LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE


 Les crasses ordonnées par la secte criminelle scientologie contre ses critiques

La secte pratique aussi l'autodafé des ouvrages qui la critiquent, après les avoir... volés

Méfiez-vous de tout scientologue secrétaire, ou agent de nettoyage, ou gardien, ou ...: il se peut que ce soit déjà trop tard

Censure globale des critiques?
Vols dans les bibliothèques? chez les avocats? les juges? les ministres? les médecins? les psys? les associations? les critiques? les journalistes? le FBI? Qui d'autre?

La secte renie ses propres ordres? mais oui.
La secte fouille les poubelles d'un immeuble pour piéger ses ennemis? mais oui.
La secte emprunte des identités pour voler?
mais oui.
La secte viole les dossiers de "confession" de ses membres? mais oui.
La secte défendrait-elle les Consommateurs chez "60 millions"? pas vraiment
La secte, adjointe au Ministre de la Justice? à voir
La secte est-elle l'ennemie de tout le monde? mais oui



BOSTON GLOBE, 31 mai 1983

Des membres ayant quitté la secte l'accusent de "sales coups" à Boston

Ben Bradlee Jr. / Globe Staff

Robert Dardano et Warren Friske furent des membres de la mission de Boston de l'église de scientologie vers 1975. Ils disent avoir alors été recrutés pour se joindre à un autre groupe de membres de l'église ayant pour objectif de perpétrer de sales coups contre des critiques et autres ennemis de l'église dans la région.

Les activités du groupe comprenaient effraction, vol de documents, harrassement et fausses déclarations, d'après les témoignages de Dardano en Floride l'année passée et ses affidavits ainsi que ceux de Friske dans un procès à la Cour Supérieure de Suffolk et à la Cour de District US de Boston.


Lors d'entretiens séparés avec le Globe, Dardano et Friske, tous deux assistants de l'avocat Michael Flynn dans ses quelques trois douzaines de plaintes d'anciens scientologues américains contre la scientologie, ont amplifié leurs témoignages. Ils expliquent que leurs efforts faisaient partie d'une campagne nationale de l'église, destinée à obtenir des preuves incriminantes sur ses critiques, et pour rassembler des renseignements au sujet des autorités judiciaires et des médias, considérés comme menaçant l'église.

Les chefs de l'église de scientologie de Boston ont refusé d'être interviewés au sujet des affirmations soulevées au cours de ces entretiens et documents.

Via son avocat Harvey A. Silverglate, l'église a écrit dans un courrier au Globe qu'elle enquète pour vérifier la véracité des accusations de Dardano et Friske afin de déterminer si elles sont exactes et quel rôle éventuel l'église aurait pu jouer dans leurs activités. Mais Silverglate explique que jusque là, les recherches de l'église prouvent clairement que Dardano et Frsike agissaient sans autorisation de l'église et en opposition à ses règles internes.

Silvergate a écrit que si les autorités enquètaient et confirmaient les allégations, "l'église se tenait prète à coopérer avec elles pour faire respecter la loi".

Dardano habite Dorchester; il a 32 ans, fut membre de l'église de 1972 à 1975 et passa une partie de cette période au Renseignement et aux "sales coups". Friske, membre de 1972 à 1982, dit qu'il était chef de la sécurité intérieure de l'église de Boston, et qu'il avait la responsabilité des dossiers les plus sensibles. Il a 35 ans maintenant et habite Lynn.

Les entretiens, témoignages sous serment et dépositions de Dardano et Friske ou d'autres pièces impliquant aussi d'autres personnes impliquées en raison de l'église comprennent:

o cambriolage d'un psychiatre de Belmont en 75, pour voler les dossiers d'un de ses patients ayant écrit un ouvrage fortement critique de la secte

o Vol de documents fin 74 dans un cabinet d'avocats de Boston, la firme Bingham, Dana et Gould, avocats du Boston Globe, ceci pour parvenir à influer sur la préparation d'un article du magazine du dimanche au sujet de l'église.

o Vol et destruction systématique d'ouvrages critiques de l'église dans des bibliothèques de Nouvelle Angleterre.

o Infiltration d'un volontaire de l'église dans l'office de l'attorney general
[le ministre de la justice aux US, ndw] de l'état, afin de subtiliser les plaintes sur la scientologie. Ils disaient que le volontaire avait aussi usé de sa position pour appeler d'autres agences judiciaires du pays, afin qu'elles effacent des informations qu'elles possédaient sur l'église.


