LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

Liberté - en français 

Les sectes passent un sale quart d'heure avec les lois

Pourtant, le nombre de leurs adeptes augmente


Observations du traducteur à la fin de ce texte tendancieux, précisions historiques ajoutées au cours du texte.

Berlin, Germany
January 10, 2001
Berliner Zeitung
http://www.berlinonline.de

par Johannes Wetzel

Il saute aux yeux de tout individu posant son regard sur une pièce d'un franc que la liberté est l'une des vertus fondamentales de la république française. Mais que signifie le mot? Y-a-t'il deux définitions de liberté, l'une inspirée par l'Amérique, l'autre par la France? se demande la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS), qui pose cette question de défi et y répond directement par "oui". Tandis que la législature américaine de 1791 a laissé toutes les portes béantes aux sectes, la Déclaration française des Droits d' l'Homme et du Citoyen de 1789 fut plus prudente: la liberté de pratiquer la religion et la liberté d'opinion ne peuvent pas troubler l'ordre public. [ndt: on peut déjà trouver l'équivalent au tout début du 19e siècle, puisque le Concordat signé entre le Consul Bonaparte et le Pape Pie VII, dit "le culte sera public, en se conformant aux règlements de police qui seraient exigés par la tranquillité publique"]


ORIGINAL EN ALLEMAND, à faire traduire... "
Hinter dieser Einschränkung steht nicht nur die bekannte Abneigung Frankreichs gegen jede Form von Kommunitarismus angelsächsischer Prägung, sondern vor allem der aufklärerische und jakobinische
Widerwille gegen den vermeintlichen Obskurantismus.


Le mouvement anti-clérical des 18 et 19e siècles a conduit la France à la séparation de l'église et de l'état de 1905. [ndt: en fait, le Concordat était déjà largement engagé dans cette voie, en conférant à la fois une reconnaissance au catholicisme par le gouvernement, et réciproquement; par ailleurs, Bonaparte enfonçait encore le clou en faisant passer les "articles organiques" qui ne convenaient guère à l'église romaine, puisqu'ils reconnaissaient deux cultes protestants et plus tard, le culte juif; en 1814, le droit d'exercer sa religion apparaîtra avec la Charte Constitutionnelle; on n'aboutit à la séparation complète qu'en 1905]. Récemment, la France a insisté sur le principe de laïcité et a fait ôter la référence à une légitimité religieuse du Préambule de la Charte des Valeurs Fondamentales [? traduction à vérifier]. C'est Jacques Delors, ainsi que l'ex-président du FMI Michel Camdesus, le Commissaire européen Michel Barnier, la Maire de Strasbourg Catherine Trautmann, le philosophe Paul Ricoeur et le politologue René Rémond qui désirent "ouvrir la contribution spirituelle et humaniste de la religion" au royaume de la laïcité.

Hélas, la défense de l'intelligence et du self-déterminisme mènent parfois à la croisade intolérante. On combat davantage que les sectes dangereuses. Le rapport de cette année sur les sectes taille aussi dans la "galaxie anthroposophe". Il semble même que la psychothérapie fasse partie de la zone juridictionnelle de la commission [sic dans la traduction, j'ignore si le texte allemand comporte cette erreur]. Elle critique, en matière de politique étrangère, le fait que bien des sectes prennent la forme d'organisation non-gouvernementales, ou que lors du "Sommet mondial des religions et des chefs spirituels", les sectes aient reçu l'approbation du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, ou que cette réunion ait eu lieu au "luxueux Wladorf Hotel" de New York. Finalement, la commission des sectes n'a pas toléré que le rapport sur la tolérance religieuse du ministère américain critique la France dans le monde.

