation of lymphoma cells. British Journal of Radiology. 1978, 51, 832 - dcc. IV.1; SAKAMOTO K et SAKKA M., Reduced effect of irradiation on normal and malignant cells irradiated in vivo in mice pretreated with vitaniin E. British Journal of Radiology. 1973. 46, 538 - doc. IV).


- Le sauna est réputé dans les pays scandinaves comme un moyen de détoxification de l'organisme. revitalisant et son usage tres courant se répand dans tous les pays actuellement.



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B) La Niacine ou vitamine B3

Cette vitamine particulièrement réputée par sa maladie de carence, la Pellagre, est aussi bien connue en thérapeutique pour ses propriétés vasculaires. Utilisée le plus souvent sous forme d'une préparation pharmaceutique, l"'Extrait de Marron d'Inde", pour les affections des vaisseaux, cette vitamine fait partie du groupe "B-complexe" déjà évoqué plus haut et que l'on trouve dans la levure (pains), le son (céréales, riz, farine), le foie, les viandes maigres et le poisson.

Sa carence produit de graves désordres du métabolisme se manifestant à trois niveaux: (a) la peau (dermatites), d'où son nom de vitamine PP = Prévention de la Pellagre (mot qui veut dire peau rugeuse); (b) l'appareil digestif dans son ensemble, inflammation buccale (stomatite) et troubles gastro-intestinaux (vomissements, diarrhées); et enfin (c) des troubles neurologiques importants amenant progressivement le sujet à la "folie": hyperexcitabilité, anxiété, amnésie, asthénie, dépression, états confusionnels ou maniaques ou délirants, tremblements, paresthésie (troubles des perceptions), l'ensemble aboutissant à la mort.


Il est certain que cette vitamine joue un rôle nerveux très important, à ne considérer que son historique, où nous trouvons de nombreux cas d'aliénation mentale causés par cette déficience, mais aussi par les travaux de HOFFER (Niacin Therapy in Psychiatry. Springfield, Illinois, Ch. C. THOMAS, 1962).

Cette vitamine intervient de façon primordiale et multiplie à tous les niveaux le métabolisme cellulaire: en particulier la production d'énergie (pyroxydation des glucides, lipides et protides), mais aussi les biosynthèses de ces divers constituants de l'organisme.

La vitamine PP est trouvée sous deux formes principales et assimilables, la niacine ou acide nicotinique et l'amide nicotinique dite encore niacinamide ou nicotinamide. Si sur le plan diétético-métabolique les deux formes ont une activité comparable, il est à remarquer la moindre influence de la deuxième, niacinamide, sur le plan des propriétés pharmacologiques (vasculaires, etc.) (PARSON W., The effect of nicotinic acid on serum Lipids. American Journal cf Clinical Nutrition. 1960, 8, 471 - doc. II.3; WEINER M., Influence of some vasoactive drugs on fibrinolytic activity. Circulation. 1959. XIX, 845 - doc. II.4; LIOTTA S. Expertise sur la niacine -doc. II.2).

Une propriété majeure de la niacine se manifeste par un effet vasodilatateur temporaire proportionnel à la dose (CONDORELLI L., Effetti farmacologici e terapeutici dell'acido nicotinico estranei all attività vitaminica. Acta Vitaminologica et Enzymologica. 1977 31, pp 59-60- doc. II.1). d'environ une heure avec un déclenchement plus ou moms rapide selon la voie d'assimilation (LIOTTA S.. Expertise sur la niacine -doc. II. 2)



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Les conséquences sont notables en ce qui concerne la pression artérielle, le débit du sang, la consommation d'oxygène par les tissus (CONDORELLI L., Effetti farmacologici e terapeutici dell'acide nicotinico estranei all'attività vitaminica. Acta Vitaminologica et Enzymologica. 1977, 31, pp 58-63 - doc. II.1).

La niacine possède un pouvoir lipolytique (destruction des graisses), hypolipénisant et hypocholestérolénisant (PARSON W, The effect of nicotinic acid on serum lipids. American Journal of Clinical Nutrition. 1960, 8, 471 - doc. II.3; CONDORELLI L., Effetti farmacologici e terapeutici dell'acide nicotinico estranei all'attività vitaminica. Acta Vitaminologica. 1977, 31, pp 64-68 -doc II.1) qui peuvent rendre compte d'un effet épurateur au niveau des tissus graisseux qui tendent à fixer de façon préférentielle grand nombre de toxiques (MISRA A.L. et confrères. Persistence of Phencyclidine (PCP) and metabolites in brain and adipose tissue and implications for long-lasting behavioral effects. Research Communications in Chemical Pathology and Pharmacology, 1979, 24, 431 - doc. VI.1).

D'autres actions sont aussi recensées, (CONDORELLI L., Effetti farmacalogici e terapeutici dell'acide nicotinico estranei all'attività vitaminicci. Acta Vitaminologica et Enzymologica. 1977, 31, pp 68-72 - doc II.1) fibronolytique, galactagogue, motilité gastrique et intestine; mais aussi nous retiendrons plus particulièrement un effet radioprotecteur montré par les expériences de KOL et BEN-HUR, Israel 1983 (KOL R et BEN-HUR -E., Radiation protection of stimulated human lymphocytes by nicotinamide. Radiation and Environmental Biophysics. 1983, 22, 133 -doc. II.5). Elle semble agir en favorisant les capacités de réparation de la cellule à une irradiation. Ron HUBBARD semble être apparemment le premier à avoir mentionné la réaction de la niacine sur les radiations (Conférence donnée par Ron HUBBARD le 18 août 1950, Research and Discovery, Volume 3 - doc. VII 1; Conférence du 31 aout 1950, même ouvrage - doc. VII.2).

La niacine exerce une action directe sur la résistance des vaisseaux sanguins et on l'utilise en pharmacie contre la fragilité vasculaire (CONDORELLI L. Effetti farmacologici e terapeutici dell'acido nicotinico estranei all'attività vitaminica. Acta Vitaminologica et Enzymologica. 1977, 31, pp 72-78 - doc II.1; LIOTTA S. Expertise sur la niacine - doc. II.2; BEN M., Treating chemicaL exposures. California Nurses' Association. April 1986 - doc. VI.3). Cette propriété est à rapprocher des effets radioprotecteurs des flavonoïdes (vitamine P) (AGARWAL O.P. et NAGARATNAM A., Radioprotective property of flavonoïds in mice. Toxicon 19, 2, 201 - doc. II.7; SOKOLOFF B., REDD J. et DUTCHER R. Vitamin P protection against radiation. Science, 112, 112 - dec II.6) dont le pouvoir semble dû à une augmentation de la résistance des vaisseaux (SOKOLOFF B., REDD J et DUTCHER R. Vitamin P protection against radiation. Science. 1977. 112. 112 - dcoc. II.6 ).


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