LE SECTICIDE
L'ANTI - SCIENTOLOGIE antisectes.net

LES SERVEURS ANONYMES: des outils que la secte scientologie-dianétique attaque au nom de la liberté d'expression, alors qu'elle se sert de tels outils pour diffamer ses opposants.

Il s'agit d'un message passé en 1995 sur nombre de groupes de news - ou forums - de discussion internet.

Il permettra de mieux comprendre les diverses relations entre les anonymiseurs et les clients, les anonymiseurs et la secte.

HELSINKI, Finlande, 20 Février 1995

La réputation de la communauté Internet effarée par le raid scientologue.
L'affaire de scandales pornos impliquant des jeunes serait-elle un leurre?
 

      La réputation de la Finlande - celle d'un pays où la liberté d'expression, la justice et les droits de l'homme sont largement respectés  vient de prendre un mauvais coup parmi la communauté mondiale des Internautes.  Jusque là, la Finlande avait eu une excellente image car elle abritait le plus célèbre des serveurs - anonymiseurs, "anon.penet.fi". Ces serveurs permettent des discussions privées sûres sur des sujets brûlants, comme les violations des droits de l'homme.

      "La facilité avec laquelle l'église de scientologie - aidée de la police Finnoise - a obtenu une info sensible a causé beaucoup de souci en même temps qu'un fort retour de flammes.  Avec l'aide de la Police Finnoise, l'église de scientologie a découvert l'identité d'une personne ayant publié du matériel la concernant sur les groupes de nouvelles (newsgroups) de Usenet.  Il y a eu alors bien des spéculations sur le net à propos d'un scandale pornographique impliquant des enfants (scandale dénué de tout fondement) qui pourrait être lié aux intérêts scientologiques vis à vis du serveur anonymiseur.
       

    Les serveurs anonymiseurs permettent des discussions anonymes par courriers électroniques et par groupes de news sur Internet; des millions de gens s'en servent dans le monde et ils sont indispensables à la liberté d'expression.  Ces serveurs servent souvent à des personnes persécutées ou entravées; des personnes y postent des violations des droits de l'homme ou même, discutent de leurs problèmes et souffrances personnels.
     
      L'un des plus anciens et probablement le plus célèbre de ces serveurs anonymiseurs est anon.penet.fi, créé en 1992 par le spécialiste Internet Johan Julf Helsingius. Chaque jour, plus de 7000 messages transitent et sont maniés automatiquement par son service qui comprend plus de 200000 utilisateurs. La popularité du serveur doit beaucoup à sa fiabilité, à la fois fondée sur la réputation personnelle d'Helsingius au sein de la communauté internaute, et sur la réputation de la Finlande en tant que pays où les droits de l'homme, la confidentialité et la liberté d'expression sont respectés.
       
        Ce type de réputation importe beaucoup, puisqu'il y a quantité de gens et d'organisations  dans le monde qui préfèreraient voir fermer les anonymiseurs. En font partie les gouvernements violant les droits de l'homme ainsi que  d'autres organisations interdisant la discussion ouverte de leurs activités, comme l'église de scientologie.
        L'église de scientologie est entrée en commmunication avec les gens offrant des services anonymiseurs, les menaçant de poursuites si les discussions liées aux groupes critiques de la secte n'étaient pas stoppées. De peur des poursuites, plusieurs serveurs américains ont soit arrèté, soit fortement limité leurs activités.
         
      LE DEROULEMENT DE L'AFFAIRE

      Jeudi 2 Février, un représentant de l'église de  scientologie a contacté Johan Helsingius, l'informant du fait qu'une certaine information privée incluse dans un système informatique clos de la secte avait été rendue publique par l'intermédiaire d'anon.penet.fi.
      Ils ont alors porté plainte pour cambriolage auprès de la police de Los Angeles et du FBI. Le représentant de l'église a ensuite  demandé à Helsingius l'identité réelle de l'individu ayant posté l'information confidentielle. Après avoir bien montré qu'il n'était pas en mesure de divulguer l'information,  on lui a dit qu'une requète officielle serait faite auprès de la police finnoise via Interpol. Le lendemain, le 3 Février, la police Finnoise contactait  Helsingius, l'informant qu'en cas de necessité, une demande de saisie serait effectuée. Les documents probants seraient prèts pour le lundi suivant.
       