La France a récemment amélioré son arsenal anti-sectes. Depuis 1985, lorsqu'un rapport officiel sur les "sectes en France" parut, l'arsenal s'est considérablement étoffé. Il y a quelques 170 sectes avec environ 170000 adeptes à temps plein ou partiel. Les scientologues ne sont pas les moindres, et ont fait la Une des journaux lorsque des dossiers d'instruction ont disparu du tribunal parisien. On dit que les adeptes du Mandarom ont illégallement erigé la statue de leur fondateur. En France, voici plusieurs années, des adeptes du Temple Solaire se seraient plus ou moins suicidés [sic, je vérifierai dans le texte allemand, mais c'est probablement ce qui y est dit]

Mais la commission paraît avoir exagéré le danger présenté par les anthroposophes. Du fait qu'ils font tourner des hopitaux, écoles et banques, [un] membre de la commission craint une conspiration globale - peut-être une conspiration mondiale. Il y a aussi des inquiétudes à propos d'oeuvres de Steiner qui peuvent contenir de l'idéologie "élitiste" et même, une idéologie raciste et délictuelle. D'après ces matériaux steinériens, ils ne sont pas surpris des plaintes portant sur les écoles Waldorf. Un ministère français de l'éducation a découvert que les enseignants des écoles en question n'étaient pas embauchés au vu de leurs qualifications intellectuelles ou académiques, mais pour leur style de vie - ce qu'aurait signifié l'oeuvre de Steiner. Et du fait que Steiner n'a poussé les aptitudes intellectuelles que tardivement, on dit que les étudiants n'ont pas les connaissances requises. On dit que le style des écoles Waldorf pousserait davantage à créer des "nouveaux êtres humains". L'Eurythmie a particulièrement choqué, on dit qu'il s'agit d'une imitation simpliste de la musique. Enfiin, on explique que les écoles essaient d'échapper au contrôle de l'état et n'ont pas rempli tous leurs devoirs d'inoculation scolaire.

Le ministère de la santé français a dit sans équivoque possible en septembre de cette année [sic... l'article est de janvier 2001] que la médecine anthroposophique était "inspirée par des traditions mystiques et ésotériques orientales" et "non point par des techniques admises en médecine". "Nous observons un mouvement qui 'se présente comme une science spirituelle et dont les diverses entreprises sont supportées par une entité bancaire indépendante", résume la commission lors de son voyage dans la "galaxie anthroposophe". Tant d'indépendance est suspecte: on explique qu'il faut surveiller et superviser puisque l'opinion publique elle-même les décrit comme "ayant caractère sectaire"


Commentaire du traducteur en français:

On parierait à lire l'article que le journaliste a des amitiés anthroposophes.

Pour ne prendre qu'un exemple, seule sa partialité peut mener à dire que la commission estimerait l'anthroposophie dangereuse; c'est le contraire qui est expliqué, puisque le Rapport ne classe pas même l'anthroposophie dans l'un des trois "groupes de sectes" du préambule. Le rapport se contente de dire: Pour l'année 2000, un chapitre est ainsi consacré à l'étude d'un organisme ou, plutôt dans le cas présent, d'un ensemble d'organismes posant question au regard des compétences attribuées à la Mission interministérielle de lutte contre les sectes.


Par ailleurs, le fait de sussurer que la MILS estimerait que la psychothérapie ferait partie de sa sphère d'action est de pure mauvaise foi, la raison d'être de cette partie du rapport de la MILS étant des plus claires à la lecture: le titre de psychothérapeute a permis à nombre de charlatans, y compris sectaires, de s'installer et pratiquer, meêm sans aucune compétence professionnelle.

Enfin, expliquer que le rapport décrit qu'il faille surveiller et superviser parce que l'opinion publique attribueerait un caractère sectaire à l'anthroposophie tient de la falsification directe: il n'en est nulle part question quant à l'anthroposophie.


Bien d'autres points sur pure déformation de ce que dit le rapport: nous y reviendrons si le journaliste ne rectifie pas le tir dans un communiqué publié dans les mêmes conditions.

Enfin, voir plus bas la traduction de la lettre d'un sénateur ayant poussé la nouvelle loi sur la liberté de religion (loi d'ailleurs inapplicable pour les USA eux-mêmes en raison de leur constitution... mais, comble d'hypocrisie, appliquée par eux contre leurs alliés, ou leurs ennemis - mais pas en usant de la la même aune : si la France est vivement prise à partie, on ne peut pas dire que l'Arabie Saoudite soit tellement attaquée; il y a pourtant quelque différence de traîtement des citoyens ou des étrangers entre ces pays.)



