Ariane Jacquier Jackson, ancienne cadre scientologue et OT 8, témoigne auprès du juge d'instruction suisse (procès Barbier) 

Résumé:

Ariane a perdu sa famille en scientologie. Son mari Albert Jacquier y est mort , privé de soins, ruiné par la secte, détroussé de millions de F par plusieurs scientologues qui lui ont emprunté de l'argent sans le lui rendre (plusieurs suisses encore présents en scientologie font partie de la liste de ces scientologues si "éthiques" et continuent à vendre de la scientologie à d'autres victimes.

Elle explique ici avoir audité Jean-Luc Barbier, et, conformément aux habitudes scientologues, avoir pensé pouvoir soigner le handicap que Jean-Luc a attrapé en scientologie, l'empèchant de poursuivre sa carrière de musicien. Elle explique aussi comment son mari est mort.

Ariane a par ailleurs fait part de son témoignage sur le niveau super secret OT 8:

Voir aussi la partie en caractères gras (en bleu, plus bas) qui explique qu'aucun résultat de la scientologie ne dure.

On lit enfin que la secte force la fille d'Ariane à ne plus voir sa mère si celle-ci parle au juge d'instruction.


RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE


Genève, Palais de Justice, le Mercredi 29 novembre 1995 à 14 heures 30


POUVOIR JUDICIAIRE
CABINET DU JUGE
D'INSTRUCTION

Juge d'instruction: M. Cl. VENGER Greffier: Mme N. GILLIERON

PROCÈS-VERBAL D'AUDIENCE
***********************************************
Me Mike HORNUNG assiste Monsieur Jean-Luc BARBIER
non assermenté, partie civile, qui se présente sur citation,
et représente
Madame Nicole BARBIER-SAUTER
partie civile.
**********
Me Cyril AELLEN excusant Me Jacques BARILLON assiste
Madame Letty G, Monsieur Christian B, Monsieur Daniel C, Monsieur César P,
inculpés, déjà entendus,
qui se présentent sur mandat de comparution. **********
Sur citation se présente: Madame Ariane JACKSON
née en 1950, masseuse-thérapiste, pour adresse: XXXXX,
témoin, assermentée. Laquelle déclare :




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Procès-verbal d'audience du 29 novembre 1995 dès 14 heures 30, page 2.

POUVOIR JUDICIAIRE
CABINET DU JUGE D'INSTRUCTION

PP No P/9568/1991

Actuellement, je suis sortie de l'Eglise de Scientologie. J'en ai fait partie de 1976 à 1993.
J'ai d'abord suivi des cours à Versailles en 1976, ensuite j'ai suivi des cours à Paris où je me suis fait auditer jusqu'en 1981 ou 1982. Parallèlement en 1979, j'ai suivi des cours à Genève. J'ai aussi travaillé 2 à 3 mois comme membre du staff à Genève en 1979/80. En 1984, je suis partie à FLAG. En 1985, j'ai déménagé avec mon ex-mari, M. Albert JACQUIER à Clearwater. J'ai suivi de l'audition à FLAG de 1985 à 1990. En 1992, j'ai travaillé comme membre du staff pendant 6 ou 7 mois à Flag. Ensuite, j'ai quitté l'église.
J'ai rencontré Jean-Luc BARBIER la première fois en 1976 à Genève, nous avons suivi ensemble le chapeau de l'étudiant. Je l'ai audité en 1983 ou début 1984 à la Mission de Peney à Genève. Je l'ai revu à Flag en 1987, sauf erreur.

A 14 heures 45, Me Jacques BARILLON arrive à l'audience.

NOTE DU JUGE
Me BARILLON demande si M. BARBIER délie le témoin de son secret ecclésiastique (art. 47 CPP).
Me HORNUNG considère que cette disposition ne s'applique pas, l'église de Scientologie n'étant pas une église au sens où le loi l'entend.