En outre, d'après des documents scioentologues et des entretiens avec Friske et Dardano, certains membres de l'église étaient également impliqués dans une campagne destinée à discréditer un membre de la Faculté de Médecine de Harvard, le psychiatre John Clark Jr, lequel avait conduit de vastes études sur les sectes et fréquemment discuté contre la scientologie.

Bien que l'église de Boston ait refusé l'entretien du Globe, sa présidente, la Rde Maureen Nagles, a dit dans un courrier au journal qu'elle "était absolument opposée à toute croyance ou règle ancienne de l'église consistant à s'impliquer dans toute action illégale".

Se référant à Dardano et Friske, Nagles ajouta: "Ces deux-là ont omis de vous dire ce que font les autres membres de l'église tandis qu'eux-mêmes accomplissaient leurs activités illégales. L'activité courante des autres? conseiller les paroissiens, fournir des cours aux ministres de l'église pour leur vie de chaque jour, et aider nombre de projets communautaires dans le monde."

L'essentiel des affirmations de Dardano fut communiqué à l'office de l'Attorney general en novembre 1980, après que Dardano ait donné une déclaration à Flynn, l'avocat bostonien défenseur des intérêts des 32 personnes attaquant la secte. Cependant, d'après Stephen Delinski, l'ex-patron de la division criminelle de l'office de l'AG, l'agence a pris la décision de ne pas lancer le procès, en partie à cause du délai de prescription presque atteint (six ans ici).

Delinski expliqua aussi qu'il croyait que Flynn se servait d'un procès possible contre les scientologues afin d'aider son propre procès. "Je pense que ce n'était pas l'usage convenable du système pénal, j'étais mal à l'aise, " a expliqué Delinski, revenu depuis au privé. Flynn a nié ces intentions égoïstes et expliqué que l'attorney general est responsable de la poursuite des crimes, quels qu'en soient les bénéficiaires ensuite.

Dardano a expliqué que c'est en 74-75 qu'il a exercé son rôle dans les mauvais coups, juste avant de quitter l'église. Friske explqiue cependant qu'il était très engagé dans une campagne de harcèlement contre Clark en 1981, et qu'une autre contre Flynn était en cours lorsqu'il a quitté l'église l'an passé [en 1982].

D'après des documents de l'église saisis par le FBI et les déclarations sous serment, les activités étaient coordonnées en une campagne engagée au niveau national par l'église pour combattre les critiques de ses opérations. Alors que les affirmations de Dardano et Friske touchent la région de Boston, neuf des hauts dignitaires de l'église, dont la femme de Hubbard, ont signé en 1979 un document indiquant leurs activités criminelles, durant 4 ans vers le milieu des années 70, activités entreprises à l'encontre de plusieurs agences fédérales de Washington ayant enquèté sur l'église.

La "stipulation d'évidence"[voir définition en fin de paragraphe] de 282 pages [texte de la stipulation en anglais ici] annonçait entre autres que parmi les actes accomplis par les membres de l'église il y avait :"espionnage par micros dans la salle de conférence de l'IRS de l'avocat conseil principal de l'IRS, effraction dans les bureaux de l'IRS, copie illégale de documents confidentiels du ministère de la Justice, infiltration illégitime de membres de l'église dans les bureaux du ministère de la justice à Washington. Les neuf accusés furent condamnés pour divers délits, y compris conspiration destinée à l'obstruction de la justice, mensonge devant un Grand Jury et vol de documents officiels du gouvernement.

*STIPULATION D'EVIDENCE: en droit américain, il s'agit d'un accord entre avocats des parties opposées, réglant toute matière touchant au procès ou aux procédures, et faisant partie de leur prérogatives juridictionnelles. C'est par ce processus de "stipulation" que les avocats scientologie et anti-scientologie ont par exemple éliminé des "conspirateurs" ayant de fait participé aux activités illégales de la secte contre Etats-Unis d'Amérique. Pour plus de détails sur ce mot technique, voir en anglais: http://dictionary.law.com/default2.asp

D'après la stipulation du Ministère de la Justice, les opérations washingtoniennes furent télécommandées depuis le bureau Information [B 1] du Guardian Office [GO, devenu ensuite OSA, ndt] de l'église, qui supervise les décisions pour l'église. Dans la hiérarchie de l'église, chacune des missions scientologues américaines est sous les ordres des offices locaux du Guardian, qui coordonne leurs activités avec les QG nationaux et mondiaux.