Voici ce que Joe Cisar a reçu d'un des sponsors de la loi américaine sur la liberté religieuse internationale de 1998. C'est la (ou le?) sénateur Arlen Specter qui répond dans un courrier daté du 12 septembre 2000:


"Ce que l'on cache largement en matière de tragédie humaine de la décennie, ce sont les chrétiens, bouddhistes tibétains, juifs et membres d' autres minorités religieuses persécutés en grand nombre de par le monde [ndt: et les musulmans, ils ne sont pas persécutés? Et les chrétiens, c'est une minorité? est-ce" que comme je l'ai déjà supposé et annoncé, certains politiques américains tenteraient leur Croisade seulement contre l'Islam?]. Assassinats, viols, emprisonnement, torture et rapt sont courants pour des croyants dans nombre de pays. En réaction à ces actes de persécution, j'ai introduit "L'Acte de Libération de la Persécution Religieuse" 'Freedom from Religious Persecution Act' (S. 772) le 21 mai 1997 , avec les sénateurs Paul Coverdell (R-GA) et Tim Hutchinson (R-AR)... Cette législation créait un bureau au State Department pour s'occuper de la persécution religieuse à l'étranger et pour la rapporter au Congrès... Si l'on voit un pays s'engager dans, ou tolérer, les violations de la liberté de religion, le Président doit imposer l'une des mesures préconisées... De plus, le Secrétaire d'Etat... prépare chaque année un rapport sur le statut de la liberté de religion dans chaque pays étranger. Cette loi envoie un message clair aux chefs mondiaux et aux gouvernements, sur le fait que les Etats-Unis ne toléreront plus les régimes qui tuent, emprisonnent, torturent ou persécutent pour cause de croyances".


Traduction d'allemand en anglais de Joe Cisar et son commentaire:

[This contains a comment from Joe Cisar. The comment cites a letter from
the Senator who helped set up the American religion watchdog function of
the State Department.]

"Liberty" in French

Cults have a tough time with the law
Nevertheless the number of their adherents is growing

Berlin, Germany
January 10, 2001
Berliner Zeitung
http://www.berlinonline.de

by Johannes Wetzel

It is obvious to anyone who reads what's on a a
one-frank piece that liberty is one of the fundamental
values of the French Republic. But what does the word
mean? "Are there two different definitions of liberty, one
inspired by the American and one French?" the French
Interministerial Commission to Combat Sects (MILS) is
now asking, defiantly answering its own question with
"yes." While the American legislature in 1791 left all
doors wide open to sects, the French Declaration for
Human and Citizens Rights of 1789 was more cautious:
the practice of freedom of religion and of opinion may
not upset public order.

Behind this limitation is not only France's familiar
disinclination against any form of communitarianism of an
Anglo-Saxon flavor, but mainly the informed and
Jacobian resistance against presumed obscurism. The
anti-clerical movement of the 18th and 19th century led
in 1905 to the separation of Church and State. France
recently dogmatically insisted again on the principle of
"laity" and had the reference to "religious legacy" deleted
from the preamble of the European Charta of Basic
Values. That was protested by Jacques Delors, former
IMF President Michel Camdessus, EU Commissar
Michel Barnier, Strassburg mayor Catherine Trautmann,
philosopher Paul Ricoeur and political scientist René
Rémond. They want to "open the spiritual and humanist
contribution of religion" in the realm of laity.

Unfortunately the defense of intelligence and free will is
occasionally led with a crusade of intolerance. More than
just factually dangerous sects are being combatted. This
year's "sect report" also skewers the "galaxy of
Anthroposophy." Apparently even psychotherapy is part
of the commission's area of jurisdiction. It criticizes, in
foreign politics, that more sects are disguising themselves
as "non-governmental offices," that in the "World Summit
of Religious and Spiritual Leaders" they received the
approval of UN General Secretary Kofi Annan, and
were so clumsy as to hold their meeting in the "luxurious
New York Waldorf Hotel." Finally the sect commission
did not tolerate criticism of the French "combatting sects"
as exercised by the U.S. State Department's report on
religious freedom around the world.