M. BARBIER
En tant que de besoin, je délie Mme JACKSON de tout secret éventuel Mme JACKSON


Mme JACKSON
Sur question du mandataire de la partie civile, j'ai rencontré M. BARBIER à Genève en 1976 après 1 ou 2 mois où je sois entrée à l'église. J'ai très peu discuté avec M. BARBIER.
Ce n'est que lorsque j'ai audité M. BARBIER en 1983 que j'ai compris quelles étaient ses intentions. Il avait un problème de gorge qui l'empêchait de jouer de la clarinette. Il est venu se faire auditer dans




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le but de pouvoir jouer de nouveau de la clarinette. Il a eu un problème de gorge lorsqu'il était déjà membre de l'église, il me l'a dit lorsque je l'ai audité. L'audition était axée sur le fait de pouvoir manier ce problème de gorge afin qu'il puisse rejouer de la clarinette. M. BARBIER n'arrivait plus à jouer, souvent lorsque je l'auditais, il toussait et j'avais de la difficulté à l'entendre parler car sa voix s'en allait.
J'ai fait une école de nurse
[infirmière] pendant une année et demi, soit de 1969 à 1971. Mais je ne peux pas dire que j'ai une formation médicale.
L'audition devait régler le problème de gorge de M. BARBIER car normalement, l'audition doit manier toute somatique. Cela consistait à poser des séries de questions à M. BARBIER sur son mal de gorge, quand cela avait commencé, regarder s'il était lié à une personne suppressive. En principe lorsque l'on trouve "le basic" c'est à dire la première fois lorsque la maladie a commencé, la somatique s'en va. A propos de la personne suppressive, je ne suis pas tout à fait sûre, j'ai l'impression qu'on a parlé du père de M. BARBIER. Si je trouvais la personne suppressive, la somatique allait s'en aller.
La personne suppressive est une personne qui fait du mal, cela peut être du mal psychique ou physique. Lorsque une personne a des troubles psychiques, elle est plus susceptible d'avoir des maladies physiques. Je pense avoir audité M. BARBIER pendant 25 heures, sur une période de 2 mois. Pendant les séances d'audition, je notais les réponses de Jean-Luc. Après chaque séance d'audition, le dossier passe au CS, soit le superviseur des cas, lequel vérifie s'il y a eu des erreurs d'audition. En ce qui concerne M. BARBIER, le CS était le plus souvent M. C., parfois M. Christian B..

Sur question du mandataire inculpés, je n'ai pas de formation de psychiatre ou de psychologue

A 15 heures 10, Me BARILLON quitte l'audience.


Mme JACKSON
Sur question du mandataire de la partie civile, j'ai donc entendu 25 fois M. BARBIER et 25 fois, le dossier a été soumis à mes supérieurs. Il n'y a pas eu de mieux pendant ces séances d'audition en ce qui concerne la gorge de M. BARBIER. Le problème restait le même. Je n'ai pas eu l'idée de conseiller à M. BARBIER d'aller voir un médecin, car j'étais sûre qu'avec les séances d'audition, il irait mieux. Aucun des CS a




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qui j'ai soumis le dossier ne m'a conseillé de dire à M. BARBIER d'aller voir un médecin.
Je n'ai pas discuté de cette hypothèse avec eux. A ma connaissance, aucune infirmière ni aucun médecin n'a participé aux séances d'audition. Personne ne peut assister aux séances d'audition.
Il arrive que le recours au médecin soit prescrit si vraiment la maladie est grave. Par exemple, mon ex-mari avait des problèmes cardiaques. Il a risqué d'y passer lors de la dernière séance d'audition. A ce moment là, on lui a conseillé d'aller voir un médecin, mais c'était trop tard. Il est mort une semaine après. C'est mon ex-mari qui m'en a parlé. Je l'ai vu juste après la séance d'audition. Je sais que mon ex-mari a été audité énormément d'heures pour essayer de manier ce problème. Grave, signifie qu'il n'y a plus rien d'autre à faire. Par exemple, après des centaines d'heures d'audition le problème subsiste encore, voire a empiré.
J'étais sûre que le cas de M. BARBIER pouvait être manié avec de l'audition, le cas n'était donc pas grave. Il est exact que certaines séances d'audition ont dû être interrompues car M. BARBIER n'arrivait plus à parler. Je me souviens qu'il y avait un problème avec la famille, en particulier le père de Jean-Luc. Je ne me souviens pas si je lui ai conseillé de s'en éloigner. Je pense que M. BARBIER n'avait plus d'argent ou qu'il n'était pas satisfait des auditions, c'est pour cela qu'elles ont cessé.
Sauf erreur, 12 heures et demi d'audition, coûtaient CHF 7'000.- à Jean-Luc.
Lorsque j'ai revu M. BARBIER à FLAG en 1986 ou 1987, le problème n'allait pas mieux, il ne jouait toujours pas de clarinette.
Lors des séances d'audition, j'ai n'ai pas appris ce qui avait amené M. BARBIER à la Scientologie. Je ne sais pas pourquoi il a adhéré à la Scientologie en 1976.
Les dernières fois où j'ai revu M. BARBIER, c'était à FLAG en 1986 ou 1987, lorsqu'il faisait OT 6. Je ne l'ai pas revu depuis.
J'ai quitté l'église de Scientologie pour beaucoup de choses. J'ai travaillé pendant 6 mois à Flag où je m'occupais des dossiers des plus hauts niveaux de Scientologie. Moi-même je n'ai pas obtenu ce qui m'avait été promis, soit la liberté totale, mes problèmes résolus.
Aucune réalisation permanente, c'est à dire que les points positifs obtenus n'ont pas duré. Mentalement, j'étais pire que lorsque j'ai commencé. J'ai été souvent été obligée de mentir, j'ai notamment dû mentir à mon ex-mari.
J'ai remarqué que même les gens de haut niveau n'étaient pas