En relation avec son enquète sur l'église, le FBI a fait un raid sur les bureaux de Washington et de Los Angelès en 1977. Parmi les milliers de documents saisis lors des deux raids, il y en avait un du 18 septembre 1973 expliquant les plans "services secrets" de l'église à la Mission de Boston.

Si ces documents ne devoilaient pas de plans de cambriolage, il appelle cependant à des "lieux futurs d'actions de pénétration" à accomplir dans les agences suivantes: Office de l'attorney general du Massachussetts, Chambre de Commerce générale de Boston, Gouverneur - office pour les services humains, et United Fund.

Dans un témoignage sous serment, Dardano disait en 1974 être devenu membre de la "Branche Un" du GO de Boston, chargée de rassembler les renseignements et de mener des opérations contre des ennemis désignés de l'église.

Lors de sa première mission, il a dit durant l'entretien qu'il devait diriger un effort de "collection de données connues [non-secrètes, ndt]" impliquant de superviser une petite équipe de scientologues recueillant de l'information venant de sources publiques, à propos de gens et d'agences opposés ou pouvant s'opposer à l'église.

Dardano a expliqué l'an dernier à Clearwater que vers fin 74, il fut nommé chef de la section pour "recueillir les données cachées", à l'église de Boston. Dans son témoignage sous serment, il a dit que son superviseur immédiat était William Foster, que lui-même et Foster faisaient leurs rapports à Deac Finn, alors chef du B1 d GO de Boston. (C'est à Clearwater, Floride, que se situent les QG de l'église -
[ndw: c'était vrai à l'époque, mais désormais, les QGs sont à Hemet et à LA, Californie, la Floride et le bateau Freewinds étant des 'positions de repli'])

Lors de l'entretien au Globe et dans la déclaration sous serment, Dardano explique que ses activités cachées étaient visées par ses superviseurs de l'église, Foster et Finn, et que l'information et les documents obtenus étaient expédiés au QG national de Los Angeles.

"Dardano ajoute dans sa déclaration sous serment :
"toute l'information recueillie, les fichiers volés, étaient polycopiés dans des rapports hebdomadaires expédiés à ma connaissance à l'office du Gardien (GO) mondial dans le Sussex, en Angleterre. [ndt: la secte a acheté deux chateaux au sud de Londres, dans le Sussex)

L'une des actions secrètes , dit Dardano, consista à cambrioler le bureau du Dr Stanley Cath, psychiatre de Belmont. Cath avait soigné Paulette Cooper, écrivain new-yorkaise ayant écrit "The Scandal of Scientology" dès 1971, un ouvrage critique de l'église.

Dans son témoignage devant la commission de la cité de Clearwater, Dardano a expliqué qu'il était l'un des quatre scientologues impliqués dans le cambriolage.

"Il suffisait d'aller jusqu'au cabinet. Certains sortirent du break, entrèrent dans le cabinet; ils pouvaient passer au-dessus d'un petit mur et entrer, trouver le nom cherché, prendre le dossier et sortir du bâtiment: pas grand-chose comme sécurité.


Dardano expliqua que l'on conserva les dossiers durant plusieurs semaines dans une maison louée à Tewkbury, où lui-même et six autres agents du GO de Boston habitaient. Pendant ce temps-là, les dossiers étaient copiés et "envoyés sur les lignes vers le haut" au QG de la scientologie à Los Angeles. Ensuite, un autre cambriolage fur organisé au cabinet de Cath, pour remettre le dossier en place.

D'après un document saisi par le FBI lors du raid de 1977 sur les locaux de l'église à LA et Washington, un autre cambriolage du cabinet de Cath était prévu en 1976. Le projet, baptisé "Projet Owl -
projet hibou" disait que les dossiers à prendre comprenaient d'autres matériaux sur Cooper et celui d'un "repenti" scientologue ayant demandé à être remboursé de l'argent donné à l'église.

Lors d'un interview, le Dr Cath expliqua n'avoir pas eu besoin du dossier, puisqu'en 1975, il ne traîtait plus Paulette Cooper. Il dit avoir appris le vol seulement lorsque Cooper l'appela et lui expliqua que des portions de son dossier lui avaient été expédiées anonymement. Il annonça qu'ensuite, il fut questionné par le FBI: "J'étais indigné, furieux, vraiment furieux", dit-il. De son côté, Cooper a trois procès contre l'église encore en cours. L'un d'eux a lieu devant le tribunal de district de Boston, et repose sur les déclarations de Friske et Dardano, ainsi que sur des documents saisis par le FBI.