France recently improved its legal anti-sect arsenal. Since
1985, when an official report about "Sects in France"
appeared for the first time, its quantity and range has
grown considerably. About 170 sects today are said to
include about 160,000 at least part-time adepts. Not
least of all, the Scientologists have been making headlines
as investigation files disappear from the Paris Palace of
Justice without a trace. The adherents of Mandarom are
said to have illegally put up a statue to honor the founder
of their sect. Also in France several years ago adherents
of the Order of the Solar Temple more or less committed
suicide.

But the commission appears to have overestimated the
dangerousness of the Anthroposophists. Because
Anthroposophists operate hospitals, schools and banks,
commission member fear a "global strategy" - possibly a
world conspiracy. Besides that they have misgivings
about Steiner's writings possibly containing "elitist" and
even criminally relevant "racist" ideology. According to
their material on Steiner's writings anyway, they are not
surprised at the supposed complaints about the French
Waldorf schools. As the French Education Ministry has
found, the Waldorf school teachers being hired not for
their intellectual or academic qualifications, but for their
life-style, would be entirely what Steiner meant. And
because Steiner did not get to promoting intellectual
abilities until later, the students were said to suffer under
insufficient knowledge. The Waldorf style of academics
was said to be more important for creating provisions for
a "new human being." Especially upsetting was the
monitoring of eurythmics, a "simplistic imitation of music."
Finally it was said that the schools want to escape state
control and did not adequately meet the duty for school
inoculations.

As concerns anthroposophic medicine, the French Health
Ministry unequivocally stated in September of this year
[sic] that it was "inspired by mystic and esoteric traditions
of Eastern origin" and "not techniques acknowledged as
medicine." "We are looking at a movement which
'presents itself as spiritual science and whose diverse
enterprises are' supported by an autonomous or even
independent bank entity," the commission summed up its
journey through the "anthroposophic galaxy." So much
independence is suspicious: "watchfulness" and
"oversight" were said to be appropriate because at least
"public opinion" ascribed them the "character of a sect."

---

Comment from Joe Cisar

First of all, regardless of how many definitions of sects
there are and where they come from, people do not
"more or less commit suicide." Either they do or they
don't. But when you deal with cults, you quickly learn
that most things are defined in two ways, the bad and the good.

For instance, there are two different aspects of sects: the
undesirable one - which is combatted - and the desirable
aspect which a democratic plurality needs to exist. This
duality is exploited by undesirable sects in their crusade
to do what they do best: create and exploit public misunderstanding.

The mere presence of the French "Interministerial
Commission to Combat Sects" has been used by cults as
an example of intolerance in France. For example,
Scientology President Heber Jentzsch stated:

"France is unique among European
countries in establishing a government panel
specifically to foster intolerance of religious
groups, unabashedly calling it the
Interministerial Mission to Combat Sects."
http://www.scientology.org.mt/p_jpg/scnnews/press/eng/2000/21042000.htm

Yet it is obvious to any person not of bad faith that this
commission was established to fight cults of the
anti-social kind. This intentional misunderstanding to
create anti-French sentiment is driven by a destructive
cult's "anything is fair so long as I win" mentality.

On the other side of the Atlantic, cults (guess which kind)
and their lobbyists constantly use the U.S. State
Department's report on "religious freedom" as factual
evidence that the U.S. State Department approves or
disapproves of any particular country's handling of any
particular cult.

I wondered why the United States, which by its own
Constitution cannot make laws about religion inside the
United States, made a law by which the United States
basically employs a world religion commissioner.
Naturally it is unconstitutional to have a religion
commissioner inside the United States, so the jurisdiction
of the United States religion commissioner covers the
entire world - except the United States. Here's what I
got back from one of the sponsors of the bill, the
International Religious Freedom Act of 1998, Senator
Arlen Specter in a letter dated September 12, 2000:

"The great untold human rights tragedy of
this decade is that Christians, Tibetan
Buddhists, Jews and other religious
minorities are being persecuted in great
numbers around the world. Killings, rape,
imprisonment, torture and abduction are
commonplace for many religious believers
in many countries. In response to such acts
of persecution, I introduced the 'Freedom
from Religious Persecution Act' (S. 772) on
May 21, 1997, along with Senators Paul
Coverdell (R-GA) and Tim Hutchinson
(R-AR). ... This legislation created an office
in the State Department that will monitor
religious persecution abroad and report its
findings to Congress. ... If a country is
found to engage in or tolerate violations of
religious freedom, the President is to
impose at least one of a number of listed
measures. ... In addition, the Secretary of
State ... prepares each year a report on the
status of religious freedom in each foreign
country. This law sends a clear message to
world leaders and governments that the
United States will no longer tolerate regimes
that murder, imprison, torture or persecute
people of faith.