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heureux et n'avaient pas obtenus ce qu'ils voulaient. J'aimerais ajouter que mon ex-mari avait prêté beaucoup d'argent aux scientologues. Malgré cela, à la fin de sa vie, je devais aller lui amener à manger.

A Flag, je n'ai pas eu l'occasion de consulter le dossier de M. BARBIER. Lorsqu'une personne va à Flag, tout le dossier de ses auditions depuis le début le suit à Flag.

Je n'ai plus de contact avec l'église depuis que je l'ai quittée.



Ma fille aînée travaille comme membre du staff à Flag. J'ai encore des contacts téléphoniques avec elle une ou deux fois par mois. Parfois, c'est moi qui l'appelle, parfois c'est elle.
Le fait de témoigner aujourd'hui va certainement me poser des problèmes car ma fille va devoir se disconnecter de moi. Juste avant de venir à Genève, ma fille m'a téléphoné pour me dire que si je venais témoigner, elle devrait se disconnecter. Elle m'a téléphoné jeudi 23 novembre à Clearwater avant mon départ, c'est alors qu'elle m'a dit cela. Elle a aussi appelé ici à Genève, mais je n'étais pas là. C'était samedi ou dimanche, c'est ma mère qui a pris le téléphone. Depuis dimanche, elle a réessayé plusieurs fois, c'est ma mère qui a pris le téléphone. Elle lui a dit qu'il ne fallait pas que je vienne comme témoin ici. Je précise que lorsqu'elle téléphone, elle ne peut pas parler librement, elle a des gens derrière elle. Moi-même, je n'ai pas essayé de la rappeler. Dès que l'on parle de Ariane JACKSON à FLAG, vous êtes directement connecté avec le bureau de OSA, soit des affaires spéciales. C'est le bureau qui s'occupe de toutes les affaires juridiques.
A la suite du témoignage d'aujourd'hui, je vais être déclarée personne suppressive. Si ma fille décidé de rester dans l'église de Scientologie, elle n'aura pas d'autre choix que de se distancer de moi.
Sur question du mandataire des inculpés, il est possible que ma fille me dirait autre chose si elle pouvait me parler librement. Elle peut être influencée par ces gens car elle est drillée
[entraînée à manier"]. Le but était de m'empêcher de venir à Genève. On lui a demandé d'essayer de m'empêcher de venir à Genève car je refusais toute communication avec les personnes d'OSA.
Sur question du mandataire de la partie civile, j'ai suivi le programme de purification. Le but de ce programme est d'enlever les effets néfastes des drogues, tels que médicaments, alcool, anesthésie ou autres drogues telles que héroïne, etc. Cela signifie que lorsque on entre en