        Le lundi 6 Février, le journal suédois "Dagens Nyheter" publiait un article basé sur l'enquète entreprise par Mats Wiklund à l'université de Stockolm. L'article prétendait que la pornographie enfantine était distribuée sur Internet via Anon. Penet. Fi; les médias finlandaises s'emparaient de l'affaire et la convertssaient en un : "Internet est un repère de pédophiles distribuant leur matériel via Anon.penet.Fi." (Helsingin Sanomat et Itla Sanomat). La première réaction publique Finnoise n'était basée que sur l'article initial de Dagens Nyheter.
         
      Au même moment, la communauté Internet démarrait son enquète. Les histoires de porno de mineurs causèrent l'étonnement; car le serveur anon.penet.fi, - en raison du volume de trafic - avait été contrait de limiter la taille des messages, et de bannir les groupes postant images et longs  textes. A y regarder de plus près, l'enquète de Mats Wiklund révèla des faiblesses et un manque d'approfondissement.
       
        L'information nécessaire pour trouver le coupable des articles n'était pas sauvegardée, et l'on ne trouva jamais les images porno supposées. La seule image de l'article de Wiklunds semblerait provenir d'un camp de nudistes.
         
      Wiklunds avait enquèté sur 4 groupes de news ayant trait aux nus sexuels, avait vériifé 5651 messages et trouvé 8 images d'enfants adolescents nus, dont aucune n'était en fait pornographique, selon le rappport de Wiklund lui-même. En y regardant de plus près, on vit que ces images venaient d'Angleterre et non point de Finlande.  Wiklund admit qu'il n'avait jamais pensé que la source de ces images puisse être faussée. Le Samedi 11 Février, Johan Helsingius révéla la déroulement  des opérations, et les médias finnois cessèrent de s'y intéresser.
       
        S'en suivit sur Internet une vaste discussion au sujet des motivations de l'enquèteur suédois, de la personne ayant trafiqué la source des photos, et du journaliste de Dagens Nyheter. Certains y ont vu une relation avec les tentatives de la scientologie pour faire taire les anonymiseurs. Etant donné que les autorités ne semblaient pas pressées d'enquèter, Helsingius a porté l'affaire auprès de la Police Finnoise pour enquète.
      Entretemps, le 8 Février, la police Finnoise délivrait un mandat de perquisition à Helsingius,  et obtenait de sa part une adresse électronique d'envoi du courrier utilisée par l'usager anonyme recherché par la secte. Dans l'heure qui suivait la divulgation, les représentants de ls secte informaient Helsingius de la réception de l'information.
       
        Le 14 Février, les scientologues stoppaient  l'enquète criminelle en cours [pour cambriolage]. Helsingius prit connaissance de cette information le 17, et la transmit à quelques groupes et listes de mailings internautes. Cette déclaration provoqua un torrent de courriers et une révolution AU SEIN DE LA COMMUNAUTE INTERNAUTE.
         
      Durant le week-end, Helsingius reçut des masses de commentaires et de questions, la plupart s'inquiétant des réactions des autorités finnoises.

      Le 19 Février, le responsable d'un service anonymiseur hollandais signala à  Helsingius que l'église de scientologie l'avait à nouveau contacté, le menaçant d'action légale si les participations aux groupes de news anti-scientologues ne cessaient pas. Cette fois, la secte disait qu'il y aurait poursuites pour distribution illicite de copies de programmes informatiques.
       

    Pour en savoir davantage sur les services anonymiseurs, écrivez à help@anon.penet.fi. Du fait du double-cache, toute réponse à ce message sera anonymisée, et une identité anonyme sera automatiquement attribuée. Vous avez été prévenus. Faites part de tout problème et de tout usage inapproprié à admin@anon.penet.fi.

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