Look on the report on France and find references to
murder, rape, imprisonment and torture -
http://www.state.gov/www/global/human_rights/irf/irf_rpt/irf_france.html.
Those words appear nowhere on that page. You will
see, instead, that the French democratic government is
capable of discussing the dangerous aspects of sects,
something which the USA is not doing.

The U.S. law was enacted to prevent religion-based
rape, torture and murder. However, this law has been
perverted for the purposes of creating two separate
flavors of government discussion - one type of which
cults approve and the other which amounts to an
actionable offense reportable to the US State
Department. So whenever cults have problems getting
tax exemption and other special privileges, they write up
their gripes and give them to the State Department which
publishes them in an official US report about the heinous
crimes of religion-based murder, rape, imprisonment and
torture. The U.S. State Department has even reported
the action of placing flyers under windshield wipers of
parked cars as "harassment" from which "police
protection" was needed by Scientologists
(http://cisar.org/000906b.htm and
http://www.awadalla.at/el/anzeige.html). Not only is the
State Department failing to provide accurate information,
it is doing a worse job than the media ever did on cults,
especially when you take into account that the State
Department, unlike a newspaper, has no incentive to ever
issue a correction on what it reports. The State
Department is passing judgment for which it will never
write a correction.

This official misrepresentation is misused by destructive
cults and their lobbyists to do what they do best - create
and exploit more misunderstanding.


Deutch :

http://www.berlinonline.de/aktuelles/berliner_zeitung/feuilleton/10artik002504.html

Freiheit auf Französisch
Sekten haben es vor dem Gesetz schwer, trotzdem nimmt die Zahl ihrer
Anhänger stark zu

Berliner Zeitung
10.1.2001

Von Johannes Wetzel

Dass die "Freiheit" zu den Grundwerten der Französischen Republik
gehört, kann man auf jedem Ein-Franc-Stück lesen. Aber was bedeutet
der Begriff?"Gibt es zwei verschiedene Definitionen der Freiheit, eine
amerikanisch inspirierte und eine französische?", fragte jetzt die
französische "Interministerielle Kommission für den Kampf gegen
Sekten" (MILS) und beantwortet die selbst gestellte Frage trotzig mit
Ja: Während der amerikanische Gesetzgeber 1791 dem Sektenwesen Tür und
Tor geöffnet habe, sei die französische Erklärung der Menschen- und
Bürgerrechte 1789 vorsichtiger gewesen: Die Ausübung der Religions-
und Meinungsfreiheit dürfe die Ordnung nicht stören.

Hinter dieser Einschränkung steht nicht nur die bekannte Abneigung
Frankreichs gegen jede Form von Kommunitarismus angelsächsischer
Prägung, sondern vor allem der aufklärerische und jakobinische
Widerwille gegen den vermeintlichen Obskurantismus. Der
Antiklerikalismus des 18. und 19. Jahrhunderts führte 1905 zur
Trennung von Staat und Kirche. Dogmatisch bestand Frankreich kürzlich
wieder auf dem Grundsatz der "Laizität" und ließ den Bezug auf das
"religiöse Erbe" aus der Präambel der Europäischen Grundwertecharta
streichen. Dagegen protestierten Jacques Delors, der frühere
IMF-Präsident Michel Camdessus, der EU-Kommissar Michel Barnier, die
Straßburger Bürgermeisterin Catherine Trautmann, der Philosoph Paul
Ricoeur, der Politologe René Rémond. Sie fordern, im Rahmen der
Laizität möge man sich dem "spirituellen und humanistischen Beitrag
der Religionen" öffnen.