Dardano dit que sa première opération cachée pour le compte de l'église eut lieu en fin 74, au sujet du cabinet Bingham, Dana et Gould, qui représente le Globe. Un journaliste du Globe travaillait sur un article sur la scientologie pour le magazine Globe du dimanche.

Dardano a dit aux commissaires de Clearwater qu'un membre de l'église, David Grace, fut en mesure de se faire embaucher comme homme de ménage dans le bâtiment bostonien où logeait le cabinet d'avocats. Dardano témoigna du fait que chaque jour, Grace vérifiait les dossiers de James A. Mc Hugh, le principal avocat de l'affaire, pour "interrompre la correspondance entre le Boston Globe et le cabinet de l'avocat".

Dans un entretien récent avec le Globe, Dardano en dit davantage sur les activités de Grace.

."Il se contentait d'ouvrir le fichier, regardait sous "S", et il y avait "Scientologie". Il dit ne plus se souvenir si Grace prenait le fichier ou s'il le copiait dans le bureau, mais il se souvient qu'il le lisait. On n'a pas pu joindre Grace pour commentaires.

Faire embaucher un scientologue comme agent de nettoyage ou garde de sécurité dans un local où un ennemi perçu de l'église travaille est l'une des tactiques favorites du Renseignement, d'après les documents saisis à l'église et les entretiens.

Exemple: le document concernant le "projet hibou" proposait qu'un membre de l'église soit placé comme agent de nettoyage ou gardien dans un bâtiment de la ville afin d'y "obtenir" les dossiers de John M. Lynch, avocat bostonien repésentant à lépoque un repenti ex-scn désirant obtenir le remboursement de plus de 30000 dollars donnés à l'église.

En outre, un scientologue bostonien fut engagé par une société privée de sécurité assurant la garde du bâtiment du Globe, afin d'obtenir de l'information sur un journaliste qui préparait un article sur l'église.

D'après Friske, une autre des opérations de l'église de Boston vers la même époque consista à voler les livres anti-scientologie dans les bibliothèques de Nouvelle -Angleterre. Dans sa déclaration sous serment passée pardevant l'avocat de l'église Silverglate, Friske déclara que les vols de livres faisaient partie d'un programme national intitulé "Opération Hydre" afin de purger le pays de la littérature donnant une mauvaise impression de la scientologie.

Friske expliqua que des "piles" de livres volés étaient cachées derrière une fausse cloison du QG bostonien de l'église, sis dans l'ancienne école des femmes Chandler au 448 Beacon Street. En 1977, après le raid du FBI, Friske expliqua que sur ordre de ses supérieurs, il détruisit les livres, ainsi que des quantités de dossiers sensibles détaillant les opérations de l'église contre Paulette Cooper et contre d'autres, que l'on avait également cachés derrière la fausse cloison.

Dans sa déposition auprès de Silverglate, Friske ajoute "Tous les gens du GO étaient en alerte, et on ne voulait pas se faire prendre avec ces trucs, ... comme les gars .... de DC et de LA."

L'un des documents internes de l'église non signés [ndw: c'est un fait: les agents des services secrets de la secte ne signent pas leurs ordres de leur nom] saisi par le FBI indique les procédures de sécurité des dossiers des sales coups de Boston. Il explique que les documents doivent être détruits à la minute où démarre le raid, ou lorsque l'organisation reçoit un avis de saisie; il explique que les déchirer ne suffit pas, car on peut réassembler les morceaux. "Le feu, c'est généralement ce qu'il y a de mieux et de plus pratique", explique le document, et il conseille aux staffs d'avoir à leur disposition de petites poubelles en métal, de l'essence pour allumer et des allumettes.

Friske explique dans son affidavit qu'après le raid du FBI en 1977, l'église entreprit diverses étapes destinées à désavouer son implication dans diverses activités illégales. Un représentant du QG national de LA fut expédié pour diverses missions dans le pays afin de recueillir des témoignages sous serment de la part des gens impliqués dans ces activités, dit-il.

