LE SECTICIDE
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Une plainte contre l'Etat belge de la part de la scientologie 



Comme un vent de manipulation...



JUDICIAIRE

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=44371

La scientologie attaque le rapport `sectes´
P. D. G.

Mis en ligne le 28/11/2001


Les scientologues s'estiment victimes d'une discrimination provoquée par l'Etat lui-même. Une plainte est déposée


Flemal

L'église de scientologie a déposé plainte auprès du tribunal de première instance de Bruxelles contre l'Etat belge. C'est le rapport de la commission parlementaire sur les mouvements sectaires de 1997 qui est, en fait, visé. Reprise sur la liste de ces mouvements, la secte considère que le rapport viole la Convention européenne des droits de l'homme. La première audience est fixée au 13 décembre 2001.

La défense plaidera donc qu'il y a eu `des manquements fautifs clairement identifiés dans le chef de la commission d'enquête parlementaire tant dans sa manière de travailler que dans ses conclusions´. L'`église´ demande donc une réparation du préjudice moral, estimé à un euro, et la publication du jugement éventuel dans le `Moniteur belge´ ainsi que dans deux journaux belges à tirage national.

Pour Martin Weightman, directeur du bureau européen des droits de l'homme de l'église de scientologie, la `liste noire´ que contient le rapport, en fait un tableau synoptique des sectes prises en considération par ce rapport, `a été créée de manière totalement négligente. Elle a cependant été utilisée pour susciter d'innombrables incidents d'intolérance et de discrimination´.

Un argument encore répété par Myriam Zonnekeyn, l'attachée de presse de la scientologie, pour qui cette liste est à l'origine de la mauvaise image du mouvement donnée par les médias et auprès du public, de difficultés dans leurs relations avec les autorités ainsi que de nombreux incidents de discrimination contre l'`église´ et ses `paroissiens´. De même, l'enquête menée par le juge d'instruction Van Espen (voir ci-contre) est considérée comme une conséquence du rapport de la commission d'enquête.

Pour Myriam Zonnekeyn, il ne faut pas aller chercher très loin pour trouver des exemples de discrimination. Ainsi, la conférence de presse de mercredi, prévue d'abord à l'International Press Center (IPC), a dû être déplacée en dernière minute parce que `l'IPC ne pouvait pas accueillir l'église en raison de sa présence sur la liste des sectes´.

Un autre exemple faisait la une du `Morgen´ de mercredi. Le journal néerlandophone révélait que Marc De Turck, porte-parole de l'église belge de scientologie et patron d'une petite entreprise active notamment dans la formation informatique, a vu son contrat avec Iris (le réseau des hôpitaux publics bruxellois) rompu du jour au lendemain dès qu'il a été reconnu comme membre de la scientologie par un des docteurs assistant à ses formations. `Encore un exemple. L'année dernière quand nous avons organisé l'exposition `Qu'est-ce que la Scientologie?´, nous n'avons pas pu faire de la publicité´, continue Mme Zonnekeyn.

CAS D'ÉCOLE

Le Centre pour l'égalité des chances n'a pas encore dans ses compétences les discriminations religieuses, il faudra attendre pour cela l'adoption de la proposition de loi Mahoux, mais Eliane De Proost, la directrice du Centre, estime que `savoir s'il y a discrimination lorsque le mouvement auquel on appartient est repris sur la liste des mouvements sectaires est un beau cas d'école. Nous avons déjà reçu quelques coups de fil de scientologues se plaignant de discriminations à l'emploi mais, de manière générale, ils viennent plutôt demander s'ils ont le droit de dire qu'ils font partie de l'église de scientologie´

Il est vrai que ce nom sent le soufre. Le rapport `sectes´, mis en question, parlait notamment d'un mouvement nuisible et dangereux dont un des objectifs est de s'infiltrer dans les rouages du pouvoir, que celui-ci soit économique ou politique. Et la commission d'enquête belge n'a pas fait preuve d'originalité en cela puisque la France, pour prendre l'exemple le plus marquant, a également inscrit la scientologie sur sa liste des sectes suite à une commission parlementaire. Et que le mouvement, en tant que personne morale, y est visé par une plainte pour recel, escroquerie et exercice illégal de la médecine. Alors, vraiment inoffensive, l'église de scientologie?

© La Libre Belgique 2001



Moins seuls face aux sectes
P. D. G.

Mis en ligne le 10/12/2001
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Créé en 1999, le Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles répond aux questions des particuliers. Premier rapport d'activité


Par essence, l'univers des sectes est mystérieux. Difficile, par exemple, pour une administration communale de savoir si l'association à laquelle elle loue une salle des fêtes est, en fait, une organisation sectaire. Et que dire du désarroi de parents voyant leur enfant s'impliquer dans la vie d'un mouvement sans savoir réellement s'il s'agit là d'une secte? C'est en partie pour répondre à ce type de questions que le Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN) a été mis sur pied en 1999, avec comme obligation de présenter un rapport bisannuel à la Chambre.

Dans son premier rapport d'activité, le CIAOSN revient sur les bases juridiques de sa création dont un arrêt de la Cour d'Arbitrage du 21 mars 2000 suite à une requête de la Société anthroposophique belge demandant l'annulation de la loi du 2 juin 1998 créant ce véritable observatoire des sectes. Une requête rejetée puisque la Cour d'Arbitrage notait que le Ciaosn ne constituait pas `une mesure discriminatoire à l'encontre des minorités religieuses´ et que son rôle n'était nullement d'interdire une association mais bien `d'informer le public, dans un but de prévention, sur les activités d'une association´. Une mise au point utile qui constitue un fameux bouclier pour le Centre d'information en cas d'attaques ultérieures.

STATISTIQUES

Les statistiques de demandes d'informations, pour l'année 2000, révèlent ainsi que ce sont les particuliers (65,7 pc des demandes) qui font le plus appel aux services du Centre, devant les institutions et organisations (18,5 pc), la police (6,5 pc), les avocats (5,6 pc) et les médias (3,7 pc). Parmi les sujets des appels, 42 pc concernent des mouvements ou associations cités dans le rapport d'enquête parlementaire sur les sectes, 31,2 pc concernent d'autres mouvements et 11,6 pc le Ciaosn lui-même.

Un exemple concret d'avis? En octobre 2000, la direction générale de l'Office des étrangers s'adressait au Ciaosn pour recevoir un avis sur les demandes d'établissement en Belgique des membres de l'Église de Jésus- Christ des Saints des derniers jours, mieux connus sous le nom de mormons.

La réponse rendue le 31 mai dernier, considère qu'aucun rapport officiel des commissions d'enquête sur les sectes, que ce soit en Belgique, en France ou en Suisse, ne contient d'éléments négatifs à charge de cette église et que, de même, le mouvement n'a jamais été condamné par une juridiction européenne pour une infraction. D'autres points particuliers faisant l'objet de controverses (polygamie, racisme,...) sont également examinés pour aboutir à la conclusion que les mormons `ne présentent pas de risques particuliers´

L'avis se termine par une mention qui n'est pas innocente. En notant noir sur blanc que `le présent avis ne préjuge en rien de l'évolution ultérieure du mouvement ou des personnes le composant´, le Centre rappelle non seulement que ses avis ne sont pas figés dans le temps mais aussi que la vigilance est sans doute la meilleure arme face aux mouvements sectaires.

Ciaosn: 02/504.91.68. Fax: 02/513.83.94.

E-mail
IACSSO@just.fgov.be.

© La Libre Belgique 2001




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