Leider wird die Verteidigung von Vernunft und freiem Willen
gelegentlich mit der Intoleranz eines Kreuzzugs geführt. Nicht nur die
tatsächlich gefährlichen Sekten werden bekämpft. Der "Sektenbericht"
stellt dieses Jahr auch die "Galaxie der Anthroposophie" an den
Pranger. Sogar die Psychotherapie gehört offenbar in den
Zuständigkeitsbereich der Kommission. Außenpolitisch kritisiert sie,
dass sich Sekten zunehmend als "Nicht-Regierungsorganisationen" tarnen
dürften, dass sie beim "Weltgipfel der religiösen und geistlichen
Führer" den Segen von UN-Generalsekretär Kofi Annan bekommen hätten
und so unbescheiden waren, ihre Versammlung im "luxuriösen New-Yorker
Waldorf-Hotel" abzuhalten. Schließlich verbittet sich die
Sektenkommission Kritik an der französischen "Sektenbekämpfung", wie
sie das US-Außenministerium in seinem Bericht über die
Religionsfreiheit in der Welt übte.

Frankreich hat sein juristisches Anti-Sekten-Arsenal jüngst verstärkt.
Seit 1985, als zum ersten Mal ein offizieller Bericht über "Sekten in
Frankreich" vorgelegt wurde, scheinen ihre Zahl und ihr Umfang
beträchtlich zugenommen zu haben. Etwa 170 Sekten sollen heute rund
160 000 zumindest gelegentliche Adepten versammeln. Die Scientologen
machten zuletzt Schlagzeilen, als Untersuchungsakten spurlos aus dem
Pariser Justizpalast verschwanden. Die Anhänger des Mandarom in der
Provence hatten illegal eine Statue zu Ehren des Sektengründers
errichtet. Und auch in Frankreich haben sich vor einigen Jahren
Anhänger des "Ordens des Sonnentempels" mehr oder weniger selbst
umgebracht.

Die Gefährlichkeit der Anthroposophen scheint die Kommission aber zu
überschätzen. Weil Anthroposophen Krankenhäuser, Schulen und Banken
betreiben, scheinen die Kommissionsmitglieder eine "globale Strategie"
- womöglich ein internationales Komplott - zu befürchten. Außerdem
schwant ihr, dass in Steiners Schriften "elitistisches" und gar
strafrechtlich relevantes "rassistisches" Gedankengut enthalten sein
könnte. Nach der Lektüre von Steiners Texten jedenfalls ist sie von
den angeblichen Missständen an den französischen Waldorfschulen nicht
mehr überrascht. Dass, wie das französische Erziehungsministerium
festgestellt habe, die Lehrer an den französischen Waldorf-Schulen
nicht wegen ihrer intellektuellen oder pädagogischen Qualifikation,
sondern wegen ihrer Lebenserfahrung eingestellt würden, sei ganz in
Steiners Sinne. Und weil für Steiner die Förderung intellektueller
Fähigkeiten erst spät einzusetzen habe, litten die Schüler unter sehr
mangelhaften Kenntnissen. Wichtiger sei der Waldorf-Pädagogik
offenbar, die Voraussetzungen für einen "neuen Menschen" zu schaffen.
Besonders erschüttert waren die Kontrolleure von der Eurythmie,
"simplistische Imitation der Musik". Schließlich wollten sich die
Schulen staatlicher Kontrolle entziehen und kämen der Verpflichtung
zur Schulimpfung nur ungenügend nach.

Was die anthroposophische Medizin angeht, so hatte das französische
Gesundheitsministerium im September dieses Jahres unzweideutig
erklärt, sie sei von einer "mystischen und esoterischen Tradition
östlichen Ursprungs inspiriert" und "keine anerkannte medizinische
Technik". "Wir haben es mit einer Bewegung zu tun, die sich als
,spirituelle Wissenschaft präsentiert und deren diverse Unternehmungen
durch ein ,autonomes oder gar unabhängiges Bankwesen gestützt würden",
resümiert die Kommission ihre Reise durch die "anthroposophische
Galaxie". So viel Unabhängigkeit ist verdächtig: "Wachsamkeit" und
"Kontrolle" seien angebracht, denn zumindest die "öffentliche Meinung"
schreibe ihr den "Charakter einer Sekte" zu.

back

Retour sous index correspondant à ce type de texte :

Retour Webpage