Friske explique qu'il a vu plusieurs des témoignages sous serment, et il a indiqué que des membres de l'église avaient entrepris diverses opérations criminelles de leur propre chef, sans que l'église le sache ou ne l'approuve, dit-il. "Tout cela était complètement fabriqué". Dardano dit avoir "normalement" signé un tel témoignage destiné à protéger l'église, mais Friske a dit ne pas en avoir signé.
[ndw: on se rappellera que cela peut aller plus loin. En France, trois personnes des services secrets de la secte furent condamnées pour vol du courrier de l'expert auprès les tribunaux Abgrall, à Toulon. Comme par hasard, hélas tragique en l'occurence, l'un d'eux, Rémy Petit, se suicida quelques jours avant l'appel du procès.]

Lors de l'interview, Friske a dit avoir été impliqué dans des opérations destinées à discréditer Clark, le psychiatre professeur de Harvard qui avait pris des positions publiques contre les sectes. Clark avait aidé le Centre sur le Sectarisme Destructif [Center on Destructive Cultism] groupe anti-sectaire sans but lucratif, disparu depuis, qui effectuait des recherches sur les sectes et conseillait les gens impliqués dans des groupes genre scientologie, qu'il considérait destructifs. Clark convainquit divers groupes et personnes de contribuer à ce groupe, qui obtint par exemple 6000 dollars de Gillette Corporation et 1000 dollars du Globe, en 1981. Depuis, son groupe est devenu une partie de l
'AFF, la "fondation américaine des familles".

D'après Friske, les scientologues ont pris des mesures extraordinaires pour tenter d'obtenir le contenu des poubelles du centre de Clark, lorsqu'il était sur State Street à Boston. "Nous avions mis une boite de coca avec des caillous au fond des sacs à poubelle du centre. Quand on vidait les poubelles de cet étage-là, la boîte se trouvait dans l'un des sacs. On remuait l'ensemble des sacs jusqu'à ce qu'on trouve le sac qui faisait un bruit de boite avec des caillous, et on piquait le sac.

D'après Dalene Henshaw, directrice du centre de santé mentale Erich Lindemann, un scientologue se faisant passer pour un messager expédié par la Faculté de médecine de Harvard vola les dossiers personnels de Clark au Centre en août 81: Clark y avait travaillé de 70 à 73. Henshaw, dans une lettre du 31 mars 82 adressée à Clark, explique que plusieurs mois après l'incident, un représentant de la scientologie vint la voir et admit le vol. Elle cita le scientologue, qui lui racontait que "cette personne avait été expulsée depuis, et que ce type de tactiques n'était "plus avalisée désormais".
[c'est pourtant exactement le même genre de mensonges que la secte continue à répandre. Exemple: "Nous ne pratiquons plus le Fair Game", -- la doctrine du gibier de potence - mais l'on découvre que le véhicule d'Alain Vivien ou de Mathieu Cossu a été saboté, que l'appartement de M. Vivien a été cambriolé, que M. Gonnet et d'autres sont suivis par des enquèteurs qui se font pincer la main dans le sac, que quatre scientologues lui lancent quatre procès en moins de deux mois.]

Les fruits de ces manoeuvres secrètes, ainsi qu'un vaste exposé du passé de Clark, furent ensuite publiés dans une série de "rapports d'enquète" et expédiés à l'Hopital Général de Harvard, Massachussetts (dont Clark est un associé), aux autorités de la médecine, à diverses sociétés et aux médias.

Quand Friske quitta la scientologie en 1982, il explique dans l'un des entretiens que Clark était sous surveillance constante de la part des scientologues. "Il est suivi partout où il va. Quand il sort du pays, les missions outre-mer sont alertées pour prendre le relai. Des gens assistent à ses conférences.

Clark a été poursuivi en justice à deux reprises par la scientologie, pour soi-disant conspiration dans le but de priver les repentis de leurs droits civils, en leur conseillant des "déprogrammations". L'une des poursuites a été rejetée, l'autre est encore en cours.

"Ce n'est guère un plaisir que d'être pris pour cible par une organisation milliardaire comme la scientologie", a dit Clark. "Ils ont tous les atouts, je n'en ai presque pas. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Ils ont tous les avocats."

L'appareil de Renseignement de l'église de Boston a aussi servi à lutter contre les membres de l'église. En sa fonction de chef de la sécurité interne de l'église à Boston, Friske a expliqué lors d'une déposition l'an passé que lui-même et d'autres membres du "Guardian Office"
[devenu OSA depuis, ndw] faisaient régulièrement "parler" les dossiers de confession supposés confidentiels d'autres scientologues ayant été poussés à confesser tous leurs péchés passés, sous prétexte de la thérapie qu'ils recevaient.