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Scientologie, on doit cesser de prendre des médicaments. Pour se faire auditer, il ne faut pas avoir pris de médicaments.
Sur question du mandataire de l'inculpé, mon ex-mari prenait du syntron pour son problème cardiaque. Pour cela, il avait obtenu une autorisation écrite du MLO de Flag (Médical Liaison Officer). Mon ex-mari était un cas spécial car il avait un problème cardiaque. Il avait l'autorisation du personnel médical de Flag de prendre ce médicament, ce qui est très rare. Il a reçu à peu près 5 heures d'audition lorsqu'il prenait ce médicament.
Sur question du mandataire de la partie civile, sans être à 100% sûre, je pense que si une autorisation avait été donnée à M. BARBIER à Genève de prendre un médicament, elle aurait dû être donnée par le CS. Je sais que M. BARBIER a eu des problèmes lors du cours de purification, je ne connais pas exactement ce que sont ces problèmes.
Je me souviens qu'une personne ayant un bureau à Lausanne et déléguée par FLAG venait vendre des cours et de l'audition à Genève, mais je ne me souviens pas de son nom.
Il est possible qu'on ait promis à Jean-Luc qu'il arrangerait ses problèmes de gorge en suivant les niveaux d'OT car il y a des procédés spéciaux pour manier ce genre de problèmes dans les niveaux OT. En fait, je ne le sais pas.
Moi-même, j'ai eu 3 fois des problèmes de pneumonie et on m'a dit que cela pourrait être manié au niveau d'OT. D'ailleurs c'est le but de ce niveau. Il n'y avait aucune raison à ce moment pour que j'aille voir un médecin car j'étais PTS, soit source potentielle de troubles. J'étais allé voir le MLO de Flag où l'on m'a dit qu'il s'agissait de pneumonie. Cela a même été constaté dans un document écrit.
Je pense que si Jean-Luc avait suivi les cours OT 7 et 8 que j'ai moi-même suivis, cela n'aurait pas arrangé ses problèmes de gorge. Je ne peux pas dire ce que renferme les cours OT 7 et 8 car cela est confidentiel. En ce moment, je ne me sens pas capable de dire ce que renferme ces cours car cela me fait peur. C'est l'église qui m'interdit de dire cela. Je me sens tenue à cette confidentialité car j'ai quand même fait 17 ans à l'intérieur de l'église.
Sur question du mandataire des inculpés, je ne sais pas si Jean-Luc est allé voir un médecin pour ses problèmes de gorge, cela ne me serait pas venu à l'idée de lui poser cette question dans le cadre de l'audition. Cette question n'est pas prévue, je ne peux pas répondre s'il


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est interdit ou non de poser cette question. J'étais sûre que les procédés que j'utilisais le guériraient.
Les questions posées lors de l'audition sont tirées de listes pré-établies pour tous les cas. S'il y a des problèmes spéciaux qui se présentent lors de l'audition d'une personne en particulier, le CS peut préparer des questions particulières. Moi-même, je n'ai pas la liberté de poser des questions qui me passeraient par l'esprit.
Les remarques que j'ai obtenues des CS concernant les auditions de Jean-Luc étaient "very well done", cela signifiait que l'audition avait été donnée sans erreur.
Selon mon souvenir, M. BARBIER a dépensé CHF 14'000.- pour ces auditions avec moi.
En 1986 environ, lorsque j'ai revu M. BARBIER à Flag, je lui ai demandé s'il pouvait rejouer, il m'a dit non. Je n'ai pas été surprise de sa réponse car j'avais d'autres problèmes en tête. Je voyais notamment mon ex-mari qui n'allait pas mieux non plus.
M. BARBIER
Je suis allé à Flag de début 1989 à juin 1989.
Mme JACKSON
C'est juste, c'était en 1989. A l'époque, j'étais déjà OT 8.
Sur question de M. B, je pense avoir commencé à auditer Jean-Luc lorsqu'il était grade 0 jusqu'à grade 4 en audition. Sauf erreur, cela représente 2 intensives, soit 25 heures.
M. B
Selon mon souvenir, M. BARBIER a été audité pendant beaucoup plus d'heures. Je me renseignerai.
Mme JACKSON
II est possible qu'il y ait eu plus d'heures. Sauf erreur, il avait eu un package entre le purif et l'audition. Ce n'est pas moi qui me suis occupée de l'aspect financier. Je suis en tout cas certaine qu'il a payé le purif.

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Les initiales CO signifient commandant officer, il s'agit de la personne qui dirige une église dans un lieu particulier. CO ou ED signifie aussi le directeur exécutif.


Après lecture, persistent et signent à 16 heures 35.




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