Bien qu'on garantisse aux gens qui viennent à l'église que leurs dossiers seront confidentiels, Friske dit que ces promesses sont systématiquement violées et que les dossiers sont vérifiés pour trouver des preuves de crimes passés ou d'autres choses embarrassantes, que l'église utilise pour faire chanter les gens qui voudraient s'en aller, ou qui auraient envie de porter plainte contre la scientologie.
[ndw: le procès de Lyon contre la secte, ainsi que les procès Lisa Mc Pherson, démontrent que non contente d'user de ces chantages directs, la secte pousse aussi au suicide "ceux qui nous quittent se suicident", et va jusqu'à diffamer ensuite ceux qu'elle a envoyés à la mort. J'ajoute pour conseil à ceux qui voudraient quand-même quitter la secte criminelle qu'ils n'ont aucune crainte à avoir à se voir ainsi "salir": les dommages et intérêts qu'ils pourraient alors obtenir contre ce chantage ignoble pourraient alors probablement atteindre des records].

D'après le témoignage de Dardano à Clearwater et les entretiens que nous avons eus avec lui ou Friske, la scientologie a considéré avoir réussi un gros coup en plaçant pendant plusieurs mois fin 74, début 75, le scientologue George Bristol au titre de bénévole dans l'office de la division Consommateurs de l'attorney general de l'état. Son travail consistait à prendre au fil les plaintes des consommateurs - et il lui arrivait d'avoir affaire à l'un d'eux ayant à se plaindre de la scientologie.

"C'était vraiment difficile pour quelqu'un de Boston de se plaindre de l'église et de faire aboutir la chose, " expliqua Dardano l'année passée lors du témoignage devant Clearwater. "Toutes les bases étaient couvertes... s'ils appelaient l'office de l'Attorney General, George Bristol y siégeait. Alors, ils entendaient un 'Parfait, Madame, nous allons nous en occuper.' - et çà n'allait nulle part.

Lors des interviews, Dardano et Friske ont expliqué qu'en plus d'éteindre ces feux de broussaille, Bristol se servait de cet emploi pour appeler d'autres offices d'Attorneys Généraux [dans d'autres états US, ndw] et demander l'information en leur possession sur la scientologie.

Ils dirent que Bristol recueillit ainsi des quantités de données et écrivit nombre de rapports à la suite de cette activité. Apparamment trop satisfait par sa réussite, il appela le Ministère de la justice à Washington en demandant ses dossiers sur la scientologie. Mais sa 'couverture' s'évanouit lorsqu'un fonctionnaire du ministère le rappela et lui demanda s'il était autorisé à demander cette information.

Thomas Kiley, premier assistant de Bellotti, a confirmé l'emploi tenu par Bristol comme bénévole à la division des affaires de consommation. "J'ignore ce que des bénévoles firent en 1975, et personne ici ne se souvient de bénévoles appelant d'autres Attorneys généraux, a dit Kiley - Quand nous prenons des bénévoles, nous savons que ces gens peuvent venir pour remplir d'autres buts. Nous les confinons donc à des affaires peu sensibles et nous supervisons leurs tâches d'aussi près que possible."

Dardano a ajouté, lors de l'entretien, que Bristol avait aussi joué le rôle d'un représentant de l'office de l'Attorney general lors d'une réunion avec un groupe de parents de trois scientologues bostoniens, dont la mère de Dardano elle-même, parents qui pensaient à poursuivre l'église. A nouveau, il se fit passer pour un représentant de l'office de l'AG, lorsqu'il rencontra Mike Taibbi, reporter de télévision qui travaillait à l'époque pour Channel 5 et envisageait de faire une émission sur la scientologie, en partie basée sur l'histoire fournie par un des parents. Taibbi a confirmé. On n'a pu joindre Bristol pour qu'il nous en parle.

Dardano a en outre témoigné à Clearwater du fait qu'une membre de l'église avait été placée comme bénévole au "Better Business Bureau" de Boston, également pour couper court aux plaintes engagées contre l'église. Leonard Sanders, président du BBB de Boston, a bien confirmé que la dame avait travaillé pour le BBB à cette époque.

"Nous avions formé une conspiration contre le Boston Globe, contre le Minsitère de la Justice de l'état (l'attorney général), le Better Business Bureau... et Paulette Cooper, ajouta Dardano à Clearwater.
Nous considérions absolument tout le monde comme des ennemis de l'église."



LG

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